Nouvelles
Lettre ouverte Puisqu'il nous est impossible de contacter M. KABORE Hamado, infirmier, le 23/03/2006, nous avons publié notre lettre adressée à lui sur notre site (nous avons effacé les noms des personnes trompées):
Monsieur,
Le 5 novembre dernier, lors de notre dernière visite au Burkina Faso, nous avons appris que vous avez contacté votre maître de stage en chirurgie et que vous vous êtes présenté envers lui comme représentant de l’ASAO pour projeter avec lui la construction d’un CEG dans son village. Votre maître nous a montré toute la correspondance avec vous, en outre notre « questionnaire » que vous avez tiré de notre site et dans lequel vous aviez effacé les adresses des responsables de notre ONG dont celle de notre seul représentant, M. SANOU Anselm. Nous avons aussi vu des émails que notre vice-président vous aurait envoyés vous accordant le projet mais ce n’était pas son adresse émail. Pour avoir ce projet, la population de ce village aussi bien que votre maître de stage ont fait de grosses dépenses.
Le 21 mars 2006, un ophtalmologue a contacté notre représentant, M. Sanou et a raconté que vous avez pris contact avec lui comme représentant de l’ASAO qui envisagerait la construction d’un centre ophtalmologique avec lui à la tête de ce projet sous condition qu’il achète le matériel nécessaire pour équiper un tel centre. Comme déjà passé dans l’autre cas, vous lui avez aussi donné et envoyé des émails avec des réponses favorables de notre vice-président sur ce projet. En attendant la réalisation du projet promis, l'ophtalmologue s’est totalement endetté puisqu’il a dû prendre des crédits très chers pour les achats proposés par vous et il ne sait plus de quoi vivre.
Nous ne comprenons pas du tout vos actions et encore moins votre motivation. Vous connaissez très bien l’ASAO et vous savez ce que cette ONG a fait dans votre pays pour aider la population défavorisée surtout en brousse. Les membres et les sponsors de notre association font tout pour donner un meilleur avenir aux enfants, pour lutter contre la pauvreté. Vous-même, vous avez profité de ces actions:
A cause de tout ce que l’ASAO a fait dans votre pays, elle a une bonne réputation. L’Etat burkinabè connaît l’importance de cette petite ONG et lui a accordé deux décorations importantes. Vu tout cela, nous ne comprenons pas pourquoi vous abusez du nom de cette association, pourquoi vous vous présentez faussement comme représentant de cette association et pourquoi vous poussez des gens dans la misère. Pour nous, c’est une escroquerie très grave.
Nous insistons et nous soulignons que vous n’êtes pas notre représentant, que vous n’avez pas le droit de parler au nom de l’ASAO et nous exigeons que vous contactez toutes les personnes que vous avez trompées pour vous excuser et que vous les remboursez immédiatement. En cas de récidive de votre part, nous vous annonçons de prendre des mesures plus sérieuses.
Ch. Simonis G. Krieger
Chevalier de
l’Ordre National (Vice-Président)
(Président)
09 janvier 2010
Grande décoration le 9 et le 11 décembre 2009
Nous félicitons notre représentant, M. Sanou Anselm: Il a une capacité de gestion à qui on peut avoir confiance. Il détient l’argent de notre association et celui du ministère allemand dans notre compte à Ouagadougou. Il règle les factures, rassemble les nouveaux projets et choisit les entreprises avant de construire les ouvrages. Il veille à ce que notre Association ne paie pas des coûts exagérés. Depuis qu’il est notre représentant, il est devenu notre ami, notre véritable frère qui fait tout pour aider son pays défavorisé, pour aider toute la population.
C’est avec une très grande joie que nous avons appris que le 9 décembre 2009, le gouvernement burkinabè l’a décoré et l’a nommé Officier de l’Ordre National pour son engagement pour le développement de son pays. Le 11 décembre, il a reçu la décoration Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques.
23 Novembre 2009
lundi 23 novembre 2009
Le ministre de l’Agriculture, de l’hydraulique et des Ressources halieutiques a annoncé les résultats des prévisions de la campagne agricole 2009/2010 ainsi que les perspectives alimentaires. La production attendue est en baisse de 10% par rapport à la campagne précédente qui avait battu tous les records.
3 901 360 tonnes. C’est la production que le ministère attend d’après les projections faites par les services techniques compétents. Ces prévisions sont en baisse de 10% par rapport à la récolte de l’année dernière (4.212 470). Les raisons de cette contre-performance sont liées à la pluviométrie « difficile et capricieuse, alternant de longues périodes de sécheresse dépassant parfois trois semaines ». Mais la régularité des pluies dans les zones à fortes potentialités de productions a permis de limiter les dégâts. La production de riz maintient sa tendance à la hausse avec 15% en plus. L’année dernière, cette filière avait battu tous les records de production en doublant la production en une seule campagne grâce aux initiatives de soutien à la production du gouvernement qui avait mis des semences et des engrais soit gratuitement soit fortement subventionnées aux producteurs de riz. Ces mesures ont été reconduites cette année, pour le riz et le maïs avec de l’engrais subventionné à 50 % ainsi que la distribution de semences améliorées.
Les cultures de rente connaissent elles aussi une baisse d’environ 12%. Le coton connaît un recul de près de 200 mille tonnes l’année dernière. Le tonnage attendu est de 532.248 cette année contre 720.675 tonnes l’année dernière. Une baisse due essentiellement à la réduction des surfaces emblavées cette année, du fait de l’installation tardive de la saison. La production de sésame est stable avec 51.526 tonnes. Le soja, quant à lui, baisse avec 16.844 contre 29.209 l’année dernière. Parmi les cultures de rente, seule l’arachide s’en tire à bon compte. Le ministère espère 410.193 tonnes d’arachide contre 348.292 tonnes l’année dernière. Les cultures vivrières (Niébé, voandzou, igname, patate) n’échappent pas à cette tendance à la baisse avec un recul de 7%. La plus forte est constatée au niveau du niébé avec 12% en moins selon les prévisions. La production prévue est de 474.088 tonnes. L’igname fait un petit bond à 63.327 tonnes, soit 43% de plus que l’année dernière.
Cependant, le bilan céréalier nationale qui prend en compte, le riz, le blé, le mil, le maïs le sorgho et le fonio fait ressortir un excédent brut de 309.689 tonnes et un excédent net de 566.643 tonnes. Le ministre Laurent Sedogo qui avait à ses côtés le secrétaire exécutif adjoint du CILSS lors de la conférence de presse a déclaré que les performances réalisées cette année sont « appréciables bien qu’en dessous de celles de l’année dernière ». Le taux de couverture national est de 106%. Cela veut dire que la production est suffisante au regard des besoins de consommation. La présentation des prévisions de la campagne agricole fait ressortir des disparités par provinces. Sur les 45 que compte le pays, 17 sont largement excédentaires avec un taux de couverture des besoins de 120%, 17 autres en situation d’équilibre avec un taux de couverture entre 90% et 120%. Les 11 autres provinces ont un taux de couverture de leurs besoins inférieur à 90%. Le gouvernement n’exclut pas une rétention sur les prix due entre autres à la reconstitution des stocks paysans et de ceux des organismes de régulation et à l’exportation.
Par Abdoulaye TAO Le Pays
19 Novembre 2009
jeudi 19 novembre 2009
L’organisation internationale de lutte anti-corruption Transparency International (TI) publie ce 17 novembre 2009, son Indice de perception de la corruption (IPC) 2009. Cette année, le Burkina Faso améliore d’un dixième de point son score par rapport à 2008. Avec un indice de 3.6, il se classe 79e sur 180 pays.
Depuis 1995, l’IPC de Transparency International établit un classement des pays du monde en fonction de la perception du niveau de corruption. Cet indice est le résultat d’une enquête conduite auprès d’experts, d’institutions internationales, de femmes et d’hommes d’affaires, etc. afin de recueillir leur perception de la corruption au cours des deux dernières années. L’IPC 2009 a été calculé sur la base d’informations se rapportant à 2008 et 2009. Elles ont été collectées par 13 enquêtes provenant de 10 institutions indépendantes. Il mesure l’ampleur globale de la corruption dans les secteurs publics et politiques.
La Nouvelle Zélande, le Danemark, Singapour, la Suède et la Suisse occupent respectivement les cinq premières places des pays les moins corrompus tandis que l’Irak, le Soudan, le Myanmar, l’Afghanistan et la Somalie occupent respectivement les cinq dernières places des pays où se pratique le plus la corruption. On remarque à travers ce classement que se sont les populations des pays en guerre qui sont les premières victimes de la corruption. En Afrique subsaharienne, le trio Botswana, Ile Maurice et Cap Vert arrive en tête des pays les moins corrompus comme en 2008. Le Burkina Faso est à la 8e place des pays d’Afrique subsaharienne où la corruption se pratique le moins.
Dans le top dix des pays les moins corrompus, le Burkina Faso est le premier et seul pays de l’espace UEMOA et le 3e de l’espace CEDEAO après le Cap Vert et le Ghana. Sur le plan mondial, le Burkina Faso se place au 79e rang parmi les 180 pays couverts par l’enquête. Il améliore ainsi légèrement son indice qui était de 3.5 en 2008. Au cours de ces deux dernières années, les facteurs ci-après ont certainement influencé positionnement ce score du Burkina Faso : l’engagement anti-corruption dans de nombreux discours des premiers responsables du pays à savoir le président du Faso et le Premier ministre, la publication par les structures étatiques de veille et de contrôle ainsi que par les organisations de la société civile de lutte anti-corruption de leurs rapports d’activités avec une forte médiatisation, les campagnes de sensibilisation développées à grande échelle en direction de plusieurs acteurs de la vie nationale et l’amélioration du climat des affaires par la réduction des délais de création d’entreprise.
Toutefois, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Ce classement est une perception instantanée de la situation de la corruption au Burkina Faso. La méthodologie utilisée par TI repose sur une marge d’erreur de 10%. Il y a 5% de probabilité que l’IPC réel du Burkina soit inférieur à l’IPC estimé, et 5% de probabilité pour qu’il lui soit supérieur. Plus les informations collectées sont fiables ou plus leurs sources sont nombreuses, plus l’écart entre l’IPC estimé et l’IPC réel sera faible. S’il y avait une erreur de surestimation, de l’indice de 5%, l’indice réel du Burkina aurait été égal à 2.8, le classant 111e sur 180 au même niveau que l’Algérie, Djibouti, l’Egypte, l’Indonésie, le Kiribati, le Mali, Sao Tome et Principe, les les Salomon et le Togo. Par contre une erreur de sous-estimation de 5% aurait porté cet indice à 4.4 et le Burkina se serait classé 61e ex aequo avec Cuba et la Turquie. Tous les intervalles de confiance à 90% construits pour l’indice réel du Burkina se chevauchent, montrant que les variations observées dans son estimation sont simplement le résultat des fluctuations d’échantillonnage, sans aucune évolution positive ou négative significative.
La corruption affecte tous les secteurs d’activités au Burkina Faso. Elle tend à s’établir comme une norme dans le processus d’offre et de demande de services dans les administrations. La politique d’impunité, l’absence de sanctions dissuasives frappant principalement les auteurs de la grande corruption conduisent nécessairement à de telles situations. Au Burkina Faso, c’est la volonté politique pour combattre la corruption qui manque le plus. Les Burkinabè attendent toujours un signal fort de la part des premiers responsables.
Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) Numéro vert : 80 00 11 22. Site web. www.renlac.org
Le Pays
19 Juillet 2009
En effet, Salif Diallo, dans une interview publiée par L’Observateur Paalga, appelait à une refondation des institutions du Burkina, notamment la dissolution de l’assemblée nationale et l’instauration d’un régime parlementaire.
Celui qui vient d’être suspendu ainsi, est l’ambassadeur du Burkina Faso à Vienne (Autriche) et surtout jusque-là le premier vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti au pouvoir. Il était souvent présenté comme un des plus fidèles du président du Faso, Blaise Compaoré. En 2008, Salif Diallo avait été limogé du gouvernement puis envoyé comme ambassadeur à Vienne. Nous y reviendrons.
L’Observateur Paalga www.lefaso.net
4 Novembre 2008
mardi 4 novembre 2008.
Les 21 et 22 Octobre 2008, ont eu lieu à Bonn en République Fédérale d’Allemagne (RFA), les Négociations intergouvernementales germano-burkinabé de coopération financière et technique pour la période 2008- 2010.
La délégation burkinabé était conduite par Monsieur Lucien Marie Noël Bembamba, Ministre de l’Economie et des Finances et celle de l’Allemagne était conduite par Madame Christiane Bogemann Hagedorn, directrice pour la Région Afrique de l’Ouest au Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ). Aux termes des négociations, le Gouvernement allemand a mis à la disposition du Burkina Faso, une enveloppe de 75 millions d’euros, équivalant à 49,1 milliards de F CFA, soit une augmentation de 25% par rapport à l’enveloppe du programme de coopération de la période 2005-2007.
Ces 75
millions d’euros sont destinés à financer d’une part,
les
interventions des pôles prioritaires pour 29,8 milliards de F CFA répartis comme
suit :
- agriculture et gestion des ressources naturelles à hauteur de 10,8 milliards de F CFA ;
- eau potable et assainissement à hauteur de 8,2 milliards de F CFA ;
- décentralisation et développement communal à hauteur de 10,8 milliards de F CFA.
d’autre
part, les interventions dans les secteurs transversaux pour 9,5 milliards de F
CFA. Ces interventions portent sur la lutte contre le VIH/SIDA, la promotion des
droits des femmes et des enfants, notamment en matière de lutte contre les
mutilations génitales et les pires formes de travail des enfants ;
et
enfin, l’appui budgétaire pour 9,8 milliards de F CFA, soit un triplement par
rapport à la dotation de la période précédente.
Les négociations se sont déroulées dans un esprit de compréhension mutuelle et de franche collaboration.
Les parties ont convenu de tenir les prochaines négociations en 2011 à Ouagadougou à une date qui sera précisée ultérieurement par voie diplomatique.
DPCM/MED Sidwaya
17 Juillet 2008
Burkina Faso: Des leaders religieux pour la planification des naissances
Les dignitaires musulmans ont convenu de promouvoir la planification familiale auprès de leurs fidèles, au cours d'une réunion des principales organisations islamiques du pays, qui s'est déroulée dans la plus grande mosquée de la capitale, la veille de la Journée mondiale de la population, célébrée le 11 juillet.
« Les débats ont été fructueux. Nous avons expliqué à tout le monde que l'Islam n'était pas opposé à la planification familiale, et qu'il la recommandait même », a rapporté à IRIN Maiga Aboubakary, secrétaire général de l'Organisation islamique du Burkina Faso pour la population et le développement (RBOIPD).
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Les leaders ont accepté de faire la tournée des 45 provinces et 13 régions du Burkina Faso dans le cadre d'une « vaste campagne de sensibilisation » à la planification familiale.
« Les dignitaires religieux doivent sensibiliser leurs communautés dans les mosquées, au cours des cérémonies religieuses, des mariages, des enterrements, en leur expliquant pourquoi la planification familiale est si importante », a déclaré M. Aboubakary à IRIN.
Ã- en croire Siaka Traoré, chargé de communication et de plaidoyer au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Burkina Faso, cette rencontre marque un véritable tournant. « Nous pensons que l'Islam a un rôle à jouer en matière de sensibilisation et d'éducation ; en ce sens, le choix du lieu de la rencontre est très symbolique ».
Selon le dernier recensement (2006), les musulmans représentent un peu plus de la moitié des 14 millions d'habitants que compte le pays.
D'après M. Traoré, les dignitaires religieux sont une cible importante pour les activistes de la planification familiale, en raison du rôle privilégié qu'ils jouent au sein de la communauté.
« Les dignitaires musulmans, en tant que membres intégrants de la communauté, ont un rôle important à jouer en matière de planification familiale, et c'est pourquoi nous soutenons cette rencontre entre eux », a déclaré M. Traoré.
Selon M. Aboubakary, bon nombre de personnes pensent que les principes de l'Islam s'opposent à la planification familiale, quand, bien au contraire, ses préceptes la promeuvent.
Croissance démographique
Le Burkina Faso affiche actuellement une croissance démographique de trois pour cent, ce qui représente environ 341 000 personnes de plus chaque année ; la population burkinabè est donc passée, globalement, de 5,6 millions de personnes en 1975 à 14 millions aujourd'hui.
En moyenne, sept enfants naissent dans chaque famille, et selon les économistes, les cinq pour cent de croissance économique actuels devront être portés à 7,5 pour cent pour couvrir les besoins de cette population croissante.
Selon le ministère de la Santé, seuls 14 pour cent des couples utilisent régulièrement des contraceptifs, et d'après les conclusions d'une étude menée en 1994 (la plus récente dont on dispose), un tiers des femmes âgées de 15 à 49 ans ont déclaré avoir besoin d'une meilleure planification des naissances.
« La planification familiale est indispensable au développement d'un pays, de sa société et des individus, car c'est grâce à elle que nous pouvons mieux organiser la vie des familles, mieux nourrir et éduquer les enfants, et leur offrir les soins de santé dont ils ont besoin », a expliqué M. Traoré à IRIN.
Le gouvernement a besoin d'aide pour développer les modestes objectifs de son programme de santé publique national, qui prévoient une augmentation de la couverture contraceptive de seulement trois pour cent d'ici à 2010.
La campagne menée par le gouvernement en vue de réduire le taux de mortalité des nourrissons de 40 pour cent d'ici à 2010 est, elle, plus ambitieuse.
Selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), 122 enfants sur 1 000 nés au Burkina Faso meurent en effet avant leur premier anniversaire, et le taux élevé de mortalité des nourrissons est un des principaux facteurs responsables du taux élevé de natalité.
Les dignitaires religieux n'ont pas pris de décision quant aux méthodes de contraception à promouvoir, laissant ainsi chacun prendre sa propre décision, selon M. Aboubakary. Ils insisteront néanmoins pour que la planification familiale devienne la responsabilité de chaque couple.
« Nous avons demandé que chaque femme soit accompagnée chez le médecin par son mari pour une consultation ayant trait à la planification familiale. Les femmes ne devraient pas y aller seules car [la planification familiale] doit être une décision de couple », selon M. Aboubakary.
http://fr.allafrica.com/stories/200807141580.html
30 Juin 2008
Fermeture des deux universités à Ouagadougou par le gouvernement
Cités universitaires - Ambiance avant expulsion
Face à la crise qui secoue depuis quelques jours l'Université de Ouagadougou, les autorités ont haussé le ton, en mettant fin à toutes les activités du Centre national des oeuvres universitaires (CENOU). Aussi, un ultimatum a été donné aux étudiants pour vider les cités. Ambiance sur les lieux à quelques heures de ce délai, qui était de rigueur.
Le 24 juin 2008, une note du directeur général du Centre national des Å"uvres universitaires (CENOU), Robert Sangaré, informait les étudiants que "sous réserve de la reprise des cours le mercredi 25 juin, tous les restaurants universitaires (R.U.) sont fermés pour compter du même jour jusqu'à nouvel ordre".....
http://fr.allafrica.com/stories/200806300009.html
Fermeture de l'UO et de l'université Ouaga II
Dans l'optique d'éclairer l'opinion publique sur la nature des mesures prises et qui concernent l'Université de Ouagadougou et celle de Ouaga II, des responsables du ministère en charge des Enseignements avec à leur tête, le secrétaire général Luc Yé, ont animé un point de presse dimanche 29 juin 2008, en fin d'après-midi.
"L'Université de Ouagadougou et celle de Ouaga II ont été fermées parce que ces deux institutions étaient au bord du précipice", selon le secrétaire général Luc Yé. Trop de meeting et de marches étaient programmés, alors que depuis le 17 mai 2008, les responsables des deux Universités tentaient de "sauver" l'année académique. C'est ainsi que le 20 mai 2008, ils ont reçu les responsables des associations d'étudiants pour leur dire qu'on "allait à la catastrophe", au vu de l'inachèvement du programme académique. Dans cette même lancée, les syndicats d'enseignants ont été reçus le 21 mai et les directeurs d'UFR (Unités de formation et de recherche) le 26. Le 15 juin 2008 enfin, une réunion de "sauvetage" de l'année a été tenue. Malheureusement, "les revendications de blocage" (le cas des dérogations) ont entraîné des troubles deux jours plus tard (le 17 juin 2008).....
http://fr.allafrica.com/stories/200806300005.html
6 Mai 2008
Les administrations en Allemagne et au Burkina Faso
Le 8 avril, le président de l'ASAO, M. SIMONIS Charly, a envoyé une demande au ministère allemand pour la coopération et pour le développement pour augmenter le nombre de projets: l'ASAO veut agrandir 6 CEG et construire une école primaire. Le 26 avril, le président a contacté le vice-président qui était pour un mois au Burkina pour lui dire que le ministère avait accordé un surplus de 113.058 Euro = 74.166.048 FCFA de subventions pour les projets demandés, lui demandant de contacter les villages pour ramasser les agrégats pour la construction. En peu de temps, l'ASAO aussi bien que le ministère allemand ont tout fait pour aider les villages en détresse et pour former de nouvelles places pour les élèves.
Fin février, la nouvelle 4X4, une Toyota Hilux d'une valeur de 19.000 FCFA = 12.464.000 FCFA a été "garée" à la douane à Ouagadougou pour être exonérée: depuis un certain temps, il faut la signature de plusieurs ministres pour l'exonération. Jusqu'à aujourd'hui, nous n'avons pas pu immatriculer cette voiture "garée" à la douane. Ce véhicule était prévu pour l'animateur qui devrait visiter les villages où nous avons réalisé un projet. Le vice-président qui voulait visiter de futurs projets et aussi travailler avec l'animateur, a dû louer un minibus pour 15 jours - ce qui l'a empêché d'emprunter des pistes difficiles pour visiter des villages qui nous avaient envoyé des demandes.
A chaqu'un de se faire son opinion
30 Avril 2008
Augmentation des projets
Après notre demande envoyée à notre ministère pour augmenter le nombre de projets, le ministère allemand pour le développement nous a accordé une subvention de 820.058 € = 537.958. 048 FCFA. Avec les fonds propres de notre ONG et les subventions de notre ministère, nous réaliserons cette année des projets de plus de 1.100.000 € = 721.600.000 FCFA.
Avec ces argents, nous construirons 20 écoles primaires et 16 CEG et créerons ainsi plus de 6.000 places permanentes pour des élèves. Manque de participation de la population, nous ne réaliserons pas les écoles primaires à Oualdéguédé, Foura et Tampour ainsi que les CEG à Boni et Yondé. Ces projets seront transférés dans des villages qui ramassent mieux les agrégats nécessaires pour avoir leur projet souhaité.
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Ecole primaire Sanga, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, Forage |
36.163 € |
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Ecole primaire Dandio, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, Forage |
36.163 € |
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Ecole primaire Séguénéga, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, |
27.163 € |
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Ecole primaire Koankin, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine |
23.003 € |
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Ecole primaire Rapadama, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine |
26.003 € |
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Ecole primaire Bick-Baskouré, Abort, Grillage, Cuisine |
19.503 € |
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Ecole primaire Kokossin, 1 Logement |
23.003 € |
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Ecole primaire Kalembouly, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, |
26.003 € |
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Ecole primaire Yayou, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, |
26.003 € |
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Ecole primaire Hérédougou, 1 Logement, Abort, Grillage, |
24.013 € |
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Ecole primaire Ti, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, |
26.003 € |
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Ecole primaire Kera , jetzt 3 Klassen, Abort, Grillage, Cuisine, |
20.338 € |
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Ecole primaire Sala, 1 Logement, Abort, Cuisine, |
26.003 € |
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Ecole primaire Lanfiéra, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, , |
26.003 € |
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Ecole primaire Bena, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, |
26.003 € |
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Nanwéré, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, |
26.003 € |
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Ecole primaire Banzon (2 classes) |
7.735 € |
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Ecole primaire Kokouna, 1 Logement, Abort, Grillage, |
25.013 € |
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Ecole primaire Kagnabougou, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, |
26.003 € |
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Ecole primaire Léguéma, Abort, Grillage, Cuisine, |
20.338 € |
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CEG Sikiré, Bat. administratif, 3 logementsGrillage, Cuisine, Forage |
68.955 € |
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CEG Soubeira-Natenga,Bat. administratif, 3 Logements, Abort, Grillage, Cuisine, |
57.240 € |
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4 classes pour le CEG Pobe-Mengao, |
25.305 € |
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4 classes pour le CEG Kirsi, 1 Logement, Abort, |
31.350 € |
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CEG Nedogo, Bat. administratif, 3 Logements, Abort, Grillage, Cuisine, |
57.240 € |
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4 classes pour le CEG Orodara, |
24.240 € |
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4 classes pour le CEG Faramana, |
25.305 € |
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4 classes pour le CEG Garango/Tangaré, |
24.240 € |
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3classes pour le CEG Gogo, |
18.595 € |
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4 classes pour le CEG in Banzon, |
24.240 € |
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4 classes pour le CEG Loukoura, |
25.305 € |
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4 classes pour le CEG Mangodara, |
25.305 € |
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4 classes pour le CEG Koloko, |
25.305 € |
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4 classes pour le CEG Loumana, |
25.305 € |
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4 classes pour le CEG Solenzo, |
25.305 € |
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4 classes pour le CEG Tiéfora, |
25.305 € |
27 Février 2008
Nos projets Cette semaine, notre représentant, M. Sanou Anselm, nous a dit que parmi les 17 projets déjà commencés Bena, Lanfiera , Sala et Kalembouly sont presque terminés. Il y manque encore la couleur. Les prochains jours, quatre nouveaux projets seront commencés: Banzon (CEG), Tangaré (CEG), Kokossin et Séguénéga. Reste à espérer que la population des autres villages font les mêmes efforts pour ramasser les agrégats.
21 Février 2008
Tout semblait indiquer que ce mercredi 20 février 2008 ne serait pas comme les autres jours : les tracts contre le gouvernement de Tertius Zongo au contenu amer qui ont circulé sous le manteau durant toute la semaine écoulée et qui invitaient la population à sortir massivement pour manifester son "ras-le-bol" contre la vie chère étaient déjà suffisants pour se faire une idée de ce que serait cette journée.
Surtout en ces temps de récession économique, où les gens à Bobo-Dioulasso restent unanimes sur la difficulté, de plus en plus grande, des conditions de vie au Faso. Une triste réalité marquée par le renchérissement des prix des produits de première nécessité et qui compromet dangereusement le "nansogo" dans les ménages.
S’ils étaient nombreux à adhérer à une telle initiative pour se faire entendre par le gouvernement pour une prise en compte effective de leurs préoccupations, il reste néanmoins entendu que beaucoup ne s’attendaient pas à une telle tournure des événements avec ces nombreux dégâts qui ont été occasionnés par des manifestants.
Hier, Bobo-Dioulasso présentait, par endroits, une image des plus apocalyptiques et qui nous rappelle étrangement la présidentielle de 1991, lorsque la ville avait basculé dans une violence indescriptible et qui avait fait de nombreuses victimes au nombre desquelles le richissime Barro Dianguinaba, dont le magasin avait été littéralement pillé.
Hier encore, on a vécu la même situation et cela, malgré le déploiement rapide des forces de l’ordre en certains points, stratégiques, de la ville. Toute cette matinée en effet, les dispositions sécuritaires étaient déjà prises avec les éléments de la CRS et de la gendarmerie dans la rue, armés jusqu’aux dents et qui avaient entamé leur ronde dans le centre-ville, où la plupart des boutiques étaient restées fermées. Mais tout cela était bien loin d’intimider des vandales, qui ne tarderont pas à entrer en action par des jets de projectiles.
Au fur et à mesure que le temps passait, le nombre de manifestants ne faisait que croître et le mouvement finira par s’étendre à toute la ville. L’atmosphère déjà suffocante avec les gaz lacrymogènes et les épaisses colonnes de fumée qui se dégageaient des pneus en flammes. L’armée sera appelée à la rescousse vu que les forces de l’ordre étaient loin de maîtriser la situation : ainsi, la direction régionale de la SONABEL, qui a essuyé des projectiles, sera placée sous la protection des berets rouges, dont la présence a été également signalée dans des points stratégiques comme la SOFITEX ou encore la zone industrielle.
Dans leur mouvement, les manifestants n’épargnaient rien sur leur passage : des feux tricolores détruits, des panneaux publicitaires et de signalisation arrachés, des vitres brisées, des véhicules endommagés, des boutiques pillées, des stations d’essence investies, des kiosques démolis, etc.
A l’heure où nous tracions ces lignes, nous n’avions aucune information précise quant à une éventuelle perte en vie humaine, même s’il reste entendu que des blessés, dont certains dans un état grave, ont été évacués vers l’hôpital Sourou-Sanou.
Reste maintenant à connaître les initiateurs de ce mouvement, qui aura fait plus de mal que de bien. Et le plus révoltant dans cette affaire est que ses vrais instigateurs, c’est-à-dire les auteurs des tracts distribués dans la zone commerciale, ont refusé de s’afficher et ce, malgré, dans le fond, la justesse de leur lutte. Pendant que nous y sommes, pourquoi n’ont-ils pas voulu suivre la voie légale pour se faire entendre ?
Ce mouvement, qui a certes paralysé les activités hier à Bobo-Dioulasso, aurait eu de l’importance si l’essentiel des manifestants n’étaient que de simples délinquants ou des désœuvrés sociaux qui ne rêvaient pas de mieux pour se défouler dans les rues de la ville et étaler sur la place publique leur incivisme. Et tant pis pour le contribuable burkinabè, qui paiera pour les dégâts occasionnés au cours de cette manifestation.
En attendant de connaître les cerveaux de ce mouvement et avec le calme qui semblait revenir peu à peu hier en fin de journée, l’heure est au bilan chez des commerçants, des gérants de kiosques ou de boutiques qui ont tout perdu au cours de cette journée. Toujours est-il que des enquêtes sont en cours et des arrestations ont même été déjà opérées par les forces de l’ordre.
Affaire donc à suivre. Jonas Appolinaire Kaboré L’Observateur
D'autres informations:
13 Février 2008
Le ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Dr Frank-Walter Steinmeier, a effectué une visite d’amitié et de travail au Burkina le 12 février 2008. Des questions bilatérales et les conflits régionaux actuels ont été au menu de ses entretiens avec les autorités burkinabè.
Avant de s’envoler pour son pays, le chef de la diplomatie allemande a animé en début d’après-midi une conférence de presse en compagnie de son homologue burkinabè, Djibrill Bassolé.
Le Burkina a été le 3e et dernier pays de la tournée du ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Dr Frank-Walter Steinmeier, en Afrique de l’Ouest qui l’a conduit précédemment au Ghana et au Togo, respectivement les 10 et 11 février. Comme dans les 2 pays précédents, le ministre allemand a été reçu en audience en fin de matinée du 12 février par le président du Faso, Blaise Compaoré, au cours de laquelle il a été question de la coopération entre le Burkina et la République fédérale d’Allemagne qui date des années 1960. Et aussi des conflits régionaux actuels au regard du statut de médiateur du chef de l’Etat burkinabè dont l’action a permis le retour de la paix au Togo et en Côte d’Ivoire. Par la suite, le chef de la diplomatie allemande a eu un entretien avec son homologue burkinabè, Djibrill Bassolet. En outre, le ministre allemand a rencontré les représentants de la coopération allemande au Burkina, visité le centre de formation de football financé par son pays, etc.
A la conférence de presse qu’il a co-animée avec Djibrill Bassolet, le ministre Frank-Walter Steinmeier a dit que sa visite au Burkina se justifiait non seulement par la paix et la stabilité du pays, mais aussi par l’aura de faiseur de paix dans la sous-région du président du Faso. Par rapport à ce point, il a également dit être venu pour remercier le Burkina pour son action dans la sous-région avant de préciser que son pays travaille avec le nôtre au Conseil de sécurité de l’ONU sur des conflits internationaux comme le Kossovo et également sur le nucléaire iranien. Avant de se prêter aux questions des journalistes burkinabè et allemands (ces derniers l’accompagnent dans sa 2e tournée ouest-africaine), le ministre allemand a fait savoir que la coopération culturelle entre les 2 pays s’intensifierait les prochaines années. Déjà, il est annoncé l’ouverture au Burkina d’un centre de liaison de l’Institut Goethe.
Les questions des journalistes tant au ministre allemand qu’à celui du Burkina ont essentiellement porté sur d’autres sujets que la coopération entre les 2 pays. C’est ainsi que, d’entrée de jeu, un journaliste allemand a demandé l’avis de Djibrill Bassolet sur la volonté allemande d’intégrer le Conseil de sécurité de l’ONU en tant que membre permanent et aussi le pays africain qui serait le mieux placé pour y représenter le continent. Pour le chef de la diplomatie burkinabè, son pays est favorable dans le principe, quitte à discuter les conditions par la suite. Concernant le représentant de l’Afrique qui va siéger dans ce saint des saints, le ministre Bassolet a dit n’avoir aucune préférence particulière pour un pays. "L’essentiel est que le continent y soit présent", a-t-il dit.
De son côté, le ministre allemand a été interrogé sur la contribution de l’Allemagne à la force européenne (Eufor) en déploiement au Tchad et en Centrafrique, la démocratie en Afrique, les Accords de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et l’Afrique, etc. Sur ce dernier point, le chef de la diplomatie allemande a relevé qu’il n’y avait pas eu d’échec, malgré la non-signature des accords par la plupart des pays africains à la date butoir du 31 décembre 2007. Des pays comme le Ghana ont signé des accords intermédiaires et les concertations se poursuivront avec ceux qui n’ont rien signé du tout, a dit docteur Steinmeier. Pour rappel, les secteurs prioritaires d’intervention de la République fédérale d’Allemagne sont l’agriculture, l’eau et l’assainissement, l’économie, le soutien aux efforts de démocratisation, les infrastructures.
Par Séni DABO Le Pays
11 Février 2008
Coopération : le ministre des Affaires étrangères allemand chez nous
Frank-Weiter Steinmeïer, ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, fera un bref séjour dans notre pays le 12 février 2008. La délégation, forte d’une soixantaine de personnes (avec de nombreux journalistes), visitera, entre autres, le centre de formation de football financé par l’ambassade de l’Allemagne dans notre pays. Une autre rencontre est également prévue à l’université de Ouagadougou au département d’allemand.
Lefaso.net 11/02/2008
Nos projets
Jusqu'à maintenant, la construction de 14 écoles primaires et de 3 CEG a commencé, plusieurs projets sont déjà assez avancés et dans les prochains jours d'autres projets commenceront. Si la population participe bien pendant la construction, les travaux seront terminés dans 3 ou 4 mois.
Bonne continuation
4 Décembre 2007
Je viens d’une province française, la Lorraine, qui fut un pays indépendant pendant longtemps. Il y a 400, 500 ans, on commença à y désigner, puis brûler des sorcières tant les malheurs qui frappaient le pays étaient grands.
Guerres, famines, épidémies, invasions, sécheresses ou inondations, mauvaises récoltes…
Pendant des années, des femmes furent accusées d’être à l’origine de ces malheurs trop grands et engendrant trop de souffrances pour rester sans explications.
Accuser des "femmes-sorcières" a permis pendant 300 ans environ de canaliser la violence des foules vers des "boucs émissaires" à qui on faisait endosser tous les malheurs et qui permirent aux princes d’échapper à leurs responsabilités dans les catastrophes qui s’abattaient sur leur pays.
Mais un jour, un prince décida que, dorénavant, c’était fini. Plus de sorcières, ni d’exécutions, plus de boucs émissaires ni de faux procès… et ce fut fini !
Alors parfois je me prends à rêver que le Moogo Naaba s’asseoie solennellement avec tous les princes de son royaume et décide, lui aussi, qu’il n’est plus besoin aujourd’hui de désigner de vieilles femmes tristes, seules et sans défense et souvent elles-mêmes accablées par le malheur, qu’il n’est nul besoin de les désigner comme "responsables" (boucs émissaires) des épreuves que traverse inévitablement toute société humaine .
Ayant aujourd’hui mieux compris l’origine, la genèse, les causes de la plupart des évènements difficiles qui nous touchent, ayant aujourd’hui mieux compris les solutions appropriées qui doivent être déployées, ayant aujourd’hui mieux compris que les "boucs émissaires" n’étaient pas vraiment la solution, ils pourraient ensemble décréter que dorénavant, sur tout le territoire du Moogo, il n’est plus nécessaire de désigner ni de chasser les "mangeuses d’âmes" et autres "sorcières" et qu’il est préférable de mobiliser toutes les énergies positives pour lutter contre les malheurs quotidiens, pour lesquels aujourd’hui nous connaissons mieux les solutions appropriées.
Je me prends à rêver que le même jour, le Moogo Naaba, avec toute la cour des princes et des princesses réunie autour de lui, décrète aussi la fin de l’excision, non pas parce que quelques Blancs lui auraient soufflé que c’est contraire aux droits de l’homme des Blancs, mais parce que dorénavant, il souhaiterait que ses femmes et celles de tous ses sujets puissent, elles aussi, goûter à la plénitude du plaisir sexuel, ce merveilleux lien fort d’amour entre l’homme et la femme, cadeau admirable que Dieu a fait à l’humanité pour le bonheur de tous. Et que cesse enfin cette blessure originelle, reproduite sans fin, qui prive nos si chères femmes de cet épanouissement dont elles ne cessent de rêver… et nous avec elles.
Père Jacques Lacour, B.P. 332 Koudougou, jacqueslacourbf@yahoo.fr
Notes pour ceux que la question intéresse :
Bref résumé tiré de : http://www.robert-weinland.org/sorc.php
Les bûchers de sorciers et sorcières allumés dans l’Occident chrétien, du XVe au XVIIIe siècles, ont fait environ 50 000 victimes, d’après les historiens. Les femmes représentaient environ les 3/4 des accusés dans des procès en sorcellerie tout à fait légaux qui s’appuyaient sur des traités de "démonologie". Pendant quatre siècles, la chasse aux sorcières s’est répandue dans toute l’Europe, mais avec une intensité particulière dans le Saint Empire romain germanique et les régions voisines. Suisse, Pays-Bas, Flandre, Luxembourg, Lorraine et Franche-Comté sont, après l’Allemagne actuelle, les régions qui ont compté le plus grand nombre de bûchers de sorcières et de sorciers.
Comment s’est arrêtée la chasse aux sorcières ? (d’après : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-331082.html )
En France, un édit de Louis XIV et Colbert, en 1682, interdit de poursuivre les sorcières. La Pologne, la Suisse, l’Autriche, brûlent encore au XVIIIe siècle. En vérité, les bûchers ont réellement cessé avec le siècle des Lumières, l’arrivée d’idées nouvelles... et de la raison.
http://www.lefaso.net/spip.php?article24533&rubrique4
22 Novembre 2007
Début novembre, notre ministère allemand pour le développement nous a accordé les subventions demandées de plus de 463.085.000 FCFA pour les projets en 2008:
Collège à Sikiré, Soum, département de Aribinda, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines
Collège à Soubeira-Natenga, Sanmatenga, département de Ziga, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines
Collège à Nedogo, Ganzourgou, département de Boudry, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines
Collège à Boni, Tuy, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m,
Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Pobé-Mengao, Soum,
Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Kirsi, Passoré, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, un logement avec abord, cuisine,
Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Orodora, Kénédougou,
Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Yondé,
Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Garango-Tangaré,
3 classes pour le collège à Gogo et
2 classes pour le collège à Banzon
Les prochains jours, notre représentant, M. Sanou, vérifiera les quantités ramassées dans les différents villages pour pouvoir commencer le plus vite possible avec les constructions.
26 Septembre 2007
Inondations en Afrique : la FAO vient en aide aux pays sinistrés Le Fonds Mondial pour l’alimentation (FAO) a annoncé le 25 septembre, par la voix de son Directeur général, Jacques Diouf, qu’il procède à l’ « évaluation des dégâts et préoccupation quant au changement climatique. » A cet effet, M Diouf a déclaré que « la FAO dirige et finalise les opérations d’évaluation des dégâts au Burkina Faso, à Djibouti, en Ethiopie, Mauritanie, Ouganda, au Ghana, au Nigeria, au Mali et dans les autres pays sinistrés. Elle estime qu’environ 12 millions de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux communautés agricoles ayant souffert des inondations en Afrique de l’Ouest et en Afrique orientale. » Ainsi selon le directeur général, « la FAO ne ménage aucun effort pour évaluer sur-le-champ les dégâts causés par les inondations aux agriculteurs et à leurs moyens de subsistance et pour mobiliser des ressources afin de les aider à reprendre leurs activités agricoles. »
http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=23658&id_rubrique=3
22 Septembre 2007
“L’excision peut tuer”, c’est là, un slogan du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE). L’excision vient effectivement de tuer dans le département de Pabré où une vingtaine de fillettes, selon la gendarmerie, ont été excisées par Zoudou Sawadogo, une exciseuse âgée de 80 ans.
Originaires de Zouma, Nédogo et Zibako, trois villages de Pabré, les excisées souffrent, d’après des sources hospitalières à Paul VI, d’infections graves dues aux mauvaises conditions hygiéniques de “l’opération”. Les blessures vaginales sont de 2e degré (ablation du clitoris et des petites lèvres) et de 3e degré (ablation du clitoris, des grandes et petites lèvres).
Du côté du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), l’on s’attelle à une prise en charge psychosociale des victimes de la vieille Zoudou Sawadogo. Selon le chef de service coordination et appui aux activités du CNLPE, Alphonsine Sawadogo, les témoignages des fillettes vont être collectés pour en faire un récit de vie destiné à la sensibilisation des populations. Et d’ajouter que “l’excision est une atteinte à la santé de la femme”.
La secrétaire permanente du CNLPE, Aïna Ouédraogo a renchéri en martelant que les parents doivent savoir qu’il existe une loi qui punit l’excision au Burkina Faso.
“Les parents sont convaincus qu’en excisant leurs filles c’est les préparer à affronter leur future vie de famille”, a-t-elle ajouté. En outre, elle a souligné que dans les situations d’excision “tant que le père ne donne pas sa bénédiction la fille ne peut pas être excisée”. Pour le cas de Pabré, les fillettes n’ont été conduites dans un centre sanitaire qu’après le décès d’une d’entre elles, une fillette de 14 ans. Pour l’heure, l’exciseuse et les parents des victimes ont été interpellés par la gendarmerie de Pabré. Grâce à ses actions, le CNLPE a permis de déférer dans les maisons d’arrêt et de correction 78 personnes coupables d’excision dont l’âge varie entre 50 et 80 ans.
Alassane KERE
Les sanctions pénales en cas d’excision
Article 380 du code pénal : “Est puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 150 000 à 900 000 F ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque porte ou tente de porter atteinte à l’intégrité de l’organe génital de la femme par ablation totale, par excision, par infibulation, par insensibilisation ou par tout autre moyen. Si la mort en est résultée la peine est un emprisonnement de cinq à dix ans”.
Article 382 du code pénal : “Est punie d’une amende de 50 000 à 100 000 F, toute personne qui, ayant connaissance des faits prévus à l’article 380, n’en avertit pas les autorités compétentes”.
http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=23556&id_rubrique=4
06 Septembre 2007
Les projets prévus pour 2008
En août, nous avons envoyé la demande de subvention à notre ministère pour le développement:
Pour les écoles primaires, nous avons prévu:
Pour les collèges, nous avons prévu:
1. Collège à Sikiré, Soum, département de Aribinda, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines
2. Collège à Soubeira-Natenga, Sanmatenga, département de Ziga, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines
3. Collège à Nedogo, Ganzourgou, département de Boudry, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines
4. Collège à Boni, Tuy, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m,
5. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Pobé-Mengao, Soum,
6. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Kirsi, Passoré, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, un logement avec abord, cuisine, pas de bancs
7. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Orodora, Kénédougou,
Pour le début, nous ne payerons que 50 tables-bancs, deux bureaux, deux chaises et un ou deux armoires par école ou collège. Si la population a bien planté et entretenu correctement le mobilier et économisé les réserves demandées, l’ASAO décidera après 2 ou 4 ans de livrer le reste du mobilier pour les autres classes.
Si un village ou un département n’a pas assez ramassé ou n’aide pas pendant la construction, nous choisirons une école primaire, Léguéma, Houet, département de Bobo Dioulasso.
Nous demandons aux populations de Léguéma de ramasser aussi les agrégats nécessaires. Même si les autres villages auront assez de matériel, nous promettons à ce village d’y réaliser la normalisation en 2009 et dans ce cas, la population aura déjà tous les agrégats.
Cette semaine, nous contacterons les villages prévus leur demandant de ramasser les agrégats nécessaires.
03 Septembre 2007
"Les cyberescrocs ont pignon sur Ouaga
Presque tous ceux qui ont l’habitude de surfer - ou naviguer sur Internet - ont
déjà rencontré, au moins une fois, les cyberescrocs sur leur chemin. Du moins,
chacun a reçu ces lettres, généralement très enrobées, de ces individus lugubres
qui, pour faire des transactions bancaires non moins floues, sollicitent votre
aide pour ceci ou pour cela. Dans la plupart des cas, ils vous proposent une
grosse somme d’argent à engranger à l’issue d’une démarche qui tente plus d’un.
Hier encore, ces «missives» très tentantes tombaient dans nos boîtes
électroniques sans qu’on ne puisse savoir exactement dans quel coin de la
planète se trouvaient leurs émetteurs. Pour affiner leurs appâts, ces quidams,
qui se cachent sous les patronymes de dignitaires africains disparus, ne livrent
généralement pas l’endroit d’où ils écrivent. Ils indiquent vaguement leur lieu
de résidence.
Sur l’avenue Bassawarga
Mais aujourd’hui, la cyberescroquerie a pignon sur rue à Ouagadougou. Pour s’en
convaincre, il suffit de faire un tour dans certains cybercafés de la capitale.
Sur l’avenue Bassawarga, pour ne citer que celle-là, ces jeunes «chasseurs
d’argent sur Internet» passent toute la nuit à piéger leurs pigeons potentiels.
Avec la complicité - consciente ou inconsciente - des propriétaires de ces
cybercafés, ils recopient les adresses électroniques - E-mail - des clients qui
commettent l’imprudence de ne pas détruire l’historique des ordinateurs sur
lesquels ils vont ouvrir leurs boîtes. Ainsi, ces jeunes hommes, reconnaissables
par leur accent anglophone et particulièrement nigérian, enregistrent
subtilement les contacts de surfeurs imprudents et ignorants du fonctionnement
du mailing pour les harceler avec leurs lettres.
Ils ne se cachent d’ailleurs plus, puisqu’ils bondissent systématiquement sur
les ordinateurs qui viennent d’être utilisés. En plus, lorsque le gérant du
cyber ignore le fonctionnement de son propre système, ils en profitent pour
subtiliser les adresses de tous les usagers. Mieux, depuis quelques années
maintenant, ils imitent les signatures et les noms des travailleurs de quelques
institutions financières de la place pour tendre leurs pièges. Les banques les
plus usitées en la matière sont Ecobank et Bank of Africa Burkina. Les
responsables de ces établissements ayant décidé d’observer un silence qui les
laisse agir en toute quiétude, les cyberescrocs ne ménagent aucun manège pour
poursuivre leur basse besogne. Apparemment, rien ne les inquiète. Sur l’avenue
Bassawarga ou sur l’avenue Kwame-NKrumah où ils ont
jeté leur dévolu sur les cybers, ils semblent en terrains conquis. C’est tant
pis pour les ‘’cyberaccrocs’’ qui ne savent pas se protéger de leurs assauts.
Impunité totale
Le contexte et l’ambiance générale d’impunité dans lesquels ils agissent aidant,
les cyberescrocs ont imité grossièrement, la dernière fois, un pseudo cachet du
ministre de la Justice pour valider une loterie qui serait
organisée par la «Banque Atlantique du Burkina Faso». Malgré le fait que cette
situation ait été dénoncée pour la énième fois par notre confrère Lefaso.net
ainsi que par nous-même, aucune mesure officielle n’est prise pour dissuader ces
marchands de gain facile qui opèrent parfois au nez et à la barbe des forces de
sécurité. Notre police serait-elle aussi technologiquement carrente pour mettre
ces cyberescrocs hors d’état de nuire? Les cyberescrocs dont nous parlons
existent bel et bien à Ouaga. Un de ceux dont il est question a même laissé une
adresse qui peut constituer une piste de recherche pour la police:
Me Tapsoba Nabil Adresse : 09 BP 4789 Ouagadougou CMS 09E-mail
:cabinet_nabil@
01 82 35 Fax : +226 50 42 00 39.
À nos flics de prouver que les cyberescrocs n’ont pas pignon sur rue à
Ouagadougou.
29 Août 2007
vendredi 24 août 2007.
"Les parents d’élèves ne doivent pas payer de manuels scolaires au Burkina Faso pour leurs enfants au primaire durant l’année 2007-2008" est le message que le ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation (MEBA), Odile Bonkoungou veut partager avec l’ensemble des populations, à travers l’organisation d’un point de presse.
La rencontre, qui a regroupé dans la matinée d’hier 23 août 2007, le ministre, ses collaborateurs et les hommes de médias, s’est déroulée autour de la gratuité des manuels scolaires dans toutes les écoles primaires publiques et privées au pays des Hommes intègres. La mesure de la gratuité n’est pas nouvelle, mais celle-ci va atteindre une dimension record, a tenu à préciser Mme Marie Odile Bonkoungou. En effet, annonce-t-elle, ce sont plus de 3,5 millions d’exemplaires de manuels scolaires qui seront distribués gratuitement au titre de l’année scolaire 2007-2008.
Les livres, à entendre Mme le ministre, sont déjà stockés dans les magasins de la Direction d’allocation de moyens spécifiques aux écoles (DAMSE). Des propos confirmés sur place par le responsable de ladite direction M. Issaka Kaboré également présent à la conférence de presse. Il reste à les faire parvenir aux 322 Circonscriptions d’éducation de base (CEB), puis aux écoles. Le processus de distribution, rassure Odile Bonkoungou, débutera à partir du 27 août prochain conformément à un programme qui s’étalera jusqu’au 30 septembre 2007 (voir encadré 2).
Treize (13 camions sont mobilisés à cet effet. Selon les statistiques du MEBA, le lot de livres à distribuer "incessamment aux écoles, permettra d’atteindre le ratio d’un livre par élève, surtout en lecture, calcul et observation . Il est aussi prévu un livret-guide de maître par enseignant et par discipline. Jusque-là, a rappelé le ministre, la première phase du Plan décennal de développement de l’éducation de base (PDDEB-2003-2006) avec ses 3 670 114 manuels scolaires distribués avait permis l’atteinte du ratio 1 livre pour deux élèves (voire plus) et de 1livret guide-maître par enseignant.
Et le MEBA ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. "Pour maintenir et renforcer ces ratios, il est prévu désormais, chaque année durant la deuxième phase du PDDEB, la distribution d’au moins deux millions de manuels scolaires (livres de l’élève et guides de maître toutes disciplines confondues)", parole du ministre Odile Bonkoungou. Pour ce faire, poursuit-elle, 10 300 000 exemplaires de manuels scolaires ont été commandés dont plus de 5 300 000 déjà livrés et le reste en cours de livraison. Une approche d’anticipation donc pour éviter ou gérer au mieux les ruptures et retards de livraison.
Des responsabilités dans la gestion
La gestion des manuels scolaires gracieusement octroyés par le gouvernement burkinabè aux élèves se fait dans un dispositif qui implique différents acteurs du système éducatif, allant de l’élève à la DAMSE. La DAMSE, structure de stockage des manuels, en assure la répartition entre les DREBA (Directions régionales de l’enseignement de base), les DPEBA (Directions provinciales) et les CEB, conformément aux besoins exprimés par celles-ci. Le transport des colis vers les CEB revient également à la DAMSE. A son tour, le responsable de chaque CEB doit assurer l’acheminement des manuels jusqu’aux écoles. Tout cela, sous le contrôle, le suivi et la supervision de la DREBA ou de la DPEBA.
Une fois dans les écoles, les directeurs et autres associations de parents d’élèves sont mis à contribution pour s’assurer de la bonne gestion et surtout de l’entretien des livres. Les manuels scolaires étant une propriété de l’école, le directeur, aidé par les maîtres des différentes classes, doit veiller à ce que ceux-ci soient couverts et protégés contre les intempéries. Tout ce mécanisme de distribution saura-t-il empêcher les cas de détournements de manuels qui se retrouveront en vente sur le marché ? Question de journaliste.
A cette préoccupation, Marie Odile Bonkoungou s’est voulue on ne peut plus rassurante. L’acheminement des livres étant toujours accompagné de bordereau, les indélicatesses peuvent être remontées et les coupables de vols décelés, a-t-elle expliqué. Elle a dans ce sens confié que les cas de détournements déjà révélés les années antérieures ne sont pas restés impunis. Non seulement les coupables ont remboursé, mais aussi ils feront l’objet de sanctions disciplinaires, a défendu Mme le ministre.
Parce que, a-t-elle poursuivi, il ne sera pas admis que des personnes sabotent l’initiative noble du gouvernement de rendre les manuels scolaires gratuits au primaire, facteur déterminant pour la réalisation d’une éducation de qualité.
Koumia Alassane KARAMA , www.lefaso.net
22 Octobre 2006
Pour 2007 l'ASAO a envoyé la demande de subventions au ministère allemand pour le développement pour les projets suivants:
05 Juillet 2006
L’Allemagne offre des manuels pédagogiques
standardisés d’une valeur de 30 millions de FCFA
Des manuels pédagogiques
standardisés d’une valeur de 30 millions de FCFA, c’est le fruit de la
coopération bilatérale germano-burkinabè dans le cadre de l’appropriation
sociale et politique de la décentralisation.
La cérémonie officielle de remise a eu lieu à
Loumbila, le vendredi 23 juin dernier. Placée sous la présidence du ministre
de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, elle a connu la
présence effective de l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, des
gouverneurs de régions et des autorités politiques, religieuses et coutumières.
Ces supports didactiques, au nombre de 40 000 exemplaires, traitent de la
décentralisation et sont destinés à l’information/sensibilisation des citoyens
et citoyennes ainsi qu’aux élus dans les communes du Burkina Faso. 27 Juin 2006
Armes de petit calibre
Plus de huit millions d’armes illicites sont
entre les mains de personnes privées en Afrique de l’Ouest, ce qui représente
environ 50% de celles qui prolifèrent sur tout le continent, ont fait remarquer
les conseillers travaillant sur le projet. La grande facilité avec laquelle on
peut se procurer de telles armes pour des activités comme le crime organisé, le
terrorisme et les conflits civils entraîne un cycle de violence dont les
victimes sont en nombre disproportionné les membres les plus vulnérables de la
société, à savoir les enfants, les femmes et les personnes âgées qui comptent
pour plus de 80 % des décès liés aux armes à feu. 04 Juin 2006
6 écoles burkinabè bientôt connectées à
l’Internet
Dans le cadre du
Programme e-Ecoles du NEPAD, a eu lieu mercredi 17 mai au ministère des
Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, la
signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement du Burkina Faso, le
NEPAD, HP et AMD. Ce protocole d’accord permettra l’introduction des
Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans 6 écoles au
Burkina Faso.
Le projet NEPAD e-Ecoles est une initiative
visant à fournir aux écoles africaines une solution de technologie pour
l’éducation, incluant le matériel informatique, les logiciels, la connexion à
l’Internet, le support technique ainsi que la formation des enseignants. Sidwaya
03/06/2006 21 Mai 2006
Semaine d’action pour l’éducation
La Déclaration
universelle des droits de l’Homme stipule que «Toute personne a droit à
l’éducation». Mais force est de constater que 100 millions d’enfants et 800
millions d’adultes à travers le monde, se réveillent chaque matin sans aucun des
espoirs offerts par l’éducation. Au Bam, plus de 40 % d’enfants sont dans ce cas.
C’est pourquoi, en collaboration avec Plan-Kongoussi, la direction provinciale
de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation du Bam a organisé une semaine
d’action pour l’éducation.
Comme au niveau mondial et national, cette
campagne spéciale va s’étendre sur une semaine. Les objectifs visés sont la
mobilisation de tous les partenaires de l’éducation autour des problèmes de
sous-scolarisation des enfants, de sensibiliser les parents afin de les amener à
scolariser leurs enfants, et de contribuer à relever le taux de scolarisation de
la province qui est provisoirement de 58,84 % pour l’année 2006. Trois (3) sites
ont été choisis pour cette campagne au Bam. Il s’agit de Bourzanga, Zimtanga et
Guibaré qui a accueilli le 28 avril 2006 la cérémonie marquant le top de départ
des activités. Cette cérémonie a été l’occasion pour les élèves, d’organiser une
marche et de remettre un message aux autorités présentes pour demander de
meilleures conditions d’éducation. Dans son discours, le secrétaire général de
la province a souligné l’importance du thème retenu qui est «chaque enfant a
besoin d’un enseignant». Selon Jean Yves Tapsoba, il traduit la problématique
des effectifs et des conditions de vie et de travail des enseignants et la
nécessité de l’engagement des communautés à inscrire tous les enfants à l’école.
Le DPEBA/Bam, Moussa Ouédraogo, a noté que dans la quête de l’Education pour
tous (EPT), il faut prendre en compte les villages qui ne disposent toujours pas
d’infrastructures et les groupes sociaux défavorisés. C’est d’ailleurs par là
que passe la lutte contre la pauvreté car comme l’a dit Horace Mann, «l’éducation
est la grande égalisatrice des conditions de l’homme, la roue de l’équilibre
social... elle empêche d’être pauvre». Le préfet de Kaya Raphaël Ouédraogo et
une institutrice de Pittenga, Mme Ouédraogo Maïmouna, tous natifs de Guibaré,
ont témoigné et appelé les parents à scolariser leurs enfants. Marquées par les
témoignages pathétiques, les communautés par la voix du formateur des jeunes
agriculteurs à la retraite, Jean Ouédraogo se sont engagées à soutenir la
promotion de l’EPT pour que le Bam atteigne l’objectif de 70 % de taux de
scolarisation assigné par le PDDEB à l’orée de l’an 2011. Le secrétaire général,
Jean Yves Tapsoba a rassuré les populations de la disponibilité de
l’administration à les accompagner dans ce sens.
Car qui renonce à prendre en charge sa jeunesse,
à la doter des outils d’une promotion optimale, enterre son propre avenir. Pour
joindre l’acte à la parole et comme en guise de réponse aux sollicitations des
élèves qui ont marché dans la matinée, Plan-Kongoussi, à travers son directeur,
a remis un lot de matériels (tables-bancs, armoires, chaises et machines à
écrire) au CEG de Guibaré ouvert en novembre 2005.
Sidwaya 16/05/2006 27 Avril 2006
Le CCEB exige
un personnel enseignant de qualité
Le Burkina Faso célèbre,
du 24 au 30 avril 2006, la Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMA).
Cette semaine officiellement lancée, lundi 24 avril 2006 est placée sous le
thème : «Chaque enfant a besoin d’un enseignant» se tient sous l’égide du Cadre
de concertation pour l’éducation de base (CCEB) La Semaine
mondiale d’action pour l’éducation (SMA) est célèbrée cette semaine dans tous
les pays du monde. Au Burkina Faso, le thème retenu est «chaque enfant a besoin
d’un enseignant». Les activités prévues dans le cadre de cette célébration sont
conduites par la coalition nationale du Burkina pour l’Education pour tous (EPT),
une structure réunissant des associations et ONG intervenant dans ledit domaine.
Il s’agit essentiellement, d’invitation de personnalités politiques ou
partenaires financiers à aller discuter avec les élèves dans des écoles. Cette
activité est dite «Journée de retour à l’école des officiels».La seconde grande
activité concerne la création d’un dossier par les élèves.br>Il s’agit là, d’amener les élèves à
prendre la défense des enseignants en définissant leur acception des termes
«enseignant», «enseignant de qualité», etc. La dernière grande activité est
intitulée la «Grande audience». C’est une manifestation au cours de laquelle les
dossiers préparés aux quatre coins du pays seront rassemblés pour être utilisés
comme preuve afin de défendre les enseignants devant les responsables des
politiques éducatives. 18 Avril 2006
Message du président de la Communauté musulmane du Burkina Faso aux chrétiens
Le président de la
Communauté musulmane du Burkina Faso, El hadj Oumarou Kanazoé a adressé un
message aux chrétiens à l’occasion de la fête de Pâques. Un message dans lequel,
il souhaite une bonne fête à tous les chrétiens du Burkina Faso.
«Si Dieu l’avait voulu, il aurait
fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous mettre à l’épreuve dans
les dons qu’il vous a faits. Cherchez donc à vous surpasser les uns les autres
dans l’accomplissement des bonnes œuvres. C’est à Allah que vous retournerez
tous ; il vous éclairera sur vos sujets de divergence. (Parole de Dieu dans son
saint Coran V48, la table servie)».
Au nom de l’ensemble des membres du
bureau exécutif permanent de la Communauté musulmane du Burkina Faso et en mon
nom personnel, je souhaite une bonne fête de Pâques à tous les Burkinabè en
général et aux chrétiens en particulier. 05 Avril 2006
Le village de Kouli a son école primaire
L’école de Kouli a vu le jour grâce à
un mariage réussi entre l’Association pour la conservation et la mise en valeur
de Gabio (ACMVG) et l’Association solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO). 19 Mars 2006 Projets 2006
A part de
Sonsogona, tous les projets sont commencés. Partout la population a bien ramassé
les agrégats et apporte la main d'oeuvre gratuite pendant la construction. A Padéma,
Tiarako, Dogoma, Siby et Fara, la toiture est déjà sur les classes et on
commence maintenant avec les autres bâtiments. Si tout se passe bien, tous les
projets seront terminés avant la saison des pluies. Bonne continuation!! 13 Mars 2006 Mort du musicien malien
Ali Farka Touré
Le musicien malien Ali Farka Touré est
mort dans sa 67e année des suites d'une longue maladie, a annoncé le ministère
malien
de la culture. Il est décédé mardi à son domicile de Bamako. 12 Mars 2006 Assemblée générale
Le 10 mars a eu lieu l'AG de l'ASAO. Le président,
M. Charly Simonis a parlé des projets et de la situation financière qui grâce
aux sponsors est très positive: en plus des projets subventionnés par notre
ministère pour le développement, L'ASAO peut encore financer un forage à Tien et
l'adduction d'eau à Banzon. Les membres de l'association ont réélu M. Charly
Simonis comme président et M. Götz Krieger comme vice-président. Après l'AG, on
a présenté les photos du dernier voyage au Burkina Faso. Il y avait beaucoup de
spectateurs qui ont admiré ces photos qui ont incité les gens d'y aller. Le
prochain voyage sera du 7 au 21 octobre. 17 Février 2006 Tour du Faso
Mercredi 25 octobre 2006 : 1re étape (Ouagadougou-
Manga) : 100 km 15 Février 2006 Projets 2006
Notre représentant, M. SANOU Anselm, nous a dit
que les travaux ont commencé dans les villages suivants: Niamadougou, Fara,
Dogoma, Soumorodougou, Kibé, Tiarako, Loukoura, Siby, Baskouré, Yéguéresso,
Bittou, Garango et Padéma. Dans les autres villages, les travaux
commenceront prochainement pour être terminés avant la saison des pluies. 08 Février 2006
Méningite
A l’instar d’autres localités du Burkina Faso, la méningite fait de nouveau
parler d’elle dans la province du Houet. De la première semaine depuis janvier
2006 à la cinquième semaine, 100 cas de méningite de type pneumocoque,
hémophylus influenzae, A et C ont été enregistrés dans les structures sanitaires
répartis dans cinq districts. De ces 100 cas, 68 proviennent du seul district
sanitaire N° 15 de Bobo, précisément du CSPS de Karangasso Vigué (48 cas) et
Soumousso (20 cas). A la sixième semaine, on a enregistré de nouveau sept cas
dans ces CSPS. Loin d’atteindre le seuil d’épidémie qui est de 10 cas sur 100
000 habitants, les chiffres déjà déclarés de méningite sont suffisamment élevés
selon le docteur Germain Traoré responsable du service de lutte contre la
maladie à la direction régionale de la santé des Hauts-Bassins pour donner
l’alerte. Le seuil d’alerte étant de cinq à sept cas pour 100 000 habitants
comme c’est le cas actuellement. Les autorités sanitaires, expliquent la
persistance des cas de méningite dans les localités de Karangasso Vigué et
Soumousso par la présence d’orpailleurs, très mobiles et qui n’ont pu
certainement bénéficier de couverture vaccinale lors des différentes campagnes
de vaccination. De l’ensemble des cas déclarés dans ces districts sanitaires,
on a enregistré un décès à Soumousso. Le docteur Germain regrette toujours que
malgré la gratuité de la prise en charge, les malades et leurs familles hésitent
encore à se référer aux structures sanitaires. Afin de parer à toute éventualité,
il invite la population à recourir aux services de santé dès l’apparition des
premiers signes de la maladie notamment les migraines persistantes accompagnées
de vomissements et de raideur de cou.
Sidwaya 08/02/2006 07 Février 2006 09 Janvier 2006 Projets 2006
Le dernier
week-end, notre représentant, M. Anselm Sanou, s’est rendu dans l’ouest du pays
pour voir si la population a assez ramassé. Il était à Niamadougou, Sonsogona,
Soumorodougou, Kibé, Tiarako, Loukoura, Yéguéresso et Padéma. Partout dans ces
villages, la population a assez ramassé et on peut tout de suite commencer avec
les constructions.
La semaine dernière, nous avons envoyé notre «lettre circulaire» dans laquelle
nous avons demandé à Yéguéresso de planter des arbres et de réparer le grillage.
M. Sanou nous a dit que la population y a planté beaucoup d’arbres et que le
grillage est en ordre – pour nous une très bonne nouvelle. 07 Janvier 2006 Liste des ministres:
http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=11747 05 Janvier 2006
Réflexions
du président de l'ASAO
à la fin d’année Chers amis
burkinabè, Cela fait
presque 20 ans que je m’occupe des hommes au Burkina Faso. En plus de mon métier
qui me remplit complètement, je passe beaucoup de temps à projeter les futurs
projets, à chercher des sponsors pour pouvoir financer ces projets coûteux, à
envoyer les demandes de subventions à notre ministère pour le développement et
après un an à faire les règlements des comptes avec notre ministère. En plus de
ce travail, je contribue aussi financièrement à ces projets de développement
pour votre pays. J’étais déjà 13 fois dans votre pays et je souligne toujours en
Allemagne que votre hospitalité est légendaire. Participation
au projet
Le ministère de l’Administration territoriale
et de la Décentralisation (MATD) avec l’appui de la GTZ, a initié la conception
de manuels pédagogiques standardisés, à l’intention des citoyens et des
citoyennes ainsi que des nouveaux exécutifs locaux issus des élections
municipales du 23 avril 2006. Ainsi, du matériel pédagogique et des supports de
communication d’une valeur de 30 millions de FCFA sont mis à la disposition des
acteurs locaux : 32 500 exemplaires de cahiers du participant, en français et en
six langues nationales (mooré, dioula, gulmancéma, fulfuldé, dagara, lobiri). Ce
manuel, destiné aux acteurs locaux de la décentralisation, présente à travers
des explications simples, les éléments-clefs du processus de décentralisation et
le fonctionnement des collectivités territoriales.
3000 exemplaires du Vade-mecum de l’élu
communal. Ce manuel est le produit d’une réflexion conjointe MATD/PDDC et AMBF
sur la base des textes réglementaires en vigueur et s’inspire des expériences
pratiques des élus locaux.
5000 exemplaires du CGCT illustrés, destinés
aux citoyens/citoyennes, avec des informations claires et pratiques pour
comprendre la loi n° 055 portant code général des collectivités territoriales.
Placé sous la tutelle du MATD, le Programme
décentralisation/développement communal –PDDC, accompagne le processus de mise
en œuvre de la décentralisation au Burkina Faso. Il est exécuté pour la partie
allemande par la GTZ en coopération avec le DED, la KfW et Inwent sur mandat du
ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement
(BMZ).
Au niveau national, le programme accompagne le
MATD dans la concertation de la stratégie nationale et de l’approche-programme
pour la conduite de la réforme ainsi qu’à la mise en place d’instruments de
gestion et de pilotage. Le PDDC appuie la concertation interministérielle sur
le transfert des compétences et des ressources et contribue à la promotion de la
collaboration avec l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF).
Au niveau régional, le PDDC appuie les
gouvernorats, les services déconcentrés et les communes pour le renforcement de
la concertation sur le développement régional et le CSRLP dans les régions de
concentration de la coopération bilatérale du Sud-Ouest et de l’Est du Burkina
Faso. Le programme accompagne le travail en réseau des communes depuis la mise
en place du Réseau des communes de l’Est et du Sud-Ouest (RCESO). Le réseau
favorise les échanges d’expériences ainsi que la diffusion des bonnes pratiques
entre les gestionnaires communaux.
En collaboration avec le DED et le FICOD/KfW,
le PDDC appuie le renforcement des capacités de gestion communale pour la
maîtrise des nouvelles compétences transférées. Ainsi par exemple, en matière de
maîtrise d’ouvrage communal, en partant des expériences communales, la mise en
place d’une approche standard pour la gestion des infrastructures communales est
en préparation en collaboration avec les acteurs au niveau national.
Sidwaya 04/07/2006
Extrait de Sidwaya du 27/06/2006
Un certain nombre d’entreprises privées dont
les consortium HP et AMD se sont engagées à parrainer le projet dans sa phase
démonstrative pour une période allant du 12 à 18 mois. 16 pays africains à
raison de 6 écoles par pays, ont été retenus pour cette phase expérimentale.
C’est dans ce cadre que les six écoles
sélectionnées pour le Burkina Faso vont bénéficier des effets de ce partenariat.
Il s’agit du lycée Untaani, du lycée provincial de Boulsa et du collège
d’enseignement général de Komtoèga assignés à AMD, du lycée Basy de Ziniaré, du
lycée Yadéga de Ouahigouya et du collège
Pobè Mengao (Soum) assignés à HP. La partie
burkinabé signataire du protocole d’accord était représentée par le ministre des
Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Joseph
Paré, le ministre de l’Enseignement de base, Mme Odile Bonkoungou et le ministre
des Postes et des nouvelles technologies de l’information et de la communication,
M. Joachim Tankoano. Le NEPAD était représenté par le Dr Philippe Kuhutama
Mawoko, directeur des programmes de la Commission e-Afrique du NEPAD. Les
consortia HP et AMD étaient respectivement représentés par L. Eric Balendé et
Dahlan Mateu. HP et AMD dans le cadre de ce programme sont appelés à fournir des
solutions appropriées aux attentes des institutions bénéficiaires des NTIC (Nouvelles
technologies de l’information et de la communication). Ces solutions comprennent
notamment pour la durée de la phase-pilote, les logiciels, le hardware, la
connectivité satellitaire, la formation des capacités en matière des NTIC...
A terme, ce programme devrait permettre de
doter les élèves des 6 écoles retenues de connaissances en Technologies de
l’information et de la communication (TIC), afin qu’ils ne soient plus dépaysés,
de faire de chaque apprenant, un étudiant avisé, de rendre chaque enseignant
apte à faire des TIC, un outil d’amélioration de ses capacités à transmettre le
savoir et de faciliter les tâches administratives et la gestion de chaque
établissement par les TIC. Le gouvernement du Burkina Faso qui s’est toujours
ouvert aux innovations bienfaitrices dans l’enseignement, a donc accueilli avec
satisfaction, cette opportunité de faire partie des pays expérimentateurs. Ainsi,
dans son discours, le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la
Recherche scientifique, Joseph Paré a tenu à remercier le NEPAD et les deux
consortia HP et AMD en ces termes : «qu’il me plaise donc de remercier une fois
de plus encore, le NEPAD et les deux consortia HP et AMD qui ont bien voulu
accepter de nous accompagner dans cette expérience à l’échelle nationale. Soyez
rassurés que le Burkina Faso, en contractant cet engagement avec chacun de ses
partenaires que vous êtes entend œuvrer dans le strict respect des clauses des
présents accords».
La Semaine mondiale d’action pour
l’éducation (SMA) 2006 veut s’intéresser à l’accès et à la qualité de
l’éducation. Pour les responsables de la Coalition, tout ceci repose sur
l’enseignant. Raison pour laquelle dans leur message lu par M. Tahirou Traoré,
ils estiment que, tant que l’on n’aura pas d’enseignants bien formés et
suffisamment motivés (logements, matériel de travail, sécurité, rémunération)
l’atteinte des objectifs de l’éducation pour tous restera hypothéquée.
L’objectif de la Semaine mondiale d’action est obtenir des décideurs et des
bailleurs de fonds, le respect des engagements en matière de recrutement et de
mise à disposition à temps, d’un personnel enseignant en nombre suffisant, bien
motivé et apte à fournir une éducation de qualité à tous les enfants en âge d’aller
à l’école.
Sidwaya
27/04/2006
En l’espace d’une semaine, deux
importants événements marquant la vie des communautés musulmane et chrétienne
ont une fois encore donné l’occasion à nos deux communautés de se rendre des
civilités, de partager les repas et de s’adresser les meilleurs souhaits.
Cette tolérance que les Burkinabè ont
toujours cultivée constitue une preuve tangible de notre volonté commune de
vivre ensemble dans la paix, l’amour et la fraternité.
Sidwaya 18/04/2006
Avec la réalisation de cette école,
les deux partenaires viennent encore une fois d’afficher leur volonté commune de
mener le combat contre l’ignorance dans la province de la Sissili. Ce complexe
scolaire réalisé à hauteur de 25 642 015 de francs CFA, vient porter le nombre
de réalisations d’infrastructures de ces deux partenaires à neuf.
Le nouveau joyau qui vient d’être
inauguré comprend trois classes, un bureau, un magasin, deux logements, deux
cuisines, deux latrines. 50 tables-bancs ont été remis pour l’équipement d’une
salle de classe. L’école a ouvert ses portes cette année scolaire 2005/2006.
«Pour son premier recrutement, nous avons un effectif de 91 élèves, dont 55
filles et 36 garçons», a indiqué M. Batian Bénao, premier responsable de l’ACMVG
dans son discours». «Si l’école n’était pas ouverte cette année, nous aurions 91
enfants qui seraient restés à la maison sans pouvoir aller en classe», a-t-il
poursuivi. Le premier enseignant de cette école est Marcel Sow. Batian Bénao a
en outre remercié l’ASAO pour son soutien financier. En effet, l’école a été
entièrement financée par la République fédérale d’Allemagne par l’intermédiaire
de l’ASAO. Selon lui, la création de cette école vient renforcer leur action en
faveur de la forêt car, a-t-il soutenu, leur combat quotidien en faveur de la
protection et de la sauvegarde passe par l’éducation. Théophile Zongo,
directeur régional de l’Enseignement de base du Centre-Ouest, représentant Mme
le ministre a remercié lui aussi les différents partenaires pour leurs combats
multiformes contre l’analphabétisme au Burkina Faso. Anselm Sanou, représentant
l’ASAO, après avoir présenté son association à l’assistance, a dit sa
disponibilité à soutenir toute action entrant dans le cadre de l’éducation. La
cérémonie a pris fin par la visite des réalisations.
Ali Farka Touré, né en 1939 à Tombouctou, avait découvert dès l'âge de dix ans
les joies de la musique en apprenant à jouer de la gurkel, une sorte de guitare
à une seule corde. Un choix, dira Touré, dû au pouvoir de chasser les esprits
que cet instrument était censé avoir. Mais c'est en 1956, lors d'un concert du
guitariste guinéen Ketita Fodeba, que se produit le choc. Subjugué, Ali comprend
alors que la musique deviendra, quoi qu'il arrive, le moteur de sa vie. Et son
choix est vite fait: il sera un grand guitariste.
Très vite, il s'ouvre au monde extérieur, découvre Ray Charles, Otis Redding et
surtout John Lee Hooker, celui qui l'influencera le plus. La légende raconte
d'ailleurs que la première fois qu'il a entendu le roi américain du blues, il
croyait que celui-ci jouait de la musique malienne... Depuis, le succès n'a
jamais quitté l'artiste qui décrochera un Grammy Award, la récompense musicale
suprême aux Etats-Unis, pour sa collaboration avec Rye Cooder sur l'album "Talking
Timbuktu" en 1995.
En février 2005, il décroche à nouveau avec son album "In the Heart of the
Moon", un album en duo avec le joueur de kora Toumani Diabaté, une autre
distinction des Grammys dans la catégorie meilleure musique d'inspiration
traditionnelle.
Mardi à Bamako, le monde de la musique était en deuil. Presque toutes les radios
de la capitale ont suspendu leurs émissions habituelles pour passer simplement
la musique d'Otis Redding.
(AP)
Jeudi 26 octobre 2006 : 2e étape (Manga-Pô-Tiébélé) :121 km
Vendredi 27 octobre 2006 : 3e étape : (Pô-Ouagadougou) 140 km
Samedi 28 octobre 2006 : 4e étape (Boussé-Ouahigouya) : 129 km
Dimanche 29 octobre 2006 : 5e étape (Yako-Ziniaré) : 150 km
Lundi 30 octobre 2006 : (Repos à Ouagadougou)
Mardi 31 octobre 2006 : 6e étape (Kokologo-Boromo) : 136 km
Mercredi 1er novembre 2006 : 7e étape (Bobo Dioulasso- Banfora) :85 km
Jeudi 2 novembre 2006 : 8e étape (Bobo Dioulasso -Bobo Dioulasso) : 121 km
Vendredi 3 novembre 2006 : 9e étape (Boromo-Sabou-Koudougou) :115 km
Samedi 4 novembre 2006 : 10e étape (Linoghin-Pouytenga) 96 km
Dimanche 5 novembre 2006 : 11e étape (Loumbila (barrage)-Ouagadougou) : 88 km
Le trafic véhiculé par ces liaisons reste similaire au volume habituel, aucune
restriction n’étant observée depuis le rétablissement total effectué le 05
janvier 2006.
Par conséquent, les divers correspondants qui rencontreraient
des difficultés d’acheminement de leurs communications devront prendre attache
avec leurs opérateurs respectifs en vue de rechercher les éventuelles causes.
ONATEL BURKINA réaffirme son attachement à la consolidation des relations
avec ses partenaires tant dans l’acheminement du trafic que dans tout autre
domaine de ses activités stratégiques.
http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=12239
Pour les nouveaux : Clément Sawadogo (qui cède le SG du
gouvernement et du conseil des ministres à Zakalia Koté, précédemment
directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères), Gilbert Ouédraogo,
Joseph Paré, Aline Koala, Jérôme Bougouma, Joachim Tankoano, Pascaline
Tamini,Justin Koutaba, Sékou Bâ, Hyppolite Ouédraogo, Amadou Diemdoda Dicko,
Bonoudaba Dabiré, Soungalo Ouattara.
Je vous assure
que j’aime votre pays aussi bien que les habitants et que je fais tout pour les
aider, pour aider la population défavorisée. A la fin d’année, je voudrais vous
adresser quelques mots personnels. En Allemagne, la population travaille dur
pour gagner de l’argent et il ne faut pas du tout penser qu’il suffit de se
baisser pour ramasser l’argent. Beaucoup de nos sponsors ne gagnent pas beaucoup
d’argent mais ils veulent quand même aider les pauvres de ce monde. Pour cela,
ils exigent qu’avec leur argent donné notre association fasse le maximum.
Comme vous
voyez, nous, les Blancs, travaillons très dur pour pouvoir réaliser les projets
dans votre pays – jusqu’à la fin de 2005, l’ASAO a financé 26 collèges avec 21
bâtiments administratifs, 55 écoles primaires, 199 logements, 50 forages, un
CSPS, une maternité et un centre pour les femmes. Vu tous ces efforts, il faut
nous comprendre si nous exigeons également une participation des Burkinabè pour
leur projet souhaité. Il ne suffit pas de nous envoyer une demande de
construction et ensuite de se reposer à l’ombre et attendre la terminaison de ce
projet. Du moment que les gens du village participent à la construction, ils
voient que c’est leur projet qu’ils avaient longtemps souhaité et à partir de ce
moment, ils font tout pour bien l’entretenir. C’est à la population de
s’organiser pour pouvoir réaliser ces travaux.
A cause de cela,
nous demandons à la population de ramasser les agrégats nécessaires pour la
construction et de donner la main d’œuvre gratuite pendant la construction. Du
moment qu’un village ne fait pas assez d’efforts, nous abandonnons ce village
pour réaliser le projet dans une autre localité à qui nous avons demandé de
ramasser les agrégats.
Pendant nos
différents voyages, nous avons souvent entendu les plaintes des ouvriers parce
que la population n’a rien fait, ni apporté l’eau ni donné la main d’œuvre
gratuite. Tout cela retarde énormément les travaux et puisque nous ne voulons
pas payer plus cher, nous arrêterons notre coopération dans un cas pareil.
Entretien des
bâtiments
Si vous constaté
des dégâts aux différents bâtiments ou au grillage, je vous prie de prendre tout
de suite contact avec les entreprises qui y ont construit (Nana Marcel,
Ouagadougou, tél.: 76 65 40 03 ou bien Sanou Zéphirim, Bobo Dioulasso, tél.: 70
24 18 52) et d’en avertir aussi notre représentant M. Sanou Anselm, tél.:
70 21 10 53. De toute façon, il ne faut pas attendre notre arrivée parce que
c’est souvent après des années et dans ce cas-là, il n’y a plus de garantie,
c'est-à-dire que l’entreprise fait gratuitement ces réparations
pendant la garantie, et après des
années, la population devrait tout payer.
Dans l’avenir,
nous ne financerons plus de logements près d’une ville parce que nous avons
remarqué que les enseignants préfèrent habiter en ville et faire le trajet à
mobylette. Au lieu de trois logements non habités, nous aurions pu financer un
bâtiment à trois classes !!
Vu les efforts
immenses faits par nos membres, nos sponsors et par notre ministère pour aider
votre pays, nous exigeons un bon entretien des bâtiments et des meubles par la
population, les enseignants et les élèves. Ce sont vos enfants qui fréquentent
l’école ou le collège – ainsi ils auront un meilleur avenir et peuvent aider
plus facilement leurs parents nécessiteux.
Entretien des
pompes
Nous avons aussi vu que des forages
ne servaient plus à la population parce que les pompes étaient tombées en panne.
Par manque de réserves financiers, le village ne pouvait pas payer la réparation
de la pompe: ainsi la population n’avait plus d’eau potable qui est très
importante pour la santé des enfants: l’eau pure et saine d’un forage
diminue le taux de mortalité des enfants. C’est pourquoi nous exigeons dans
les villages où nous avons financé un forage ou la réparation de la pompe, une
épargne annuelle de 100.000 FCFA pour une réparation éventuelle de la pompe.
Cette somme qui correspond souvent au prix d’un poulet par famille, doit être
versée dans un compte d’épargne. Elle pourra aussi être payée à partir de la
cotisation des parents d’élèves. En cas de panne de la pompe, nous vous
prions de contacter directement Sahel Hydro, 09 BP 606, Ouagadougou 09, Tél.:
76 61 71 31 qui a aussi une dépendance à Bobo Dioulasso. D’autre part,
Sahel Hydro dit toujours à la population comment entretenir une pompe pour
empêcher qu’elle tombe en panne. Il faut absolument respecter ces entretiens et
s’organiser pour les faire. L’entretien régulier coûte beaucoup moins qu’une
nouvelle pompe !!
Pendant nos voyages, nous souhaitons
aussi voir le carnet d’épargne et puisque la population n’a pas de réserves
épargnées, on nous dit toujours que le responsable n’est pas là – une très
mauvaise excuse. Ou bien la somme demandée est versée sur le carnet d’épargne
juste avant notre arrivée et on n’a rien épargné les années précédentes.
Nous avons aussi vu qu’un village a
plusieurs forages, dans un cas c’étaient trois dont deux ne fonctionnaient plus.
La population ne fait rien pour les réparer et attend une ONG qui paie un
nouveau forage quand le vieux est en panne. Trois forages fonctionnels
soulageraient beaucoup le travail des femmes qui perdraient moins de temps à
cause de la petite distance.
Entretien des éclairages
Les villages qui
ont reçu l’éclairage à base solaire pour une classe doivent épargner en plus une
somme annuelle de 50.000 FCFA pour l’achat éventuel d’une nouvelle batterie car
celle-ci s’use après deux ou trois ans d’utilisation. Sans cela il n’y aura plus
d’éclairage et les enfants ne pourront plus faire leurs devoirs la nuit à
l’école ou préparer leurs examens. Les adultes qui y suivent des cours
d’alphabétisation seront de même pénalisés et les enseignants ne peuvent plus
corriger leurs copies.
Nous ne payons
pas cette somme énorme (plus de 700.000 FCFA) pour qu’un individu enlève ces
installations pour s’en servir à la maison ou pour la vendre.
En cas de
difficultés avec l’éclairage ou en cas de panne, nous vous prions de vous
adresser uniquement à M. SOW (Micro Sow, 09 BP 1084 Ouagadougou, Tél. : 50 35
63 22 ou 70 20 62 97). Nous joignons à la présente les « Consignes
Importantes » de Micro Sow pour le bon entretien de l’installation solaire
et nous vous prions de les respecter pour pouvoir en profiter le plus:
Ce qu’il ne faut pas faire
Ce qu’il faut faire
De toute façon, il ne faut pas s’adresser à une autre entreprise qui ne s’y connaît pas, les dégâts pourraient être trop élevés.
Entretien des
tables-bancs
Pendant nos
voyages, nous avons vu qu’en peu de temps, les tables-bancs ne sont plus
fonctionnels parce que les élèves ont enlevé les boulons. Dans un village, nous
étions très déçus du mauvais état du mobilier, entre 70% et 80% des tables-bancs
achetés par nous quatre ans avant notre visite étaient plus ou moins fichus. Les
élèves ne peuvent plus s’asseoir ou écrire et au lieu de les réparer, on attend
l’arrivée des Blancs pour demander de nouveaux tables-bancs. Nous exigeons aux
enseignants et aux parents d’élèves de faire attention au mobilier et de le
réparer. Avec les boulons que vous trouverez sur les marchés des grands villages
et qui ne coûtent pas cher, vous pouvez réparer ces tables-bancs. Si vous ne
trouvez pas les boulons nécessaires dans votre région, adressez-vous à
Soudure O. Dramane à Bobo Dioulasso, tél. : 76 63 10 34 ou à Trans-Métal
à Ouagadougou, Tél.: 70 22 78 93.
Plantation d’arbres
Nous exigeons la plantation d’arbres
pour lutter contre la désertification qui bat le plein dans votre pays. Là où il
y a des arbres, l’eau pénètre dans le sol et nourrit la nappe phréatique, en
même temps l’érosion qui enlève le sol fertile est diminuée.
Quoique nous connaissons très bien le
problème de la chaleur, nous ne finançons pas de plafonds dans les
classes et dans les logements parce que nous avons souvent remarqué qu’ils
étaient détruits par les termites. Au lieu de cela, nous payons un grillage de
50 x 50 mètres qui est à installer autour des classes pour y planter des arbres
qui, après quelques années donneront de l’ombre autour des classes et
créeront ainsi un microclimat plus agréable. Nous prions les enseignants
d’instruire les élèves dans la plantation et dans l’entretien des arbres et nous attendons
que chaque élève plante et entretienne son arbre pour créer le meilleur
microclimat et pour lutter contre la désertification. Le grillage payé par nous
n’est pas destiné à protéger le jardin d’un individu. Les plants doivent être
plantés à 3 mètres du bâtiments et avoir une grandeur d’au moins 50 centimètres.
Le trou doit avoir une profondeur de 50 centimètres. En cas de mauvaise terre,
on y met le mélange suivant : 1/3 de terre, 1/3 de sable et 1/3 de fumier et on
arrose les nouveaux plants le soir jusqu’à la prochaine saison des pluies.
D’autre part, nous exigeons aussi de conserver les arbres qui existent déjà
avant la construction et d’éviter des feux de brousse qui risquent de détruire
les nouveaux plants.
Banques de céréales
Pendant nos voyages, nous avons
souvent vu des banques de céréales qui étaient financées par des ONG étrangères
pour y stocker des vivres pour pouvoir survivre après une mauvaise pluviométrie
ou après une attaque des criquets qui dévastent toute la récolte en peu de
temps. Notre déception
est grande
quand
nous voyons
que la plupart de ces banques sont vides, il n’y a pas de réserves pour survivre
une catastrophe qui arrive fréquemment dans votre pays. La population doit
absolument s’organiser pour stocker les vivres, pour s’aider en cas de besoin
pour pouvoir survivre. Cette réserve qui doit être gérée sans tromper son voisin
crée une certaine autonomie et une sécurité pour tout un village - il ne faut
pas toujours attendre l’aide de l’extérieur qui pour beaucoup de vos
compatriotes arrive souvent trop tard.
Participation des ressortissants
Un ami malien m’a raconté que les
ressortissants qui gagnent de l’argent dans leur patrie ou à l’étranger paient
un certain pourcentage de leur salaire pour soutenir la communauté de leur
village. Avec ces argents épargnés, ils paient de petits projets comme par
exemple des forages et aussi des châteaux d’eau pour développer leur village,
pour aider toute la population. Bien sûr ces argents ne suffissent pas pour
pouvoir réaliser un grand projet comme par exemple la construction d’une école
ou d’un CSPS mais les ressortissants montrent une véritable et bonne solidarité
envers leurs confrères qui sont restés dans le village pour y cultiver la terre
et qui ne gagnent pas beaucoup, qui vivent plus ou moins dans la misère. D’autre
part, ceux qui profitent de ces aides les entretiennent bien pour ne pas
attirer la colère de leurs sponsors et pour avoir d’autres soutiens. Jusqu’à
présent, je n’ai malheureusement jamais entendu parler d’un système pareil dans
votre pays. A l’occasion des grandes inaugurations, on
découvre souvent de grosses
voitures garées devant les écoles ou les collèges. Quant je vois ces véhicules
coûteux, je compte les écoles primaires ou collèges qui sont
garés
sur le parking !!
Est-ce que les ressortissants burkinabè ne pourraient pas contribuer
financièrement au développement de leur village comme nous, les Blancs?
Questionnaire
Avant de pouvoir décider, nous
demandons aux responsables qui nous envoient des demandes de soutien de remplir
notre questionnaire. Nous exigeons de nos futurs partenaires des données
exactes. De toute façon, il faut absolument éviter des données exagérées pour
pouvoir avancer sur notre liste d’attente parce qu’avant de prendre une
décision, nous contrôlons ces données même sur internet.
Dans les journaux burkinabè, on parle
souvent de détournements d’argent ou de vivres. Pour nous c’est un grand crime
au détriment de la population. Pour ne pas tomber dans un tel piège, nous ne
versons pas d’argent à un groupement villageois, nous payons directement les
entreprises que notre représentant a commandées. Du moment qu’on apprend qu’on a
aussi demandé des aides à une autre ONG étrangère pour le même projet que nous
voulons réaliser (pour pouvoir s’enrichir), nous arrêtons immédiatement notre
coopération.
Doléances
Pendant nos voyages, on nous présente
souvent des doléances que nous trouvons aussi primordiales. Mais, il
faudrait nous comprendre: notre but est de construire le plus d’écoles primaires
et de collèges pour donner un enseignement à un grand nombre d’enfants. Notre
ministère nous soutient à 75 % dans ces efforts. Si nous voulons financer un
autre projet, nous n’aurons plus ces subventions et nous devrons payer ce projet
à 100 % par nos fonds propres et cela nous empêcherait de construire une école
primaire dans un village. Puisque nous voyons un grand problème dans
l’accroissement de la population, nous souhaitons également qu’on donne des
cours de planning familial aux élèves des collèges et à la population.
Evaluation
A partir d’octobre 2006, notre
vice-président sera au Burkina Faso pour un an. Au nom de notre Ministère
pour le développement aussi bien que de notre association il doit réaliser une
évaluation des projets réalisés par l’ASAO avec les subventions du ministère.
Cette évaluation comprend l’entretien des bâtiments et des accessoires, la
plantation d’arbres, les réserves annuelles, le résultat des examens, la
réussite des élèves et nous voulons aussi savoir ce que font les élèves qui ont
terminé l’école primaire ou le collège. Nous avons déjà décidé de récompenser
les établissements scolaires qui ont les meilleurs résultats. Le vice-président
contrôlera aussi les éclairages que nous avons financés. Du moment que nous
voyons que cela ne marche pas du tout (voir la «lettre circulaire»), nous ne
dépenserons plus jamais cette somme, nous ne paierons plus d’éclairage.
A partir de 2005, nous ne payons que
la moitié du mobilier dans les nouvelles écoles primaires et dans les collèges.
Si la population a bien planté, entretenu correctement le mobilier et économisé
les réserves demandées, l’ASAO décidera après deux ans de livrer le reste du
mobilier pour les autres classes et peut-être aussi l’éclairage pour une classe.
Si la population n’a rien fait pendant ce temps, ce sera à elle d’acheter le
reste du mobilier et cela coûtera très cher. Nous avons pris cette décision
parce que nous avons souvent dû constater que depuis notre départ et notre
retour après deux ans, on n’avait rien fait. Comme je l’ai déjà souligné au
début de ma lettre, ce sont aussi les Africains qui doivent faire quelque chose
pour changer leur situation déplorable, pour améliorer leur vie, pour améliorer
aussi l’avenir de leurs enfants.
Baskouré
et Yéguéresso auront seulement les tables-bancs pour les nouvelles
classes en octobre si l’on a planté beaucoup d’arbres autour des bâtiments avant
la saison des pluies et réparé la clôture. Le CSPS à Nohoungo aura ses
aides financiers si l’on a planté des arbres dans le grillage autour de la
maternité et si l’éclairage est réparé.
Chers amis, même si beaucoup de mes
réflexions sont négatives – un reflet de ce que nous rencontrons malheureusement
assez souvent - je dois souligner que beaucoup de villages font de grands
efforts pour améliorer leur situation, pour créer un meilleur avenir à leurs
enfants et pour nous, c’est toujours une grande joie de voir ce changement, de
voir que la population peut s’organiser et s’aider en même temps. Par mes
réflexions, je voudrais réveiller les villages qui ont encore des difficultés
pour s’organiser, qui restent passifs et attendent que quelqu’un arrive et
change leur situation – ce qui n’arrive presque jamais. Pendant mes séjours, j’ai souvent
entendu le proverbe africain : Quand quelqu’un vous lave le dos, c’est à vous
de laver le ventre. L’ASAO vous lave le dos en vous apportant les écoles
primaires, les collèges et les forages et c’est à vous d’en faire le mieux,
d’utiliser et d’entretenir ces infrastructures qui sont les vôtres pour
développer votre village, votre région et donc aussi votre pays pour donner un
meilleur bien-être à vos enfants qui vous remercieront plus tard de vos efforts.
Au début de cette lettre, j’ai déjà
dit que j’aime votre pays et surtout sa population défavorisée et je vous prie
de croire que je fais tout pour vous aider si vous participez aussi à cette aide
et la soutenez.
Je vous souhaite une bonne année 2006, réussite dans vos plans, santé et une bonne récolte.
Bien amicalement,
Votre ami
Charly Simonis
Chevalier
de l’Ordre national
(Président)
(Cette lettre est envoyée à tous nos amis burkinabè avec notre "lettre circulaire")
25 Décembre 2005
Le FMI approuve l'annulation de
la dette de 19 pays pauvres Washington - Le conseil d'administration du Fonds
monétaire international (FMI) a autorisé l'annulation complète de la dette de 19
des pays les plus pauvres dans le cadre de l'initiative prise par le groupe des
Huit (G8) en juillet dernier.
Dans le communiqué de presse que le FMI a diffusé le 21
décembre, son directeur général, M. Rodrigo de Rato, déclare que le FMI annulera
la totalité des 3,3 milliards de dollars de créances qu'il détient sur les pays
qui font partie du premier groupe de pays admissibles.
« Il s'agit, a-t-il dit, d'un moment historique, qui
permettra à ces pays d'accroître leurs dépenses dans des domaines prioritaires
afin de réduire la pauvreté, d'encourager la croissance et de faire des progrès
pour ce qui est de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le
développement. »
Les 8 objectifs du Millénaire pour le développement
adoptés par l'Organisation des Nations unies en 2000 comprennent notamment la
réduction de moitié, d'ici à 2015, du nombre de personnes dont le revenu est
inférieur à 1 dollar par jour ainsi que la proportion de ceux qui souffrent de
la faim.
Selon le communiqué de presse, le Bénin, la Bolivie, le
Burkina Faso, le Cambodge, l'Éthiopie, le Ghana, la Guyana, le Honduras,
Madagascar, le Mali, le Mozambique, le Nicaragua, le Niger, l'Ouganda, le Rwanda,
le Sénégal, le Tadjikistan, la Tanzanie et la Zambie peuvent prétendre à
l'annulation de leur dette au début de 2006.
Le FMI examine aussi le dossier d'autres pays qui se
trouvent à « divers stades sur la voie » menant à l'annulation de leur dette,
indique M. Rato dans le communiqué de presse.
Au début du mois de décembre, le FMI avait annoncé que son
conseil d'administration avait achevé la mise au point des détails de
l'application de la partie de l'initiative du G8 qu'il lui incombait d'appliquer.
La Banque mondiale et la Banque africaine de développement doivent également
annuler la dette d'une partie de leurs débiteurs.
Un des 20 pays qui avaient été sélectionnés au départ au
titre de l'annulation de leur dette, la Mauritanie, ne fait pas partie de la
liste définitive des bénéficiaires. Selon des organisations non gouvernementales,
le FMI avait envisagé de reporter à plus tard l'annulation de la dette de 6 pays
qui ne remplissaient pas toutes les conditions nécessaires sur les plans
financier et budgétaire. Toutefois, par suite de pressions du Congrès des
États-Unis et de ces organisations non gouvernementales, le FMI a finalement
accepté d'annuler la dette de ces pays à l'exception de la Mauritanie. D'après
le porte-parole de cette institution, M. Thomas Dawson, les quelques problèmes
relatifs aux résultats de ce pays devraient être cependant réglés dans quelques
semaines.
Un haut responsable du ministère des finances des
États-Unis, M. Tim Adams, a indiqué à la presse, également le 21 décembre, que
le gouvernement Bush était « extrêmement satisfait » de la décision du conseil
d'administration du FMI et qu'il s'attendait à ce que la Banque mondiale et la
Banque africaine de développement suivent rapidement son exemple.
Pour sa part, le président de la Banque mondiale, M. Paul
Wolfowitz, a déclaré que son institution comptait commencer d'annuler la dette
de certains pays débiteurs (30 milliards de dollars) dans le cadre de
l'initiative du G8 en juin 2006.
En juillet dernier, le groupe des Huit, qui comprend
l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le
Royaume-Uni et la Russie, s'était engagé, lors de sa réunion au sommet de
Gleneagles (Écosse), d'annuler à concurrence de 40 milliards de dollars la dette
que les pays les plus pauvres avaient contractée envers le Fonds monétaire
international, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
http://usinfo.state.gov/fr/Archive/2005/Dec/23-575611.html
24 Décembre 2005

23 Décembre 2005
Télécommunications : Le Burkina coupé de sa dispora Depuis maintenant près de deux semaines, les Burkinabè de l’étranger, en tout cas ceux de France ne comprennent pas ce qui leur arrive : établir une liaison téléphonique avec le pays aussi bien sur les lignes fixes que sur les téléphones portables relève d’un exploit ! Eux qui n’ont jamais connu pareille situation se demandent bien quel vilain tour la technique est en train de leur jouer. D’autant que l’ONATEL n’a jusqu’à présent pas jugé utile de donner des explications à cette perturbation qui empoisonne leur vie. Le 23, le Directeur Général de l'ONATEL informe sa clientèle qu’en raison de certaines difficultés avec l’opérateur FRANCE TELECOM, une partie du trafic entrant subit des congestions indépendantes du Réseau de l’ONATEL. Il précise que le trafic départ dont l’ONATEL est pleinement responsable ne connaît aucune anomalie.
05 Décembre 2005
Etat de la corruption dans l’enseignement
Extrait de Sidwaya du 05/12/2005: Le système éducatif en ligne de mir
Des médecins formés à la réparation des séquelles Le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a organisé en collaboration avec le Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), une session de formation de 25 médecins, opérateurs et aides-opérateurs en technique de réparation des séquelles d’excision. La clôture de cette session de formation qui a duré près de deux semaines, est intervenue samedi 3 décembre 2005 à Ouagadougou.
Durant près de deux semaines, 25 médecins,
opérateurs et aides-opérateurs se sont familiarisés avec les différentes
techniques de réparation des séquelles d’excision. Venus de six centres
hospitaliers régionaux et de treize centres médicaux avec antenne chirurgicale,
cette formation a permis aux participants d’échanger sur les différentes
techniques de réparation des séquelles d’excision et les problèmes que
rencontrent les femmes suite à l’excision. Pour y parvenir, les participants ont
allié la théorie à la pratique autour de divers thèmes. Notamment, un rappel sur
les organes génitaux de la femme, la définition de termes tels que l’excision
conçue sur le plan national, la nature des séquelles, les différentes techniques
capables de les réparer et des activités pratiques faites dans les blocs
opératoires. Toute chose qui a fait dire à Mme le ministre de l’Action sociale
et de la Solidarité nationale, Mariam Lamizana, lors de la cérémonie de clôture
que «les participants ont été dotés de connaissances et de compétences adéquates
pour une prise en charge efficace des victimes de séquelles d’excision». Mme le
ministre a rappelé qu’ alternant théorie et pratique, la formation a permis de
prendre en charge dix-huit cas de complications.
Pour Mme Lamizana, la participation active des médecins aux travaux, témoigne de
leur engagement à accompagner le Comité national de lutte contre la pratique de
l’excision (CNLPE) dans sa quête d’un mieux-être pour les femmes et jeunes
filles porteuses de séquelles d’excision. «Désormais, de milliers des femmes
comptent sur vous pour un meilleur épanouissement dans leur vie affective et
reproductive,» a lancé le ministre à l’endroit des médecins.
Accélérer l’abandon de la pratique de l’excision Mme
Lamizana a dit pouvoir compter sur les médecins, non seulement pour rendre
visibles les séquelles mais, surtout faire en sorte que leurs patientes
deviennent des agents de changement de comportement dans leurs communautés. Ce,
dans le but de promouvoir l’accélération de l’abandon de la pratique de
l’excision déjà amorcée. Pour mener à bien cette tâche, les participants ont
fait des recommandations. A savoir accentuer la sensibilisation sur la lutte
contre la pratique de l’excision au niveau des populations, délocaliser et
étendre ce type de formation à l’ensemble du personnel de la santé, susciter
l’engagement du personnel de la santé (infirmiers (ères), médecins, spécialistes
dans le processus de la prise en charge des séquelles.
Toute chose qui permettra selon le docteur Dramane Wanda du CHR de Koudougou de
soulager un tant soit peu la souffrance des femmes victimes d’excision. Pour ce
participant, cette formation a été bénéfique dans la mesure où elle lui a permis
d’avoir une vision globale des séquelles d’excision à l’échelle nationale. Pour
le docteur Diallo née Josiane Ouédraogo de Fada N’Gourma, outillée de cette
formation, elle dit être en mesure de prendre en charge la victime bien avant
l’accouchement afin de lui permettre d’avoir une vie sexuelle normale. Elle a
confié avoir été bouleversée par la nouveauté et la clarté de la formation
surtout en son volet pratique.
Sidwaya 05/12/2005
19 Novembre 2005
Présidentielles La CENI a enfin scellé le sort des treize candidats au fauteuil présidentiel. Les résultats provisoires du scrutin, en attendant leur validation par le Conseil constitutionnel, donnent vainqueur Blaise Campoaré, candidat à sa propre succession. Il a obtenu 80,30% des suffrages. Après avoir battu ses adversaires dans toutes les 45 provinces avec des taux variant entre 67,60% (Poni) et 95,76% (Oubritenga), Blaise Compaoré, le président sortant totalise au plan national 80,30% des voix. Il est suivi de Me Bénéwendé Stanislas Sankara qui s’en est sorti avec 4,94%, puis de Laurent Bado avec 2,27%, de Philippe Ouédraogo avec 2,27%, Ram Ouédraogo vient en 5e position avec 2,03%.
13. Novembre 2005
Burkina-Allemagne L’ONG
allemande ASAO donne 2 complexes scolaires à Meno-Dantio
Les populations de
Meno-Dantio et de Kouli ont reçu 2 complexes scolaires de l’ONG Allemande
Association pour la solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO).
L’ASAO a pro
cédé
à une visite de constructions de 2 complexes scolaires fruit de la coopération
entre celle-ce et l’Association pour la conservation et la mise en valeur de
Gabio (ACMVG), les lundi et mardi derniers. D’une valeur de 45 millions de F
CFA, les 2 complexes scolaires comprennent chacun une école primaire publique à
3 classes entourée d’une grille, une cantine, des latrines pour enfants, 2
cantines et un forage. Ces projets réalisés à Meno-Dantio et à Kouli,
département de Silly (province de la Sissili) sont de nouvelles écoles dont
l’ouverture est très récente : Meno-Dantio en 2004 et Koulieu 2005. La partie
bénéficiaire devait assurer les agrégats et la main d’œuvre non qualifiée. Ces 2
complexes scolaires viennent renforcer le système de scolarisation dans la zone
d’intervention de l’AMVG dirigée par Benow Batiew. C’est avec une entière
satisfaction que la délégation de l’ASAO conduite par son président, M. Charly
Simonis et le représentant de l’ASAO au Burkina M. Anselme Sanon, a visité les 2
complexes scolaires le 31 octobre et 1er novembre derniers. Prenant, le premier,
la parole, le président de l’ACMVG a, au nom des populations bénéficiaires,
adressé ses vifs remerciements à l’ASAO dont la contribution financière a permis
la concrétisation du projet de 2 complexes scolaires à Meno-Dantio et à Coulé.
Les effectifs actuels de 77 écoliers
pour l’école de Meno-Dantio et 92 écoliers pour celle de Coulé (dont le
recrutement se poursuit) témoigne d’un besoin réél de scolarisation dan la zone
d’intervention de l’ACMVG, a-t-il ajouté. Pour le premier responsable de l’ACMVG,
la vision de l’ASAO en matière d’éducation environnementale et de lutte contre
la désertification est conforme à celle de l’ACMVG qui fait de la réhabilitation
des forêts villageoises, son cheval de bataille. «C’est pourquoi des arbres ont
été déjà plantés sur les différents sites du domaine scolaire cependant que les
écoles étaient en chantier de construction» a-t-il poursuivi. Les saisons
prochaines verront l’extension des bosquets scolaires en essences locales comme
le Parkia biglobosa (Néré), le Mangifera indica (manguiers) par les écoliers
eux-mêmes. Clôturant leur séjour dans la province de la Sissili par l’étape de
Kouli, M. Götz Krieger, vice-président de l’ASAO a au nom de la déléga
tion,
félicité les populations bénéficiaires qui s’intéressent à l’éducation de leurs
enfants. Il s’est surtout réjoui de l’inscription dominante ses filles à
Kouli-Dio (56 filles sur un effectif provisoire de 92 écoliers) en classe de
CP1.
Il a invité les populations à
apporter leur soutien à l’école pour la réussite de leurs enfants et à surtout à
bien entretenir les locaux. Des réjouissances populaires, sortie de masques et
autres danses, qui se sont déroulées tout le long de la journée, traduisent bien
la joie des populations de Kouli-Dio et des villages voisins bénéficiaires de ce
joyau.
Pour mémoire, rappelons que l’ASAO
est une ONG allemande qui intervient du Burkina depuis 1990. Ces réalisations
couvrent l’ensemble du pays et ses fonds proviennent à 75 %, du gouvernement
fédéral et 25 %, des cotisations de ses membres. De 1990 à 2005, c’est au total
2.536.118.677 F CFA dans les projets de construction d’écoles primaires, de
collèges d’enseignement général, de logements pour l’enseignants, de forages, de
CSPS...
Le bilan de ces 15 ans de partenariat avec les BNG et associations Burkinabé donnant : 26 CEG, 55 écoles primaires publiques, 199 logements d’enseignants du primaire ou du secondaire, 50 forages, 21 bâtiments administratifs affectés aux établissements d’enseignement, 1 centre social pour les femmes avec internat et 1 CSPS avec 2 logements.
L’ASAO promet de renforcer sa coopération avec les ONG et associations burkinabè en matière d’éducation, les années à venir.
http://www.sidwaya.bf/sitesidwaya/sidwaya_quotidiens/sid2005_13_11/coop-decent_2.htm
12 Novembre 2005
Projets 2006
Après notre retour du
Burkina Faso, nous avons reçu une lettre de notre ministère pour le
développement, annonçant qu’à partir de janvier, l’ASAO peut commencer avec les
projets prévus. Le ministère nous a accordé les subventions demandées mais
puisque nous aurons un nouveau gouvernement, nous devons encore attendre jusqu’à
ce que le parlement adopte le budget.
Jusqu’à ce
moment, nous payons les projets uniquement par nos fonds propres. A cause de
cela, nous ne pouvons commencer qu’avec la construction des classes dès janvier
et nous prions toute la population de faire de grands efforts pour ramasser
les agrégats nécessaires pour le bâtiment des classes mais en même temps aussi
pour le reste du projet prévu. Dans les accords que nous avons signé avec
vous, nous avons souligné que si la population ne ramasse pas assez d’agrégats,
nous ne construirons rien dans le village et nous espérons que cela ne sera pas
le cas.
Les dernières
années, nous avons quelquefois dû constater que la population n’a pas du tout
aidé pendant la construction. Dans un cas pareil, nous arrêterons immédiatement
et définitivement les travaux pour pouvoir réaliser le projet dans un autre
village.
Pour les écoles primaires, nous avons prévu:
Pour les collèges, nous avons prévu:
Nous payerons aussi un forage à Banakoro, Kénédougou, département de Koloko.
Si un village
ou un département n’a pas assez ramassé ou n’aide pas pendant la construction,
nous choisirons pour une école primaire, Bazoulé, Kardiogo, département
de Tanghin-Dassouri ou pour un collège Tiankoura, Bougouriba.
Nous demandons
aux populations de Bazoulé et de Tiankoura de ramasser aussi les agrégats
nécessaires. Même si les autres villages auront assez de matériel, nous
promettons à ces deux villages d’y réaliser les projets en 2007 et dans ce
cas, la population aura déjà tous les agrégats.
08 Novembre 2005
L'ASAO en visite au Burkina Faso Du 22/10 au 05/11, une petite délégation de cinq membres de l’ASAO était au Burkina pour y visiter les nouveaux projets mais aussi les villages où l’ONG avait réalisé des écoles et des collèges, il y a quelques années. 23 villages étaient sur le programme bien rempli et en plus, il y avait aussi dans 13 villages des entretiens avec les responsables qui avaient envoyé une demande de construction. En somme, l’ASAO a parcouru 2.250 Km et était dans 12 provinces. Après ce «Tour du Faso», la délégation est retournée sain et sauf et assez satisfaite des réalisations - mais assez fatiguée.
21 Octobre 2005
Négociations Intergouvernementales Burkina-RFA 35 milliards de FCFA pour les trois prochaines années
Les 18 et 19 octobre 2005,
Ouagadougou a abrité les travaux de négociations intergouvernementales entre la
République Fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso. Ce genre de rencontre,
devenu une tradition, offre l’occasion aux deux pays de plancher sur la gestion
de leur coopération bilatérale.
Les négociations
bilatérales République Fédérale d’Allemagne-Burkina, cadre de concertation et de
dialogue, ont fini par convaincre de leur utilité et de leur pertinence à
travers un fonctionnement régulier. La rencontre qui s’est déroulée les 18 et 19
à Ouagadougou, permettra d’approfondir cette relation d’amitié, vieille de plus
40 ans.
D’entrée de jeu, le
ministre des Finances et du Budget, Jean-Baptiste Compaoré s’est réjoui du
respect de cette tradition, permettant aux deux pays de mieux se comprendre sur
les actions à conduire pour un développement durable.
Le ministre a également
rappelé l’évolution politique et socioéconomique du Burkina, depuis la dernière
réunion de septembre 2004. Ces douze derniers mois ont été marqués, selon le
ministre, par le renforcement des processus de décentralisation et de
démocratisation. Un code général des collectivités territoriales a été adopté
en décembre 2004. Sur le plan économique, le contexte sous régional difficile,
conjugué à la chute des cours du coton, la hausse du prix du pétrole, la crise
alimentaire a occasionné un fléchissement de la croissance économique.
Le chef de la délégation
allemande, Dr Klaus Lidy a, quant à lui, félicité le Burkina qui malgré ce
contexte difficile, a su tirer son épingle du jeu.
C’est d’ailleurs au vu des
efforts accomplis par le Burkina que la République Fédérale d’Allemagne prévoit
mettre à la disposition du pays pour les trois prochaines années, 35 milliards
de FCFA. Ces dernières années, les concertations ont permis de recentrer les
domaines d’intervention autour d’un nombre limité de secteurs que sont
l’agriculture, l’hydraulique et la décentralisation.
Le Burkina, à travers le
ministre des Finances et du Budget, Jean-Baptiste Compaoré, a émis le vœu de
voir élargir au-delà de ces axes prioritaires déjà définis, l’intervention
allemande surtout dans les domaines de l’éducation, de la formation technique et
professionnelle, de l’énergie... Les échanges entre les deux parties, qui
porteront, entre autres, sur les droits de l’homme, l’évolution du dossier coton,
les conséquences socioéconomiques de la crise ivoirienne, l’intégration des
rapatriés, le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, l’hydraulique
urbaine et rurale, devront permettre de définir d’autres domaines d’intervention.
A l’issue de ces travaux,
un programme clair de coopération pour la période 2005-2007 devrait être arrêté
par les deux parties.
Sidwaya 21/10/2005
17 Octobre 2005
lundi 17 octobre 2005.
Désormais, toutes les Organisations non gouvernementales intervenant au Burkina devront remplir chaque année des fiches d’évaluation. Ces formulaires permettront au gouvernement de mesurer leur contribution au développement et, par la même occasion, de déceler les ONG fictives. La volonté de l’État burkinabè de mettre de l’ordre dans le milieu associatif n’est pas nouvelle. tout l'article: http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=10230
07 Octobre 2005
République Fédérale d’Allemagne Le XVe anniversaire fêté au Burkina
Le mardi 4 octobre 2005,
la représentation allemande au Burkina Faso a célébré le quinzième anniversaire
de l’Allemagne unifiée. C’était en présence des membres du gouvernement
burkinabè.
Voilà quinze ans qu’est
née la nouvelle République Fédérale d’Allemagne.
Le rappel de
l’événement, fêté le 4 octobre dernier à l’ambassade d’Allemagne, a donné
l’occasion aux autorités burkinabè et allemandes de faire le point de la
coopération. «Une excellente relation», selon l’ambassadeur, M. Ulrich
Hochschild qui s’appuie sur quatre (4) pôles d’intervention. La défense,
l’économie, la culture et le développement sont, en effet, les domaines de la
coopération germano-burkinabè. Sur le plan économique, le volume des échanges
commerciaux entre les deux pays indique une croissance, ces dernières années,
(13, 29 milliards de F CFA en 2004). De la coopération au développement, le
Burkina Faso se présente comme un partenaire prioritaire. Le volume des
prestations fournies dans le cadre de l’aide bilatérale a atteint juste à la fin
de 2004, plus de 441, 92 milliards de F CFA.

Dans le domaine de la
défense, l’Allemagne et le Burkina entretiennent, depuis les années 70, une
coopération étroite. «Chaque année, plusieurs militaires de l’Armée burkinabè
partent en Allemagne pour des stages de formation» , a précisé le diplomate
Hochschild. Quant à la coopération culturelle, elle se manifeste par la
promotion du patrimoine culturel, du sport et de la langue allemande.
En outre, Allemands et
Burkinabè entretiennent des relations de jumelage et d’échange au niveau
scolaire et universitaire.
La célébration de la fin
de la dictature communiste est certes un «merveilleux événement» pour
l’Allemagne, mais, parallèlement, ce pays doit encore travailler à
l’unification des mentalités.
«15 ans après la
réunification, l’unité allemande n’est pas encore parfaite (...) Le processus
d’unification mentale durera probablement plus longtemps et entraînera plus de
dépenses publiques qu’on ne s’y attendait dans l’euphorie du tournant de 1989»,
a déclaré M. Ulrich Hochschild.
Sidwaya 07/10/2005
19 Août 2005
150 tonnes de vivres remises à l'Action sociale
L'ambassadeur du Royaume d'Arabie
Saoudite auprès du Burkina, SE Eid Althakafi a remis, le jeudi 18 août 2005, 150
tonnes de vivres au gouvernement du Burkina Faso pour soutenir les populations
des provinces du Soum, du Séno et du l'Oudalan, confrontées à la famine.
Un don qui a été transmis
au secrétaire général du ministère de l'Action sociale et de la Solidarité
nationale par l'entremise de l'Organisation islamique de secours, ONG
humanitaire saoudien. Composés essentiellement de riz (250 sacs), les vivres qui
ont une valeur estimée à 39 millions de FCFA ont été entièrement achetés dans
notre pays qui abrite depuis 1987 une antenne régionale de l'Organisation
islamique de secours pour le Burkina et le Niger. Pour le diplomate saoudien,
"son pays ne pouvait rester insensible aux difficultés rencontrées actuellement
par les populations burkinabè. C'est pourquoi dit-il, il a voulu donner ces
vivres, espérant qu'elles soulageront un tant soit peu les populations du Nord
notamment celles du Soum, du Séno et de l'Oudalan qui souffrent le plus de la
famine". "L'Arabie Saoudite a
toujours été à nos côtés lors des moments difficiles. Lors de l'opération de
rapatriement de nos compatriotes, ce pays nous a beaucoup soutenu. Au nom des
hautes autorités de ce pays et en celui du ministre de l'Action sociale, je leur
dis la gratitude du peuple burkinabè. Je formule le vœu que
cette coopération aille en se renforçant", a indiqué, Jérôme Yaméogo, secrétaire
général du ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale en
recevant les vivres. 16 Août 2005
Epidémie de choléra à Ouagadougou
3 décès et 41 cas suspects Le choléra est dans nos
murs. La nouvelle a été annoncée, samedi 13 août dernier au cours d'une
conférence de presse animée par le directeur général de la Santé, le Dr Sosthène
Zombré, qui a révélé l'existence de 13 cas suspects et de 2 malades confirmés.
Des mesures prises
L'information sur
l'existence des cas de choléra a été rendue publique au cours d'une conférence
de presse, animée par le directeur général de la santé, le Dr Sosthène Zombré,
assisté des Drs Souleymane Sanou, directeur de la lutte contre la maladie et
Sylvestre Roger Tiendrébéogo, chef du service de la surveillance épidémiologique
du CHU Yalgado Ouédraogo. Les aliments souillés à
l'origine Selon les médecins précités,
les causes du choléra, proviennent du non-respect des règles d'hygiène
alimentaire. La maladie se contracte par les aliments, les eaux de boisson
souillés et les mains sales. Sidwaya 16/08/2005 voir aussi:
Lavage des
mains 12 Juillet 2005
Deux ambassadeurs
nouvellement accrédités chez le chef de la diplomatie burkinabè
Conformément au cérémonial protocolaire en vigueur, deux ambassadeurs
nouvellement accrédités auprès du Burkina Faso ont remis, vendredi 8 juillet
2005 dans la matinée, les copies figurées de leurs Lettres de créance au chef de
la diplomatie burkinabè, Youssouf Ouédraogo, ministre d'Etat, ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération régionale. Il s'agit de Leurs
Excellences, Monsieur Ali Hmaoui du Royaume du Maroc et de Monsieur Dr.
Ulrich Hochschild de la République fédérale d'Allemagne.
Les deux diplomates nouvellement accrédités
auprès du Burkina Faso se sont entretenus, tour à tour, avec le ministre d'Etat,
Youssouf Ouédraogo à qui ils ont promis de travailler davantage au développement
et au renforcement des liens d'amitié et de coopération entre leurs pays
respectifs et le Burkina Faso. Les deux diplomates ont par ailleurs loué
l'excellence des relations qui unissent leurs pays au Burkina Faso. Ainsi,
l'ambassadeur, Ali Hmaoui du Royaume du Maroc s'est tout d'abord réjoui de la
desserte du Burkina Faso par la Royale Air Maroc (RAM) depuis le 19 juin 2005.
Il a par ailleurs souhaité que les deux pays travaillent de concert à la mise en
œuvre des résultats de la visite officielle que le Roi Mohamed VI du Maroc a
effectuée du 27 février au 1er mars 2005 au Burkina Faso.
Sidwaya 12/07/2005 10 Juillet 2005 Voir aussi:
Objectifs et exigences pour
l'éducation en Afrique 05 Juillet 2005
L’Afrique face au fardeau de la dette
Si l’endettement a
contribué au financement de l’expansion économique des puissances occidentales
dès la révolution industrielle, il apparaît au contraire comme une malédiction
en Afrique, où une part significative de l’aide publique a été détournée pendant
la Guerre froide sur les comptes bancaires de dictateurs. AMELIORER LA
TRANSPARENCE L’aide est par
ailleurs souvent distribuée au compte-gouttes et sans conditions, ce qui crée
dans de nombreux Etats un sentiment d’extrême dépendance.
Lefaso.net mardi
5 juillet 2005. 11 Juin 2005
Le G8 annonce une annulation "historique" de la dette des pays pauvres
A un mois du sommet du G8
à Gleneagles, les ministres des Finances des pays riches ont annoncé
l'effacement immédiat de la dette multilatérale de 18 pays pauvres, pour un
montant de 40 milliards de dollars, en soulignant la portée historique de leur
geste, samedi à Londres. "Je peux
confirmer que les ministres des Finances du G8 se sont mis d'accord sur une
annulation de 100% de la dette des pays pauvres très endettés" à l'égard des
grandes institutions financières internationales, a déclaré le ministre
britannique des Finances, Gordon Brown, qui présidait la réunion. Les ministres du
G8 se sont félicités de cet accord, qu'ils négociaient depuis une première
réunion à Londres début février et dont le Royaume-Uni, qui préside cette année
le G8, avait fait sa priorité. "C'est un
résultat d'une portée historique", a estimé le secrétaire américain au Trésor,
John Snow. Il s'agit d'"un grand succès, a dit le ministre français Thierry
Breton. L'accord prévoit
que 18 pays bénéficient immédiatement d'une annulation de leur dette envers le
Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Banque africaine
de développement (BAD), qui s'élève à 40 milliards de dollars. Ces 18 pays sont
le Bénin, la Bolivie, le Burkina Faso, l'Ethiopie, le Ghana, le Guyana, le
Honduras, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Nicaragua, le
Niger, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie. Dans les 12 à
18 prochains mois, neuf autres pays bénéficieront d'une mesure similaire, pour
11 milliards de dollars. Et 11 pays supplémentaires pourront bénéficier d'une
annulation de 100% de leur dette, pour un montant de 4 milliards de dollars, une
fois qu'ils auront rempli les critères nécessaires. Au total,
l'annulation de la dette pourra donc s'élever jusqu'à 55 milliards de dollars,
dont 6 dus au FMI, 44 à la Banque mondiale et 5 à la BAD. Cet accord
intervient quatre jours après une visite du Premier ministre britannique Tony
Blair à Washington, dont les discussions avec le président américain George W.
Bush ont, semble-t-il, pesé lourd dans la balance. La proposition
américano-britannique ébauchée mardi à la Maison Blanche, soutenue par le
Canada, a servi de fondement aux négociations de ces derniers jours, la France
et l'Allemagne plaidant pour que l'annulation de la dette préserve les moyens
d'actions de la Banque mondiale et de la BAD, chaque dollar de dette effacé
devant être remplacé à leurs yeux. Au final,
l'accord prévoit que les pays riches compenseront la perte des remboursements
des pays pauvres envers ces deux institutions. Le FMI devra quant à lui faire
face avec ses propres ressources et, en cas de difficulté, les pays donateurs
apporteront leur aide financière. Au cours des
trois prochaines années, le service de la dette des 18 pays envers le FMI, la
Banque mondiale et la BAD aurait atteint 3,6 milliards de dollars, a précisé le
Trésor britannique, donnant une idée de ce que devront débourser les pays riches
au titre de la compensation. Les
organisations non gouvernementales (ONG) se sont félicitées de l'annonce, tout
en appelant cependant à la vigilance quant à la mise en oeuvre de l'accord. Les chanteurs
irlandais Bono et Bob Geldof, figures de proue de la lutte contre la pauvreté en
Afrique, ont salué l'accord. "Pour la
première fois dans leur vie, 280 millions d'Africains se réveilleront demain
sans devoir (...) le moindre penny de ce fardeau de la dette qui les handicape,
ainsi que leurs pays, depuis si longtemps", a déclaré Bob Geldof, l'organisateur
des concerts du "Live 8" le 2 juillet. Cependant, aucun
engagement n'a été pris à l'égard du doublement de l'aide publique au
développement, de 50 à 100 milliards de dollars par an, autre mesure phare du
"Plan Marshall" pour l'Afrique de Gordon Brown, via la création d'une Facilité
financière internationale (IFF). De même, la
proposition franco-allemande de taxation des billets d'avion a été peu discutée,
mais "fait encore partie du programme de travail du G8", selon le ministre
allemand des Finances, Hans Eichel. Sur le plan
économique, les ministres des Finances du G8 se sont par ailleurs inquiétés des
prix "durablement élevés" de l'énergie qui "freinent" une croissance mondiale
déjà soumise à des "déséquilibres persistants".
http://www.radiofrance.fr/ 10 Juin 2005
L'urgence
s'impose !
Le préfet par intérim de Dori, Zakaria Paré le reconnaît "Ça ne va pas, la
situation alimentaire est précaire". Les populations refusant de voir venir
leur fin, migrent vers d'autres pôles dans l'espoir d'avoir de quoi nourrir leur
progéniture. Selon l'adjudant Mahamady Kargougou de la gendarmerie de Dori, des
villages se sont déplacés pour échapper à la famine. L'homme explique que
s'étant rendu à Touka-Aguilanabè, un village de la région pour y remettre une
convocation, il s'est entendu dire par le délégué du village voisin que les
populations deTouka se sont déplacées à cause de la famine. M. Kargougou atténue
l'ampleur de la famine à Dori par rapport à Gorom-Gorom : "A Dori, ça va un
peu grâce au ravitaillement de Ouagadougou mais, en profondeur vers Gorom-Gorom,
la situation est catastrophique." Et son collègue de service d'étayer ses
propos en ces termes interrogateurs, "'y a-t-il une autre forme de
manifestation de la famine à part le fait qu'il n'y a pas à manger ?"
Pour atténuer le calvaire du déficit céréalier constaté suite à l'invasion
acridienne et à la faible pluviométrie de l'année dernière, le gouvernement a
mis à la disposition des populations des vivres à des prix sociaux. M. Paré, le
préfet par intérim a expliqué qu'il y a eu deux opérations de vente à cet effet.
"Durant la 1ere opération le sac de 100 kg coûtait 5 500 F et à la 2e
opération, il coûtait 10 000 F CFA". Ce coût, appelé social, n'est cependant
pas à la portée du citoyen de Dori d'où une association de certains demandeurs
pour acheter le sac et se le distribuer.
De l'affaire "des fonctionnaires privilégiés"
Du côté des populations, la famine est
perceptible dans les habitudes et comportements. Kady Namogo, une habitante de
Dori reconnaît que des familles sont obligées de quémander pour avoir à manger
et sur un ton d'humour teinté de parenté à plaisanterie d'affirmer : "Ici,
les Peulhs n'aiment pas l'agriculture c'est plutôt les Mossis qui cultivent".
Parole d'Evangile.
Si rien n'est fait...
La solidarité, pour venir en aide aux populations sinistrées, observée dès les
débuts faiblit. C'est pourquoi, le préfet par intérim Zakaria Paré remerciant
les bonnes volontés et le gouvernement appelle à davantage de contribution pour
faire reculer la famine des "rives" de "derrière la mare" (Dori
signifie ainsi). "Si rien n'est fait d'ici les premières récoltes pour venir
en aide aux populations, ce sera dur pendant la période de soudure" clame M.
Paré. Dori qui compte 78 villages constate des mouvements de populations avec
les animaux fuyant la faim. Le préfet espère que des âmes sensibles
rebeloteront dans l'octroi des vivres aux populations afin d'atténuer l'impact
de la famine sur les populations du Sahel. L'urgence s'impose en vue de sauver
des familles en déliquescence.
Sidwaya 10/06/2005 27 Mai 2005
Décès du Général Sangoulé Lamizana
Le général Sangoulé
Lamizana est décédé hier jeudi 26 mai 2005 à 19h27 dans sa 89è année. Ancien
chef d’Etat, le Général Lamizana, tout jeune militaire avait occupé le fauteuil
présidentiel laissé par Maurice Yaméogo, suite à une grogne sociale généralisée,
le 3 janvier 1966.
Biographie du Général
Sangoulé Lamizana
Le Général
Sangoulé Lamizana est né en 1916 à Dianra dans la province du Sourou au Burkina
Faso. Recruté dans l’armée française en 1936, il fait ses premiers pas dans le
métier des armes au Mali puis au Sénégal. http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=7475 13 Mai 2005
Spiruline
Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, dans un centre de lutte contre la
malnutrition infantile. Des femmes viennent ici, parfois de loin, à pied, pour
tenter de sauver leur enfant.
http://www.arte-tv.com/fr/histoire-societe/arte-reportage/cette-semaine/cette-semaine/867010.html 11 Mai 2005
Le Burkina perd deux places
Premier en 2002 et
2003 sur les 8 pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, le
Burkina Faso, avec un taux de croissance de 4,1 % en 2004 a perdu 2 places.
4,6 % de taux de croissance en 2002 pour un
taux d'inflation de 2,3 %. 8 % de taux de croissance en 2003, pour un taux
d'inflation de 2,0 %. Ces chiffres avaient permis au Burkina Faso en 2002 et en
2003, d'occuper la première place des pays de l'UEMOA en termes de performance
économique. Mais en 2004, la situation a été toute autre. Avec un taux de
croissance de 4,1 % et un taux d'inflation de -0,4 %, le Burkina Faso est classé
troisième ex aequo avec le Niger sur les 8 pays de l'Union. Cette
contre-performance, selon les spécialistes, est essentiellement due à la baisse
de la production céréalière. Pour l'année écoulée en effet, la croissance du
secteur primaire a été évaluée à -2,8 %. Et cela, "en raison, d'une part, des
conditions climatiques moins favorables, caractérisées par un début tardif et un
arrêt précoce des pluies et d'autre part, des invasions de criquets dans la
région septentrionale du pays". La conséquence d'une telle situation a été
la baisse de la production céréalière de 14,5 %. Avec 570 000 tonnes, la
production du coton a connu une progression de 17,1 %. La valeur ajoutée de
l'élevage et de la pêche a progressé de 4,8 %.
Sidwaya 11/05/2005 06 Mai 2005
L'ambassadeur allemand en
fin de mission
Le Premier ministre,
Paramanga Ernest Yonli a reçu en audience, l'ambassadeur de la République
fédérale d'Allemagne au Burkina Faso le 3 mai 2005. M. Von Schweinitz Mark en
fin de mission au pays des Hommes intègres est allé dire au revoir au chef du
gouvernement burkinabè.
Après deux ans de service au Burkina Faso, le
diplomate allemand Von Schweinitz Mark rentre au bercail. Il a rencontré mardi
dernier le chef du gouvernement burkinabè pour échanger sur l'état de la
Coopération germano-burkinabè et lui adresser ses remerciements.
Sidwaya 06/05/2005
03 Mai 2005 Togo: la CEDEAO
condamne l'attaque du centre culturel allemand à Lomé
Les pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de
l'ouest (CEDEAO) ont condamné vendredi l'incendie criminel ayant visé le centre
culturel allemand à Lomé, la capitale togolaise, a indiqué un communiqué de
l'organisation rendu public à Abuja (Nigeria). La CEDEAO "condamne fermement cet
acte d'anarchie et d'hostilité contre un partenaire amical et actif du Togo et
de la CEDEAO", dit le communiqué signé par les quinze Etats membres de
l'organisation. De graves troubles ont éclaté mardi au Togo à l'annonce de la
victoire de Faure Gnassingbé à l'élection présidentielle du 24 avril. Des
assaillants armés non identifiés ont quasiment détruit dans la nuit de jeudi à
vendredi le centre culturel allemand de Lomé, l'Institut Goethe. Les partisans
du président élu, Faure Gnassingbé, critiquent la prise de position de
l'Allemagne dont l'ambassade à Lomé a offert l'asile au ministre togolais de
l'Intérieur, François Esso Boko, limogé vendredi. Le ministre avait été limogé
après avoir demandé publiquement la suspension de l'élection présidentielle. Les
partisans de l'opposition de leur côté manifestent leur colère contre la CEDEAO
et les pays d'Afrique de l'ouest, observateurs de l'élection, qui ont déclaré
n'avoir remarqué aucune "anomalie" dans ce scrutin.
http://www.izf.net/izf/Actualite/RDP/togo.htm 30 Avril 2005 Togo: L'Institut Goethe
dévasté Dans la nuit de jeudi à
vendredi, des jeunes munis de carabines et des grenades comme des militaires
ont attaqué et incendié l'Institut Goethe à Lomé. On estime les dégats à une
somme de 300.000 Euro ce qui correspond à plus de 196.000.000 FCFA.
(Avec cette somme et en plus les subventions par notre ministère, une ONG
allemande aurait pu financer quinze écoles primaires, dix
collèges avec soixante logements au total et douze forages
dans ce pays défavorisé.) Le Ministère des
Affaires Etrangères de la RFA a protesté contre cette aggression et a demandé à
tous les Allemands résidants au Togo de quitter immédiatement ce pays. L'ASAO a envoyé un émail à un député togolais,
qui dernièrement nous a écrit pour avoir des soutiens de développement pour son
pays, lui priant de tout faire pour empêcher une guerre civile comme c'est le
cas en Côtes d'Ivoire, une guerre qui ne connaît que des perdants parce que
c'est surtout la population défavorisée qui en souffre le plus. 26 Avril 2005
L'enseignement bilingue gagne du terrain
Les
infrastructures scolaires dans le cadre du bilinguisme, viennent de s'agrandir
avec l'inauguration de 15 complexes scolaires construits dans 9 régions du
Burkina Faso. La cérémonie d'inauguration a eu lieu à Nomgana (Oubritenga),
jeudi 21 mars 2005, en présence du ministre de l'Enseignement de base et de
l'Alphabétisation, Mathieu Ouédraogo.
Quinze complexes scolaires, dix
centres d'alphabétisation, neuf espaces d'éveil éducatif sur fonds de production
documentaire, telles sont entre autres, les réalisations issues du partenariat
MEBA-OSEO-Ambassade royale des Pays-Bas et mises à la disposition de
l'enseignement bilingue dans 9 régions du Burkina. Les 15 complexes scolaires
ont coûté 920 507 520 francs CFA, les 10 centres d'alphabétisation, 36 852 000
francs, les 9 espaces d'éveil éducatif, 33 995 205 francs, les documents, 310
075 francs CFA.
"Le nouveau curriculum de l'école
burkinabè"
Depuis son expérimentation en 1994,
l'enseignement bilingue prend du galon d'année en année et suscite l'adhésion
des communautés de base. Actuellement selon le ministre Ouédraogo, l'éducation
bilingue est en train de gagner de l'audience à travers ses 110 écoles bilingues
dont 75 de l'Etat, 32 de l'Eglise catholique et 3 du privé non confessionnelles
dans toutes les 13 régions du Burkina. Sidwaya 25/04/2005 19 Avril 2005 Des
criquets pèlerins au Kénédougou
Des criquets pèlerins ont été signalés la semaine
dernière dans la province du Kénédougou. En provenance du Mali voisin, les
criquets pèlerins ont fait leur apparition à Koloko, à Djigouéra. Ils se sont
déplacés dans le Houet et ont été aperçus dans la zone de Samandéni, à une
quarantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso. Les criquets pèlerins ont causé
moins de dégâts selon un spécialiste de la région et des traitements sont en
cours pour les chasser de la zone. Heureusement que ces criquets pèlerins
apparaissent dans le Kénédougou et le Houet en saison sèche au moment où les
travaux champêtres sont terminés. Les inquiétudes existent néanmoins quant aux
cultures de contre-saison. Sidwaya 19/04/2005 16 Avril 2005
Déficit
alimentaire
Tan-Aliz offre 2 700 tonnes de céréale
La présidente directrice
générale de la société Tan-Aliz, Mme Alizèta Ouédraogo vole au secours des 10
provinces en situation de déficit céréalier. Elle a offert gratuitement 2 700
tonnes de céréale pour les régions du Sahel, du Nord, du Centre-Nord et de l'Est,
mercredi 13 avril 2005 à Ouagadougou.
"Dans le souci d'aider ceux qui n'en ont pas,
j'apporte une contribution de 2 700 tonnes, soit 27 000 sacs de céréale aux
provinces déficitaires". C'est ainsi
que la présidente directrice générale de la société Tan-Aliz justifie son acte.
En présence des gouverneurs des régions du Sahel, du Nord, du Centre-Nord et de
l'Est, Mme Alizèta Ouédraogo, plus connue sous le nom d'Alizèta Gando, a affirmé
qu'elle offre gratuitement ces 2 700 tonnes de céréale pour les provinces
déficitaires du Burkina Faso. Mme Ouédraogo a dit avoir fait appel aux
gouverneurs afin qu'avec leur soutien, chaque personne ait sa part. M. Victor
Emmanuel Kam tout en remerciant la donatrice pour cet élan de solidarité qu'elle
a eu en faveur des populations défavorisées, a révélé que son gouvernorat
élaborera un plan de distribution avec la SONAGESS avant de passer à la phase
pratique. Le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique
et des Ressources halieutiques, Ibrahima Kaboré a, au nom des gouverneurs, de
son ministère et du gouvernement exprimé sa reconnaissance et sa gratitude à Mme
Alizèta Gando. Il a plaidé pour que les bénéficiaires fassent preuve de probité
et de patriotisme afin que ces céréales parviennent aux destinataires sans
distinction d'ethnies ou de partis politiques. Quant à la donatrice, elle a
saisi l'occasion pour lancer un appel aux opérateurs économiques afin qu'ils se
joignent au mouvement de solidarité au profit des zones déficitaires. Mme
Alizèta s'est déclaré disposée tant que ses moyens les lui permettront à
rééditer son geste en juillet ou en août 2005. "Je le ferai sans hésiter",
a-t-elle conclu.
Provinces
Quantité en tonne
Nombre de sacs de 100 kg
Sanmatenga (Kaya)
78,03
780
Lorum (Titao)
247,06
2 471
Namentenga (Boulsa)
237,87
2 379
Gnagna (Bogandé)
101,88
1 019
Oudalan
(Gorom-Gorom
289
2 890
Soum (Djibo)
490,97
4 910
Seno (Dori)
395,9
3 959
Yatenga (Ouahigouya)
490
4 900
Bam (Kongoussi)
210
2 100
Yagha (Seba)
159,6
1 596 Sidwaya 14/04/2005 Nous avons des nouvelles que la famine est
très grave dans le Sahel et nous espérons que les vivres y sont envoyés le plus
vite possible pour soutenir la population nécessiteuse. 15 Avril 2005 Examens
Les examens du Certificat d'études
primaires (CEP), le Brevet d'étude du premier cycle (BEPC) et le baccalauréat
auront lieu respectivement le 8 05 Avril 2005
Afrique de l'ouest: appel de fonds
de 190 millions de dollars de l'ONU
Les Nations unies ont lancé mercredi
à Dakar un appel de fonds de 190 millions de dollars pour faire face aux crises
humanitaires en Afrique de l'ouest pour l'année 2005. "L'appel consolidé pour
l'Afrique de l'ouest se chiffre à 190 millions de dollars", a déclaré le
directeur adjoint du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires
humanitaires (OCHA), Joel Boutroue. Cet appel vise aussi à "alerter les
bailleurs sur le besoin de financement de cet appel", a-t-il ajouté, en présence
de représentants de 12 autres agences des Nations unies et ONG. Selon ses
initiateurs, cet appel de fonds a été pour le moment couvert à hauteur de 50
millions de dollars, soit 29%. Il est destiné à faire face aux besoins résultant
des crises humanitaires qui affectent l'Afrique de l'ouest dont "l'environnement
de sécurité humaine va se détériorer en 2005" du fait notamment des conflits et
de l'invasion acridienne. "Les pays concernés par cet appel sont ceux de la
Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO, 15 Etats) et la
Mauritanie", a précisé un responsable de l'OCHA. Le montant de cet appel
initialement fixé à 150 millions de dollars, a ensuite été porté à 190 millions
de dollars après l'invasion acridienne qui a touché neuf pays du Sahel, dont
trois confrontés à des risques de famine (Mauritanie, le Mali et le Niger).
"L'Afrique de l'ouest est un peu oubliée dans les réponses des donateurs", a
indiqué Joel Boutroue, en comparaison avec la mobilisation massive de fonds en
faveur des pays asiatiques touchés par le Tsunami. Outre l'OCHA, douze agences
de l'ONU et des acteurs humanitaires participent à cet appel: Fonds des Nations
unies pour l'enfance (UNICEF), Programme alimentaire mondial (PAM), Office des
Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), Organisation des Nations
unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Programme des Nations
unies pour le développement (PNUD), la Croix-Rouge, l'Organisation
internationale des migrations (OIM), le Fonds des Nations unies pour les
activités de population (FNUAP), Organisation mondiale de la santé (OMS),
l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le
Gorée Institute et le Centre de recherches Europe-Afrique (CREAF). 29 Mars 2005
L'ambassade
d'Allemagne rencontre ses anciens étudiants
Cette fois-ci, la rencontre a été élargie aux
représentants des secteurs privés qui entretiennent des liens avec l'Allemagne
et sont parfois même des anciens boursiers ou stagiaires de ce pays. En effet,
M. Souleymane Sow, chef de l'entreprise Microsow et M. Augustin Salambéré,
directeur technique du Centre de conception et de construction en mécanique
générale ont été invités à donner des communications sur leurs entreprises afin
de stimuler les étudiants ou stagiaires désirant créer les leurs. Aussi, la
Maison de l'entreprise du Burkina et la fondation politique Hanns Seidel (fondation
allemande) ont donné des explications aux anciens étudiants intéressés par
l'entreprenariat et des formations.
La fondation politique
Hanns Seidel a son siège au Bénin.
Aide au développement
Dans le domaine de la
coopération, le Burkina Faso est selon l'ambassadeur d'Allemagne, l'un des
partenaires prioritaires de son pays. Ainsi, le volume total des prestations
fournies dans le cadre de l'aide bilatérale a atteint en 2004, plus de 442,77
milliards de F CFA. En plus, l'Allemagne finance actuellement environ 23% de
toutes les prestations de l'Union européenne. En 2004, environ 60 Burkinabè ont
étudié ou suivi une spécialisation en Allemagne avec une bourse allemande. Pour
l'année 2005, l'ambassade envisage le même chiffre de bourses. Les anciens
boursiers ont demandé le soutien de l'ambassade pour non seulement la création
de leur entreprise mais aussi l'obtention des stages de recyclage. "L'Allemagne
va vous accompagner dans le développement du Burkina, mais c'est vous qui êtes
les premiers responsables du développement de votre pays" a conclu
l'ambassadeur Ulrich Von Schweinitz.
Mais la situation a très
vite évolué et dimanche on parlait déjà de 41 cas suspects et 3 décès.
Ouagadougou connaît une
épidémie de choléra. Selon les critères de l'OMS, un seul cas de choléra
équivaut à une épidémie.
A l'heure où nous écrivions
ces lignes, 41 cas suspects et 3 morts étaient déjà signalés.
Pour le Dr Sosthène Zombré,
l'épidémie est pour le moment circonscrite à la seule ville de Ouagadougou.
Le directeur général de la
Santé affirme même que la situation est sous contrôle, reconnaissant tout de
même qu'elle est préoccupante.
C'est au regard de cette
donne, que les autorités sanitaires assurent avoir pris des mesures d'urgence :
renforcement de l'équipe du service des maladies infectieuses du CHU/YO, mise à
la disposition de l'hôpital Yalgado, de ressources nécessaires pour la prise en
charge gratuite des cas (disponibilité du nécessaire pour traiter au moins 10
000 cas et d'une somme de 165 millions de FCFA dans le cas ou les stocks
devraient être renforcés), intensification de la surveillance épidémiologique.
D'autres mesures concernent
la déclaration de l'épidémie à l'OMS, l'information de toutes les régions
sanitaires du pays, qui ont déjà reçu en guise de prépositionnement des
médicaments, des solutés, des produits et du matériel de désinfection pour gérer
d'éventuelles épidémies de choléra.
Le choléra se manifeste
essentiellement par des vomissements, une diarrhée profuse entraînant très
rapidement une déshydratation qui peut être mortelle.
Devant de tels signes, il
est demandé aux populations de se diriger immédiatement vers une formation
sanitaire pour une prise en charge adéquate.
Mais des mesures générales
de prévention permettent d'éviter la maladie : boire de l'eau potable, avoir une
hygiène alimentaire stricte vis-à-vis des aliments cuits et froids, éviter le
contact direct avec les selles des malades, se laver obligatoirement les mains
au savon avant chaque repas et après être allé aux toilettes.
Le dernier cas de choléra,
signalé au Burkina, remonte à 2001.
Pour sa part, l'ambassadeur
Dr Ulrich Hochschild
de la République fédérale d'Allemagne a proposé que lors des négociations
bilatérales prévues pour fin septembre 2005 sur trois secteurs principaux de
coopération, que le Burkina Faso mette l'accent sur la promotion de l'énergie
solaire qui peut être un acte de coopération très fructueux entre les deux pays.
En retour, le ministre d'Etat, Youssouf
Ouédraogo, tout en félicitant les deux diplomates pour leur nomination, leur a
assuré de sa disponibilité, de celle de tout son département et du gouvernement
à les soutenir dans l'exercice de leur mission au Burkina Faso. Les entretiens
entre le ministre d'Etat, Youssouf Ouédraogo et les deux diplomates ont par
ailleurs porté sur l'actualité internationale, notamment le cinquième sommet de
l'Union africaine tenu à Syrte en Libye les 4 et 5 juillet 2005 et, la réforme
de l'Organisation des Nations unies. Dialogue
Nord-Sud : syndicats allemands et burkinabé s’y penchent à Bad Boll (Allemagne)
Cette rencontre est organisée par l’Académie protestante de
Bad Boll, une institution qui depuis septembre 1945 lors de sa première
conférence sur les droits de l’homme s’est toujours penchée sur l’économie, le
travail, la politique, le droit, la culture, la théologie etc.
A cette séance de réflexion sur les nouveaux partenariats avec
le Burkina Faso, l’Académie protestante de Bad Boll, pour ne pas rester sur
les sentiers battus, a privilégier entendre et faire entendre les acteurs
principaux du développement, plus précisément ceux de l’éducation et des
droits de l’homme, domaines très fragiles et inquiétants sur le continent
africain.
Parmi les Burkinabé, on note la présence de M.Halidou
Ouédraogo du MBDHP, de Mamadou Barro du Synter( syndicat des enseignants du
Burkina), et des professeurs de collège et de lycée comme Souleymane Tao,
Ousmane Ouédraogo.
Des thèmes comme la culture de la paix animés par le président
des mouvements burkinabè des droits de l’homme, M.Halidou Ouédraogo, en
passant par les nouveaux centres d’intérêts des relations entre l’Afrique et
l’Europe aux questions d’éducation et de formation sur le continent africain
seront débattus en présence de l’ambassadeur Burkinabé en Allemagne, M.Xavier
Niodogo et de la secrétaire d’Etat allemande du ministère de la coopération et
du développement, Mme Uschi Eid et surtout de nombreux responsables d’ONG
allemandes ou d’organismes de coopération comme la Gtz, et aussi de
SolidaritatskreisKreis Westafrika qui viennent d’avoir selon leur représentant,
Goetz Krieger, poser un acte concret qui s’est traduit par le financement de
la construction de 7 collèges et de 8 écoles au Burkina Faso.
Telle aurait été l’attente désirée des pays pauvres. Si depuis
de nombreuses années, l’aide au développement à travers les conférences, les
rencontres et d’autres manifestations internationales(plan Marshall pour
l’Afrique, Live 8 etc.) ne cessent de se répéter ; il est temps d’aller aux
choses concrets en agissant sur les domaines importants comme
l’analphabétisation, les guerres qui retiennent l’Afrique dans son élan de
développement.
La culture de la paix, de la démocratie l’un des symboles
forts d’un continent, d’un pays, ne saurait être une réalité si son peuple
reste privé des droits de la liberté d’expression et à l’éducation. De la
diversité culturelle à la mondialisation, un monde plus humain ne saurait être
possible sans la participation des acteurs « réels ».
C’est ainsi que le projet mené de main de maître par le
professeur Klaus Hirsch et son équipe ouvrira les yeux des « maîtres du monde »
qu’un autre plan pour une Afrique vivable, meilleure et qui gagne est possible.
Le souhait du continent africain et en particulier du Burkina
Faso est de voir cette action portée ses fruits et leur redonner l’espoir d’un
peuple non abandonné à ses misères.
Moussa A. Sawadogo,
Lefaso.net 08/07/2005
Après la
décision cruciale du G8 d’annuler la dette de 18 pays, dont 14 en Afrique, le
mois dernier, les analystes estiment que le continent noir doit saisir
l’opportunité pour tirer les leçons du passé.
"De nombreux
prêts versés à l’Afrique durant la Guerre froide ont servi les intérêts des
politiques étrangères. Ainsi un gars comme Mobutu a empoché l’argent et les
Etats-Unis l’ont toléré parce que cela servait un objectif stratégique",
explique John Stremlau, directeur du département des relations internationales à
l’université sud-africaine de Witwatersrand.
AU VU ET AU
SU DES OCCIDENTAUX
Le cas
symbolique l’ancien dictateur zaïrois est souvent cité en exemple pour illustrer
les dérives de dirigeants africains amassant des fortunes, tout en plongeant
leur pays dans la misère, au vu et au su des Occidentaux.
"Entre le début
de la crise économique au Zaïre, en 1975, et le départ de Mobutu, en 1997, le
pays a reçu un total de 9,3 milliards de dollars d’aide internationale", écrit
Michela Wrong dans un ouvrage sur Mobutu intitulé
"In the footseps of Mr Kurtz",
paru en 2000.
Selon elle, les
principaux donateurs de Mobutu, la Banque mondiale et le Fonds monétaire
international, "savaient très bien ce qui se passait".
Les enjeux de la
Guerre froide gagnèrent le continent africain en 1975, lorsque l’Angola et le
Mozambique basculèrent dans la sphère d’influence de Moscou après avoir obtenu
leur indépendance du Portugal.
Dès lors, de
nombreux pays africains s’enfoncèrent dans les difficultés, aiguillés par des
bailleurs de fonds peu scrupuleux qui fermèrent les yeux sur la corruption et
l’usage désastreux de l’argent public.
Mais la
corruption n’est pas, selon les analystes, l’unique obstacle au développement du
continent le plus pauvre de la planète, où l’endettement ne parvient pas à
relancer des économies en stagnation.
L’Afrique est la
cible de nombreuses épidémies qui frappent particulièrement la main d’oeuvre. Le
commerce est handicapé par le manque de voies d’eau navigables et de ports aux
eaux profondes. La dépendance du continent vis-à-vis des revenus issus des
matières premières rend la moindre baisse des cours de ces produits intolérable.
Le Malawi, par
exemple, croule aujourd’hui sous une dette de 2,9 milliards de dollars,
équivalant à 154% de son produit intérieur brut (PIB).
Au-delà de ces
dettes, les dirigeants africains dénoncent les intérêts exorbitants instaurés
par les créanciers.
"A ce rythme,
l’Afrique croulera encore sous les dettes dans deux cents ans. On n’en voit pas
le bout", déplore Abdoulaye Wade, président sénégalais et coordonnateur de la
dette pour l’Union africaine, dans un entretien publié lundi par le quotidien
Libération.
A l’inverse de
ce qui a pu se passer en Europe au XIXe siècle lors de la Révolution
industrielle, la dette ne permet pas à l’économie africaine de rencontrer la
croissance. Et la population du continent - dont près de la moitié vit avec
moins d’un dollar par jour - ne profite pas des fruits des emprunts passés, qui
pèsent au contraire lourdement sur les systèmes de communication, d’éducation,
de santé.
Des arguments
repris par les défenseurs de l’annulation de la dette. "L’allègement de la dette
a eu un effet direct sur l’amélioration du système de santé et sur l’éducation
primaire en Tanzanie et en Ouganda", affirme John Stremlau.
Cependant,
certains analystes précisent qu’une annulation complète de la dette ne serait
efficace que si elle était liée à des progrès démocratiques et une gouvernance
plus transparente.
"L’Afrique doit
vraiment faire preuve d’un engagement en faveur de la démocratie et répondre
davantage de ses actes. Sinon, nous crierons encore à l’annulation de la dette
dans des années", estime l’analyste politique Sipho Seepe.
Le
regretté a quitté ce monde à la Clinique Notre Dame de la Paix qui est la
propriété de Jean Baptiste Ouédraogo, un autre ancien chef d’Etat. Il faut
rappeler que le Général a été renversé par Saye Zerbo le 25 novembre 1980.
L’une
des dernières grandes sorties officielles du Général Sangoulé Lamizana fut la
célébration de la première Journée nationale de pardon le 30 mars 2001 au stade
du 4 août en compagnie de Blaise Compoaré et des autres anciens chefs d’Etat,
Saye Zerbo et Jean Baptiste Ouédraogo. Les Editions "Le Pays" présentent leurs
condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu.
Caporal
en 1939, il est nommé ensuite sergent en 1940 puis adjudant en 1946.
Sous-lieutenant en 1949, il fait deux séjours consécutifs en Indochine - plus de
deux ans en tout - où il gagne les galons de lieutenant, il y reste jusqu’à la
fin de la guerre, puis débarque ensuite en Afrique du Nord pour deux ans de
campagne.
Affecté
comme chef adjoint du cabinet militaire du gouverneur de la Côte d’Ivoire en
1956, il devient capitaine en 1957. Il effectue un second séjour en Algérie de
1959 à 1961.
Lors de
la proclamation de l’indépendance de la Haute-Volta, il est rappelé par les
autorités de son pays pour créer l’armée nationale voltaïque. Il est nommé chef
de bataillon le 1er novembre 1961, et le même jour chef d’état-major de l’armée
voltaïque. Lieutenant-colonel en 1964, il finira sa carrière dans l’armée comme
général de corps d’armée. Devenu
Devenu
chef de l’État le 3 janvier 1966, il a présidé aux destinées de la Haute- Volta
jusqu’au 25 novembre 1980.
Le général Sangoulé Lamizana est chevalier de la Légion d’honneur à titre
militaire en 1959, titulaire de la croix de guerre et de la croix de la valeur
militaire. Il est également titulaire de nombreuses autres décorations
nationales et étrangères. Le général Sangoulé Lamizana était marié et père de
sept enfants.
Plus de la moitié des enfants africains souffrent de
carences alimentaires. Ici, au centre, on leur administre une poudre verte, 100%
naturelle, produite sur place. Une micro-algue, la spiruline, réputée pour ses
vertus énergétiques exceptionnelles. Sa teneur en protéines est de 60 à 70%.
Deux fois plus que pour le soja et encore beaucoup plus que pour le riz.
Redécouverte dans les années 70 par des chercheurs
européens qui s’intéressaient à la malnutrition, cette algue est produite et
exploitée dans des fermes rudimentaires, mais autonomes. La chaîne de production
est simple : une fois récoltée, il suffit d’étaler la spiruline en fins
vermicelles et de la faire sécher au soleil.
Outil de développement, la culture de la spiruline
génère quelques embauches, des rentrées d’argent. Un investissement modeste pour
une croissance exponentielle. Sur place, les bénéfices de la vente de la
spiruline contribuent à financer l’orphelinat des religieuses de Lumbila. Bien
que modestes, les projets de culture de spiruline commencent à intéresser des
pays comme le Mali, le Sénégal, Madagascar, le Togo et le Bénin.
Von Schweinitz Mark a apprécié l'état de la
coopération. "La coopération entre nos deux pays marche bien et j'espère que
cela va se poursuivre de cette manière", a-t-il déclaré.
L'Allemagne qui intervient au Burkina Faso dans
les secteurs de l'agriculture, de l'eau et de la décentralisation attend le mois
de septembre pour faire, comme chaque deux ans, le bilan de la coopération.
L'ambassadeur allemand qui s'apprête à quitter
le Burkina Faso garde de ce pays les souvenirs d'un peuple aimable, courageux,
travailleur malgré le peu de moyens dont il dispose. Il a émis le vœu de voir
les autorités burkinabè effectuer des visites dans d'autres pays européens comme
vient de le faire le Premier ministre, Paramanga Ernest Yonli. Le chef du
gouvernement vient en effet d'effectuer une visite en France.
Par ailleurs, 1 225 enseignants et
417 encadreurs pédagogiques ont été formés. Au vu de ses réalisations, les
intervenants à la tribune ont salué et exhorté à ce que les efforts se
poursuivent en vue d'intégrer davantage l'éducation bilingue au MEBA. Du
président départemental de l'APE de Loumbila au ministre de l'Education de base
et de l'Alphabétisation en passant par le représentant de l'OSEO au Burkina
Faso, le chef de département international de l'OSEO / Zürich et la
représentante de l'ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, remerciements et
avantages de l'enseignement bilingue ont été leur credo.
"L'éducation bilingue est l'option du
futur puisqu'elle a des avantages comparatifs énormes sur le double plan
pédagogique et économique",
selon le ministre Mathieu R. Ouédraogo. Le ministre explique ces avantages par
le fait qu'en commençant l'apprentissage dans une langue que l'enfant maîtrise,
il arrive à boucler le programme du primaire en 5 ans au lieu de 6 ans avec un
taux de réussite qui tourne autour de 95 %. Economiquement, une année de
salaire, le coût d'une salle de classe et les frais de fournitures d'une année
sont épargnés à divers niveaux (respectivement enseignants, MEBA, partenaires
techniques et financiers, parents d'élèves).
Il a affirmé que la majorité des
Ecoles bilingues publiques (EPB) se trouve être des écoles classiques
transformées sur la demande des communautés. A ce jour, selon lui, 500 demandes
de transformation, acheminées par les communautés au MEBA, attendent d'être
examinées.
Au vu de cette performance, le
ministre a, au nom du gouvernement burkinabè, exprimé sa gratitude à l'OSEO, à
l'ambassade royale des Pays-Bas pour leur soutien financier et technique.
Mathieu R. Ouédraogo a réitéré aux partenaires, l'engagement du MEBA à
"poursuivre et à intensifier son appui à la promotion de cette innovation
majeure qui est une alternative heureuse à notre système éducatif". Mme
Renet Van Der Walls, représentante de l'ambassadeur des Pays-Bas, a abondé dans
le même sens en avouant que l'enseignement bilingue est un préalable pour le
développement du système éducatif au Burkina. Elle a révélé que l'utilisation de
la langue locale permet aux parents de s'impliquer davantage dans l'éducation
des enfants.
Elle a mentionné au passage que
l'expérience du Burkina est suivi avec beaucoup d'intérêt dans les pays de la
sous-région. La réalisation de ces infrastructures scolaires a été rendue
possible grâce à une synergie d'action créée par le représentant de l'OSEO au
Burkina, Paul Taryam Ilboudo avec le MEBA et l'ambassade royale des Pays-Bas,
selon les dires de Zoltan Doka, chef du département international de l'OSEO à
Zürich. Tout en s'engageant à poursuivre et à intensifier leur accompagnement en
direction du Burkina, M. Doka souhaiterait que le processus de transfert
progressif de l'éducation bilingue au MEBA soit accéléré. Paul T. Ilboudo
reconnaît que leur préoccupation première est de faire reculer les frontières de
l'analphabétisme et de la sous-scolarisation. Idrissa Tall, directeur de l'école
bilingue fulfuldé-français de Nomgana révèle que le système bilingue permet
d'enseigner deux langues progressivement à l'enfant en jouant au fil des ans sur
l'accroissement du taux du français. Enseignant le fulfuldé et le français,
Idrissa Tall a affirmé qu'une centaine d'élèves fulfuldé suivent les cours à
l'école qui est à sa 6e année. Le taux de succès l'année dernière a été de 100
%. "Les connaissances enseignées en français sont traduites en langues
nationales (mooré, fulfuldé, dioula, lyélé, dagara, gulmancéma, nuni) et
dispensées aux enfants dès leurs premières années. Progressivement, le français
prend le pas sur la langue nationale", a expliqué Idrissa Tall.
juin, le 16 juin et le 16 juillet prochains.
CEP : 8 juin ; BEPC : 16 juin, BAC : 1er juillet
Nous souhaitons à tous les participants de
bons résutats.
http://www.izf.net/izf/Actualite/RDP/burkina.htm 30 mars 2005
Pour la troisième fois
consécutive, l'Ambassade d'Allemagne a organisé sa rencontre annuelle avec les
anciens étudiants burkinabè en Allemagne. Le but de la rencontre selon
l'ambassadeur d'Allemagne, M. Ulrich Von Schweinitz, est non seulement de rester
en contact avec les anciens étudiants mais aussi de les encourager à contribuer
au développement du Burkina Faso.
Sidwaya 29/03/2005
25 Mars 2005
Message du président de la CMBF à la
communauté chrétienne
Chers frères et sœurs ,
La Communauté chrétienne
du Burkina Faso qui observe depuis le 13 février 2005 d'intenses moments de
recueillement à travers le carême, célèbrera la fête de Pâques le 27 avril 2005
prochain. A cette occasion nous formulons des vœux de paix, de santé et de
prospérité pour l'ensemble des croyants en général et des Chrétiens en
particulier.
Nous invitons l'ensemble des croyants à méditer
sur le fait historique suivant : "Aux premières années de la révélation, vers
les années 573 après Jésus Christ, les premiers musulmans, pour fuir la
persécution des ennemis de l'Islam de La Mecque, ont, sur instruction du Saint
prophète Mohammed Rassouloulahi (PSL), émigré en Abyssinie, empire du roi
Chrétien Négus. A la demande des poursuivants de leur livrer les musulmans, le
roi après avoir écouté ces derniers lui raconter les raisons de leur fuite, leur
a dit : je ne vous livrerai pas à vos ennemis car ce que votre prophète vous a
envoyé et ce que notre prophète nous a envoyé proviennent d'une même source de
lumière. Et ce qui sépare votre religion de la nôtre ne dépasse pas ce trait (qu'il
traça sur le sol avec sa canne)".
Aussi nous devons méditer sur le sens profond
de ce fait historique pour préserver l'alliance qui a toujours existé entre les
croyants afin de barrer la route à toute forme de persécution au nom de la
religion.
Que Dieu couve le Burkina de sa miséricorde.
Le Président de la CMBF
El Hadj Oumarou KANAZOE
Sidwaya 25/03/2005
21 Mars 2005
Des enseignants formés en éducation environnementale Il s'est tenu du 7 au 8 mars 2005 à Banfora, un atelier de formation en éducation environnementale à l'intention d'une quinzaine d'enseignants de la région des Cascades. Organisé par le projet "1 école 1 bosquet" du MEBA, cet atelier avait pour objectif, le renforcement de la capacité des participants par rapport à la réalisation des jardins polyvalents.
La tenue de cet atelier s'inscrit
dans le cadre du renforcement des capacités du personnel enseignant des douze
Circonscriptions d'éducation de base (CEB) que compte la direction régionale de
l'Enseignement de base des Cascades.
Au cours de cette formation qui a été
assurée conjointement par le directeur provincial de l'Environnement et du Cadre
de vie de la Comoé, Moctar Sanogo et Camille Conombo de la DGEB.
Il s'agissait de faire montrer aux
participants les avantages liés à l'éducation environnementale qui devraient
être dispensés aux apprenants dès leur bas âge, afin de développer en eux des
comportements responsables pour la sauvegarde et l'amélioration de leur
environnement.
Ainsi, durant 48 heures, ces
enseignants se sont d'abord familiarisés avec des concepts tels que :
- l'éducation environnementale,
- les axes d'intervention de
l'éducation environnementale
- les actions pratiques de gestion
durable de l'environnement et des ressources naturelles.
Enfin, l'accent a été mis de façon
théorique et pratique sur les techniques de réalisation d'une pépinière.
Au cours de la cérémonie qui a
sanctionné la fin des travaux de cet atelier, le DREBA des Cascades, Sanlé Sory
a félicité les facilitateurs et les participants pour les résultats atteints à
la lumière du rapport synthèse des travaux. Du reste, il a invité chaque
bénéficiaire à faire partager les acquis de cet atelier au niveau de sa CEB et à
s'investir pleinement sur le terrain.
Sidwaya 21/03/2005
18 Mars 2005
Projets 2005
Aujourd’hui nous avons reçu
l’accord de notre ministère pour le développement nous accordant la somme de
290.702.100
FCFA
(=
443.820 Euro) pour les projets prévus en 2005. 15 Mars 2005
Coton africain en
difficulté (par Ablassé Ouédraogo)
En vigueur
depuis le 1er janvier 1995, l'Accord Textiles-Vêtements (ATV) a pris fin le 1er
janvier 2005, et avec lui les quotas d'importation qu'il permettait. L'ATV, qui
avait remplacé l'Accord Multifibre (AMF) sur les textiles et les vêtements, en
place entre 1974 et 1994, disparaît ainsi et cède la place au régime général de
l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), comme cadre de régulation du commerce
international des textiles et des produits dérivés.
Au moment où cette libéralisation des
exportations dans le domaine des textiles et des vêtements s'installe, il est
judicieux de s'interroger sur le devenir de la chaîne de valeurs coton, textile
et habillement de façon globale, et plus particulièrement en Afrique. Sur ce
continent, le défi majeur pour les gouvernants et les populations demeure, plus
que jamais, la lutte contre la pauvreté et la réalisation du développement
durable pour tous. Cela suppose un effort accru pour créer de la richesse et
soutenir une croissance économique accélérée et partagée. La fin des accès
préférentiels, des pays ne maîtrisant pas l'ensemble de la chaîne de production
et de commercialisation sur le marché des économies importatrices de produits
textiles, risque de voir l'avantage comparatif de ces pays anéanti, par la
concurrence. Le démantèlement du système de quotas favorise principalement les
pays comme la Chine et l'Inde, qui disposent à la fois de la matière première,
d'une force de travail qualifié et bon marché, et surtout d'une capacité
productive industrielle puissante et structurée. Selon les estimations de la
Banque mondiale, la Chine réaliserait près de 50% des exportations mondiales en
2010. Elle est déjà, et cela en moins de 10 ans, le premier exportateur mondial
d'habillement avec 28% du marché mondial contre 19% en 1995. En effet,
l'extraordinaire compétitivité de la Chine, dans ce secteur crucial pour de
nombreux pays en développement, fait craindre un déferlement tous azimuts des
produits fabriqués en Chine, devenue membre de l'OMC au cours de la quatrième
Conférence ministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) organisée
du 9 au 14 novembre 2001 à Doha, au Qatar. L'ensemble de la filière textile
risque ainsi d'expérimenter progressivement et de manière accélérée une
domination des principaux marchés par les producteurs chinois. Cela se fera au
détriment des pays qui bénéficiaient, hier encore, de préférences commerciales
principalement par le biais des contingents tarifaires.
La peur de la concurrence chinoise
dans les produits textiles est perceptible. Des appellations telles que
«rouleau compresseur chinois», «invasion chinoise» font déjà envisager
l'éventualité d'une «autre et vraie» négociation sur le textile par
certains des cent quarante huit Etats membres de l'OMC, tous attachés à
l'ouverture des marchés mondiaux dans le cadre d'un commerce libre, loyal et
équitable. Il s'agit d'éviter une concurrence accrue entre les pays du Sud, qui
risque de se faire à leur détriment. Cette nouvelle donne complique davantage
les négociations commerciales multilatérales en cours à Genève, dans le cadre du
Programme de Doha pour le Développement, dont l'ambition initiale était de
compléter un accord global par des négociations sectorielles, permettant d'aller
plus en profondeur dans la libéralisation des échanges des produits agricoles et
manufacturés, tout en prenant en compte la dimension du développement. De plus,
personne ne peut prévoir avec certitude aujourd'hui, la durée du cycle de
négociations de Doha, dont la conclusion avait été programmée à Doha par les
Etats membres de l'OMC, pour le 1er janvier 2005. Il est clair que les
négociateurs de l'OMC sont partis pour jouer des prolongations dont la longueur,
difficile à prédire, sera proportionnelle à l'ampleur des pertes que subiront
les pays en développement y compris les pays producteurs de coton en Afrique,
notamment ceux d'Afrique de l'Ouest et du Centre, à savoir le Bénin, le Burkina
Faso, le Mali et le Tchad, pays parmi les plus pauvres de notre planète, et
auteurs de l'initiative en faveur du coton en débat à l'OMC depuis le mois
d'avril 2003. Les réunions sur le coton se succèdent à un rythme soutenu depuis
bientôt deux ans, sans qu'aucune réponse tangible, pouvant apporter un tant soit
peu de soulagement aux frustrations et aux souffrances de plus de dix millions
de paysans producteurs de coton africains en particulier, n'ait été trouvée.
Pire, le coton continue de mal se vendre au risque de compromettre sérieusement
l'existence des «cotonculteurs » et d'entraîner la disparition rapide de
l'ensemble de la filière de production et de commercialisation du coton et ses
produits dérivés en Afrique. Aussi, les producteurs n'auront-ils pas d'autres
options que de se détourner de ce produit pour cultiver d'autres denrées, s'ils
veulent continuer à vivre. Certes, comme l'a souligné, le Président Blaise
Compaoré, du Burkina Faso, en portant le cas à l'OMC, l'essentiel était de
provoquer le débat politique sur l'inégalité créée par les importantes
subventions versées par les pays développés à leurs fermiers au détriment des
agriculteurs des pays pauvres. Le sujet est devenu emblématique pour l'OMC, qui
est ainsi mise au défi de résoudre un cas d'école de commerce non équitable, que
ses règles sont censées éliminer. Mais dans la réalité, le sort des acteurs de
la filière coton dépasse le débat politique, tant la dégradation de leurs
conditions de vie devient insupportable. D'année en année, les difficultés, que
doivent affronter les producteurs de coton africains, deviennent insurmontables,
tant celles-ci se multiplient comme pour étouffer la filière coton dont
l'importance, pour des pays comme le Burkina Faso, laisse perplexe. En effet,
dans ce pays, le coton appelé, «l'or blanc», représente 60% des recettes
d'exportation. La production n'a pas cessé d'augmenter, en passant de 154, 852
tonnes pour la campagne 1995-1996 à 483, 390 tonnes en 2003-2004 et à 563 000
tonnes en 2004-2005. Le tiers de la population burkinabè, soient quelques quatre
millions, vit directement ou indirectement de cette filière. Malgré cette
augmentation de la production, en dépit des conditions climatiques difficiles et
toujours incertaines, qui aurait dû s'accompagner d'une amélioration sensible
des revenus des acteurs de la filière cotonnière, ceux-ci ont enregistré en
2004, un manque à gagner, estimé à 106 millions d'euros (70 milliards Francs
CFA). Fortement pénalisée par les subventions annuelles, de 4 milliards de
dollars US, versées par l'administration américaine à ses 25, 000 fermiers
producteurs de coton et par l'Union européenne aux 10 000 producteurs en Espagne
et 90 000 en Grèce, la productivité des «cotonculteurs» africains est
affectée par l'effondrement des cours mondiaux du coton qui n'arrêtent pas de
dégringoler. Ainsi, après la baisse de la valeur du cours mondial de 50% entre
1997 et 2002, celle-ci a enregistré en 2004 une chute de 30% par rapport à 2003,
et l'accentuation de cette tendance a ramené le prix du kilogramme de coton
aujourd'hui à moins de 500 Francs CFA (environ 0,76 euro) contre 950 francs CFA
(environ 1,45 euro) en 2003. Les malheurs des pays africains producteurs de
coton se trouvent exacerbés par le coût excessif des intrants importés des pays
du Nord (90 dollars US la tonne en Europe contre 550 dollars US la tonne rendue
en Afrique de l'Ouest), la hausse des cours du pétrole et du coût de l'énergie,
ainsi que le renchérissement du franc CFA arrimé à l 'euro, par rapport au
dollar américain. La survie de la filière cotonnière africaine est devenue un
enjeu, et l'urgence dans la mise en place d'une solution au problème des
subventions sur le coton est plus que jamais pressante. Malheureusement dans
l'optique des négociations commerciales de l'OMC, les Africains producteurs
«d'or blanc» se sont inscrits dans le cadre des négociations agricoles du
programme de Doha, en réclamant un calendrier de réduction accélérée des
subventions sur le coton et leur élimination à une date fixe, et une indemnité
financière pour compenser les pertes de revenus des pays les moins avancés. Ces
deux doléances, présentées sans stratégie de négociation par les représentants
africains à Cancun en septembre 2003, ont alimenté les débats de la Cinquième
Conférence ministérielle de l'OMC, sans donner de résultat. L'échec de Cancun
est imputable à l'ensemble des Etats membres de l'OMC, qui ont décidé de
négocier l'élargissement de la libéralisation des échanges sur des thèmes très
nombreux, très complexes et tous, aussi importants pour les uns que pour les
autres. Cette complexité de la situation a été accentuée d'un côté par le
principe cardinal qui gouverne l'OMC, à savoir la recherche du consensus dans la
prise de décisions et de l'autre le concept de l'engagement unique qui régit les
négociations du cycle de Doha. Le consensus doit être obtenu au niveau
thématique et global pour qu'il y ait accord. Cela démontre bien que le chemin
devant aboutir à la conclusion du cycle de Doha sera encore long, plein
d'embûches et très coûteux pour les pays en développement, et tout spécialement
pour les producteurs africains de coton. Ce n'est pas la mise en place à Genève
le 19 novembre 2004 du sous-comité du coton, conformément à la « Décision de
juillet », (July Package) adoptée le 1er août 2004 par le Conseil Général de
l'OMC, pour relancer les négociations du cycle de Doha, qui nous convaincra du
contraire. En effet, ce sous-comité est appelé à faire périodiquement des
rapports à la session extraordinaire du Comité de l'agriculture, qui à son tour
doit faire un rapport au Comité des Négociations Commerciales (CNC), lequel
soumet son rapport au Conseil Général, qui en fera de même à la prochaine
Conférence ministérielle de l'OMC, prévue à Hongkong, en décembre 2005. Et
chaque maillon de la chaîne a besoin de l'onction du fameux consensus, ce qui
n'est jamais gagné d'avance et va rallonger le temps pour la recherche de
solutions aux difficultés des «cotonculteurs» africains. Ceci est
tellement vrai que l'expérience a montré que lorsqu'on ne veut pas résoudre
immédiatement un problème, le meilleur schéma est d'établir un comité, ensuite
un sous-comité et au besoin des sous sous-comités. Au bout du compte, cela
permet de gagner du temps et d'user les protagonistes. Par ailleurs, traiter la
question du coton en deux volets, «développement » et « accès aux
marchés», ne facilitera guère la recherche d'une solution rapide à ce
problème, étant donné que les deux aspects demeurent indissociables. Pourtant,
les membres de l'OMC se sont mis d'accord sur le fait que « le coton sera
traité de manière ambitieuse, rapide, et spécifique dans le cadre des
négociations sur l'agriculture», sujet des plus délicats, s'il en est un. Et
les faits démontrent que la rapidité fera défaut. Ainsi, après les retards
enregistrés par les négociations en cours à cause des élections à la Commission
de l'Union européenne et aux Etats-Unis avec les changements que l'on sait,
faut-il attendre que le nouveau Directeur Général de l'OMC, qui sera élu au
début de l'été, prenne fonction le 1er septembre 2005, avant que le processus ne
se mette réellement en mouvement. Pourtant les Africains disposent encore de
deux autres options, qui sont toutes les deux fortement complémentaires aux
longues négociations en cours, pour sauver et revigorer l'ensemble de la filière
cotonnière.
• Emboîter le pas au Brésil
qui est en train de réussir son pari, et se présenter devant l'Organe de
règlement des différends avec une plainte en bonne et due forme contre les pays
qui étouffent la filière cotonnière en abusant des subventions. Cette procédure
dure seulement douze mois, s'il n'y a pas d'appel, et quatorze mois en cas
d'appel, comme c'était jusqu'à très récemment le cas du Brésil contre les
Etats-Unis. Le plaignant a remporté la première manche, et la condamnation des
Etats-Unis a été confirmée à l'OMC, le jeudi 3 mars 2005. Si cette option est
prise, les Africains qui craignent de ne pas avoir toute l'expertise nécessaire
pour affronter l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique, peuvent bénéficier de
l'appui du Centre Consultatif sur la Législation de l'OMC, dont la mise en place
a été décidée à Seattle lors de la troisième Conférence ministérielle de l'OMC.
C'est leur droit, et en temps que membre, les pays africains doivent l'exercer
collectivement au lieu de continuer à subir des pressions éparses.
• L'autre option est celle
de la transformation locale du coton, notamment au niveau sous-régional. Tout le
monde est convaincu que c'est la voie royale pour sauver la filière du coton, et
réaliser le développement durable en créant des emplois, des revenus, de
l'innovation, et surtout de la croissance partagée. Une étude de la Banque
Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et du Centre du Développement des
Entreprises (CDE) atteste que la transformation locale de 25% de production
totale dans la zone de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA),
créera 50 000 emplois d'ici l'an 2010, et fera passer la part du coton dans le
PIB de 7,5 à 25 %. Ce qui constitue une énorme contribution à la lutte contre la
pauvreté dans ces pays, qui actuellement ne consomment seulement que 5% de leurs
productions totales, les 95% étant exportés à l'état brut. Pour ce faire, le
renforcement des capacités productives des pays africains devient une urgence,
si l'on veut réduire leur dépendance par rapport aux produits de base et surtout
faciliter leur insertion dans cette économie mondialisée. Dans cette optique,
un produit comme le coton ne doit plus être considéré comme une variable
d'ajustement en Afrique, et les préférences ne peuvent plus concerner uniquement
le commerce, mais aussi les capacités productives. L'Afrique doit accroître la
compétitivité de ses produits au niveau sectoriel afin d'accéder aux marchés
régionaux et internationaux. Cela ne peut que soutenir une accélération de
l'intégration régionale et sectorielle en Afrique. Dans cette perspective, une
institution spécialisée des Nations unies comme l'Organisation des Nations unies
pour le Développement Industriel (ONUDI), en partenariat renforcé avec le
secteur privé, les autres agences de développement et les institutions
régionales et internationales de financement du développement, répondrait
pleinement à son mandat, si elle faisait de l'initiative du renforcement des
capacités productives de l' Afrique, le cadre général de l'effort
d'industrialisation du Continent. L'initiative, rappelons-le, est un programme
d'ensemble, adopté par la troisième Conférence des Chefs d'Etat et de
gouvernement de l'Union Africaine, le 7 juillet 2004 à Addis Abéba, comme une
composante du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD).
Elle vise à développer les chaînes de valeurs, comme celle du coton, du textile
et de l'habillement, à partir des potentialités et des compétences des
partenaires organisés pour promouvoir la capacité productive en priorité aux
niveaux national, sous-régional et sectoriel. Comme le NEPAD le prône, il est
temps que les Africains acceptent de se prendre véritablement en charge, en
produisant en qualité et en quantité suffisante pour leur propre marché, puis
pour affronter la compétition sur les marchés internationaux. Le moment est venu
de tourner la page sur la période où le rôle de l' Afrique se limite à servir de
réservoir de matières premières et de marché facile pour les autres. Un
partenariat revisité au service d'une mondialisation à visage humain, et une
réduction de la dépendance des pays en développement vis-à-vis des matières
premières non transformées, pourraient voir le jour au niveau d'une conférence
mondiale dépassant le cadre de l'OMC. En attendant l'éventualité de ce forum
global de «vérité» sur le textile et ses produits dérivés, les pays
africains devraient s'organiser collectivement pour disposer d'une étude avec
des données précises, qui porterait entre autres sur :
• les conséquences du
démantèlement des quotas sur les économies les moins avancées avec un accent
plus particulier sur les pertes et transferts d'emplois;
• la focalisation de la
valeur ajoutée dans la chaîne de valeur coton/textile/habillement;
• les conditions de travail
des travailleurs et des enfants dans l'ensemble de la filière;
• les effets de la
concentration du parc mondial des machines pour les fibres non tissées au
Pakistan, et ceux de la concentration des équipements de filature en Chine;
• l'abandon de la
fabrication du bas de gamme dans les pays riches;
• la «responsabilité
sociale» de la Chine et des autres pays compétitifs sur les économies
vulnérables;
• la sous-évaluation de la
monnaie chinoise;
• l'incontournable
renforcement des capacités productives en Afrique en partenariat avec les
nouveaux pays émergents dans la production textile. Ainsi munis d'arguments
structurés et de propositions de solutions concrètes et acceptables à tous, les
pays africains seront à même de mieux défendre leurs intérêts dans l'arène du
commerce mondial. Un commerce plus équitable sera alors possible et les «cotonculteurs»
africains récolteront le juste fruit de leurs efforts. L'Afrique apprécie à sa
juste valeur la volonté politique et les efforts de solidarité déployés par la
communauté internationale, et notamment l'Organisation Mondiale du Commerce pour
réduire sa marginalisation et accélérer son intégration dans la mondialisation.
Mais somme toute, il reste que l' Afrique doit encore prendre toute sa place
dans le monde, et l'ultime voie qui lui est ouverte, est la création et le
renforcement de ses capacités de productions et de négociations 14 Mars 2005 D'après le journal allemand, "Die Welt", Tony Blair s'est
exprimé contre les subventions agricoles dans les pays riches au profit d'un
développement en Afrique. 13 Mars 2005 Le coton ivoirien va
massivement au Burkina et au Mali où il est mieux rémunéré
(par Christophe KOFFI) Source:
http://www.izf.net/izf/Actualite/RDP/burkina.htm 08/03/2005 09 Mars 2005 Tour du Faso
Cette année, le nombre
d’équipes passe de 16 à 18 mais Bobo ne sera pas de la fête, par contre, Gaoua
sera à l’honneur. La présentation des équipes est prévue pour le mardi 25
octobre. Il y aura 11 étapes. La première étape Kokologho-Boromo sera pour le
mercredi 26 octobre. La boucle sera bouclée le dimanche 2 novembre avec la
dernière étape Saponé-Ouagadougou 92 km à laquelle il ajoute un circuit fermé de
4,5 km à boucler 12 fois à l’intérieur de Ouaga. Ce sera donc un
tour de 1449,5 km dont 39,200 km de piste. Pâ sera un départ d’étape mais le
tour va découvrir Gaoua, Bouroum-Bouroum, Petit Balé, Manga et Saponé. Ce sera
un retour à Tenkodogo. Il y aura 3 bivouacs. C’est un Tour conçu en étoile
autour de Ouagadougou. Il ne franchira pas cette année les frontières nationales
même si en 2004, la sortie sur Sikasso a connu un immense succès et même si les
Maliens en redemandent encore. 19 Février 2005 Projets 2005
Entre le 21 et le 24
janvier, M. Sanou s’était rendu dans le Nord pour voir si la population a assez
ramassé pour pouvoir commencer avec la construction des projets.
Jusqu’à présent, nous
avion
s financé la construction des bâtiments de classes par nos fonds propres.
Dès maintenant, nous construirons également les logements pour les
enseignants et les bâtiments
administratifs pour les collèges. Nous avons déjà téléphoné à nos entreprises pour
pouvoir terminer la plus grande partie des projets avant la saison des pluies.
Dans notre programme,
nous avions prévu une école primaire à Belgou. Puisque l’Etat y réalise
une école dans le cadre du programme PDDEB, nous avons tout de suite choisi Somassi.
Le responsable de ce village nous a immédiatement averti que l’Etat y réalise
aussi une école.
Fin février, nous
avons écrit à Fofara, Kénédougou, département de Kayan qui
avait demandé une école primaire pour leur dire que nous y réaliserons le
projet souhaité par la population.
En octobre dernier, une
partie de notre délégation s’était rendu à Fofara où la population avait
déjà aménagé
et équipé une vieille mosquée pour scolariser une classe. Notre vice-président,
un enseignant qui voulut visiter cette classe, l’a tout de suite quittée à cause
de la chaleur insupportable qui y régnait.
Après notre
avertissement d’y financer une école primaire, la population a ramassé en peu
de temps 70% des agrégats nécessaires. Notre ministère nous a permis de
construire l’école primaire à Fofara au lieu de Belgou comme c’était prévu dans
notre programme.
Si la population des
différents villages fait tous les efforts, les enfants pourront être scolarisés
dans les nouvelles écoles primaires et aussi dans les nouveaux collèges à la
rentrée scolaire prochaine.
Tous
nos projets en 2005
Sidwaya 15/03/2005
Ablassé OUEDRAOGO
Ancien Directeur général adjoint
de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Le coton ivoirien part massivement pour le Mali et le Burkina où il est mieux
rémunéré, profitant de l'absence de structure étatique dans le nord de la Côte
d'Ivoire, contrôlé par la rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis le coup
d'Etat raté de septembre 2002 contre le régime du président Laurent Gbagbo. Plus
de la moitié du coton ivoirien, produit essentiellement dans l'extrême nord du
pays, aurait été vendue en 2004 au Mali et au Burkina, selon des professionnels
de la filière. Quelque 220.000 tonnes de coton graine sur 400.000, représentant
55% de la production ivoirienne, auraient ainsi été exportées dans ces pays,
eux-mêmes producteurs importants, puisque le Mali est le premier producteur en
Afrique subsaharienne et deuxième derrière l'Egypte en Afrique. Les prix d'achat
au Mali et au Burkina sont au moins 20% supérieurs à ceux pratiqués en Côte
d'Ivoire par les coopératives, des pratiques vivement dénoncées par ces
professionnels, estimant que cela "met à mal toute la filière coton". La
campagne précédente, avant la crise militaro-politique en cours depuis 2002,
s'était soldée par une production de 400.000 tones, a expliqué Nicolas Kouadio
N'Guetta, un responsable de l'Intercoton, une structure gérante de la filière
ivoirienne. Pour ce professionnel, "la différence entre les deux campagnes s'est
retrouvée dans les pays voisins", les productions étant constantes ces dernières
années. "La filière cotonnière se porte très mal depuis le déclenchement de la
crise" en septembre 2002, déplore M. N'Guetta, très pessimiste sur les
prévisions pour la campagne qui vient de débuter, faisant état "d'une situation
désastreuse" pour les mêmes raisons. Parmi ces professionnels du coton réunis
ces derniers jours à Abidjan, le président de l'URECOS-CI, Keletigui Bamba, une
coopérative regroupant des coopératives de la zone des savanes (nord), explique
ce phénomène par "l'attractivité" des prix d'achat proposés. "Le coton est
acheté (en Côte d'Ivoire) entre 160 et 180 FCFA (0,24 et 0,27 euro) alors qu'au
Burkina et au Mali, il est à 210 FCFA (0,32 euro). Que voulez-vous! Dans un
marché dit libéralisé, on vend là où on tire le maximum de bénéfice", a-t-il
affirmé. Un autre spécialiste relève qu'avec la quasi-absence de l'Etat en zone
rebelle, où aucune banque ne fonctionne depuis deux ans et demi, une "nouvelle
race" de commerciaux est apparue: les pisteurs qui contribuent à détourner le
marché. Ces pisteurs parcourent la région pour acheter les récoltes et les
acheminer au Mali et au Burkina, au lieu de les envoyer vers le sud et Abidjan
pour son exportation. "Le coton est pris en otage par cette situation de
belligérance", s'insurge le responsable de l'Intercoton. Un autre professionnel
note que ces "exportations" permettent à "certaines autorités" de la zone
rebelle de s'enrichir en prélevant des "taxes". Les acteurs de la filière ont
donc plaidé pour un retour à la paix dans le pays, propice à la mise en place
d'un plan de relance de la culture cotonnière de 2005 à 2006. Ce plan d'un coût
de 8 milliards de FCFA (12,2 millions d'euros), devrait permettre, si un
règlement politique intervient, de réactiver les circuits habituels, de
reconstruire la station de recherche détruite de Bouaké, la deuxième ville de
Côte d'Ivoire et fief de la rébellion, tout en finançant l'achat des intrants
agricoles pour élever les rendements. Il devrait aussi permettre d'entretenir
les pistes, dégradées par la guerre, permettant d'accéder aux plantations. La
filière coton en Côte d'Ivoire emploie 200.000 producteurs et fait vivre
indirectement deux millions personnes dans un pays comptant 17 millions
d'habitants.
01 Février 2005
Projets 2005 A partir du 15 janvier, notre représentant s'est rendu dans les villages où en 2005, nous réaliserons des projets pour voir si la population a ramassé assez d'agrégats.25 Décembre 2004
vendredi 24 décembre 2004.
Chers frères,
La célébration de la fête de Noël par la communauté chrétienne m’offre l’agréable occasion de souhaiter aux fidèles chrétiens en particulier et à l’ensemble des croyants en général, au nom de la communauté musulmane et au mien propre, une très bonne et heureuse fête, dans la paix, la quiétude et la joie.
Nous prions Allah le tout-puissant, clément et miséricordieux de consolider davantage la coexistence pacifique qui existe entre les différentes confessions religieuses et souhaitons qu’ensemble nous unissons nos prières à Dieu pour perpétuer ce climat de paix social et la stabilité que connaît notre pays, toute chose propice à la pratique religieuse.
En effet, au-delà des différences d’ordre culturel, toutes les religions monothéistes prônent la fraternité, l’amour et la solidarité du prochain. Ainsi, ce qui nous rapproche et nous uni est plus important que ce qui constitue nos différences.
"Confère Coran sourate Araignée, verset 46"
Dieu dit : "Et ne disputez que de la plus belle manière avec les gens du livre (juifs et chrétiens) sauf ceux d’entre eux qui prévariquent. Et dites, nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous (le Coran) et descendre vers vous (la Thora et l’Evangile) tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même et c’est à lui que nous nous soumettons".
Toujours dans son immense miséricorde et son profond amour, Dieu nous a unis autour de son nom. Travaillons à renforcer cette union. Les croyants en Dieu sont des frères.
Le président de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF)
23 Novembre 2004
Lutte
contre la faim
Lancement des opérations d'aide alimentaire
Les opérations d'aide
alimentaire d'urgence aux populations sinistrées de la campagne agricole
2004-2005 ont débuté le vendredi 19 novembre 2004 à Dori (Séno).On estime à 7
000 tonnes soit une valeur d'un milliard 162 millions de FCFA, l'aide
alimentaire que le gouvernement mettra à la disposition des populations
sinistrées de la campagne agricole 2004_2005.
Pour cette opération lancée à Dori le 19
novembre dernier, au total 500 tonnes de céréales ont été distribuées
gratuitement aux populations les plus sinistrées. Elles sont estimées à 291 562
personnes. Les 6 500 autres tonnes seront vendues à des prix sociaux en raison
de 50 F le kilogramme (5 000 F/sac de 100 kg). Les bénéficiaires ont été
identifiés à l'issue d'une enquête réalisée dans les trois provinces les plus
touchées par l'invasion acridienne. Ce sont : le Séno, l'Oudalan et le Soum.
La situation alimentaire désastreuse que
traverse en ce moment la région du Sahel est due à un cumul de facteurs
défavorables contre l'installation tardive des pluies, les cultures ont connu
une évolution difficile à cause de la sécheresse. Cela a été aggravé par
l'invasion de criquets pèlerins dans le mois de septembre.
Permettre un accès facile aux vivres
Selon le secrétaire général du ministère en
charge de l'Agriculture, Ibrahim Kaboré qui a présidé la cérémonie de lancement
de l'opération d'aide d'urgence, cette action de solidarité à l'endroit des
populations du Sahel vise plusieurs objectifs : stabiliser les populations en
améliorant la disponibilité et l'accessibilité et l'accessibilité aux vivres,
réduire la tendance à la hausse des prix.
Les mauvaises récoltes ont entraîné une hausse
considérable du prix des céréales. Cela a occasionné du même coup un mouvement
de population vers les zones les moins touchées par les mauvaises récoltes.
Pour le représentant des bénéficiaires du département de Nassoumbou, cette aide alimentaire est la bienvenue : "quand les criquets pèlerins sont arrivés à Nassoumbou, on dirait de la fumée. Ils n'ont rien laissé, rien n'est resté dans les champs. Ceux qui ont récolté dans la nuit ont eu la chance d'avoir à peu près 5 à 6 boîtes de mil. C'est pourquoi je remercie vraiment le gouvernement d'avoir penser aux paysans qui ont vécu cette situation douloureuse. Ça peut quand même soulager un peu les populations. Mais la meilleure solution est qu'on puisse acheter les céréales à moindre coût s'il y en a. Si on arrive a gagné le sac à 5 000 F, c'est accessible car actuellement dans mon village, le sac de mil vaut 15 000 F"
Au regard de cette situation alimentaire
précaire dans la région du Sahel, Ibrahim Kaboré à "invité l'ensemble des
acteurs impliqués dans la présente opération à faire preuve de probité et de
patriotisme afin que cette aide du gouvernement parvienne effectivement aux
populations cibles".
Sidwaya 23/11/2004
08 Novembre 2004
Projets 2005 Pour les projets en 2005, n
ous avons maintenant envoyé la demande de subventions à notre ministère pour le développement. Pour l’année prochaine, nous envisageons le financement de sept écoles primaires, de cinq collèges, la normalisation d’une école primaire et l’agrandissement de deux collèges mais pour le moment, nous ne pouvons rien promettre parce qu’il faut attendre l’accord par notre ministère.Les projets prévus dans notre demande seront:
A part d’Arbadébéré, nous avons toujours prévu la construction de deux logements.
Pour les collèges, nous avons prévu:
A part des positions 6. et 7., nous avons prévu des bâtiments à quatre classes, un bâtiment administratif et trois logements.
Même si nous devons encore attendre l’accord de notre ministère, nous demandons aux populations des différents villages ou départements de faire tous les efforts pour ramasser les agrégats nécessaires. Début janvier, notre représentant, M. Sanou se rendra sur les chantiers pour vérifier la quantité ramassée. Du moment qu’il n’y aura pas assez de matériel, nous n’y réaliserons pas le projet prévu par nous et souhaité par la population.
Si un village ou un département n’a pas assez ramassé, nous choisirons pour une école primaire Somassi, Kourwéogo, département de Sougoubila ou Fofara, Kénédougou, département de Kayan ou pour un collège Siby, Balé.
Nous demandons à la population de Somassi, Fofara et de Siby de ramasser aussi les agrégats nécessaires. Même si les autres villages auront assez de matériel, nous promettons à ces trois villages d’y construire les projets en 2006 et la population aura déjà tous les agrégats.
27 Septembre 2004
Du 16 jusqu'au 29 octobre, une délégation de douze membres de l'ASAO dont le président et le vice-président séjournera au Burkina Faso pour y visiter et inaugurer des projets.
Pendant le séjour, le groupe se rendra à Soro, Toéni, Lanfiéra (Sourou), Koundougou, Faramana, Kouakrouma, Tien, Koro, Yéguéresso (Houet), Seye, N'Dorola, Silorola, Kayan, Djigouéra (Kénédougou), Banfora, Sidéradougou et Boussanra (Comoé).
20 Septembre 2004
Croix fédérale du Mérite pour Charly Simonis
Depuis
plus de 20 ans, Charly Simonis s’occupe de la pauvreté en Afrique. Pour
s’informer, il a traversé plusieurs pays du continent noir. En 1989, il est
arrivé pour la première fois au Burkina Faso parce qu’à cette époque-là, un ami
y était ambassadeur allemand. Charly Simonis a traversé le pays et était
enchanté par la cordialité et l’accueil chaleureux des Burkinabè.
Depuis ce séjour, il a financé différents petits projets. En 1991, il a crée l’Association Solidarité Afrique de l’Ouest (A.S.A.O.) pour avoir plus de moyens et était toujours à la recherche de sponsors qu’il trouvait à travers son métier.
En 1995, l’A.S.A.O.
a reçu des subventions par le ministère pour la coopération économique et le
développement. Ainsi on a pu réaliser des
projets
plus coûteux. Dans les années suivantes, les subventions pour l’A.S.A.O. ont
augmenté et aussi les argents des sponsors: des écoles, des collèges et des
lycées dans les environs de Hillesheim ont fait des projets, tous les deux ans,
Loogh, un petit village a organisé une grande fête, depuis quelques années, un
restaurant de Hillesheim organise des activités sportives au bénéfice de l’ONG.
Au début de ses activités, Charly Simonis se rendait plus ou moins seul au
Burkina Faso. Depuis des années, il est accompagné par une délégation nombreuse
dont beaucoup de jeunes gens.
Considérant le grand nombre d’analphabètes (80% de la population), la construction d’écoles primaires était le grand but. Depuis le soutien par le ministère pour le développement, l’ASAO finance aussi la construction de collèges pour développer le pays.
En 2001, Charly Simonis a reçu la distinction «Chevalier de l’Ordre national», l’association «l’Ordre du Mérite» et «l’Ordre des Palmes académiques».
Le 3 septembre, Charly Simonis a reçu «l’Ordre fédéral du Mérite» à Trèves. Comme en 2001, M. Simonis a souligné dans son discours de remerciement qu’il accepte cette décoration au nom de tous ceux qui soutiennent ses efforts pour aider la population d’un des plus pauvres pays du monde.
18 Septembre 2004
26 Août 2004
L'OMS craint une épidémie de polio en Afrique
La poliomyélite s'étend en Afrique, menaçant de provoquer une épidémie majeure dans la région et de faire reculer la lutte pour éradiquer la maladie dans le monde, a mis en garde l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mardi.20 Juillet 2004

29 Juin 2004
OGM : l'Amérique cultive la... dépendance, pas l'autosuffisance
L'Observateur
Paalga (Ouagadougou)
Au Burkina, l'affaire fait grand bruit depuis que la Société des fibres textiles (SOFITEX) a organisé du 9 au 11 juillet 2003 à Bobo-Dioulasso un atelier international sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM) avec un accent particulier sur le coton BT, entendez biotechnologique, qui fait l'objet de recherches expérimentales à Farakoba.
Un an après, on est passé à la vitesse supérieure avec la récente conférence ministérielle internationale sur les sciences et technologies agricoles en Afrique, qui a clos ses travaux mercredi dernier à Ouaga 2000. Sans que le débat, que disons-nous la polémique sur ses "petites bêtes" ne s'estompe. Le sera-t-elle jamais ? On peut en douter tant ces fameux OGM suscitent souvent un sentiment ambivalent : ils fascinent et ils font peur à la fois. Mais de quoi s'agit-il au fait ? Pour l'essentiel, on retiendra que les progrès de la science, "qui ont fait de nous des dieux avant que nous ne méritions d'être des hommes" selon la formule de Jean Rostand, le bond prodigieux du savoir disons-nous a permis de doter une espèce de caractéristiques qu'elle ne possède pas naturellement, en s'affranchissant de la barrière du genre et de l'espèce. C'est cet élément muni de ce nouveau gène acquis par le biais de la trangenèse qu'on appelle OGM. Une technique qui permet, à titre illustratif, aux melons de mûrir moins vite, aux fraises de ne plus pourrir, aux tomates de mieux se conserver, etc.
Surtout, la transformation génétique des plantes améliore les conditions de culture parce qu'elle développe des mécanismes de tolérance ou de résistance et, par voie de conséquence, d'augmenter les rendements. Voilà tout l'enjeu de ces OGM pour un continent comme l'Afrique et un pays à l'image du Burkina Faso où l'autosuffisance alimentaire est encore loin d'être une réalité. Selon les spécialistes, le continent noir, pour satisfaire les besoins en nourriture de sa population à l'horizon 2005, doit multiplier sa production actuelle par 10 voire par 12 fois. Pour autant cette course à la productivité et à la production ne doit pas occulter les risques inhérents à ce genre de manipulations, qui peuvent s'avérer des expérimentations hasardeuses. Car "modifier un organisme revient à modifier un élément de tout l'équilibre écologique", assure le Pr Jean Didier Zongo, enseignant de génétique et amélioration des plantes à l'université de Ouagadougou, qui relève notamment les effets dangereux des "désherbants totaux", qui présenteraient des dangers pour les agriculteurs.
En fait, les spécialistes ne s'accordent pas sur les effets nocifs de ces OGM sur l'homme, l'animal et la nature et c'est pourquoi tous, partisans acharnés ou adversaires irréductibles de ces technologies agricoles prônent le principe de précaution. Il s'agit en fait d'adopter la démarche du caméléon qui, avant d'avancer, s'assure toujours que le sol ne se dérobe pas sous ses pieds. Après tout, ne dit-on pas que prudence est mère de sûreté. En vérité, au-delà des préoccupations bassement alimentaires, si on ose dire, du premier paysan du Burkina qui n'entend pas se laisser "intimider" par le "terrorisme intellectuel" des anti-OGM, les motivations des autorités burkinabè sont aussi et peut-être surtout politico-diplomatiques cependant que celles américaines sont d'abord et avant tout économiques. Tout semble procéder d'un deal au sommet, qui consiste pour Blaise à se rapprocher de l'Oncle Sam après de longues années de brouille au sujet du Liberia, de la Libye, de la Sierra Leone et même de l'Irak, qui avait valu à Washington un violent réquisitoire du président du Faso depuis la même salle de conférences de Ouaga 2000, là où les retrouvailles ont été scellées la semaine dernière.
Pour ainsi dire, Ouaga se voit absoudre de tous les péchés dont on l'accablait, les premiers responsables burkinabè redeviennent fréquentables, en échange de quoi Mosento et Syngenta, les deux firmes américaines spécialisées dans les biotechnologies, prennent pied dans nos champs. Pour les Américains, qui ne font jamais rien pour rien, qui ne font pas dans l'humanitaire, c'est d'abord un business. Ni plus ni moins, et cela en droite ligne de leur politique "trade not aid". C'est ce qu'on pourrait appeler la diplomatie des OGM, à l'occasion de laquelle Salif Diallo, le ministre d'Etat chargé de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, a porté sa casquette officieuse des affaires étrangères. Et ça commence à de nouveau porter des fruits diplomatiquement modifiés. En effet, et ainsi que nous l'avons révélé dans "Une lettre pour Laye" de vendredi dernier, les académies militaires américaines, qui étaient fermées depuis une vingtaine d'années à nos officiers, devraient à nouveau recevoir des stragiaires burkinabè. De plus, le Burkina devrait bientôt bénéficier du traitement préférentiel accordé à certains pays africains dans le cadre de l'AGOA, l'African Growth and Opportunity Act. Cela dit, non seulement le new deal américano-burkinabè ne participe pas d'un accès subit de philanthropie, mais en plus il ne règle pas tous les problèmes quand ce ne sont pas des solutions cosmétiques qu'il apporte. D'abord au sujet du coton BT. Quelque 500 parasites attaquent, il est vrai, le cotonnier en Afrique au Sud du Sahara, et les OGM peuvent constituer une solution aux problèmes de la lutte phytosanitaire. Toute chose qui augmenterait les rendements et la production dans la mesure où les pertes dues aux insectes représentent une part importante des récoltes. Mais à quoi cela va-t-il servir si les Etats-Unis continuent de plomber les cours mondiaux de l'or blanc par les subventions multiformes qui sont accordées aux producteurs du cotton belt ?
Certes le coût de production à l'hectare devrait s'en trouver réduit avec les OGM, le paysan devant utiliser moins d'insecticides (1 ou 2 traitements au lieu de 6 actuellement), mais si en plus de nous fourguer leurs biotechnologies les USA pouvaient mettre fin à cette injustice criarde en violation flagrante des règles de l'OMC que constituent les subventions, ils nous rendraient davantage service. Ensuite, pour ce qui est des cultures vivrières, on se demande bien si c'est notre autosuffisance que les "bienfaiteurs" américains recherchent, tant leurs OGM vont cultiver la... dépendance vis-à-vis des firmes yankees, car il faudra toujours retourner vers elles pour avoir les semences. A moins qu'ils nous inventent le ka buudu des OGM, ce qui n'arrangerait pas leurs affaires. Où se trouve donc le gain dans ces conditions ? That's the question.
Publié sur le web le 28 Juin 2004
17 mai 2004
16 Avril 2004
Reverdir le Sahel
Depuis p
lus de un an,
une action menée au Sahel montre qu'il est possible d'inverser la
désertification et de permettre aux populations locales de redevenir autonomes.
En effet, si en 30 ans le Sahel a progressé d'une surface supérieure à la
France, aujourd'hui, grâce à l'inventivité d'un homme, J. Gasc, et à la
mobilisation des clubs Rotary, il commence à reverdir. 09 Avril 2004
L'OMS a désormais les moyens de maîtriser l'épidémie de méningite au Burkina GENEVE, 8 avr (AFP) - 13h22 - L'Organisation mondiale de la santé a désormais les moyens de maîtriser l'épidémie de méningite qui a fait des centaines de morts au Burkina-Faso, a indiqué jeudi l'OMS.Reprise des trains de voyageurs entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso
ABIDJAN, 7 avr (AFP) - 15h40 - Le trafic ferroviaire de voyageurs entre la Côte d'Ivoire et le Burkina voisin a repris le 1er avril pour la première fois depuis son interruption en septembre 2002, à la suite d'une rébellion armée contre le président ivoirien Laurent Gbagbo, a-t-on appris mercredi auprès de la société exploitant la ligne.02 Avril 2004
Burkina-France : éffacement de la dette garantie par la COFACE
Sidwaya (Ouagadougou)
29 Mars 2004
Publié sur le web le 30 Mars 2004
10 Mars 2004
Le président burkinabè défend les exportations africaines de coton
BERLIN, 10 mars (AFP) - 16h21 - Le président burkinabè Blaise Compaoré rencontrera jeudi à Brême (nord de l'Allemagne) des dirigeants d'entreprises spécialisées dans la commercialisation du coton, premier produit d'exportation de ce pays d'Afrique sahélienne, a indiqué mercredi un responsable de la présidence.08 Mars 2004
Du 9 au 13 mars 2004, le président du Faso, Blaise Compaoré effectuera une visite officielle en République fédérale d'Allemagne sur invitation du président fédéral Johannes Rau. Des contacts et des entretiens qu'il aura avec les autorités allemandes, il sera beaucoup question de consolidation et de renforcement des relations de coopération germano-burkinabè, relations établies depuis 1960.
19 Décembre 2003
Sous condition que
le ministère allemand
(BMZ) paie
la subvention demandée
nous voulons réaliser les projets suivants:
1)
Collège à Lanfièra, bâtiment administratif, 4 logements, forage (BMZ) 69.948 Euro 45.882.390 FCFA2)
Collège à Toéni, bâtiment administratif, 4 logements, forage (BMZ) 63.048 Euro 41.356.335 FCFA3) C
ollège à Faranama, bâtiment administratif, 4 logements, forage (BMZ) 69.948 Euro 45.882.390 FCFA4) Collège à Dialgay,
bâtiment administratif, 5 logements, forage (BMZ) 75.648 Euro 49.621.305 FCFA5)
Collège à Yéguéresso (BMZ) 27.488 Euro 18.030.753 FCFA6)
Collège àSidéradougou (BMZ) 23.200 Euro 15.218.040 FCFA7)
Ecole primaire à Tien, 2 logements (BMZ) 31.978 Euro 20.975.969 FCFA8)
Ecole primaire à Wéré, 2 logements (BMZ) 31.978 Euro 20.975.969 FCFA9)
Ecole primaire à Kokoroba, 2 logements, forage (BMZ) 40.078 Euro 26.289.164 FCFA10)
Ecole primaire à Meno-Diantio, 2 logements, forage (BMZ) 38.878 Euro 25.502.024 FCFA11)
Ecole primaire à Soro, 2 logements, forage (BMZ) 38.878 Euro 25.502.024 FCFA12)
Ecole primaire à Somdé, 2 logements (BMZ) 31.978 Euro 20.975.969 FCFA13)
Contrôle des projets (BMZ) 5.002 Euro 3. 281.062 FCFASi la population aura ramassé assez de matériel jusqu’ au 15 janvier 2004 nous voulons commencer avec la construction des classes - avec les autres projets après l'accord définitif des subventions.
23 Novembre 2003
Une ONG allemande victime de braquage
Une forte délégation de l'ONG allemande "Association solidarité Afrique de l'Ouest (ASAO)'' en visite de réalisations d'infrastructures scolaires, a été l'objet d'un braquage le 16 octobre dernier dans la province de la Gnagna. Plus de mille euros et près de 500 000 CFA emportés par les malfrats. La délégation allemande forte de 10 membres et le représentant de l'ASAO au Burkina, M. Anselme Sanou, sont aussi rentrés les poches vides à Ouagadougou. L'opération de braquage s'est déroulée en pleine brousse aux environs de 10h30 peu après Bilanga. La gendarmerie de Pouytenga a été informée par la délégation complètement affaiblie psychologiquement par ce drame qui relève d'un scénario de film du western. Les malfrats dont 3 étaient postés sur la route et les autres cachés dans les herbes, étaient en possession d'armes automatiques et bien masqués afin d'échapper à toute identification.Certains membres de la délégation ont juré de ne plus jamais mettre les pieds au Burkina, tandis que pour d'autres, il n'est plus jamais question d'intervenir dans la province de la Gnagna et ce sentiment est partagé par tout le monde. Au titre de l'année 2003, l'ASAO a investi 271 906 908 F CFA au Burkina pour la réalisation de 15 projets de construction d'écoles primaires, de CEG, d'ouvrages hydrauliques, d'achat de fournitures scolaires etc. Presque chaque année, c'est à peu près le même montant qui est consacré au Burkina. A l'avenir, il serait indiqué pour les provinces visitées d'assurer la sécurité de pareils bienfaiteurs, sinon en plus de la Gnagna c'est tout le pays, qui ne pourrait plus bénéficier de l'aide de l'ASAO.
Sidgomdé (Sidwaya 20/11/2003)
Rectification: Le braquage a eu lieu le 30 octobre. Les bandits n'avaient pas d'armes automatiques mais des fusils de chasse.
Le 22 novembre, un ami burkinabè nous a envoyé un émail: "J'ai communiqué le message (la note verbale de l'ambassade allemande) à la gendarmerie de Koupéla. Le commandant de brigade m'a dit que quatre malfrats ont été appréhendés à Bilanga et 3 autres à Pouytenga. On poursuit les investigations pour savoir si les trois qui vous ont arrêtés font partie. Il est fort probable qu'ils en fassent partie."
12 Octobre 2003
Du 18 octobre jusqu'au premier novembre, une délégation de dix 10 personnes de l'ASAO séjournera au Burkina Faso pour y visiter et inaugurer des projets.
Pendant le séjour, le groupe se rendra à Bourzanga, Gassékindé, Arbadébéré, Bossey, Baskoudré, Bagré, Kakagraboguin, Tenkodogo, Tensobentenga, Kidibin, Nakaba, Baskouré, Bondoudoum, Wobzoughin, Donsin, Bilanga, Nagnongou, Nohoungo, Bollé et Paspanga.
08 Octobre 2003
26 Avril 2003
Entre le 15 et le 22
avril, le vice-président de l’ASAO s’est rendu dans le sud-ouest du Burkina pour
y visiter les nouveaux projets à Pala, Koundougou, Mou/Toussiana
et à Silorola.
Partout il a pu constater que la population participe
bien aux travaux.
A Silorola où les maçons ont commencé une semaine plus tôt, on avait déjà fabriqué beaucoup de briques et creusé pour les fondations mais la population aussi bien que les maçons attendent impatiemment l’entreprise pour le forage.
Dans les autres villages, les bâtiments de classes étaient en gros œuvre. A Pala, on mettait déjà les poudres en fer pour le toit. Un logement ou à Koundougou le bâtiment administratif avaient déjà une hauteur de plus d’un mètre.
15 Janvier 2003
En 2002, 240 personnes ou entreprises ont donné 126.781 € (83.152.884 FCFA) à notre ONG. En plus, différents villages et institutions scolaires ont rapporté 10.000 € (6.559.957 FCFA).
Notre ministère pour le développement, le BMZ, nous a écrit que l'ASAO peut commencer les projets prévus en 2003 avec ses propres fonds. A partir du 15 janvier, nous voulons commencer avec la construction des bâtiments de classes pour que les élèves puissent être scolarisés dès la rentrée scolaire. Manque d'eau dans 4 villages, il nous faut y faire les forages avant la construction.
Notre représentant, SANOU Anselm visite pour le moment les différents villages pour voir si la population a ramassé assez d'agrégats pour tout le projet.
05 Septembre 2002
Du 28/09 au 11/10, une délégation de l'ASAO se rendra au Burkina Faso pour y visiter et inaugurer les projets mais aussi pour y signer les accords pour les projets pour l'année prochaine.
Pendant la première semaine, le groupe sera dans la région de Bobo à Mou, Diébougou, Dankoblé, Bouroum-Bouroum, Banfora, Kélia I, Mu, Pala, Koundougou, Bobo Dioulasso, Yéguéresso, Dafinso, Kékélesso et Satiri. La deuxième semaine, la délégation se rendra dans la région de Koupéla à Nohoungo, Baskouré, Bilanga et Nagnangou.11 Août 2002
Le 20 et 21 juillet, Loogh, une petite commune de 75 habitants dans l’ouest de l’Allemagne a fêté sa dixième fête. Comme les années précédentes, le revenu de cette fête est pour l’ASAO. Toute la population a aidé et organisé ce grand week-end qui à cause de ses attractions est devenu un aimant qui attire les gens de toute la région. Après la fête, Loogh a donné € 5.250 à l’ASAO. Avec les subventions du ministère pour le développement, l’ASAO peut construire avec cette somme une école à trois classes.
05 Juin 2002
Nagséné
L'ASAO est très content de pouvoir annoncer deux nouvelles positives qui sont à louer à cause de la grande solidarité entre les ressortissants et leur village:
1. Avec le soutien de l'Association des Ressortissants et Amis du village de Nagséné (ARAN), la population commence avec la construction du troisième logement.
2. Les étudiants ressortissants de Yako pour la section de sociologie feront prochainement des projets dans la région: sensibilisation sur le Sida, reboisement et des actions pour l'avenir de la jeunesse.
29 Mai 2002
Un moustique OGM pour stopper l'avancée du paludisme ?
Le paludisme tue entre un et trois millions de personnes à travers le monde chaque année et, comme beaucoup d'autres maladies véhiculées par des insectes, il gagne du terrain dans de nombreuses régions où les moustiques28 Mai 2002
Les secteurs publics et privés du Burkina Faso ont commencé mardi une grève nationale de 48 heures pour réclamer une augmentation de 25% de leur salaire pour répondre à la chute de leur pouvoir d'achat.
22 Mai 2002
Législatives au Burkina Faso
Cinquante-sept (57) sièges au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) contre cinquante-quatre (54) à ses rivaux toutes tendances confondues : c'est grosso modo les chiffres phares du scrutin du 5 mai28 Janvier 2002
Le 2 janvier, le Ministère allemand pour la Coopération Economique et pour le Développement a accordé les subventions demandées pour des projets de développement de l'ASAO au Burkina Faso d'un montant de € 243.627,- (159.808.836 FCFA). Ainsi l'ASAO peut construire les projets prévus: quatre écoles primaires, trois collèges, trois bâtiments administratifs, dix-neuf logements et deux forages en 2002.
Depuis des semaines, la population des villages concernés a ramassé tous les agrégats nécessaires pour la construction et depuis quelques jours, les entreprises ont commencé leurs travaux.