Nouvelles

 

Lettre ouverte     Puisqu'il nous est impossible de contacter M. KABORE Hamado, infirmier, le 23/03/2006, nous avons publié  notre lettre adressée à lui sur notre site (nous avons effacé les noms des personnes trompées):

Monsieur,

 Le 5 novembre dernier, lors de notre dernière visite au Burkina Faso, nous avons appris que vous avez contacté votre maître de stage en chirurgie et que vous vous êtes présenté envers lui comme représentant de l’ASAO pour projeter avec lui la construction d’un CEG dans son village. Votre maître nous a montré toute la correspondance avec vous, en outre notre « questionnaire » que vous avez tiré de notre site et dans lequel vous aviez effacé les adresses des responsables de notre ONG dont celle de notre seul représentant, M. SANOU Anselm. Nous avons aussi vu des émails que notre vice-président vous aurait envoyés vous accordant le projet mais ce n’était pas son adresse émail. Pour avoir ce projet, la population de ce village aussi bien que votre maître de stage ont fait de grosses dépenses.

Le 21 mars 2006,  un ophtalmologue a contacté notre représentant, M. Sanou et a raconté que vous avez pris contact avec lui comme représentant de l’ASAO qui envisagerait la construction d’un centre ophtalmologique avec lui à la tête de ce projet sous condition qu’il achète le matériel nécessaire pour équiper un tel centre. Comme déjà passé dans l’autre cas, vous lui avez aussi donné et envoyé des émails  avec des réponses favorables de notre vice-président sur ce projet. En attendant la réalisation du projet promis, l'ophtalmologue s’est totalement endetté puisqu’il a dû prendre des crédits très chers pour les achats proposés par vous et il ne sait plus de quoi vivre.

Nous ne comprenons pas du tout vos actions et encore moins votre motivation. Vous connaissez très bien l’ASAO et vous savez ce que cette ONG a fait dans votre pays pour aider la population défavorisée surtout en brousse. Les membres et les sponsors  de notre association font tout pour donner un meilleur avenir aux enfants, pour lutter contre la pauvreté. Vous-même, vous avez profité de ces actions:

  1. Pour quelques années, votre poste était dans le CSPS à Nohoungo, district sanitaire de Koupéla, le CSPS financé par l’ASAO. Pendant ce temps, vous avez reçu un surplus de salaire de la part de notre ONG.
  1. Lorsque vous avez fait votre formation de chirurgie de novembre 2001 jusqu’en août 2002, l’ASAO vous a donné une bourse de 30.000 FCFA par mois, une somme totale pendant ce temps de 300.000 FCFA, même si nous savions bien que vous ne retournerez plus à notre CSPS. Pour nous, il était important d’avoir un infirmier avec une formation chirurgicale pour aider n’importe où dans le pays où il y a un manque de personnel qualifié. 

A cause de tout ce que l’ASAO a fait dans votre pays, elle a une bonne réputation. L’Etat burkinabè connaît l’importance de cette petite ONG et lui a accordé deux décorations importantes. Vu tout cela, nous ne comprenons pas pourquoi vous abusez du nom de cette association, pourquoi vous vous présentez faussement comme représentant de cette association et pourquoi vous poussez des gens dans la misère. Pour nous, c’est une escroquerie très grave.

Nous insistons et nous soulignons que vous n’êtes pas notre représentant, que vous n’avez pas le droit de parler au nom de l’ASAO et nous exigeons que vous contactez toutes les personnes que vous avez trompées pour vous excuser et que vous les remboursez immédiatement. En cas de récidive de votre part, nous vous annonçons de prendre des mesures plus sérieuses.

         Ch. Simonis                                                          G. Krieger

Chevalier de l’Ordre National                                                      (Vice-Président)
           (Président)

09 janvier 2010

Grande décoration le 9 et le 11 décembre 2009

Nous félicitons notre représentant, M. Sanou Anselm: Il a une capacité de gestion à qui on peut avoir confiance. Il détient l’argent de notre association et celui du ministère allemand dans notre compte à Ouagadougou. Il règle les factures, rassemble les nouveaux projets et choisit les entreprises  avant de construire les ouvrages. Il veille à ce que notre Association ne paie pas des coûts exagérés. Depuis qu’il est notre représentant, il est devenu notre ami, notre véritable frère qui fait tout  pour aider son pays défavorisé, pour aider toute la population.

C’est avec une très grande joie que nous avons appris que le 9 décembre 2009, le gouvernement burkinabè l’a décoré et l’a nommé Officier de l’Ordre National pour son engagement pour le développement de son pays. Le 11 décembre, il a reçu la décoration Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques.

23 Novembre 2009

CAMPAGNE AGRICOLE 2009/2010 : Une baisse prévisionnelle des récoltes de 10%

lundi 23 novembre 2009

Le ministre de l’Agriculture, de l’hydraulique et des Ressources halieutiques a annoncé les résultats des prévisions de la campagne agricole 2009/2010 ainsi que les perspectives alimentaires. La production attendue est en baisse de 10% par rapport à la campagne précédente qui avait battu tous les records.

3 901 360 tonnes. C’est la production que le ministère attend d’après les projections faites par les services techniques compétents. Ces prévisions sont en baisse de 10% par rapport à la récolte de l’année dernière (4.212 470). Les raisons de cette contre-performance sont liées à la pluviométrie « difficile et capricieuse, alternant de longues périodes de sécheresse dépassant parfois trois semaines ». Mais la régularité des pluies dans les zones à fortes potentialités de productions a permis de limiter les dégâts. La production de riz maintient sa tendance à la hausse avec 15% en plus. L’année dernière, cette filière avait battu tous les records de production en doublant la production en une seule campagne grâce aux initiatives de soutien à la production du gouvernement qui avait mis des semences et des engrais soit gratuitement soit fortement subventionnées aux producteurs de riz. Ces mesures ont été reconduites cette année, pour le riz et le maïs avec de l’engrais subventionné à 50 % ainsi que la distribution de semences améliorées.

Les cultures de rente connaissent elles aussi une baisse d’environ 12%. Le coton connaît un recul de près de 200 mille tonnes l’année dernière. Le tonnage attendu est de 532.248 cette année contre 720.675 tonnes l’année dernière. Une baisse due essentiellement à la réduction des surfaces emblavées cette année, du fait de l’installation tardive de la saison. La production de sésame est stable avec 51.526 tonnes. Le soja, quant à lui, baisse avec 16.844 contre 29.209 l’année dernière. Parmi les cultures de rente, seule l’arachide s’en tire à bon compte. Le ministère espère 410.193 tonnes d’arachide contre 348.292 tonnes l’année dernière. Les cultures vivrières (Niébé, voandzou, igname, patate) n’échappent pas à cette tendance à la baisse avec un recul de 7%. La plus forte est constatée au niveau du niébé avec 12% en moins selon les prévisions. La production prévue est de 474.088 tonnes. L’igname fait un petit bond à 63.327 tonnes, soit 43% de plus que l’année dernière.

Cependant, le bilan céréalier nationale qui prend en compte, le riz, le blé, le mil, le maïs le sorgho et le fonio fait ressortir un excédent brut de 309.689 tonnes et un excédent net de 566.643 tonnes. Le ministre Laurent Sedogo qui avait à ses côtés le secrétaire exécutif adjoint du CILSS lors de la conférence de presse a déclaré que les performances réalisées cette année sont « appréciables bien qu’en dessous de celles de l’année dernière ». Le taux de couverture national est de 106%. Cela veut dire que la production est suffisante au regard des besoins de consommation. La présentation des prévisions de la campagne agricole fait ressortir des disparités par provinces. Sur les 45 que compte le pays, 17 sont largement excédentaires avec un taux de couverture des besoins de 120%, 17 autres en situation d’équilibre avec un taux de couverture entre 90% et 120%. Les 11 autres provinces ont un taux de couverture de leurs besoins inférieur à 90%. Le gouvernement n’exclut pas une rétention sur les prix due entre autres à la reconstitution des stocks paysans et de ceux des organismes de régulation et à l’exportation.

Par Abdoulaye TAO     Le Pays

19 Novembre 2009

INDICE DE PERCEPTION DE LA CORRUPTION 2009 : Le Burkina au 79e rang

jeudi 19 novembre 2009

L’organisation internationale de lutte anti-corruption Transparency International (TI) publie ce 17 novembre 2009, son Indice de perception de la corruption (IPC) 2009. Cette année, le Burkina Faso améliore d’un dixième de point son score par rapport à 2008. Avec un indice de 3.6, il se classe 79e sur 180 pays.

Depuis 1995, l’IPC de Transparency International établit un classement des pays du monde en fonction de la perception du niveau de corruption. Cet indice est le résultat d’une enquête conduite auprès d’experts, d’institutions internationales, de femmes et d’hommes d’affaires, etc. afin de recueillir leur perception de la corruption au cours des deux dernières années. L’IPC 2009 a été calculé sur la base d’informations se rapportant à 2008 et 2009. Elles ont été collectées par 13 enquêtes provenant de 10 institutions indépendantes. Il mesure l’ampleur globale de la corruption dans les secteurs publics et politiques.

La Nouvelle Zélande, le Danemark, Singapour, la Suède et la Suisse occupent respectivement les cinq premières places des pays les moins corrompus tandis que l’Irak, le Soudan, le Myanmar, l’Afghanistan et la Somalie occupent respectivement les cinq dernières places des pays où se pratique le plus la corruption. On remarque à travers ce classement que se sont les populations des pays en guerre qui sont les premières victimes de la corruption. En Afrique subsaharienne, le trio Botswana, Ile Maurice et Cap Vert arrive en tête des pays les moins corrompus comme en 2008. Le Burkina Faso est à la 8e place des pays d’Afrique subsaharienne où la corruption se pratique le moins.

Dans le top dix des pays les moins corrompus, le Burkina Faso est le premier et seul pays de l’espace UEMOA et le 3e de l’espace CEDEAO après le Cap Vert et le Ghana. Sur le plan mondial, le Burkina Faso se place au 79e rang parmi les 180 pays couverts par l’enquête. Il améliore ainsi légèrement son indice qui était de 3.5 en 2008. Au cours de ces deux dernières années, les facteurs ci-après ont certainement influencé positionnement ce score du Burkina Faso : l’engagement anti-corruption dans de nombreux discours des premiers responsables du pays à savoir le président du Faso et le Premier ministre, la publication par les structures étatiques de veille et de contrôle ainsi que par les organisations de la société civile de lutte anti-corruption de leurs rapports d’activités avec une forte médiatisation, les campagnes de sensibilisation développées à grande échelle en direction de plusieurs acteurs de la vie nationale et l’amélioration du climat des affaires par la réduction des délais de création d’entreprise.

Toutefois, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Ce classement est une perception instantanée de la situation de la corruption au Burkina Faso. La méthodologie utilisée par TI repose sur une marge d’erreur de 10%. Il y a 5% de probabilité que l’IPC réel du Burkina soit inférieur à l’IPC estimé, et 5% de probabilité pour qu’il lui soit supérieur. Plus les informations collectées sont fiables ou plus leurs sources sont nombreuses, plus l’écart entre l’IPC estimé et l’IPC réel sera faible. S’il y avait une erreur de surestimation, de l’indice de 5%, l’indice réel du Burkina aurait été égal à 2.8, le classant 111e sur 180 au même niveau que l’Algérie, Djibouti, l’Egypte, l’Indonésie, le Kiribati, le Mali, Sao Tome et Principe, les les Salomon et le Togo. Par contre une erreur de sous-estimation de 5% aurait porté cet indice à 4.4 et le Burkina se serait classé 61e ex aequo avec Cuba et la Turquie. Tous les intervalles de confiance à 90% construits pour l’indice réel du Burkina se chevauchent, montrant que les variations observées dans son estimation sont simplement le résultat des fluctuations d’échantillonnage, sans aucune évolution positive ou négative significative.

La corruption affecte tous les secteurs d’activités au Burkina Faso. Elle tend à s’établir comme une norme dans le processus d’offre et de demande de services dans les administrations. La politique d’impunité, l’absence de sanctions dissuasives frappant principalement les auteurs de la grande corruption conduisent nécessairement à de telles situations. Au Burkina Faso, c’est la volonté politique pour combattre la corruption qui manque le plus. Les Burkinabè attendent toujours un signal fort de la part des premiers responsables.

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) Numéro vert : 80 00 11 22. Site web. www.renlac.org

Le Pays

19 Juillet 2009

Salif Diallo suspendu de toutes les instances du CDP jusqu’à nouvel ordre Dans la nuit, l’information s’est répandue comme une trainée de poudre : Salif Diallo, est suspendu de toutes les instances du CDP jusqu’à nouvel ordre. Ainsi, en ont décidé les responsables du parti au pouvoir. La cause de cette fatwa, c’est sans aucun doute les propos qu’il a tenus dans la presse en ce début du mois.

En effet, Salif Diallo, dans une interview publiée par L’Observateur Paalga, appelait à une refondation des institutions du Burkina, notamment la dissolution de l’assemblée nationale et l’instauration d’un régime parlementaire.

Celui qui vient d’être suspendu ainsi, est l’ambassadeur du Burkina Faso à Vienne (Autriche) et surtout jusque-là le premier vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti au pouvoir. Il était souvent présenté comme un des plus fidèles du président du Faso, Blaise Compaoré. En 2008, Salif Diallo avait été limogé du gouvernement puis envoyé comme ambassadeur à Vienne. Nous y reviendrons.

L’Observateur Paalga   www.lefaso.net

4 Novembre 2008

Coopération Germano-burkinabè : 49,1 milliards de F CFA pour l’agriculture et la décentralisation

mardi 4 novembre 2008.

 Les 21 et 22 Octobre 2008, ont eu lieu à Bonn en République Fédérale d’Allemagne (RFA), les Négociations intergouvernementales germano-burkinabé de coopération financière et technique pour la période 2008- 2010.

La délégation burkinabé était conduite par Monsieur Lucien Marie Noël Bembamba, Ministre de l’Economie et des Finances et celle de l’Allemagne était conduite par Madame Christiane Bogemann Hagedorn, directrice pour la Région Afrique de l’Ouest au Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ). Aux termes des négociations, le Gouvernement allemand a mis à la disposition du Burkina Faso, une enveloppe de 75 millions d’euros, équivalant à 49,1 milliards de F CFA, soit une augmentation de 25% par rapport à l’enveloppe du programme de coopération de la période 2005-2007.

Ces 75 millions d’euros sont destinés à financer d’une part,
- les interventions des pôles prioritaires pour 29,8 milliards de F CFA répartis comme suit :

- agriculture et gestion des ressources naturelles à hauteur de 10,8 milliards de F CFA ;

- eau potable et assainissement à hauteur de 8,2 milliards de F CFA ;

- décentralisation et développement communal à hauteur de 10,8 milliards de F CFA.

- d’autre part, les interventions dans les secteurs transversaux pour 9,5 milliards de F CFA. Ces interventions portent sur la lutte contre le VIH/SIDA, la promotion des droits des femmes et des enfants, notamment en matière de lutte contre les mutilations génitales et les pires formes de travail des enfants ;

- et enfin, l’appui budgétaire pour 9,8 milliards de F CFA, soit un triplement par rapport à la dotation de la période précédente.

Les négociations se sont déroulées dans un esprit de compréhension mutuelle et de franche collaboration.

Les parties ont convenu de tenir les prochaines négociations en 2011 à Ouagadougou à une date qui sera précisée ultérieurement par voie diplomatique.

DPCM/MED    Sidwaya

17 Juillet 2008

Burkina Faso: Des leaders religieux pour la planification des naissances

Les dignitaires musulmans ont convenu de promouvoir la planification familiale auprès de leurs fidèles, au cours d'une réunion des principales organisations islamiques du pays, qui s'est déroulée dans la plus grande mosquée de la capitale, la veille de la Journée mondiale de la population, célébrée le 11 juillet.

« Les débats ont été fructueux. Nous avons expliqué à tout le monde que l'Islam n'était pas opposé à la planification familiale, et qu'il la recommandait même », a rapporté à IRIN Maiga Aboubakary, secrétaire général de l'Organisation islamique du Burkina Faso pour la population et le développement (RBOIPD).

 

Les leaders ont accepté de faire la tournée des 45 provinces et 13 régions du Burkina Faso dans le cadre d'une « vaste campagne de sensibilisation » à la planification familiale.

« Les dignitaires religieux doivent sensibiliser leurs communautés dans les mosquées, au cours des cérémonies religieuses, des mariages, des enterrements, en leur expliquant pourquoi la planification familiale est si importante », a déclaré M. Aboubakary à IRIN.

Ã- en croire Siaka Traoré, chargé de communication et de plaidoyer au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Burkina Faso, cette rencontre marque un véritable tournant. « Nous pensons que l'Islam a un rôle à jouer en matière de sensibilisation et d'éducation ; en ce sens, le choix du lieu de la rencontre est très symbolique ».

Selon le dernier recensement (2006), les musulmans représentent un peu plus de la moitié des 14 millions d'habitants que compte le pays.

D'après M. Traoré, les dignitaires religieux sont une cible importante pour les activistes de la planification familiale, en raison du rôle privilégié qu'ils jouent au sein de la communauté.

« Les dignitaires musulmans, en tant que membres intégrants de la communauté, ont un rôle important à jouer en matière de planification familiale, et c'est pourquoi nous soutenons cette rencontre entre eux », a déclaré M. Traoré.

Selon M. Aboubakary, bon nombre de personnes pensent que les principes de l'Islam s'opposent à la planification familiale, quand, bien au contraire, ses préceptes la promeuvent.

Croissance démographique

Le Burkina Faso affiche actuellement une croissance démographique de trois pour cent, ce qui représente environ 341 000 personnes de plus chaque année ; la population burkinabè est donc passée, globalement, de 5,6 millions de personnes en 1975 à 14 millions aujourd'hui.

En moyenne, sept enfants naissent dans chaque famille, et selon les économistes, les cinq pour cent de croissance économique actuels devront être portés à 7,5 pour cent pour couvrir les besoins de cette population croissante.

Selon le ministère de la Santé, seuls 14 pour cent des couples utilisent régulièrement des contraceptifs, et d'après les conclusions d'une étude menée en 1994 (la plus récente dont on dispose), un tiers des femmes âgées de 15 à 49 ans ont déclaré avoir besoin d'une meilleure planification des naissances.

« La planification familiale est indispensable au développement d'un pays, de sa société et des individus, car c'est grâce à elle que nous pouvons mieux organiser la vie des familles, mieux nourrir et éduquer les enfants, et leur offrir les soins de santé dont ils ont besoin », a expliqué M. Traoré à IRIN.

Le gouvernement a besoin d'aide pour développer les modestes objectifs de son programme de santé publique national, qui prévoient une augmentation de la couverture contraceptive de seulement trois pour cent d'ici à 2010.

La campagne menée par le gouvernement en vue de réduire le taux de mortalité des nourrissons de 40 pour cent d'ici à 2010 est, elle, plus ambitieuse.

Selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), 122 enfants sur 1 000 nés au Burkina Faso meurent en effet avant leur premier anniversaire, et le taux élevé de mortalité des nourrissons est un des principaux facteurs responsables du taux élevé de natalité.

Les dignitaires religieux n'ont pas pris de décision quant aux méthodes de contraception à promouvoir, laissant ainsi chacun prendre sa propre décision, selon M. Aboubakary. Ils insisteront néanmoins pour que la planification familiale devienne la responsabilité de chaque couple.

« Nous avons demandé que chaque femme soit accompagnée chez le médecin par son mari pour une consultation ayant trait à la planification familiale. Les femmes ne devraient pas y aller seules car [la planification familiale] doit être une décision de couple », selon M. Aboubakary.

http://fr.allafrica.com/stories/200807141580.html 

30 Juin 2008

Fermeture des deux universités à Ouagadougou par le gouvernement

Cités universitaires - Ambiance avant expulsion

Face à la crise qui secoue depuis quelques jours l'Université de Ouagadougou, les autorités ont haussé le ton, en mettant fin à toutes les activités du Centre national des oeuvres universitaires (CENOU). Aussi, un ultimatum a été donné aux étudiants pour vider les cités. Ambiance sur les lieux à quelques heures de ce délai, qui était de rigueur.

Le 24 juin 2008, une note du directeur général du Centre national des Å"uvres universitaires (CENOU), Robert Sangaré, informait les étudiants que "sous réserve de la reprise des cours le mercredi 25 juin, tous les restaurants universitaires (R.U.) sont fermés pour compter du même jour jusqu'à nouvel ordre".....

http://fr.allafrica.com/stories/200806300009.html

Fermeture de l'UO et de l'université Ouaga II

Dans l'optique d'éclairer l'opinion publique sur la nature des mesures prises et qui concernent l'Université de Ouagadougou et celle de Ouaga II, des responsables du ministère en charge des Enseignements avec à leur tête, le secrétaire général Luc Yé, ont animé un point de presse dimanche 29 juin 2008, en fin d'après-midi.

"L'Université de Ouagadougou et celle de Ouaga II ont été fermées parce que ces deux institutions étaient au bord du précipice", selon le secrétaire général Luc Yé. Trop de meeting et de marches étaient programmés, alors que depuis le 17 mai 2008, les responsables des deux Universités tentaient de "sauver" l'année académique. C'est ainsi que le 20 mai 2008, ils ont reçu les responsables des associations d'étudiants pour leur dire qu'on "allait à la catastrophe", au vu de l'inachèvement du programme académique. Dans cette même lancée, les syndicats d'enseignants ont été reçus le 21 mai et les directeurs d'UFR (Unités de formation et de recherche) le 26. Le 15 juin 2008 enfin, une réunion de "sauvetage" de l'année a été tenue. Malheureusement, "les revendications de blocage" (le cas des dérogations) ont entraîné des troubles deux jours plus tard (le 17 juin 2008).....

http://fr.allafrica.com/stories/200806300005.html

6 Mai 2008

Les administrations en Allemagne et au Burkina Faso

Le 8 avril, le président de l'ASAO, M. SIMONIS Charly, a envoyé une demande au ministère allemand pour la coopération et pour le développement pour augmenter le nombre de projets: l'ASAO veut agrandir 6 CEG et construire une école primaire. Le 26 avril, le président a contacté le vice-président qui était pour un mois au Burkina pour lui dire que le ministère avait accordé un surplus de 113.058 Euro  = 74.166.048 FCFA de subventions pour les projets demandés, lui demandant de contacter les villages pour ramasser les agrégats pour la construction. En peu de temps, l'ASAO aussi bien que le ministère allemand ont tout fait pour aider les villages en détresse et pour former de nouvelles places pour les élèves.

Fin février, la nouvelle 4X4, une Toyota Hilux d'une valeur de 19.000 FCFA = 12.464.000 FCFA a été "garée" à la douane à Ouagadougou pour être exonérée: depuis un certain temps, il faut la signature de plusieurs  ministres pour l'exonération. Jusqu'à aujourd'hui, nous n'avons pas pu immatriculer cette voiture "garée" à la douane. Ce véhicule était prévu pour l'animateur qui devrait visiter les villages où nous avons réalisé un projet. Le vice-président qui voulait visiter de futurs projets et aussi travailler avec l'animateur, a dû louer un minibus pour 15 jours - ce qui l'a empêché d'emprunter des pistes difficiles pour visiter des villages qui nous avaient envoyé des demandes.

A chaqu'un de se faire son opinion

 

30 Avril 2008

Augmentation des projets

Après notre demande envoyée à notre ministère pour augmenter le nombre de projets, le ministère allemand pour le développement nous a accordé une subvention de 820.058 € = 537.958. 048 FCFA. Avec les fonds propres de notre ONG et les subventions de notre ministère, nous réaliserons cette année des projets de plus de 1.100.000 € = 721.600.000 FCFA

Avec ces argents, nous construirons 20 écoles primaires et 16 CEG et créerons ainsi plus de 6.000 places permanentes pour des élèves. Manque de participation de la population, nous ne réaliserons pas les écoles primaires à Oualdéguédé, Foura et Tampour ainsi que les CEG à Boni et Yondé. Ces projets seront transférés dans des villages qui ramassent mieux les agrégats nécessaires pour avoir leur projet souhaité.

Ecole primaire Sanga, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, Forage 

36.163 €

Ecole primaire Dandio, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, Forage

36.163 €

Ecole primaire Séguénéga, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine,    

27.163 €

Ecole primaire Koankin, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine

23.003 €       

Ecole primaire Rapadama, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine

26.003 €        

Ecole primaire Bick-Baskouré, Abort, Grillage, Cuisine

19.503 €

Ecole primaire Kokossin, 1 Logement

23.003 €           

Ecole primaire Kalembouly, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine,

26.003 €           

Ecole primaire Yayou, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine,

26.003 €           

Ecole primaire Hérédougou, 1 Logement, Abort, Grillage,

24.013 €

Ecole primaire Ti, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine,

26.003 €           

Ecole primaire Kera , jetzt 3 Klassen, Abort, Grillage, Cuisine,

20.338 €        

Ecole primaire Sala, 1 Logement, Abort, Cuisine,

26.003 €

Ecole primaire Lanfiéra, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine, ,

26.003 €

Ecole primaire Bena, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine,

26.003 €           

Nanwéré, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine,

26.003 €           

Ecole primaire Banzon (2 classes)

  7.735 €

Ecole primaire Kokouna, 1 Logement, Abort, Grillage,

25.013 €           

Ecole primaire Kagnabougou, 1 Logement, Abort, Grillage, Cuisine,

26.003 €

Ecole primaire Léguéma, Abort, Grillage, Cuisine,

20.338 €

CEG Sikiré, Bat. administratif, 3 logementsGrillage, Cuisine,  Forage

68.955 €

CEG Soubeira-Natenga,Bat. administratif, 3 Logements, Abort, Grillage, Cuisine,

57.240 €

4 classes pour le CEG Pobe-Mengao,

25.305 €

4 classes pour le CEG Kirsi, 1 Logement, Abort,

31.350 €

CEG Nedogo, Bat. administratif, 3 Logements, Abort, Grillage, Cuisine,

57.240 €

4 classes pour le CEG Orodara,

24.240 €

4 classes pour le CEG  Faramana,

25.305 €

4 classes pour le CEG Garango/Tangaré,

24.240 €

3classes pour le CEG  Gogo,

18.595 €

4 classes pour le CEG in Banzon,

24.240 €

4 classes pour le CEG Loukoura,  

25.305 €

4 classes pour le CEG Mangodara,

25.305 €

4 classes pour le CEG Koloko,

25.305 €

4 classes pour le CEG Loumana,

25.305 €

4 classes pour le CEG Solenzo,

25.305 €

4 classes pour le CEG Tiéfora,

25.305 €

 

27 Février 2008

Nos projets    Cette semaine, notre représentant, M. Sanou Anselm, nous a dit que parmi les 17 projets déjà commencés Bena, Lanfiera , Sala et Kalembouly sont presque terminés. Il y manque encore la couleur. Les prochains jours, quatre nouveaux projets seront commencés: Banzon (CEG), Tangaré (CEG), Kokossin et Séguénéga. Reste à espérer que la population des autres villages font les mêmes efforts pour ramasser les agrégats.

 

21 Février 2008

Bobo-Dioulasso : Casses contre la vie chère    La ville de Sya a été littéralement secouée hier par suite d’un gigantesque mouvement de colère organisé contre la vie chère. La police, la gendarmerie et même l’armée ont été déployées pour contenir les manifestants qui se livraient à des actes de vandalisme et de pillage. Le moins que l’on puisse dire est que Bobo-Dioulasso ressemblait hier à une sorte de bande de Gaza avec ces jets de pierres et de gaz lacrymogène, qui ont duré jusqu’à l’après-midi, contraignant de nombreux habitants à rester terrés chez eux.

Tout semblait indiquer que ce mercredi 20 février 2008 ne serait pas comme les autres jours : les tracts contre le gouvernement de Tertius Zongo au contenu amer qui ont circulé sous le manteau durant toute la semaine écoulée et qui invitaient la population à sortir massivement pour manifester son "ras-le-bol" contre la vie chère étaient déjà suffisants pour se faire une idée de ce que serait cette journée.

Surtout en ces temps de récession économique, où les gens à Bobo-Dioulasso restent unanimes sur la difficulté, de plus en plus grande, des conditions de vie au Faso. Une triste réalité marquée par le renchérissement des prix des produits de première nécessité et qui compromet dangereusement le "nansogo" dans les ménages.

S’ils étaient nombreux à adhérer à une telle initiative pour se faire entendre par le gouvernement pour une prise en compte effective de leurs préoccupations, il reste néanmoins entendu que beaucoup ne s’attendaient pas à une telle tournure des événements avec ces nombreux dégâts qui ont été occasionnés par des manifestants.

Hier, Bobo-Dioulasso présentait, par endroits, une image des plus apocalyptiques et qui nous rappelle étrangement la présidentielle de 1991, lorsque la ville avait basculé dans une violence indescriptible et qui avait fait de nombreuses victimes au nombre desquelles le richissime Barro Dianguinaba, dont le magasin avait été littéralement pillé.

Hier encore, on a vécu la même situation et cela, malgré le déploiement rapide des forces de l’ordre en certains points, stratégiques, de la ville. Toute cette matinée en effet, les dispositions sécuritaires étaient déjà prises avec les éléments de la CRS et de la gendarmerie dans la rue, armés jusqu’aux dents et qui avaient entamé leur ronde dans le centre-ville, où la plupart des boutiques étaient restées fermées. Mais tout cela était bien loin d’intimider des vandales, qui ne tarderont pas à entrer en action par des jets de projectiles.

Au fur et à mesure que le temps passait, le nombre de manifestants ne faisait que croître et le mouvement finira par s’étendre à toute la ville. L’atmosphère déjà suffocante avec les gaz lacrymogènes et les épaisses colonnes de fumée qui se dégageaient des pneus en flammes. L’armée sera appelée à la rescousse vu que les forces de l’ordre étaient loin de maîtriser la situation : ainsi, la direction régionale de la SONABEL, qui a essuyé des projectiles, sera placée sous la protection des berets rouges, dont la présence a été également signalée dans des points stratégiques comme la SOFITEX ou encore la zone industrielle.

Dans leur mouvement, les manifestants n’épargnaient rien sur leur passage : des feux tricolores détruits, des panneaux publicitaires et de signalisation arrachés, des vitres brisées, des véhicules endommagés, des boutiques pillées, des stations d’essence investies, des kiosques démolis, etc.

A l’heure où nous tracions ces lignes, nous n’avions aucune information précise quant à une éventuelle perte en vie humaine, même s’il reste entendu que des blessés, dont certains dans un état grave, ont été évacués vers l’hôpital Sourou-Sanou.

Reste maintenant à connaître les initiateurs de ce mouvement, qui aura fait plus de mal que de bien. Et le plus révoltant dans cette affaire est que ses vrais instigateurs, c’est-à-dire les auteurs des tracts distribués dans la zone commerciale, ont refusé de s’afficher et ce, malgré, dans le fond, la justesse de leur lutte. Pendant que nous y sommes, pourquoi n’ont-ils pas voulu suivre la voie légale pour se faire entendre ?

Ce mouvement, qui a certes paralysé les activités hier à Bobo-Dioulasso, aurait eu de l’importance si l’essentiel des manifestants n’étaient que de simples délinquants ou des désœuvrés sociaux qui ne rêvaient pas de mieux pour se défouler dans les rues de la ville et étaler sur la place publique leur incivisme. Et tant pis pour le contribuable burkinabè, qui paiera pour les dégâts occasionnés au cours de cette manifestation.

En attendant de connaître les cerveaux de ce mouvement et avec le calme qui semblait revenir peu à peu hier en fin de journée, l’heure est au bilan chez des commerçants, des gérants de kiosques ou de boutiques qui ont tout perdu au cours de cette journée. Toujours est-il que des enquêtes sont en cours et des arrestations ont même été déjà opérées par les forces de l’ordre.

Affaire donc à suivre.     Jonas Appolinaire Kaboré     L’Observateur

D'autres informations:

 

13 Février 2008

Visite du ministre allemand des Affaires étrangères : Des questions bilatérales et les conflits régionaux évoqués

Le ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Dr Frank-Walter Steinmeier, a effectué une visite d’amitié et de travail au Burkina le 12 février 2008. Des questions bilatérales et les conflits régionaux actuels ont été au menu de ses entretiens avec les autorités burkinabè.

Avant de s’envoler pour son pays, le chef de la diplomatie allemande a animé en début d’après-midi une conférence de presse en compagnie de son homologue burkinabè, Djibrill Bassolé.

Le Burkina a été le 3e et dernier pays de la tournée du ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Dr Frank-Walter Steinmeier, en Afrique de l’Ouest qui l’a conduit précédemment au Ghana et au Togo, respectivement les 10 et 11 février. Comme dans les 2 pays précédents, le ministre allemand a été reçu en audience en fin de matinée du 12 février par le président du Faso, Blaise Compaoré, au cours de laquelle il a été question de la coopération entre le Burkina et la République fédérale d’Allemagne qui date des années 1960. Et aussi des conflits régionaux actuels au regard du statut de médiateur du chef de l’Etat burkinabè dont l’action a permis le retour de la paix au Togo et en Côte d’Ivoire. Par la suite, le chef de la diplomatie allemande a eu un entretien avec son homologue burkinabè, Djibrill Bassolet. En outre, le ministre allemand a rencontré les représentants de la coopération allemande au Burkina, visité le centre de formation de football financé par son pays, etc.

A la conférence de presse qu’il a co-animée avec Djibrill Bassolet, le ministre Frank-Walter Steinmeier a dit que sa visite au Burkina se justifiait non seulement par la paix et la stabilité du pays, mais aussi par l’aura de faiseur de paix dans la sous-région du président du Faso. Par rapport à ce point, il a également dit être venu pour remercier le Burkina pour son action dans la sous-région avant de préciser que son pays travaille avec le nôtre au Conseil de sécurité de l’ONU sur des conflits internationaux comme le Kossovo et également sur le nucléaire iranien. Avant de se prêter aux questions des journalistes burkinabè et allemands (ces derniers l’accompagnent dans sa 2e tournée ouest-africaine), le ministre allemand a fait savoir que la coopération culturelle entre les 2 pays s’intensifierait les prochaines années. Déjà, il est annoncé l’ouverture au Burkina d’un centre de liaison de l’Institut Goethe.

Les questions des journalistes tant au ministre allemand qu’à celui du Burkina ont essentiellement porté sur d’autres sujets que la coopération entre les 2 pays. C’est ainsi que, d’entrée de jeu, un journaliste allemand a demandé l’avis de Djibrill Bassolet sur la volonté allemande d’intégrer le Conseil de sécurité de l’ONU en tant que membre permanent et aussi le pays africain qui serait le mieux placé pour y représenter le continent. Pour le chef de la diplomatie burkinabè, son pays est favorable dans le principe, quitte à discuter les conditions par la suite. Concernant le représentant de l’Afrique qui va siéger dans ce saint des saints, le ministre Bassolet a dit n’avoir aucune préférence particulière pour un pays. "L’essentiel est que le continent y soit présent", a-t-il dit.

De son côté, le ministre allemand a été interrogé sur la contribution de l’Allemagne à la force européenne (Eufor) en déploiement au Tchad et en Centrafrique, la démocratie en Afrique, les Accords de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et l’Afrique, etc. Sur ce dernier point, le chef de la diplomatie allemande a relevé qu’il n’y avait pas eu d’échec, malgré la non-signature des accords par la plupart des pays africains à la date butoir du 31 décembre 2007. Des pays comme le Ghana ont signé des accords intermédiaires et les concertations se poursuivront avec ceux qui n’ont rien signé du tout, a dit docteur Steinmeier. Pour rappel, les secteurs prioritaires d’intervention de la République fédérale d’Allemagne sont l’agriculture, l’eau et l’assainissement, l’économie, le soutien aux efforts de démocratisation, les infrastructures.

Par Séni DABO     Le Pays

11 Février 2008

Coopération : le ministre des Affaires étrangères allemand chez nous

Frank-Weiter Steinmeïer, ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, fera un bref séjour dans notre pays le 12 février 2008. La délégation, forte d’une soixantaine de personnes (avec de nombreux journalistes), visitera, entre autres, le centre de formation de football financé par l’ambassade de l’Allemagne dans notre pays. Une autre rencontre est également prévue à l’université de Ouagadougou au département d’allemand. 

Lefaso.net 11/02/2008

Nos projets

Jusqu'à maintenant, la construction de 14 écoles primaires et de 3 CEG a commencé, plusieurs projets sont déjà assez avancés et dans les prochains jours d'autres projets commenceront. Si la population participe bien pendant la construction, les travaux seront terminés dans 3 ou 4 mois.

Bonne continuation

4  Décembre 2007

Droit dans les yeux : A propos des sorcières et de l’excision

Je viens d’une province française, la Lorraine, qui fut un pays indépendant pendant longtemps. Il y a 400, 500 ans, on commença à y désigner, puis brûler des sorcières tant les malheurs qui frappaient le pays étaient grands.

Guerres, famines, épidémies, invasions, sécheresses ou inondations, mauvaises récoltes…

Pendant des années, des femmes furent accusées d’être à l’origine de ces malheurs trop grands et engendrant trop de souffrances pour rester sans explications.

Accuser des "femmes-sorcières" a permis pendant 300 ans environ de canaliser la violence des foules vers des "boucs émissaires" à qui on faisait endosser tous les malheurs et qui permirent aux princes d’échapper à leurs responsabilités dans les catastrophes qui s’abattaient sur leur pays.

Mais un jour, un prince décida que, dorénavant, c’était fini. Plus de sorcières, ni d’exécutions, plus de boucs émissaires ni de faux procès… et ce fut fini !

Alors parfois je me prends à rêver que le Moogo Naaba s’asseoie solennellement avec tous les princes de son royaume et décide, lui aussi, qu’il n’est plus besoin aujourd’hui de désigner de vieilles femmes tristes, seules et sans défense et souvent elles-mêmes accablées par le malheur, qu’il n’est nul besoin de les désigner comme "responsables" (boucs émissaires) des épreuves que traverse inévitablement toute société humaine .

Ayant aujourd’hui mieux compris l’origine, la genèse, les causes de la plupart des évènements difficiles qui nous touchent, ayant aujourd’hui mieux compris les solutions appropriées qui doivent être déployées, ayant aujourd’hui mieux compris que les "boucs émissaires" n’étaient pas vraiment la solution, ils pourraient ensemble décréter que dorénavant, sur tout le territoire du Moogo, il n’est plus nécessaire de désigner ni de chasser les "mangeuses d’âmes" et autres "sorcières" et qu’il est préférable de mobiliser toutes les énergies positives pour lutter contre les malheurs quotidiens, pour lesquels aujourd’hui nous connaissons mieux les solutions appropriées.

Je me prends à rêver que le même jour, le Moogo Naaba, avec toute la cour des princes et des princesses réunie autour de lui, décrète aussi la fin de l’excision, non pas parce que quelques Blancs lui auraient soufflé que c’est contraire aux droits de l’homme des Blancs, mais parce que dorénavant, il souhaiterait que ses femmes et celles de tous ses sujets puissent, elles aussi, goûter à la plénitude du plaisir sexuel, ce merveilleux lien fort d’amour entre l’homme et la femme, cadeau admirable que Dieu a fait à l’humanité pour le bonheur de tous. Et que cesse enfin cette blessure originelle, reproduite sans fin, qui prive nos si chères femmes de cet épanouissement dont elles ne cessent de rêver… et nous avec elles.

Père Jacques Lacour, B.P. 332 Koudougou, jacqueslacourbf@yahoo.fr

Notes pour ceux que la question intéresse :

Bref résumé tiré de : http://www.robert-weinland.org/sorc.php

Les bûchers de sorciers et sorcières allumés dans l’Occident chrétien, du XVe au XVIIIe siècles, ont fait environ 50 000 victimes, d’après les historiens. Les femmes représentaient environ les 3/4 des accusés dans des procès en sorcellerie tout à fait légaux qui s’appuyaient sur des traités de "démonologie". Pendant quatre siècles, la chasse aux sorcières s’est répandue dans toute l’Europe, mais avec une intensité particulière dans le Saint Empire romain germanique et les régions voisines. Suisse, Pays-Bas, Flandre, Luxembourg, Lorraine et Franche-Comté sont, après l’Allemagne actuelle, les régions qui ont compté le plus grand nombre de bûchers de sorcières et de sorciers.

Comment s’est arrêtée la chasse aux sorcières ? (d’après : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-331082.html )

En France, un édit de Louis XIV et Colbert, en 1682, interdit de poursuivre les sorcières. La Pologne, la Suisse, l’Autriche, brûlent encore au XVIIIe siècle. En vérité, les bûchers ont réellement cessé avec le siècle des Lumières, l’arrivée d’idées nouvelles... et de la raison.

http://www.lefaso.net/spip.php?article24533&rubrique4

22 Novembre 2007

Début novembre, notre ministère allemand pour le développement nous a accordé les subventions demandées de plus de 463.085.000 FCFA pour les projets en 2008:

  1. Ecole primaire à Sanga, Soum, département de Aribinda,  un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  2. Ecole primaire à Oualdéguédé, Soum, département de Aribinda, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  3. Ecole primaire à Dandio, Soum, département de Aribinda, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  4. Normalisation de l’école primaire à Séguénéga, Yatenga, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  5. Ecole primaire à Foura, Sanmatenga, département de Kaya, un bâtiment à trois classes, un logement avec cuisine et abord – pas de bancs -
  6. Normalisation de l’école primaire à Koankin, Ganzourgou, département de Bondry, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  7. Normalisation de l’école primaire à Rapadama, Ganzourgou, département de Zam, un bâtiment à trois classes, un logement avec cuisine et abord
  8. Ecole primaire à Bick-Baskouré, Kouritenga, département de Koupéla, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m,
  9. Normalisation de l’école primaire à Kokossin/Tandaghin, Kouritenga, département de Yargo, un bâtiment à trois classes, un logement avec cuisine et abord
  10. Ecole primaire à Kalembouly, Balé, département de Siby, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  11. Ecole primaire à Yayou, Sissili, département de Silly, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  12. Normalisation de l’école primaire à Tampour, Ioba, département de Guéguéré, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  13. Ecole primaire à Ti, Sissili, département de Boura, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  14. Normalisation de l’école primaire à Kéra, Mouhoun, département de Bondoukuy, un bâtiment à deux classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  15. Normalisation de l’école primaire à Sala, Houet, département de Satiri, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  16. Ecole primaire à Lanfiéra, Houet, département de Fo, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  17. Ecole primaire à Bena/Koby, Houet, département de Faramana, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  18. Ecole primaire à Nianwéré, Kénédougou, département de Banzon, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  19. Normalisation de l’école primaire à Banzon, Kénédougou, un bâtiment à deux classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, - pas de bancs -
  20. Ecole primaire à Kokouna, Kénédougou, département de Koloko, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  21. Ecole primaire à Kagnabougou, Kénédougou, département de Kangala, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  22. Collège à  Sikiré, Soum, département de Aribinda, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines

  23. Collège à  Soubeira-Natenga, Sanmatenga, département de Ziga, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines

  24. Collège à  Nedogo, Ganzourgou, département de Boudry, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines

  25.  Collège à  Boni, Tuy, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m,

  26. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Pobé-Mengao, Soum,

  27. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Kirsi, Passoré, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, un logement avec abord, cuisine,

  28. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Orodora, Kénédougou,

  29. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Yondé,

  30. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Garango-Tangaré,

  31. 3 classes pour le collège à Gogo et

  32. 2 classes pour le collège à Banzon

Les prochains jours, notre représentant, M. Sanou, vérifiera les quantités ramassées dans les différents villages pour pouvoir commencer le plus vite possible avec les constructions.

26 Septembre 2007

Inondations en Afrique : la FAO vient en aide aux pays sinistrés Le Fonds Mondial pour l’alimentation (FAO) a annoncé le 25 septembre, par la voix de son Directeur général, Jacques Diouf, qu’il procède à l’ « évaluation des dégâts et préoccupation quant au changement climatique. » A cet effet, M Diouf a déclaré que « la FAO dirige et finalise les opérations d’évaluation des dégâts au Burkina Faso, à Djibouti, en Ethiopie, Mauritanie, Ouganda, au Ghana, au Nigeria, au Mali et dans les autres pays sinistrés. Elle estime qu’environ 12 millions de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux communautés agricoles ayant souffert des inondations en Afrique de l’Ouest et en Afrique orientale. » Ainsi selon le directeur général, « la FAO ne ménage aucun effort pour évaluer sur-le-champ les dégâts causés par les inondations aux agriculteurs et à leurs moyens de subsistance et pour mobiliser des ressources afin de les aider à reprendre leurs activités agricoles. »

http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=23658&id_rubrique=3

22 Septembre 2007

Excision à Pabré : 20 filles mutilées, une décédée

 
Le département de Pabré est troublé depuis quelques jours par une affaire d’excision de jeunes filles dont une a succombé à ses blessures. Certaines de ces fillettes excisées ont été admises au centre hospitalier Paul VI sis à Sigh-Noghin.

“L’excision peut tuer”, c’est là, un slogan du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE). L’excision vient effectivement de tuer dans le département de Pabré où une vingtaine de fillettes, selon la gendarmerie, ont été excisées par Zoudou Sawadogo, une exciseuse âgée de 80 ans.

Originaires de Zouma, Nédogo et Zibako, trois villages de Pabré, les excisées souffrent, d’après des sources hospitalières à Paul VI, d’infections graves dues aux mauvaises conditions hygiéniques de “l’opération”. Les blessures vaginales sont de 2e degré (ablation du clitoris et des petites lèvres) et de 3e degré (ablation du clitoris, des grandes et petites lèvres).

Du côté du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), l’on s’attelle à une prise en charge psychosociale des victimes de la vieille Zoudou Sawadogo. Selon le chef de service coordination et appui aux activités du CNLPE, Alphonsine Sawadogo, les témoignages des fillettes vont être collectés pour en faire un récit de vie destiné à la sensibilisation des populations. Et d’ajouter que “l’excision est une atteinte à la santé de la femme”.

La secrétaire permanente du CNLPE, Aïna Ouédraogo a renchéri en martelant que les parents doivent savoir qu’il existe une loi qui punit l’excision au Burkina Faso.

“Les parents sont convaincus qu’en excisant leurs filles c’est les préparer à affronter leur future vie de famille”, a-t-elle ajouté. En outre, elle a souligné que dans les situations d’excision “tant que le père ne donne pas sa bénédiction la fille ne peut pas être excisée”. Pour le cas de Pabré, les fillettes n’ont été conduites dans un centre sanitaire qu’après le décès d’une d’entre elles, une fillette de 14 ans. Pour l’heure, l’exciseuse et les parents des victimes ont été interpellés par la gendarmerie de Pabré. Grâce à ses actions, le CNLPE a permis de déférer dans les maisons d’arrêt et de correction 78 personnes coupables d’excision dont l’âge varie entre 50 et 80 ans.

Alassane KERE

Les sanctions pénales en cas d’excision

Article 380 du code pénal : “Est puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 150 000 à 900 000 F ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque porte ou tente de porter atteinte à l’intégrité de l’organe génital de la femme par ablation totale, par excision, par infibulation, par insensibilisation ou par tout autre moyen. Si la mort en est résultée la peine est un emprisonnement de cinq à dix ans”.

Article 382 du code pénal : “Est punie d’une amende de 50 000 à 100 000 F, toute personne qui, ayant connaissance des faits prévus à l’article 380, n’en avertit pas les autorités compétentes”.

http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=23556&id_rubrique=4

06 Septembre 2007

Les projets prévus pour 2008

En août, nous avons envoyé la demande de subvention à notre ministère pour le développement:

Pour les écoles primaires, nous avons prévu:

  1. Ecole primaire à Sanga, Soum, département de Aribinda,  un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  2. Ecole primaire à Oualdéguédé, Soum, département de Aribinda, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  3. Ecole primaire à Dandio, Soum, département de Aribinda, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  4. Normalisation de l’école primaire à Séguénéga, Yatenga, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  5. Ecole primaire à Foura, Sanmatenga, département de Kaya, un bâtiment à trois classes, un logement avec cuisine et abord – pas de bancs -
  6. Normalisation de l’école primaire à Koankin, Ganzourgou, département de Bondry, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  7. Normalisation de l’école primaire à Rapadama, Ganzourgou, département de Zam, un bâtiment à trois classes, un logement avec cuisine et abord
  8. Ecole primaire à Bick-Baskouré, Kouritenga, département de Koupéla, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m,
  9. Normalisation de l’école primaire à Kokossin/Tandaghin, Kouritenga, département de Yargo, un bâtiment à trois classes, un logement avec cuisine et abord
  10. Ecole primaire à Rana, Boulkiemdé, département de Ramongo, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m,
  11. Ecole primaire à Kalembouly, Balé, département de Siby, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  12. Ecole primaire à Yayou, Sissili, département de Silly, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  13. Normalisation de l’école primaire à Tampour, Ioba, département de Guéguéré, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  14. Ecole primaire à Ti, Sissili, département de Boura, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  15. Normalisation de l’école primaire à Kéra, Mouhoun, département de Bondoukuy, un bâtiment à deux classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  16. Normalisation de l’école primaire à Sala, Houet, département de Satiri, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  17. Ecole primaire à Lanfiéra, Houet, département de Fo, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  18. Ecole primaire à Bena/Koby, Houet, département de Faramana, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  19. Ecole primaire à Nianwéré, Kénédougou, département de Banzon, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  20. Normalisation de l’école primaire à Banzon, Kénédougou, un bâtiment à deux classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, - pas de bancs -
  21. Ecole primaire à Kokouna, Kénédougou, département de Koloko, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord
  22. Ecole primaire à Kagnabougou, Kénédougou, département de Kangala, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m, un logement avec cuisine et abord

 Pour les collèges, nous avons prévu:

         1.      Collège à  Sikiré, Soum, département de Aribinda, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines

2.      Collège à  Soubeira-Natenga, Sanmatenga, département de Ziga, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines

3.      Collège à  Nedogo, Ganzourgou, département de Boudry, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines

4.      Collège à  Boni, Tuy, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m,

5.      Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Pobé-Mengao, Soum,

6.      Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Kirsi, Passoré, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x 40 m x 1,50 m, un logement avec abord, cuisine, pas de bancs

7.      Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Orodora, Kénédougou,

 

Pour le début, nous ne payerons que 50 tables-bancs, deux bureaux, deux chaises et un ou deux armoires par école ou collège.  Si la population a bien planté et entretenu correctement le mobilier et économisé les réserves demandées, l’ASAO décidera après 2 ou 4 ans de livrer le reste du mobilier pour les autres classes.

 Si un village ou un département n’a pas assez ramassé ou n’aide pas pendant la construction, nous choisirons une école primaire, Léguéma, Houet, département de Bobo Dioulasso.

Nous demandons aux populations de Léguéma de ramasser aussi les agrégats nécessaires. Même si les autres villages auront assez de matériel, nous promettons à ce village d’y réaliser la normalisation en 2009 et dans ce cas, la population aura déjà tous les agrégats.  

Cette semaine, nous contacterons les villages prévus leur demandant de ramasser les agrégats nécessaires.

 

03 Septembre 2007

"Les cyberescrocs ont pignon sur Ouaga

Presque tous ceux qui ont l’habitude de surfer - ou naviguer sur Internet - ont déjà rencontré, au moins une fois, les cyberescrocs sur leur chemin. Du moins, chacun a reçu ces lettres, généralement très enrobées, de ces individus lugubres qui, pour faire des transactions bancaires non moins floues, sollicitent votre aide pour ceci ou pour cela. Dans la plupart des cas, ils vous proposent une grosse somme d’argent à engranger à l’issue d’une démarche qui tente plus d’un. Hier encore, ces «missives» très tentantes tombaient dans nos boîtes électroniques sans qu’on ne puisse savoir exactement dans quel coin de la planète se trouvaient leurs émetteurs. Pour affiner leurs appâts, ces quidams, qui se cachent sous les patronymes de dignitaires africains disparus, ne livrent généralement pas l’endroit d’où ils écrivent. Ils indiquent vaguement leur lieu de résidence.

Sur l’avenue Bassawarga

Mais aujourd’hui, la cyberescroquerie a pignon sur rue à Ouagadougou. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour dans certains cybercafés de la capitale. Sur l’avenue Bassawarga, pour ne citer que celle-là, ces jeunes «chasseurs d’argent sur Internet» passent toute la nuit à piéger leurs pigeons potentiels. Avec la complicité - consciente ou inconsciente - des propriétaires de ces cybercafés, ils recopient les adresses électroniques - E-mail - des clients qui commettent l’imprudence de ne pas détruire l’historique des ordinateurs sur lesquels ils vont ouvrir leurs boîtes. Ainsi, ces jeunes hommes, reconnaissables par leur accent anglophone et particulièrement nigérian, enregistrent subtilement les contacts de surfeurs imprudents et ignorants du fonctionnement du mailing pour les harceler avec leurs lettres.

Ils ne se cachent d’ailleurs plus, puisqu’ils bondissent systématiquement sur les ordinateurs qui viennent d’être utilisés. En plus, lorsque le gérant du cyber ignore le fonctionnement de son propre système, ils en profitent pour subtiliser les adresses de tous les usagers. Mieux, depuis quelques années maintenant, ils imitent les signatures et les noms des travailleurs de quelques institutions financières de la place pour tendre leurs pièges. Les banques les plus usitées en la matière sont Ecobank et Bank of Africa Burkina. Les responsables de ces établissements ayant décidé d’observer un silence qui les laisse agir en toute quiétude, les cyberescrocs ne ménagent aucun manège pour poursuivre leur basse besogne. Apparemment, rien ne les inquiète. Sur l’avenue Bassawarga ou sur l’avenue Kwame-NKrumah où ils ont
jeté leur dévolu sur les cybers, ils semblent en terrains conquis. C’est tant pis pour les ‘’cyberaccrocs’’ qui ne savent pas se protéger de leurs assauts.

Impunité totale

Le contexte et l’ambiance générale d’impunité dans lesquels ils agissent aidant, les cyberescrocs ont imité grossièrement, la dernière fois, un pseudo cachet du ministre de la Justice pour valider une loterie qui serait
organisée par la «Banque Atlantique du Burkina Faso». Malgré le fait que cette situation ait été dénoncée pour la énième fois par notre confrère Lefaso.net ainsi que par nous-même, aucune mesure officielle n’est prise pour dissuader ces marchands de gain facile qui opèrent parfois au nez et à la barbe des forces de sécurité. Notre police serait-elle aussi technologiquement carrente pour mettre ces cyberescrocs hors d’état de nuire? Les cyberescrocs dont nous parlons existent bel et bien à Ouaga. Un de ceux dont il est question a même laissé une adresse qui peut constituer une piste de recherche pour la police:

Me Tapsoba Nabil Adresse : 09 BP 4789 Ouagadougou CMS 09E-mail
:cabinet_nabil@netcourrier.com » République du Burkina -Faso Tel : +226 78
01 82 35 Fax : +226 50 42 00 39.
À nos flics de prouver que les cyberescrocs n’ont pas pignon sur rue à Ouagadougou.

 

29 Août 2007

Gratuité des manuels scolaires : A chaque élève sa dotation

vendredi 24 août 2007.

 
Le ministère de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation a annoncé officiellement à la presse la consolidation de la gratuité des manuels scolaires dans toutes les écoles primaires (publiques et privées) du Burkina Faso à partir de la prochaine rentrée scolaire. C’était au cours d’une rencontre à Ouagadougou le 23 août 2007.

"Les parents d’élèves ne doivent pas payer de manuels scolaires au Burkina Faso pour leurs enfants au primaire durant l’année 2007-2008" est le message que le ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation (MEBA), Odile Bonkoungou veut partager avec l’ensemble des populations, à travers l’organisation d’un point de presse.

La rencontre, qui a regroupé dans la matinée d’hier 23 août 2007, le ministre, ses collaborateurs et les hommes de médias, s’est déroulée autour de la gratuité des manuels scolaires dans toutes les écoles primaires publiques et privées au pays des Hommes intègres. La mesure de la gratuité n’est pas nouvelle, mais celle-ci va atteindre une dimension record, a tenu à préciser Mme Marie Odile Bonkoungou. En effet, annonce-t-elle, ce sont plus de 3,5 millions d’exemplaires de manuels scolaires qui seront distribués gratuitement au titre de l’année scolaire 2007-2008.

Les livres, à entendre Mme le ministre, sont déjà stockés dans les magasins de la Direction d’allocation de moyens spécifiques aux écoles (DAMSE). Des propos confirmés sur place par le responsable de ladite direction M. Issaka Kaboré également présent à la conférence de presse. Il reste à les faire parvenir aux 322 Circonscriptions d’éducation de base (CEB), puis aux écoles. Le processus de distribution, rassure Odile Bonkoungou, débutera à partir du 27 août prochain conformément à un programme qui s’étalera jusqu’au 30 septembre 2007 (voir encadré 2).

Treize (13 camions sont mobilisés à cet effet. Selon les statistiques du MEBA, le lot de livres à distribuer "incessamment aux écoles, permettra d’atteindre le ratio d’un livre par élève, surtout en lecture, calcul et observation . Il est aussi prévu un livret-guide de maître par enseignant et par discipline. Jusque-là, a rappelé le ministre, la première phase du Plan décennal de développement de l’éducation de base (PDDEB-2003-2006) avec ses 3 670 114 manuels scolaires distribués avait permis l’atteinte du ratio 1 livre pour deux élèves (voire plus) et de 1livret guide-maître par enseignant.

Et le MEBA ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. "Pour maintenir et renforcer ces ratios, il est prévu désormais, chaque année durant la deuxième phase du PDDEB, la distribution d’au moins deux millions de manuels scolaires (livres de l’élève et guides de maître toutes disciplines confondues)", parole du ministre Odile Bonkoungou. Pour ce faire, poursuit-elle, 10 300 000 exemplaires de manuels scolaires ont été commandés dont plus de 5 300 000 déjà livrés et le reste en cours de livraison. Une approche d’anticipation donc pour éviter ou gérer au mieux les ruptures et retards de livraison.

Des responsabilités dans la gestion

La gestion des manuels scolaires gracieusement octroyés par le gouvernement burkinabè aux élèves se fait dans un dispositif qui implique différents acteurs du système éducatif, allant de l’élève à la DAMSE. La DAMSE, structure de stockage des manuels, en assure la répartition entre les DREBA (Directions régionales de l’enseignement de base), les DPEBA (Directions provinciales) et les CEB, conformément aux besoins exprimés par celles-ci. Le transport des colis vers les CEB revient également à la DAMSE. A son tour, le responsable de chaque CEB doit assurer l’acheminement des manuels jusqu’aux écoles. Tout cela, sous le contrôle, le suivi et la supervision de la DREBA ou de la DPEBA.

Une fois dans les écoles, les directeurs et autres associations de parents d’élèves sont mis à contribution pour s’assurer de la bonne gestion et surtout de l’entretien des livres. Les manuels scolaires étant une propriété de l’école, le directeur, aidé par les maîtres des différentes classes, doit veiller à ce que ceux-ci soient couverts et protégés contre les intempéries. Tout ce mécanisme de distribution saura-t-il empêcher les cas de détournements de manuels qui se retrouveront en vente sur le marché ? Question de journaliste.

A cette préoccupation, Marie Odile Bonkoungou s’est voulue on ne peut plus rassurante. L’acheminement des livres étant toujours accompagné de bordereau, les indélicatesses peuvent être remontées et les coupables de vols décelés, a-t-elle expliqué. Elle a dans ce sens confié que les cas de détournements déjà révélés les années antérieures ne sont pas restés impunis. Non seulement les coupables ont remboursé, mais aussi ils feront l’objet de sanctions disciplinaires, a défendu Mme le ministre.

Parce que, a-t-elle poursuivi, il ne sera pas admis que des personnes sabotent l’initiative noble du gouvernement de rendre les manuels scolaires gratuits au primaire, facteur déterminant pour la réalisation d’une éducation de qualité.

Koumia Alassane KARAMA , www.lefaso.net

 

22 Octobre 2006

Pour 2007 l'ASAO a envoyé la demande de subventions au ministère allemand pour le développement pour les projets suivants: 

  1. Ecole primaire à Bazoulé, Kadiogo, département de Tanghin-Dassouri, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50 m x 50 m x 1,50 m,
  2. Normalisation de l`école primaire à Bah, Houet, département de Lena, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords
  3. Ecole primaire à Tandatenga, Kourittenga, département de Yargo, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords
  4. Ecole primaire à Kwaré-Tocksel, Sourou, département de Toéni, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords et un forage,
  5. Ecole primaire à Komgnessé, Ganzourgou, département de Zam, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords
  6. Ecole primaire à Kounamo, Sissili, département de Silly, , un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords et un forage,
  7. Normalisation de l`école primaire à Sampogretinga, Bazéga, département de Doulougou, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords
  8. Ecole primaire à Marbagasso, Houet, département de Péni, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords et un forage,
  9. Normalisation de l`école primaire à Béka, Boulgou, département de Zabré, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords
  10. Normalisation de l`école primaire à Diontala, Banwa, département de Kouka, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords
  11. Ecole primaire à Béné-Dof-Tew, Ioba, département de Koper, un bâtiment à trois classes, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 50m x 50 m x 1,50 m, peut-être deux logements avec cuisines et abords
  12. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Dialgay, Kourittenga
  13.   un bâtiment à quatre classes pour le collège à Bagré, Boulgou
  14. Collège à Logofourousso, Houet, Département Bobo Dioulasso, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x40 m x 1,50 m, et un forage,
  15. Collège à  Koti, Tuy, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines et un forage,
  16.  Collège à  Kangala, Kénédougou, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x40 m x 1,50 m, trois logements avec des abords et des cuisines, et un forage,
  17.  Collège à  Salogo, Ganzourgou, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x40 m x 1,50 m, et trois logements avec des abords et des cuisines,
  18. Collège à  Lebda, Sanmatenga, Département Pissila, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, cuisine scolaire, latrines scolaires, un grillage 60m x40 m x 1,50 m, et trois logements avec des abords et des cuisines.

     

  19. 05 Juillet 2006

    L’Allemagne offre des manuels pédagogiques standardisés d’une valeur de 30 millions de FCFA  

    Des manuels pédagogiques standardisés d’une valeur de 30 millions de FCFA, c’est le fruit de la coopération bilatérale germano-burkinabè dans le cadre de l’appropriation sociale et politique de la décentralisation.  

    La  cérémonie officielle de remise a eu lieu à Loumbila, le vendredi  23 juin dernier. Placée sous la  présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, elle a connu la présence effective de l’ambassadeur de la République fédérale  d’Allemagne, des gouverneurs de régions et des autorités politiques, religieuses et coutumières. Ces supports didactiques, au nombre de 40 000 exemplaires, traitent de  la décentralisation et sont destinés à l’information/sensibilisation des citoyens et citoyennes ainsi qu’aux élus dans les communes du Burkina Faso.
    Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) avec l’appui de la GTZ, a initié la conception de manuels pédagogiques standardisés, à l’intention des citoyens et des citoyennes ainsi que des nouveaux exécutifs locaux issus des élections municipales du 23 avril 2006. Ainsi, du matériel pédagogique et des supports de communication d’une valeur de 30 millions de FCFA sont mis à la disposition des acteurs locaux : 32 500 exemplaires de cahiers du participant, en français et en six langues nationales (mooré, dioula, gulmancéma, fulfuldé, dagara, lobiri). Ce manuel, destiné aux acteurs locaux de la décentralisation, présente à travers des explications simples, les éléments-clefs du processus de décentralisation et le fonctionnement des collectivités territoriales.
    3000 exemplaires du Vade-mecum de l’élu communal. Ce manuel est le produit d’une réflexion conjointe MATD/PDDC et AMBF sur la base des textes réglementaires en vigueur et s’inspire des expériences pratiques des élus locaux.
    5000 exemplaires du CGCT illustrés, destinés aux citoyens/citoyennes, avec des informations claires et pratiques pour comprendre la loi n° 055 portant code général des collectivités territoriales.
    Placé sous la tutelle du MATD, le Programme décentralisation/développement communal –PDDC, accompagne le processus de mise en œuvre de la décentralisation au Burkina Faso. Il est exécuté  pour la partie allemande par la GTZ en coopération avec le DED, la KfW et Inwent sur mandat du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
    Au niveau national, le programme accompagne le MATD dans la concertation de la stratégie nationale et de l’approche-programme pour la conduite de la réforme ainsi qu’à la mise en place d’instruments de gestion et de pilotage. Le PDDC  appuie la concertation interministérielle sur le transfert des compétences et des ressources et contribue à la promotion de la collaboration avec l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF).
    Au niveau régional, le PDDC appuie les gouvernorats, les services déconcentrés et les communes pour le renforcement de la concertation sur le développement régional et le CSRLP dans les régions de concentration de la coopération bilatérale du Sud-Ouest et de l’Est du Burkina Faso. Le programme accompagne le travail en réseau des communes  depuis la mise en place du Réseau des communes de l’Est et du Sud-Ouest (RCESO). Le réseau favorise les échanges d’expériences ainsi que la diffusion des bonnes pratiques entre les gestionnaires communaux.
    En collaboration avec le DED et le FICOD/KfW, le PDDC appuie le renforcement des capacités de gestion communale pour la maîtrise des nouvelles compétences transférées. Ainsi par exemple, en matière de maîtrise d’ouvrage communal, en partant des expériences communales, la mise en place d’une approche standard pour la gestion des infrastructures communales est en préparation en collaboration avec les acteurs au niveau national.
    Sidwaya 04/07/2006

    27 Juin 2006

    Armes de petit calibre     Plus de huit millions d’armes illicites sont entre les mains de personnes privées en Afrique de l’Ouest, ce qui représente environ 50% de celles qui prolifèrent sur tout le continent, ont fait remarquer les conseillers travaillant sur le projet. La grande facilité avec laquelle on peut se procurer de telles armes pour des activités comme le crime organisé, le terrorisme et les conflits civils entraîne un cycle de violence dont les victimes sont en nombre disproportionné les membres les plus vulnérables de la société, à savoir les enfants, les femmes et les personnes âgées qui comptent pour plus de 80 % des décès liés aux armes à feu.
    Extrait de Sidwaya du 27/06/2006

    04 Juin 2006

    6 écoles burkinabè bientôt connectées à l’Internet  

    Dans le cadre du Programme e-Ecoles du NEPAD, a eu lieu mercredi 17 mai au ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement du Burkina Faso, le NEPAD, HP et AMD. Ce protocole d’accord permettra l’introduction des Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans 6 écoles au Burkina Faso.  

    Le projet NEPAD e-Ecoles est une initiative visant à fournir aux écoles africaines une solution de technologie pour l’éducation, incluant le matériel informatique, les logiciels, la connexion à l’Internet, le support technique ainsi que la formation des enseignants. 
    Un certain nombre d’entreprises privées dont les consortium HP et AMD se sont engagées à parrainer le projet dans sa phase démonstrative pour une période allant du 12 à 18 mois. 16 pays africains à raison de 6 écoles par pays, ont été retenus pour cette phase expérimentale.
    C’est dans ce cadre que les six écoles sélectionnées pour le Burkina Faso vont bénéficier des effets de ce partenariat. Il s’agit du lycée Untaani, du lycée provincial de Boulsa et du collège d’enseignement général de Komtoèga assignés à AMD, du lycée Basy de Ziniaré, du lycée Yadéga de Ouahigouya et du collège Pobè Mengao (Soum) assignés à HP. La partie burkinabé signataire du protocole d’accord était représentée par le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Joseph Paré, le ministre de l’Enseignement de base, Mme Odile Bonkoungou et le ministre des Postes et des nouvelles technologies de l’information et de la communication, M. Joachim Tankoano. Le NEPAD était représenté par le Dr Philippe Kuhutama Mawoko, directeur des programmes de la Commission e-Afrique du NEPAD. Les consortia HP et AMD étaient respectivement représentés par L. Eric Balendé et Dahlan Mateu. HP et AMD dans le cadre de ce programme sont appelés à fournir des solutions appropriées aux attentes des institutions bénéficiaires des NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication). Ces solutions comprennent notamment pour la durée de la phase-pilote, les logiciels, le hardware, la connectivité satellitaire, la formation des capacités en matière des NTIC...
    A terme, ce programme devrait permettre de doter les élèves des 6 écoles retenues de connaissances en Technologies de l’information et de la communication (TIC), afin qu’ils ne soient plus dépaysés, de faire de chaque apprenant, un étudiant avisé, de rendre chaque enseignant apte à faire des TIC, un outil d’amélioration de ses capacités à transmettre le savoir et de faciliter les tâches administratives et la gestion de chaque établissement par les TIC. Le gouvernement du Burkina Faso qui s’est toujours ouvert aux innovations bienfaitrices dans l’enseignement, a donc accueilli avec satisfaction, cette opportunité de faire partie des pays expérimentateurs. Ainsi, dans son discours, le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Joseph Paré a tenu à remercier le NEPAD et les deux consortia HP et AMD en ces termes : «qu’il me plaise donc de remercier une fois de plus encore, le NEPAD et les deux consortia HP et AMD qui ont bien voulu accepter de nous accompagner dans cette expérience à l’échelle nationale. Soyez rassurés que le Burkina Faso, en contractant cet engagement avec chacun de ses partenaires que vous êtes entend œuvrer dans le strict respect des clauses des présents accords».  

    Sidwaya 03/06/2006

    21 Mai 2006

    Semaine d’action pour l’éducation

    La Déclaration universelle des droits de l’Homme stipule que «Toute personne a droit à l’éducation». Mais force est de constater que 100 millions d’enfants et 800 millions d’adultes à travers le monde, se réveillent chaque matin sans aucun des espoirs offerts par l’éducation. Au Bam, plus de 40 % d’enfants sont dans ce cas. C’est pourquoi, en collaboration avec Plan-Kongoussi, la direction provinciale de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation du Bam a organisé une semaine d’action pour l’éducation.  

    Comme au niveau mondial et national, cette campagne spéciale va s’étendre sur une semaine. Les objectifs visés sont la mobilisation de tous les partenaires de l’éducation autour des problèmes de sous-scolarisation des enfants, de sensibiliser les parents afin de les amener à scolariser leurs enfants, et de contribuer à relever le taux de scolarisation de la province qui est provisoirement de 58,84 % pour l’année 2006. Trois (3) sites ont été choisis pour cette campagne au Bam. Il s’agit de Bourzanga, Zimtanga et Guibaré qui a accueilli le 28 avril 2006 la cérémonie marquant le top de départ des activités. Cette cérémonie a été l’occasion pour les élèves, d’organiser une marche et de remettre un message aux autorités présentes pour demander de meilleures conditions d’éducation. Dans son discours, le secrétaire général de la province a souligné l’importance du thème retenu qui est «chaque enfant a besoin d’un enseignant». Selon Jean Yves Tapsoba, il traduit la problématique des effectifs et des conditions de vie et de travail des enseignants et la nécessité de l’engagement des communautés à inscrire tous les enfants à l’école. Le DPEBA/Bam, Moussa Ouédraogo, a noté que dans la quête de l’Education pour tous (EPT), il faut prendre en compte les villages qui ne disposent toujours pas d’infrastructures et les groupes sociaux défavorisés. C’est d’ailleurs par là que passe la lutte contre la pauvreté car comme l’a dit Horace Mann, «l’éducation est la grande égalisatrice des conditions de l’homme, la roue de l’équilibre social... elle empêche d’être pauvre». Le préfet de Kaya Raphaël Ouédraogo et une institutrice de Pittenga, Mme Ouédraogo Maïmouna, tous natifs de Guibaré, ont témoigné et appelé les parents à scolariser leurs enfants. Marquées par les témoignages pathétiques, les communautés par la voix du formateur des jeunes agriculteurs à la retraite, Jean Ouédraogo se sont engagées à soutenir la promotion de l’EPT pour que le Bam atteigne l’objectif de 70 % de taux de scolarisation assigné par le PDDEB à l’orée de l’an 2011. Le secrétaire général, Jean Yves Tapsoba a rassuré les populations de la disponibilité de l’administration à les accompagner dans ce sens.

    Car qui renonce à prendre en charge sa jeunesse, à la doter des outils d’une promotion optimale, enterre son propre avenir. Pour joindre l’acte à la parole et comme en guise de réponse aux sollicitations des élèves qui ont marché dans la matinée, Plan-Kongoussi, à travers son directeur, a remis un lot de matériels (tables-bancs, armoires, chaises et machines à écrire) au CEG de Guibaré ouvert en novembre 2005.  

    Sidwaya 16/05/2006

    27 Avril 2006

    Le CCEB exige un personnel enseignant de qualité

    Le Burkina Faso célèbre, du 24 au 30 avril 2006, la Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMA). Cette semaine officiellement lancée, lundi 24 avril 2006 est placée sous le thème : «Chaque enfant a besoin d’un enseignant» se tient sous l’égide du Cadre de concertation pour l’éducation de base (CCEB)

    La Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMA) est célèbrée cette semaine dans tous les pays du monde. Au Burkina Faso, le thème retenu est «chaque enfant a besoin d’un enseignant». Les activités prévues dans le cadre de cette célébration sont conduites par la coalition nationale du Burkina pour l’Education pour tous (EPT), une structure réunissant des associations et ONG intervenant dans ledit domaine. Il s’agit essentiellement, d’invitation de personnalités politiques ou partenaires financiers à aller discuter avec les élèves dans des écoles. Cette activité est dite «Journée de retour à l’école des officiels».La seconde grande activité concerne la création d’un dossier par les élèves.br>Il s’agit là, d’amener les élèves à prendre la défense des enseignants en définissant leur acception des termes «enseignant», «enseignant de qualité», etc. La dernière grande activité est intitulée la «Grande audience». C’est une manifestation au cours de laquelle les dossiers préparés aux quatre coins du pays seront rassemblés pour être utilisés comme preuve afin  de défendre les enseignants devant les responsables des politiques éducatives.
    La Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMA) 2006 veut s’intéresser à l’accès et à la qualité de l’éducation. Pour les responsables de la Coalition, tout ceci repose sur l’enseignant. Raison pour laquelle dans leur message lu par M. Tahirou Traoré, ils estiment que, tant que l’on n’aura pas d’enseignants bien formés et suffisamment motivés (logements, matériel de travail, sécurité, rémunération) l’atteinte des objectifs de l’éducation pour tous restera hypothéquée. L’objectif de la Semaine mondiale d’action est obtenir des décideurs et des bailleurs de fonds, le respect des engagements en matière de recrutement et de mise à disposition à temps, d’un personnel enseignant en nombre suffisant, bien motivé et apte à fournir une éducation de qualité à tous les enfants en âge d’aller à l’école.
    Sidwaya 27/04/2006

     

    18 Avril 2006

    Message du président de la Communauté musulmane du Burkina Faso aux chrétiens

    Le président de la Communauté musulmane du Burkina Faso, El hadj Oumarou Kanazoé a adressé un message aux chrétiens à l’occasion de la fête de Pâques. Un message dans lequel, il souhaite une bonne fête à tous les chrétiens  du Burkina Faso.

    «Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous mettre à l’épreuve dans les dons qu’il vous a faits. Cherchez donc à vous surpasser les uns les autres dans l’accomplissement des bonnes œuvres. C’est à Allah que vous retournerez tous ; il vous éclairera sur vos sujets de divergence. (Parole de Dieu dans son saint Coran V48, la table servie)».

    Au nom de l’ensemble des membres du bureau exécutif permanent de la Communauté musulmane du Burkina Faso et en mon nom personnel, je souhaite une bonne fête de Pâques à tous les Burkinabè en général et aux chrétiens en particulier.
    En l’espace d’une semaine, deux importants événements marquant la vie  des communautés musulmane et chrétienne ont une fois encore donné l’occasion à nos deux  communautés de se rendre des civilités, de partager les repas et de s’adresser les meilleurs souhaits.
    Cette tolérance que les Burkinabè ont toujours cultivée constitue une preuve tangible de notre volonté commune de vivre ensemble dans la paix, l’amour et la fraternité.
    Sidwaya 18/04/2006

    05 Avril 2006

    Le village de Kouli a son école primaire    Le samedi 18 mars 2006, a eu lieu à Kouli, l’inauguration de l’école primaire publique dudit village. Placée sous la présidence du ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation, et parrainée par Séni Macaire Naré, la cérémonie a enregistré la présence d’invités de marque.  

    L’école de Kouli a vu le jour grâce à un mariage réussi entre l’Association pour la conservation et la mise en valeur de Gabio (ACMVG) et l’Association solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO).
    Avec la réalisation de cette école, les deux partenaires viennent encore une fois d’afficher leur volonté commune de mener le combat contre l’ignorance dans la province de la Sissili. Ce complexe scolaire réalisé à hauteur de 25 642 015 de francs CFA, vient porter le nombre de réalisations d’infrastructures de ces deux partenaires à neuf.
    Le nouveau joyau qui vient d’être inauguré comprend trois classes, un bureau, un magasin, deux logements, deux cuisines, deux latrines. 50 tables-bancs ont été remis pour l’équipement d’une salle de classe. L’école a ouvert ses portes cette année scolaire 2005/2006. «Pour son premier recrutement, nous avons un effectif de 91 élèves, dont 55 filles et 36 garçons», a indiqué M. Batian Bénao, premier responsable de l’ACMVG dans son discours». «Si l’école n’était pas ouverte cette année, nous aurions 91 enfants qui seraient restés à la maison sans pouvoir aller en classe», a-t-il poursuivi. Le premier enseignant de cette école est Marcel Sow. Batian Bénao a en outre remercié l’ASAO pour son soutien financier. En effet, l’école a été entièrement financée par la République fédérale d’Allemagne par l’intermédiaire de l’ASAO. Selon lui,  la création de cette école vient renforcer leur action en faveur de la forêt car, a-t-il soutenu, leur combat quotidien en faveur de la protection  et de la sauvegarde passe par l’éducation. Théophile Zongo, directeur régional de l’Enseignement de base du Centre-Ouest, représentant Mme le ministre a remercié lui aussi les différents partenaires pour leurs combats multiformes contre l’analphabétisme au Burkina Faso. Anselm Sanou, représentant l’ASAO, après avoir présenté son association à l’assistance, a dit sa disponibilité à soutenir toute action entrant dans le  cadre de l’éducation. La cérémonie a pris fin par la visite des réalisations.  

     19 Mars 2006

    Projets 2006    A part de Sonsogona, tous les projets sont commencés. Partout la population a bien ramassé les agrégats et apporte la main d'oeuvre gratuite pendant la construction. A Padéma, Tiarako, Dogoma, Siby et Fara, la toiture est déjà sur les classes et on commence maintenant avec les autres bâtiments. Si tout se passe bien, tous les projets seront terminés avant la saison des pluies. Bonne continuation!!

    13 Mars 2006

    Mort du musicien malien Ali Farka Touré      Le musicien malien Ali Farka Touré est mort dans sa 67e année des suites d'une longue maladie, a annoncé le ministère malien de la culture. Il est décédé mardi à son domicile de Bamako.
    Ali Farka Touré, né en 1939 à Tombouctou, avait découvert dès l'âge de dix ans les joies de la musique en apprenant à jouer de la gurkel, une sorte de guitare à une seule corde. Un choix, dira Touré, dû au pouvoir de chasser les esprits que cet instrument était censé avoir. Mais c'est en 1956, lors d'un concert du guitariste guinéen Ketita Fodeba, que se produit le choc. Subjugué, Ali comprend alors que la musique deviendra, quoi qu'il arrive, le moteur de sa vie. Et son choix est vite fait: il sera un grand guitariste.
    Très vite, il s'ouvre au monde extérieur, découvre Ray Charles, Otis Redding et surtout John Lee Hooker, celui qui l'influencera le plus. La légende raconte d'ailleurs que la première fois qu'il a entendu le roi américain du blues, il croyait que celui-ci jouait de la musique malienne... Depuis, le succès n'a jamais quitté l'artiste qui décrochera un Grammy Award, la récompense musicale suprême aux Etats-Unis, pour sa collaboration avec Rye Cooder sur l'album "Talking Timbuktu" en 1995.
    En février 2005, il décroche à nouveau avec son album "In the Heart of the Moon", un album en duo avec le joueur de kora Toumani Diabaté, une autre distinction des Grammys dans la catégorie meilleure musique d'inspiration traditionnelle.
    Mardi à Bamako, le monde de la musique était en deuil. Presque toutes les radios de la capitale ont suspendu leurs émissions habituelles pour passer simplement la musique d'Otis Redding.
    (AP)

    12 Mars 2006

    Assemblée générale    Le 10 mars a eu lieu l'AG de l'ASAO. Le président, M. Charly Simonis a parlé des projets et de la situation financière qui grâce aux sponsors est très positive: en plus des projets subventionnés par notre ministère pour le développement, L'ASAO peut encore financer un forage à Tien et l'adduction d'eau à Banzon. Les membres de l'association ont réélu M. Charly Simonis comme président et M. Götz Krieger comme vice-président. Après l'AG, on a présenté les photos du dernier voyage au Burkina Faso. Il y avait beaucoup de spectateurs qui ont admiré ces photos qui ont incité les gens d'y aller. Le prochain voyage sera du 7 au 21 octobre.

    17 Février 2006

    Tour du Faso    Mercredi 25 octobre 2006 : 1re étape (Ouagadougou- Manga) : 100 km
      Jeudi 26 octobre 2006 : 2e étape (Manga-Pô-Tiébélé) :121 km
      Vendredi 27 octobre 2006 : 3e étape : (Pô-Ouagadougou) 140 km
      Samedi 28 octobre 2006 : 4e étape (Boussé-Ouahigouya) : 129 km
      Dimanche 29 octobre 2006 : 5e étape (Yako-Ziniaré) : 150 km
      Lundi 30 octobre 2006 : (Repos à Ouagadougou)
      Mardi 31 octobre 2006 : 6e étape (Kokologo-Boromo) : 136 km
      Mercredi 1er novembre 2006 : 7e étape (Bobo Dioulasso- Banfora) :85 km
      Jeudi 2 novembre 2006 : 8e étape (Bobo Dioulasso -Bobo Dioulasso) : 121 km
      Vendredi 3 novembre 2006 : 9e étape (Boromo-Sabou-Koudougou) :115 km
      Samedi 4 novembre 2006 : 10e étape (Linoghin-Pouytenga) 96 km
      Dimanche 5 novembre 2006 : 11e étape (Loumbila (barrage)-Ouagadougou) : 88 km

    15 Février 2006

    Projets 2006    Notre représentant, M. SANOU Anselm, nous a dit que les travaux ont commencé dans les villages suivants: Niamadougou, Fara, Dogoma, Soumorodougou, Kibé, Tiarako, Loukoura, Siby,  Baskouré, Yéguéresso,  Bittou, Garango et Padéma. Dans les autres villages, les travaux commenceront prochainement pour  être terminés avant la saison des pluies.

    08 Février 2006

    Méningite    A l’instar d’autres localités du Burkina Faso, la méningite fait de nouveau parler d’elle dans la province du Houet. De la première semaine depuis janvier 2006 à la cinquième semaine, 100 cas de méningite de type pneumocoque, hémophylus influenzae, A et C ont été enregistrés dans les structures sanitaires répartis dans cinq districts. De ces 100 cas, 68  proviennent du seul district sanitaire N° 15 de Bobo, précisément du CSPS de Karangasso Vigué (48 cas) et Soumousso (20 cas). A la sixième semaine,  on a enregistré de nouveau sept cas dans ces CSPS. Loin d’atteindre le seuil d’épidémie qui est de 10 cas sur 100 000 habitants, les chiffres déjà déclarés de méningite sont suffisamment élevés selon le docteur Germain Traoré responsable du service de lutte contre la maladie à la direction régionale de la santé des Hauts-Bassins pour donner l’alerte. Le seuil d’alerte étant de cinq à sept cas pour 100 000 habitants comme c’est le cas actuellement. Les autorités sanitaires, expliquent la persistance des cas de méningite dans les  localités de Karangasso Vigué et Soumousso par la présence d’orpailleurs, très mobiles et qui n’ont pu certainement bénéficier de couverture vaccinale lors des différentes campagnes de vaccination. De l’ensemble des  cas déclarés dans ces districts sanitaires, on a enregistré un décès à Soumousso. Le docteur Germain regrette toujours que malgré la gratuité de la prise en charge, les malades et leurs familles hésitent encore à se référer aux structures sanitaires. Afin de parer à toute éventualité, il invite la population à recourir aux services de santé dès l’apparition des premiers signes de la maladie notamment les migraines persistantes accompagnées de vomissements et de raideur de cou.  

    Sidwaya 08/02/2006

    07 Février 2006

    Accord entre l’ONATEL et France Télécom    La Direction Générale de ONATEL BURKINA a le plaisir d’annoncer l’heureux aboutissement des négociations tarifaires avec France Télécom. Aussi, toutes les liaisons avec France Télécom demeurent rétablies conformément au communiqué de presse du 06 janvier 2006.
    Le trafic véhiculé par ces liaisons reste similaire au volume habituel, aucune restriction n’étant observée depuis le rétablissement total effectué le 05 janvier 2006.
    Par conséquent, les divers correspondants qui rencontreraient des difficultés d’acheminement de leurs communications devront prendre attache avec leurs opérateurs respectifs en vue de rechercher les éventuelles causes.
    ONATEL BURKINA réaffirme son attachement à la consolidation des relations avec ses partenaires tant dans l’acheminement du trafic que dans tout autre domaine de ses activités stratégiques.
    http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=12239

    09 Janvier 2006

    Projets 2006    Le dernier week-end, notre représentant, M. Anselm Sanou, s’est rendu dans l’ouest du pays pour voir si la population a assez ramassé. Il était à Niamadougou, Sonsogona, Soumorodougou, Kibé, Tiarako, Loukoura, Yéguéresso et Padéma. Partout dans ces villages, la population a assez ramassé et on peut tout de suite commencer avec les constructions. La semaine dernière, nous avons envoyé notre «lettre circulaire» dans laquelle nous avons demandé à Yéguéresso de planter des arbres et de réparer le grillage. M. Sanou nous a dit que la population y a planté beaucoup d’arbres et que le grillage est en ordre – pour nous une très bonne nouvelle.

    07 Janvier 2006

    Nouveau gouvernement     Le nouveau gouvernement est connu depuis hier. La nouvelle équipe de Paramanga Ernest Yonli est composée de 33 membres. On note dix départs et 13 arrivants (en comptant le SG du gouvernement). Pour les départs : Moumouni Fabré, Mahamoudou Ouédraogo, Laya Sawadogo, Justin Thiombiano, Mariam Lamizana, Ludovic Tou, Youma Zerbo, Arsène Armand Hien, Patrice Nikiéma, Daniel Ouédraogo.
    Pour les nouveaux : Clément Sawadogo (qui cède le SG du gouvernement et du conseil des ministres à Zakalia Koté, précédemment directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères), Gilbert Ouédraogo, Joseph Paré, Aline Koala, Jérôme Bougouma, Joachim Tankoano, Pascaline Tamini,Justin Koutaba, Sékou Bâ, Hyppolite Ouédraogo, Amadou Diemdoda Dicko, Bonoudaba Dabiré, Soungalo Ouattara.

    Liste des ministres: http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=11747

    05 Janvier 2006

    Réflexions du président de l'ASAO à la fin d’année

    Chers amis burkinabè,

    Cela fait presque 20 ans que je m’occupe des hommes au Burkina Faso. En plus de mon métier qui me remplit complètement,  je passe beaucoup de temps à projeter les futurs projets, à chercher des sponsors pour pouvoir financer ces projets coûteux, à envoyer les demandes de subventions à notre ministère pour le développement et après un an à faire les règlements des comptes avec notre ministère. En plus de ce travail, je contribue aussi financièrement à ces projets de développement pour votre pays. J’étais déjà 13 fois dans votre pays et je souligne toujours en Allemagne que votre hospitalité est légendaire.
    Je vous assure que j’aime votre pays aussi bien que les habitants et que je fais tout pour les aider, pour aider la population défavorisée. A la fin d’année, je voudrais vous adresser quelques mots personnels. En Allemagne, la population travaille dur pour gagner de l’argent et il ne faut pas du tout penser qu’il suffit de se baisser pour ramasser l’argent. Beaucoup de nos sponsors ne gagnent pas beaucoup d’argent mais ils veulent quand même aider les pauvres de ce monde. Pour cela, ils exigent qu’avec  leur argent donné notre association fasse le maximum.   

    Participation au projet
    Comme vous voyez, nous, les Blancs, travaillons très dur pour pouvoir réaliser les projets dans votre pays – jusqu’à la fin de 2005, l’ASAO a financé 26 collèges avec 21 bâtiments administratifs, 55 écoles primaires, 199 logements, 50 forages, un CSPS, une maternité et un centre pour les femmes. Vu tous ces efforts, il faut nous comprendre si nous exigeons également une participation des Burkinabè pour leur projet souhaité. Il ne suffit pas de nous envoyer une demande de construction et ensuite de se reposer à l’ombre et attendre la terminaison de ce projet. Du moment que les gens du village participent à la construction, ils voient que c’est leur projet qu’ils avaient longtemps souhaité et à partir de ce moment, ils font tout pour bien l’entretenir. C’est à la population de s’organiser pour pouvoir réaliser ces travaux.
    A cause de cela, nous demandons à la population de ramasser les agrégats nécessaires pour la construction et de donner la main d’œuvre gratuite pendant la construction. Du moment qu’un village ne fait pas assez d’efforts, nous abandonnons ce village pour réaliser le projet dans une autre localité à qui nous avons demandé de ramasser les agrégats.
    Pendant nos différents voyages, nous avons souvent entendu les plaintes des ouvriers parce que la population n’a rien fait, ni apporté l’eau ni donné la main d’œuvre gratuite. Tout cela retarde énormément les travaux et puisque nous ne voulons pas payer plus cher, nous arrêterons notre coopération dans un cas pareil.

    Entretien des bâtiments
    Si vous constaté des dégâts aux différents bâtiments ou au grillage, je vous prie de prendre tout de suite contact avec les entreprises qui y ont construit (Nana Marcel, Ouagadougou, tél.: 76 65 40 03 ou bien Sanou Zéphirim, Bobo Dioulasso, tél.: 70 24 18 52) et d’en avertir aussi notre représentant M. Sanou Anselm, tél.: 70 21 10 53. De toute façon, il ne faut pas attendre notre arrivée parce que c’est souvent après des années et dans ce cas-là, il n’y a plus de garantie, c'est-à-dire que l’entreprise fait gratuitement ces réparations
    pendant la garantie, et après des années, la population devrait tout payer.
    Dans l’avenir, nous ne financerons plus de logements près d’une ville parce que nous avons remarqué que les enseignants préfèrent habiter en ville et faire le trajet à mobylette. Au lieu de trois logements non habités, nous aurions pu financer un bâtiment à trois classes !!
    Vu les efforts immenses faits par nos membres, nos sponsors et par notre ministère pour aider votre pays, nous exigeons un bon entretien des bâtiments et des meubles par la population, les enseignants et les élèves. Ce sont vos enfants qui fréquentent l’école ou le collège – ainsi ils auront un meilleur avenir et peuvent aider plus facilement leurs parents nécessiteux.

    Entretien des pompes
    Nous avons aussi vu que des forages ne servaient plus à la population parce que les pompes étaient tombées en panne. Par manque de réserves financiers, le village ne pouvait pas payer la réparation de la pompe: ainsi la population n’avait plus d’eau potable qui est très importante pour la santé des enfants: l’eau pure et saine d’un forage diminue le taux de mortalité des enfants. C’est pourquoi nous exigeons dans les villages où nous avons financé un forage ou la réparation de la pompe, une épargne annuelle de 100.000 FCFA pour une réparation éventuelle de la pompe. Cette somme qui correspond souvent au prix d’un poulet par famille, doit être versée dans un compte d’épargne. Elle pourra aussi être payée à partir de la cotisation des parents d’élèves. En cas de panne de la pompe, nous vous prions de contacter directement Sahel Hydro, 09 BP 606, Ouagadougou 09, Tél.: 76  61 71 31 qui a aussi une dépendance à Bobo Dioulasso. D’autre part, Sahel Hydro dit toujours à la population comment entretenir une pompe pour empêcher qu’elle tombe en panne. Il faut absolument respecter ces entretiens et s’organiser pour les faire. L’entretien régulier coûte beaucoup moins qu’une nouvelle pompe !!
    Pendant nos voyages, nous souhaitons aussi voir le carnet d’épargne et puisque la population n’a pas de réserves épargnées, on nous dit toujours que le responsable n’est pas là – une très mauvaise excuse. Ou bien la somme demandée est versée sur le carnet d’épargne juste avant notre arrivée et on n’a rien épargné les années précédentes.
    Nous avons aussi vu qu’un village a plusieurs forages, dans un cas c’étaient trois dont deux ne fonctionnaient plus. La population ne fait rien pour les réparer et attend une ONG qui paie un nouveau forage quand le vieux est en panne. Trois forages fonctionnels soulageraient beaucoup le travail des femmes qui perdraient moins de temps à cause de la petite distance.

    Entretien des éclairages
    Les villages qui ont reçu l’éclairage à base solaire pour une classe doivent épargner en plus une somme annuelle de 50.000 FCFA pour l’achat éventuel d’une nouvelle batterie car celle-ci s’use après deux ou trois ans d’utilisation. Sans cela il n’y aura plus d’éclairage et les enfants ne pourront plus faire leurs devoirs la nuit à l’école ou préparer leurs examens. Les adultes qui y suivent des cours d’alphabétisation seront de même pénalisés et les enseignants ne peuvent plus corriger leurs copies.
    Nous ne payons pas cette somme énorme (plus de 700.000 FCFA) pour qu’un individu enlève ces installations pour s’en servir à la maison ou pour la vendre.
    En cas de difficultés avec l’éclairage ou en cas de panne, nous vous prions de vous adresser uniquement à M. SOW (Micro Sow, 09 BP 1084 Ouagadougou, Tél. : 50 35 63 22 ou 70 20 62 97). Nous joignons à la présente les « Consignes Importantes » de Micro Sow pour le bon entretien de l’installation solaire et nous vous prions de les respecter pour pouvoir en profiter le plus:

    Ce qu’il ne faut pas faire

    Ce qu’il faut faire

    De toute façon, il ne faut pas s’adresser à une autre entreprise qui ne s’y connaît pas, les dégâts pourraient être trop élevés.

    Entretien des tables-bancs
    Pendant nos voyages, nous avons vu qu’en peu de temps, les tables-bancs ne sont plus fonctionnels parce que les élèves ont enlevé les boulons. Dans un village, nous étions très déçus du mauvais état du mobilier, entre 70% et 80% des tables-bancs achetés par nous quatre ans avant notre visite étaient plus ou moins fichus. Les élèves ne peuvent plus s’asseoir ou écrire et au lieu de les réparer, on attend l’arrivée des Blancs pour demander de nouveaux tables-bancs. Nous exigeons aux enseignants et aux parents d’élèves de faire attention au mobilier et de le réparer. Avec les boulons que vous trouverez sur les marchés des grands villages et qui ne coûtent pas cher, vous pouvez réparer ces tables-bancs. Si vous ne trouvez pas les boulons nécessaires dans votre région, adressez-vous à Soudure O. Dramane à Bobo Dioulasso, tél. : 76 63 10 34 ou à Trans-Métal à Ouagadougou, Tél.: 70 22 78  93.

    Plantation d’arbres
    Nous exigeons la plantation d’arbres pour lutter contre la désertification qui bat le plein dans votre pays. Là où il y a des arbres, l’eau pénètre dans le sol et nourrit la nappe phréatique, en même temps l’érosion qui enlève le sol fertile est diminuée.
    Quoique nous connaissons très bien le problème de la chaleur, nous ne finançons pas de plafonds dans les classes et dans les logements parce que nous avons souvent remarqué qu’ils étaient détruits par les termites. Au lieu de cela, nous payons un grillage de 50 x 50 mètres qui est à installer autour des classes pour y planter des arbres qui, après quelques années donneront de l’ombre autour des classes et  créeront ainsi un microclimat plus agréable. Nous prions les enseignants d’instruire les élèves dans la plantation et dans l’entretien des arbres et nous attendons que chaque élève plante et entretienne son arbre pour créer le meilleur microclimat et pour lutter contre la désertification. Le grillage payé par nous n’est pas destiné à  protéger le jardin d’un individu. Les plants doivent être plantés à 3 mètres du bâtiments et avoir une grandeur d’au moins 50 centimètres. Le trou doit avoir une profondeur de 50  centimètres. En cas de mauvaise terre, on y met le mélange suivant : 1/3 de terre, 1/3 de sable et 1/3 de fumier et on arrose les nouveaux plants le soir jusqu’à la prochaine saison des pluies. D’autre part, nous exigeons aussi de conserver les arbres qui existent déjà avant la construction et d’éviter des feux de brousse qui risquent de détruire les nouveaux plants.

    Banques de céréales
    Pendant nos voyages, nous avons souvent vu des banques de céréales qui étaient financées par des ONG étrangères pour y stocker des vivres pour pouvoir survivre après une mauvaise pluviométrie ou après une attaque des criquets qui dévastent toute la récolte en peu de temps. Notre déception
    est grande quand nous  voyons que la plupart de ces banques sont vides, il n’y a pas de réserves pour survivre une catastrophe qui arrive fréquemment dans votre pays. La population doit absolument s’organiser pour stocker les vivres, pour s’aider en cas de besoin pour pouvoir survivre. Cette réserve qui doit être gérée sans tromper son voisin crée une certaine autonomie et une sécurité pour tout un village - il ne faut pas toujours attendre l’aide de l’extérieur qui pour beaucoup de vos compatriotes arrive souvent trop tard.

    Participation des ressortissants
    Un ami malien m’a raconté que les ressortissants qui gagnent de l’argent dans leur patrie ou à l’étranger paient un certain pourcentage de leur salaire pour soutenir la communauté de leur village. Avec ces argents épargnés, ils paient de petits projets comme par exemple des forages et aussi des châteaux d’eau pour développer leur village, pour aider toute la population. Bien sûr ces argents ne suffissent pas  pour pouvoir réaliser un grand projet comme par exemple la construction d’une école ou d’un CSPS mais les ressortissants montrent une véritable et bonne solidarité envers leurs confrères qui sont restés dans le village pour y cultiver la terre et qui ne gagnent pas beaucoup, qui vivent plus ou moins dans la misère. D’autre part, ceux qui profitent de ces aides les entretiennent bien pour ne pas attirer la colère de leurs sponsors et pour avoir d’autres soutiens. Jusqu’à présent, je n’ai malheureusement jamais entendu parler d’un système pareil dans votre pays. A l’occasion des grandes inaugurations, on 
    découvre souvent de grosses voitures garées devant les écoles ou les collèges. Quant je vois ces véhicules coûteux, je compte les écoles primaires ou collèges qui sont garés sur le parking !! Est-ce que les ressortissants burkinabè ne pourraient pas  contribuer financièrement au développement de leur village comme nous, les Blancs? 

    Questionnaire
    Avant de pouvoir décider, nous demandons aux responsables qui nous envoient des demandes de soutien de remplir notre questionnaire. Nous exigeons de nos futurs partenaires des données exactes. De toute façon,  il  faut absolument éviter des données exagérées pour pouvoir avancer sur notre liste d’attente parce qu’avant de prendre une décision, nous contrôlons ces données même sur internet.
    Dans les journaux burkinabè, on parle souvent de détournements d’argent ou de vivres. Pour nous c’est un grand crime au détriment de la population. Pour ne pas tomber dans un tel piège, nous ne versons pas d’argent à un groupement villageois, nous payons directement les entreprises que notre représentant a commandées. Du moment qu’on apprend qu’on a aussi demandé des aides à une autre ONG étrangère pour le même projet que nous voulons réaliser (pour pouvoir s’enrichir), nous arrêtons immédiatement notre coopération.

    Doléances
    Pendant nos voyages, on nous présente souvent des doléances que nous trouvons aussi primordiales. Mais, il faudrait nous comprendre: notre but est de construire le plus d’écoles primaires et de collèges pour donner un enseignement à un grand nombre d’enfants. Notre ministère nous soutient à 75 % dans ces efforts. Si nous voulons financer un autre projet, nous n’aurons plus ces subventions et nous devrons payer ce projet à 100 % par nos fonds propres et cela nous empêcherait de construire une école primaire dans un village. Puisque nous voyons un grand problème dans l’accroissement de la population, nous souhaitons également qu’on donne des cours de planning familial aux élèves des collèges et à la population.

    Evaluation
    A partir d’octobre 2006, notre vice-président sera au Burkina Faso pour un an. Au nom de notre Ministère pour le développement aussi bien que de notre association il doit réaliser une évaluation des projets réalisés par l’ASAO avec les subventions du ministère. Cette évaluation comprend l’entretien des bâtiments et des accessoires, la plantation d’arbres, les réserves annuelles, le résultat des examens, la réussite des élèves et nous voulons aussi savoir ce que font les élèves qui ont terminé l’école primaire ou le collège. Nous avons déjà décidé de récompenser les établissements scolaires qui ont les meilleurs résultats. Le vice-président contrôlera aussi les éclairages que nous avons financés. Du moment que nous voyons que cela ne marche pas du tout (voir la «lettre circulaire»), nous ne dépenserons plus jamais cette somme, nous ne paierons plus d’éclairage.
    A partir de 2005, nous ne payons que la moitié du mobilier dans les nouvelles écoles primaires et dans les collèges. Si la population a bien planté, entretenu correctement le mobilier et économisé les réserves demandées, l’ASAO décidera après deux ans de livrer le reste du mobilier pour les autres classes et peut-être aussi l’éclairage pour une classe. Si la population n’a rien fait pendant ce temps, ce sera à elle d’acheter le reste du mobilier et cela coûtera très cher. Nous avons pris cette décision parce que nous avons souvent dû constater que depuis notre départ et notre retour après deux ans, on n’avait rien fait. Comme je l’ai déjà souligné au début de ma lettre, ce sont aussi les Africains qui doivent faire quelque chose pour changer leur situation déplorable, pour améliorer leur vie, pour améliorer aussi l’avenir de leurs enfants.
    Baskouré
    et Yéguéresso auront seulement les tables-bancs pour les nouvelles classes en octobre si l’on a planté beaucoup d’arbres autour des bâtiments avant la saison des pluies et réparé la clôture. Le CSPS à Nohoungo aura ses aides financiers si l’on a planté des arbres dans le grillage autour de la maternité et si l’éclairage est réparé.  

    Chers amis, même si beaucoup de mes réflexions sont négatives – un reflet de ce que nous rencontrons malheureusement assez souvent - je dois souligner que beaucoup de villages font de grands efforts pour améliorer leur situation, pour créer un meilleur avenir à leurs enfants et pour nous, c’est toujours une grande joie de voir ce changement, de voir que la population peut s’organiser et s’aider en même temps. Par mes réflexions, je voudrais réveiller les villages qui ont encore des difficultés pour s’organiser, qui restent passifs et attendent que quelqu’un arrive et change leur situation – ce qui n’arrive presque jamais.
    Pendant mes séjours, j’ai souvent entendu le proverbe africain : Quand quelqu’un vous lave le dos, c’est à vous de laver le ventre. L’ASAO vous lave le dos en vous apportant les écoles primaires, les collèges et les forages et c’est à vous d’en faire le mieux, d’utiliser et d’entretenir ces infrastructures qui sont les vôtres pour développer votre village, votre région et donc aussi votre pays pour donner un meilleur bien-être à vos enfants qui vous remercieront plus tard de vos efforts.
    Au début de cette lettre, j’ai déjà dit que j’aime votre pays et surtout sa population défavorisée et je vous prie de croire que je fais tout pour vous aider si vous participez aussi à cette aide et la soutenez.

    Je vous souhaite une bonne année 2006, réussite dans vos plans, santé et une bonne récolte.

    Bien amicalement, 
    Votre ami
        Charly Simonis 
                  Chevalier de l’Ordre national
             
                    (Président)

    (Cette lettre est envoyée à tous nos amis burkinabè avec notre "lettre circulaire")

    25 Décembre 2005

    Le FMI approuve l'annulation de la dette de 19 pays pauvres    Washington - Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a autorisé l'annulation complète de la dette de 19 des pays les plus pauvres dans le cadre de l'initiative prise par le groupe des Huit (G8) en juillet dernier.
    Dans le communiqué de presse que le FMI a diffusé le 21 décembre, son directeur général, M. Rodrigo de Rato, déclare que le FMI annulera la totalité des 3,3 milliards de dollars de créances qu'il détient sur les pays qui font partie du premier groupe de pays admissibles.
    « Il s'agit, a-t-il dit, d'un moment historique, qui permettra à ces pays d'accroître leurs dépenses dans des domaines prioritaires afin de réduire la pauvreté, d'encourager la croissance et de faire des progrès pour ce qui est de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. »
    Les 8 objectifs du Millénaire pour le développement adoptés par l'Organisation des Nations unies en 2000 comprennent notamment la réduction de moitié, d'ici à 2015, du nombre de personnes dont le revenu est inférieur à 1 dollar par jour ainsi que la proportion de ceux qui souffrent de la faim.
    Selon le communiqué de presse, le Bénin, la Bolivie, le Burkina Faso, le Cambodge, l'Éthiopie, le Ghana, la Guyana, le Honduras, Madagascar, le Mali, le Mozambique, le Nicaragua, le Niger, l'Ouganda, le Rwanda, le Sénégal, le Tadjikistan, la Tanzanie et la Zambie peuvent prétendre à l'annulation de leur dette au début de 2006.
    Le FMI examine aussi le dossier d'autres pays qui se trouvent à « divers stades sur la voie » menant à l'annulation de leur dette, indique M. Rato dans le communiqué de presse.
    Au début du mois de décembre, le FMI avait annoncé que son conseil d'administration avait achevé la mise au point des détails de l'application de la partie de l'initiative du G8 qu'il lui incombait d'appliquer. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement doivent également annuler la dette d'une partie de leurs débiteurs.
    Un des 20 pays qui avaient été sélectionnés au départ au titre de l'annulation de leur dette, la Mauritanie, ne fait pas partie de la liste définitive des bénéficiaires. Selon des organisations non gouvernementales, le FMI avait envisagé de reporter à plus tard l'annulation de la dette de 6 pays qui ne remplissaient pas toutes les conditions nécessaires sur les plans financier et budgétaire. Toutefois, par suite de pressions du Congrès des États-Unis et de ces organisations non gouvernementales, le FMI a finalement accepté d'annuler la dette de ces pays à l'exception de la Mauritanie. D'après le porte-parole de cette institution, M. Thomas Dawson, les quelques problèmes relatifs aux résultats de ce pays devraient être cependant réglés dans quelques semaines.
    Un haut responsable du ministère des finances des États-Unis, M. Tim Adams, a indiqué à la presse, également le 21 décembre, que le gouvernement Bush était « extrêmement satisfait » de la décision du conseil d'administration du FMI et qu'il s'attendait à ce que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement suivent rapidement son exemple.
    Pour sa part, le président de la Banque mondiale, M. Paul Wolfowitz, a déclaré que son institution comptait commencer d'annuler la dette de certains pays débiteurs (30 milliards de dollars) dans le cadre de l'initiative du G8 en juin 2006.
    En juillet dernier, le groupe des Huit, qui comprend l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie, s'était engagé, lors de sa réunion au sommet de Gleneagles (Écosse), d'annuler à concurrence de 40 milliards de dollars la dette que les pays les plus pauvres avaient contractée envers le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
    http://usinfo.state.gov/fr/Archive/2005/Dec/23-575611.html

    24 Décembre 2005

    23 Décembre 2005

    Télécommunications : Le Burkina coupé de sa dispora    Depuis maintenant près de deux semaines, les Burkinabè de l’étranger, en tout cas ceux de France ne comprennent pas ce qui leur arrive : établir une liaison téléphonique avec le pays aussi bien sur les lignes fixes que sur les téléphones portables relève d’un exploit ! Eux qui n’ont jamais connu pareille situation se demandent bien quel vilain tour la technique est en train de leur jouer. D’autant que l’ONATEL n’a jusqu’à présent pas jugé utile de donner des explications à cette perturbation qui empoisonne leur vie. Le 23, le Directeur Général de l'ONATEL informe sa clientèle qu’en raison de certaines difficultés avec l’opérateur FRANCE TELECOM, une partie du trafic entrant subit des congestions indépendantes du Réseau de l’ONATEL. Il précise que le trafic départ dont l’ONATEL est pleinement responsable ne connaît aucune anomalie.

    05 Décembre 2005

    Etat de la corruption dans l’enseignement    Dans une interview accordée à un journal de la place, le ministre de l’Enseignement secondaire, Supérieur et de la recherche scientifique, M. Laya Sawadogo faisait savoir qu’il avait dans ses tiroirs plus de 300 dossiers de mauvaise gestion des établissements. Toute chose qui dénote de l’ampleur  de la corruption dans le système éducatif. En effet, il n’est pas rare  de voir des  directeurs d’établissements ou des enseignants «marchander»  des places à des parents d’élèves. «C’est inadmissible à l’heure où l’on prône le droit à l’éducation, a martelé M. Zonou. Dans le classement du Ren-Lac au titre de l’année 2003, l’enseignement occupe respectivement la 6e  et la 3e en matière  de grande et petite corruption au Burkina. Dans son mémorandum qui sera présenté au gouvernement, le Réseau fait ressortir les  causes, les conséquences et les manifestions du phénomène . Mais bien que n’ayant pas de pouvoir de décision, le Ren-Lac reste optimiste quant à la  volonté du gouvernement de prendre des mesures pour assainir le milieu. Le Ren-Lac est d’ailleurs convaincu que ses actions vont porter des fruits  comme cela  se voit au ministère de la Santé avec la création des Comités anti-corruption (CAC). 

    Extrait de Sidwaya du 05/12/2005: Le système éducatif en ligne  de mir

    Des médecins formés à la réparation des séquelles    Le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a organisé en collaboration avec le Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), une session de formation de 25 médecins, opérateurs et aides-opérateurs en technique de réparation des séquelles d’excision. La clôture de cette session de formation qui a duré près de deux semaines, est intervenue samedi 3 décembre 2005 à Ouagadougou. 

    Durant près de deux semaines, 25 médecins, opérateurs et aides-opérateurs se sont familiarisés avec les différentes techniques de réparation des séquelles d’excision. Venus de six centres hospitaliers régionaux et de treize centres médicaux avec antenne chirurgicale, cette formation a permis aux participants d’échanger sur les différentes techniques de réparation des séquelles d’excision et les problèmes que rencontrent les femmes suite à l’excision. Pour y parvenir, les participants ont allié la théorie à la pratique autour de divers thèmes. Notamment, un rappel sur les organes génitaux de la femme, la définition de termes tels que l’excision conçue sur le plan national, la nature des séquelles, les différentes techniques capables de les réparer et des activités pratiques faites dans les blocs opératoires. Toute chose qui a fait dire à Mme le ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Mariam Lamizana, lors de la cérémonie de clôture que «les participants ont été dotés de connaissances et de compétences adéquates pour une prise en charge efficace des victimes de séquelles d’excision». Mme le ministre a rappelé qu’ alternant théorie et pratique, la formation a permis de prendre en charge dix-huit cas de complications. 
    Pour Mme Lamizana, la participation active des médecins aux travaux, témoigne de leur engagement à accompagner le Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE) dans sa quête d’un mieux-être pour les femmes et jeunes filles porteuses de séquelles d’excision. «Désormais, de milliers des femmes comptent sur vous pour un meilleur épanouissement dans leur vie affective et reproductive,» a lancé le ministre à l’endroit des médecins. 

    Accélérer l’abandon de la pratique de l’excision    Mme Lamizana a dit pouvoir compter sur les médecins, non seulement pour rendre visibles les séquelles mais, surtout faire en sorte que leurs patientes deviennent des agents de changement de comportement dans leurs communautés. Ce, dans le but de promouvoir l’accélération de l’abandon de la pratique de l’excision déjà amorcée. Pour mener à bien cette tâche, les participants ont fait des recommandations. A savoir accentuer la sensibilisation sur la lutte contre la pratique de l’excision au niveau des populations, délocaliser et étendre ce type de formation à l’ensemble du personnel de la santé, susciter l’engagement du personnel de la santé (infirmiers (ères), médecins, spécialistes dans le processus de la prise en charge des séquelles. 
    Toute chose qui permettra selon le docteur Dramane Wanda du CHR de Koudougou de soulager un tant soit peu la souffrance des femmes victimes d’excision. Pour ce participant, cette formation a été bénéfique dans la mesure où elle lui a permis d’avoir une vision globale des séquelles d’excision à l’échelle nationale. Pour le docteur Diallo née Josiane Ouédraogo de Fada N’Gourma, outillée de cette formation, elle dit être en mesure de prendre en charge la victime bien avant l’accouchement afin de lui permettre d’avoir une vie sexuelle normale. Elle a confié avoir été bouleversée par la nouveauté et la clarté de la formation surtout en son volet pratique.

    Sidwaya 05/12/2005

    19 Novembre 2005

    Présidentielles    La CENI a enfin scellé le sort des treize candidats au fauteuil présidentiel. Les résultats provisoires du scrutin, en attendant leur validation par le Conseil constitutionnel, donnent vainqueur Blaise Campoaré, candidat à sa propre succession. Il a obtenu 80,30% des suffrages. Après avoir battu ses adversaires dans toutes les 45 provinces avec des taux variant entre 67,60% (Poni) et 95,76% (Oubritenga), Blaise Compaoré, le président sortant totalise au plan national 80,30% des voix. Il est suivi de Me Bénéwendé Stanislas Sankara qui s’en est sorti avec 4,94%, puis de Laurent Bado avec 2,27%, de Philippe Ouédraogo avec 2,27%, Ram Ouédraogo vient en 5e position avec 2,03%. 

    13. Novembre 2005

    Burkina-Allemagne    L’ONG allemande ASAO donne 2 complexes scolaires à Meno-Dantio 

    Les populations de Meno-Dantio et de Kouli ont reçu 2 complexes scolaires de l’ONG Allemande Association pour la solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO). 

    L’ASAO a procédé à une visite de constructions de 2 complexes scolaires fruit de la coopération entre celle-ce et l’Association pour la conservation et la mise en valeur de Gabio (ACMVG), les lundi et mardi derniers. D’une valeur de 45 millions de F CFA, les 2 complexes scolaires comprennent chacun une école primaire publique à 3 classes entourée d’une grille, une cantine, des latrines pour enfants, 2 cantines et un forage. Ces projets réalisés à Meno-Dantio et à Kouli, département de Silly (province de la Sissili) sont de nouvelles écoles dont l’ouverture est très récente : Meno-Dantio en 2004 et Koulieu 2005. La partie bénéficiaire devait assurer les agrégats et la main d’œuvre non qualifiée. Ces 2 complexes scolaires viennent renforcer le système de scolarisation dans la zone d’intervention de l’AMVG dirigée par Benow Batiew. C’est avec une entière satisfaction que la délégation de l’ASAO conduite par son président, M. Charly Simonis et le représentant de l’ASAO au Burkina M. Anselme Sanon, a visité les 2 complexes scolaires le 31 octobre et 1er novembre derniers. Prenant, le premier, la parole, le président de l’ACMVG a, au nom des populations bénéficiaires, adressé ses vifs remerciements à l’ASAO dont la contribution financière a permis la concrétisation du projet de 2 complexes scolaires à Meno-Dantio et à Coulé.

     Les effectifs actuels de 77 écoliers pour l’école de Meno-Dantio et 92 écoliers pour celle de Coulé (dont le recrutement se poursuit) témoigne d’un besoin réél de scolarisation dan la zone d’intervention de l’ACMVG, a-t-il ajouté. Pour le premier responsable de l’ACMVG, la vision de l’ASAO en matière d’éducation environnementale et de lutte contre la désertification est conforme à celle de l’ACMVG qui fait de la réhabilitation des forêts villageoises, son cheval de bataille. «C’est pourquoi des arbres ont été déjà plantés sur les différents sites du domaine scolaire cependant que les écoles étaient en chantier de construction» a-t-il poursuivi. Les saisons prochaines verront l’extension des bosquets scolaires en essences locales comme le Parkia biglobosa (Néré), le Mangifera indica (manguiers) par les écoliers eux-mêmes. Clôturant leur séjour dans la province de la Sissili par l’étape de Kouli, M. Götz Krieger, vice-président de l’ASAO a au nom de la délégation, félicité les populations bénéficiaires qui s’intéressent à l’éducation de leurs enfants. Il s’est surtout réjoui de l’inscription dominante ses filles à Kouli-Dio (56 filles sur un effectif provisoire de 92 écoliers) en classe de CP1. 

    Il a invité les populations à apporter leur soutien à l’école pour la réussite de leurs enfants et à surtout à bien entretenir les locaux. Des réjouissances populaires, sortie de masques et autres danses, qui se sont déroulées tout le long de la journée, traduisent bien la joie des populations de Kouli-Dio et des villages voisins bénéficiaires de ce joyau.

    Pour mémoire, rappelons que l’ASAO est une ONG allemande qui intervient du Burkina depuis 1990. Ces réalisations couvrent l’ensemble du pays et ses fonds proviennent à 75 %, du gouvernement fédéral et 25 %, des cotisations de ses membres. De 1990 à 2005, c’est au total 2.536.118.677 F CFA dans les projets de construction d’écoles primaires, de collèges d’enseignement général, de logements pour l’enseignants, de forages, de CSPS...

    Le bilan de ces 15 ans de partenariat avec les BNG et associations Burkinabé donnant : 26 CEG, 55 écoles primaires publiques, 199 logements d’enseignants du primaire  ou du secondaire, 50 forages, 21 bâtiments administratifs affectés aux établissements d’enseignement, 1 centre social pour les femmes avec internat et 1 CSPS avec 2 logements.

    L’ASAO promet de renforcer sa coopération avec les ONG et associations burkinabè en matière d’éducation, les années à venir.

    http://www.sidwaya.bf/sitesidwaya/sidwaya_quotidiens/sid2005_13_11/coop-decent_2.htm

    12 Novembre 2005

    Projets 2006    Après notre retour du Burkina Faso, nous avons reçu une lettre de notre ministère pour le développement, annonçant qu’à partir de janvier, l’ASAO peut commencer avec les projets prévus. Le ministère nous a  accordé les subventions demandées mais puisque nous aurons un nouveau gouvernement, nous devons encore attendre jusqu’à ce que le parlement adopte le budget.
    Jusqu’à ce moment, nous payons les projets uniquement par nos fonds propres. A cause de cela, nous ne pouvons commencer qu’avec la construction des classes dès janvier et nous prions toute la population de faire de grands efforts pour ramasser les agrégats nécessaires pour le bâtiment des classes mais en même temps aussi pour le reste du projet prévu. Dans les accords que nous avons signé avec vous, nous avons souligné que si la population ne ramasse pas assez d’agrégats, nous ne construirons rien dans le village et nous espérons que cela ne sera pas le cas.
    Les dernières années, nous avons quelquefois dû constater que la population n’a pas du tout aidé pendant la construction. Dans un cas pareil, nous arrêterons immédiatement et définitivement les travaux pour pouvoir réaliser le projet dans un autre village.

     Pour les écoles primaires, nous avons prévu: 

    1. Ecole primaire à Niamadougou, Houet, département de Bobo-Dioulasso, un bâtiment à trois classes, un logement, deux cuisines, des abords, un grillage et un forage
    2. Ecole primaire à Sonsogona, Houet, département de Bobo-Dioulasso, un bâtiment à trois classes, un logement, deux cuisines, des abords, un grillage
    3. Ecole primaire à Fara, Balé, département de Fara, un bâtiment à trois classes, un grillage, une cuisine et des abords
    4. Ecole primaire à Dogoma, Houet, département de Padéma, un bâtiment à tois classes, une cuisine, des abords, un grillage et un forage
    5. Ecole primaire à Soumorodougou, Houet, département de Koundougou, un bâtiment à trois classes, une cuisine, des abords et un grillage
    6. Ecole primaire à Kibé, Houet, département de Fo, un bâtiment à trois classes, des abords, une cuisine, un grillage et un forage
    7. Normalisation de l’école primaire à Tiarako, Houet, département de Satiri, un bâtiment à trois classes
    8. Normalisation de l’école primaire à Bozo, Sissili, département de Boura, un bâtiment à trois classe.

    Pour les collèges, nous avons prévu: 

    1. Collège à Yargatenga, Koulpélogo, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois logements, des abords, quatre cuisines et un grillage
    2. Collège à  Pensa, Sanmatenga, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois logements, des abords, quatre cuisines et un grillage
    3. Collège à Loukoura, Bougouriba, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois  logements, des abords, quatre cuisines, un forage et un grillage
    4. Collège à Di, Sourou, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois  logements, des abords, quatre cuisines, un forage et un grillage
    5. Collège à Siby, Balé, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois logements, des abords, quatre cuisines, un forage et un grillage
    6. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Baskouré, Kourittenga
    7. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Bittou, Boulgou
    8. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Garango, Boulgou avec une cuisine, un grillage et des abords
    9. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Yéguéresso, Houet
    10. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Padéma, Houet

     Nous payerons aussi un forage à Banakoro, Kénédougou, département de Koloko.

    Si un village ou un département n’a pas assez ramassé ou n’aide pas pendant la construction, nous choisirons pour une école primaire,  Bazoulé, Kardiogo, département de Tanghin-Dassouri ou pour un collège Tiankoura, Bougouriba.
    Nous demandons aux populations de Bazoulé et de Tiankoura de ramasser aussi les agrégats nécessaires. Même si les autres villages auront assez de matériel, nous promettons à ces deux villages d’y réaliser les projets en 2007 et dans ce cas, la population aura déjà tous les agrégats.   

    08 Novembre 2005

    L'ASAO en visite au Burkina Faso    Du 22/10 au 05/11, une petite délégation de cinq membres de l’ASAO était au Burkina pour y visiter les nouveaux projets mais aussi les villages où l’ONG avait réalisé des écoles et des collèges, il y a quelques années. 23 villages étaient sur le programme bien rempli et en plus, il y avait aussi dans 13 villages des entretiens avec les responsables qui avaient envoyé une demande de construction. En somme, l’ASAO a parcouru 2.250 Km et était dans 12 provinces. Après ce «Tour du Faso», la délégation est retournée sain et sauf et assez satisfaite des réalisations - mais assez fatiguée.

    21 Octobre 2005

    Négociations Intergouvernementales Burkina-RFA    35 milliards de FCFA pour les trois prochaines années 

    Les 18 et 19 octobre 2005, Ouagadougou a abrité les travaux de négociations intergouvernementales entre la République Fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso. Ce genre de rencontre, devenu une tradition, offre l’occasion aux deux pays de plancher sur la gestion de leur coopération bilatérale. 
    Les négociations bilatérales République Fédérale d’Allemagne-Burkina, cadre de concertation et de dialogue, ont fini par convaincre de leur utilité et de leur pertinence à travers un fonctionnement régulier. La rencontre qui s’est déroulée les 18 et 19 à  Ouagadougou, permettra d’approfondir cette relation d’amitié, vieille de plus 40 ans. 
    D’entrée de jeu, le ministre des Finances et du Budget, Jean-Baptiste Compaoré s’est réjoui du respect de cette tradition, permettant aux deux pays de mieux se comprendre sur les actions à conduire pour un développement durable. 
    Le ministre a également rappelé l’évolution politique et socioéconomique du Burkina, depuis la dernière réunion de septembre 2004. Ces douze derniers mois ont été marqués, selon le ministre,  par le renforcement des processus de décentralisation et de démocratisation. Un code général  des collectivités territoriales a été adopté en décembre 2004. Sur le plan économique, le contexte sous régional difficile, conjugué à la chute des cours du coton, la hausse du prix du pétrole, la crise alimentaire a occasionné un fléchissement de la croissance économique. 
    Le chef de la délégation allemande, Dr Klaus Lidy a, quant à lui, félicité le Burkina qui malgré ce contexte difficile, a su tirer son épingle du jeu. 
    C’est d’ailleurs au vu des efforts accomplis par le Burkina que la République Fédérale d’Allemagne prévoit mettre à la disposition du pays pour les trois prochaines années, 35 milliards de FCFA. Ces dernières années, les concertations ont permis de recentrer les domaines d’intervention autour d’un nombre limité de secteurs que sont l’agriculture, l’hydraulique et la décentralisation. 
    Le Burkina, à travers le ministre des Finances et du Budget, Jean-Baptiste Compaoré, a émis le vœu de voir élargir au-delà de ces axes prioritaires déjà définis, l’intervention allemande surtout dans les domaines de l’éducation, de la formation technique et professionnelle, de l’énergie... Les échanges entre les deux parties, qui porteront, entre autres, sur les droits de l’homme, l’évolution du dossier coton, les conséquences socioéconomiques de la crise ivoirienne, l’intégration des rapatriés, le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, l’hydraulique urbaine et rurale, devront permettre de définir d’autres domaines d’intervention.
    A l’issue de ces travaux, un programme clair de coopération pour la période 2005-2007 devrait être arrêté par les deux parties. 

    Sidwaya 21/10/2005

    17 Octobre 2005

    Développement : Le Burkina traque les ONG bidon

    lundi 17 octobre 2005.

     
    Finie la lune de miel entre le Burkina et les ONG. Le pays aux 16 000 ONG a décidé de faire le tri entre les fausses associations opportunistes et attrape-sous et celles qui contribuent réellement au développement en assurant même parfois des tâches qui incombent à l’Etat.

    Désormais, toutes les Organisations non gouvernementales intervenant au Burkina devront remplir chaque année des fiches d’évaluation. Ces formulaires permettront au gouvernement de mesurer leur contribution au développement et, par la même occasion, de déceler les ONG fictives. La volonté de l’État burkinabè de mettre de l’ordre dans le milieu associatif n’est pas nouvelle.  tout l'article: http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=10230

    07 Octobre 2005

    République Fédérale d’Allemagne    Le XVe anniversaire fêté au Burkina 

    Le mardi 4 octobre 2005, la représentation allemande au Burkina Faso a célébré le quinzième anniversaire de l’Allemagne unifiée. C’était en présence des membres du gouvernement burkinabè. 
    Voilà quinze ans qu’est née la nouvelle République Fédérale d’Allemagne.
    Le rappel de l’événement,  fêté le 4 octobre dernier à l’ambassade d’Allemagne,  a donné l’occasion aux autorités burkinabè et allemandes de faire le point de la coopération. «Une excellente relation»,  selon l’ambassadeur,  M. Ulrich Hochschild qui s’appuie sur quatre (4) pôles d’intervention. La défense, l’économie, la culture et le développement sont,  en effet, les domaines de la coopération germano-burkinabè. Sur le plan économique, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays indique une croissance,  ces dernières années, (13, 29 milliards de F CFA en 2004). De la coopération au développement, le Burkina Faso se présente comme un partenaire prioritaire. Le volume des prestations fournies dans le cadre de l’aide bilatérale a atteint juste à la fin de 2004,  plus de 441, 92 milliards de F CFA.
    Dans le domaine de la défense, l’Allemagne et le Burkina entretiennent,  depuis les années 70,  une coopération étroite. «Chaque année, plusieurs militaires de l’Armée burkinabè partent en Allemagne pour des stages de formation» , a précisé le diplomate Hochschild. Quant à la coopération culturelle, elle se manifeste par la promotion du patrimoine culturel, du sport et de la langue allemande.
    En outre, Allemands et Burkinabè entretiennent des relations de jumelage et d’échange au niveau scolaire et universitaire. 
    La célébration de la fin de la dictature communiste est certes un «merveilleux événement» pour l’Allemagne, mais,  parallèlement,  ce pays doit encore travailler à l’unification des mentalités.
    «15 ans après la réunification, l’unité allemande n’est pas encore parfaite (...) Le processus d’unification mentale durera probablement plus longtemps et entraînera plus de dépenses publiques qu’on  ne s’y attendait dans l’euphorie du tournant de 1989», a déclaré M. Ulrich Hochschild.

    Sidwaya 07/10/2005

    19 Août 2005

    150 tonnes de vivres remises à l'Action sociale    L'ambassadeur du Royaume d'Arabie Saoudite auprès du Burkina, SE Eid Althakafi a remis, le jeudi 18 août 2005, 150 tonnes de vivres au gouvernement du Burkina Faso pour soutenir les populations des provinces du Soum, du Séno et du l'Oudalan, confrontées à la famine.

    Un don qui a été transmis au secrétaire général du ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale par l'entremise de l'Organisation islamique de secours, ONG humanitaire saoudien. Composés essentiellement de riz (250 sacs), les vivres qui ont une valeur estimée à 39 millions de FCFA ont été entièrement achetés dans notre pays qui abrite depuis 1987 une antenne régionale de l'Organisation islamique de secours pour le Burkina et le Niger.

    Pour le diplomate saoudien, "son pays ne pouvait rester insensible aux difficultés rencontrées actuellement par les populations burkinabè. C'est pourquoi dit-il, il a voulu donner ces vivres, espérant qu'elles soulageront un tant soit peu les populations du Nord notamment celles du Soum, du Séno et de l'Oudalan qui souffrent le plus de la famine".

    "L'Arabie Saoudite a toujours été à nos côtés lors des moments difficiles. Lors de l'opération de rapatriement de nos compatriotes, ce pays nous a beaucoup soutenu. Au nom des hautes autorités de ce pays et en celui du ministre de l'Action sociale, je leur dis la gratitude du peuple burkinabè.

    Je formule le vœu que cette coopération aille en se renforçant", a indiqué, Jérôme Yaméogo, secrétaire général du ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale en recevant les vivres.

    16 Août 2005

    Epidémie de choléra à Ouagadougou    3 décès et 41 cas suspects

    Le choléra est dans nos murs. La nouvelle a été annoncée, samedi 13 août dernier au cours d'une conférence de presse animée par le directeur général de la Santé, le Dr Sosthène Zombré, qui a révélé l'existence de 13 cas suspects et de 2 malades confirmés.
    Mais la situation a très vite évolué et dimanche on parlait déjà de 41 cas suspects et 3 décès. 
    Ouagadougou connaît une épidémie de choléra. Selon les critères de l'OMS, un seul cas de choléra équivaut à une épidémie.
    A l'heure où nous écrivions ces lignes, 41 cas suspects et 3 morts étaient déjà signalés.   

    Des mesures prises    L'information sur l'existence des cas de choléra a été rendue publique au cours d'une conférence de presse, animée par le directeur général de la santé, le Dr Sosthène Zombré, assisté des Drs Souleymane Sanou, directeur de la lutte contre la maladie et Sylvestre Roger Tiendrébéogo, chef du service de la surveillance épidémiologique du CHU Yalgado Ouédraogo.
    Pour le Dr Sosthène Zombré, l'épidémie est pour le moment circonscrite à la seule ville de Ouagadougou.
    Le directeur général de la Santé affirme même que la situation est sous contrôle, reconnaissant tout de même qu'elle est préoccupante.
    C'est au regard de cette donne, que les autorités sanitaires assurent avoir pris des mesures d'urgence : renforcement de l'équipe du service des maladies infectieuses du CHU/YO, mise à la disposition de l'hôpital Yalgado, de ressources nécessaires pour la prise en charge gratuite des cas (disponibilité du nécessaire pour traiter au moins 10 000 cas et d'une somme de 165 millions de FCFA dans le cas ou les stocks devraient être renforcés), intensification de la surveillance épidémiologique.
    D'autres mesures concernent la déclaration de l'épidémie à l'OMS, l'information de toutes les régions sanitaires du pays, qui ont déjà reçu en guise de prépositionnement des médicaments, des solutés, des produits et du matériel de désinfection pour gérer d'éventuelles épidémies de choléra. 

    Les aliments souillés à l'origine    Selon les médecins précités, les causes du choléra, proviennent du non-respect des règles d'hygiène alimentaire. La maladie se contracte par les aliments, les eaux de boisson souillés et les mains sales.
    Le choléra se manifeste essentiellement par des vomissements, une diarrhée profuse entraînant très rapidement une déshydratation qui peut être mortelle.
    Devant de tels signes, il est demandé aux populations de se diriger immédiatement vers une formation sanitaire pour une prise en charge adéquate.
    Mais des mesures générales de prévention permettent d'éviter la maladie : boire de l'eau potable, avoir une hygiène alimentaire stricte vis-à-vis des aliments cuits et froids, éviter le contact direct avec les selles des malades, se laver obligatoirement les mains au savon avant chaque repas et après être allé aux toilettes.
    Le dernier cas de choléra, signalé au Burkina, remonte à 2001. 

    Sidwaya 16/08/2005

    voir aussi: Lavage des mains

    12 Juillet 2005

    Deux ambassadeurs nouvellement accrédités chez le chef de la diplomatie burkinabè    Conformément au cérémonial protocolaire en vigueur, deux ambassadeurs nouvellement accrédités auprès du Burkina Faso ont remis, vendredi 8 juillet 2005 dans la matinée, les copies figurées de leurs Lettres de créance au chef de la diplomatie burkinabè, Youssouf Ouédraogo, ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale. Il s'agit de Leurs Excellences, Monsieur Ali Hmaoui du Royaume du Maroc et de Monsieur Dr. Ulrich Hochschild de la République fédérale d'Allemagne. 

    Les deux diplomates nouvellement accrédités auprès du Burkina Faso se sont entretenus, tour à tour, avec le ministre d'Etat, Youssouf Ouédraogo à qui ils ont promis de travailler davantage au développement et au renforcement des liens d'amitié et de coopération entre leurs pays respectifs et le Burkina Faso. Les deux diplomates ont par ailleurs loué l'excellence des relations qui unissent leurs pays au Burkina Faso. Ainsi, l'ambassadeur, Ali Hmaoui du Royaume du Maroc s'est tout d'abord réjoui de la desserte du Burkina Faso par la Royale Air Maroc (RAM) depuis le 19 juin 2005. Il a par ailleurs souhaité que les deux pays travaillent de concert à la mise en œuvre des résultats de la visite officielle que le Roi Mohamed VI du Maroc a effectuée du 27 février au 1er mars 2005 au Burkina Faso.
    Pour sa part, l'ambassadeur Dr Ulrich Hochschild de la République fédérale d'Allemagne a proposé que lors des négociations bilatérales prévues pour fin septembre 2005 sur trois secteurs principaux de coopération, que le Burkina Faso mette l'accent sur la promotion de l'énergie solaire qui peut être un acte de coopération très fructueux entre les deux pays.
    En retour, le ministre d'Etat, Youssouf Ouédraogo, tout en félicitant les deux diplomates pour leur nomination, leur a assuré de sa disponibilité, de celle de tout son département et du gouvernement à les soutenir dans l'exercice de leur mission au Burkina Faso. Les entretiens entre le ministre d'Etat, Youssouf Ouédraogo et les deux diplomates ont par ailleurs porté sur l'actualité internationale, notamment le cinquième sommet de l'Union africaine tenu à Syrte en Libye les 4 et 5 juillet 2005 et, la réforme de l'Organisation des Nations unies. 

    Sidwaya 12/07/2005

    10 Juillet 2005

    Dialogue Nord-Sud : syndicats allemands et burkinabé s’y penchent à Bad Boll (Allemagne)

     
    Pendant que les « maîtres du monde » se réunissent à Edinburgh ( Ecosse) pour décider de notre sort et que nous nous interrogeons sur les retombées concrètes du « Live 8 » initié par Bob Geldof, des réflexions sur des nouvelles perspectives de partenariat entre l’Allemagne et le Burkina Faso se dérouleront à Bad Boll (Allemagne) du 08 au 10 juillet 2005.
    Cette rencontre est organisée par l’Académie protestante de Bad Boll, une institution qui depuis septembre 1945 lors de sa première conférence sur les droits de l’homme s’est toujours penchée sur l’économie, le travail, la politique, le droit, la culture, la théologie etc.
    A cette séance de réflexion sur les nouveaux partenariats avec le Burkina Faso, l’Académie protestante de Bad Boll, pour ne pas rester sur les sentiers battus, a privilégier entendre et faire entendre les acteurs principaux du développement, plus précisément ceux de l’éducation et des droits de l’homme, domaines très fragiles et inquiétants sur le continent africain.
    Parmi les Burkinabé, on note la présence de M.Halidou Ouédraogo du MBDHP, de Mamadou Barro du Synter( syndicat des enseignants du Burkina), et des professeurs de collège et de lycée comme Souleymane Tao, Ousmane Ouédraogo.
    Des thèmes comme la culture de la paix animés par le président des mouvements burkinabè des droits de l’homme, M.Halidou Ouédraogo, en passant par les nouveaux centres d’intérêts des relations entre l’Afrique et l’Europe aux questions d’éducation et de formation sur le continent africain seront débattus en présence de l’ambassadeur Burkinabé en Allemagne, M.Xavier Niodogo et de la secrétaire d’Etat allemande du ministère de la coopération et du développement, Mme Uschi Eid et surtout de nombreux responsables d’ONG allemandes ou d’organismes de coopération comme la Gtz, et aussi de SolidaritatskreisKreis Westafrika qui viennent d’avoir selon leur représentant, Goetz Krieger, poser un acte concret qui s’est traduit par le financement de la construction de 7 collèges et de 8 écoles au Burkina Faso.
    Telle aurait été l’attente désirée des pays pauvres. Si depuis de nombreuses années, l’aide au développement à travers les conférences, les rencontres et d’autres manifestations internationales(plan Marshall pour l’Afrique, Live 8 etc.) ne cessent de se répéter ; il est temps d’aller aux choses concrets en agissant sur les domaines importants comme l’analphabétisation, les guerres qui retiennent l’Afrique dans son élan de développement.
    La culture de la paix, de la démocratie l’un des symboles forts d’un continent, d’un pays, ne saurait être une réalité si son peuple reste privé des droits de la liberté d’expression et à l’éducation. De la diversité culturelle à la mondialisation, un monde plus humain ne saurait être possible sans la participation des acteurs « réels ».
    C’est ainsi que le projet mené de main de maître par le professeur Klaus Hirsch et son équipe ouvrira les yeux des « maîtres du monde » qu’un autre plan pour une Afrique vivable, meilleure et qui gagne est possible.
    Le souhait du continent africain et en particulier du Burkina Faso est de voir cette action portée ses fruits et leur redonner l’espoir d’un peuple non abandonné à ses misères.
    Moussa A. Sawadogo,  Lefaso.net 08/07/2005

    Voir aussi: Objectifs et exigences pour l'éducation en Afrique

    05 Juillet 2005

    L’Afrique face au fardeau de la dette    Si l’endettement a contribué au financement de l’expansion économique des puissances occidentales dès la révolution industrielle, il apparaît au contraire comme une malédiction en Afrique, où une part significative de l’aide publique a été détournée pendant la Guerre froide sur les comptes bancaires de dictateurs.
    Après la décision cruciale du G8 d’annuler la dette de 18 pays, dont 14 en Afrique, le mois dernier, les analystes estiment que le continent noir doit saisir l’opportunité pour tirer les leçons du passé.
    "De nombreux prêts versés à l’Afrique durant la Guerre froide ont servi les intérêts des politiques étrangères. Ainsi un gars comme Mobutu a empoché l’argent et les Etats-Unis l’ont toléré parce que cela servait un objectif stratégique", explique John Stremlau, directeur du département des relations internationales à l’université sud-africaine de Witwatersrand.


    AU VU ET AU SU DES OCCIDENTAUX
        Le cas symbolique l’ancien dictateur zaïrois est souvent cité en exemple pour illustrer les dérives de dirigeants africains amassant des fortunes, tout en plongeant leur pays dans la misère, au vu et au su des Occidentaux.
    "Entre le début de la crise économique au Zaïre, en 1975, et le départ de Mobutu, en 1997, le pays a reçu un total de 9,3 milliards de dollars d’aide internationale", écrit Michela Wrong dans un ouvrage sur Mobutu intitulé
     "In the footseps of Mr Kurtz",  paru en 2000.
    Selon elle, les principaux donateurs de Mobutu, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, "savaient très bien ce qui se passait".
    Les enjeux de la Guerre froide gagnèrent le continent africain en 1975, lorsque l’Angola et le Mozambique basculèrent dans la sphère d’influence de Moscou après avoir obtenu leur indépendance du Portugal.
    Dès lors, de nombreux pays africains s’enfoncèrent dans les difficultés, aiguillés par des bailleurs de fonds peu scrupuleux qui fermèrent les yeux sur la corruption et l’usage désastreux de l’argent public.
    Mais la corruption n’est pas, selon les analystes, l’unique obstacle au développement du continent le plus pauvre de la planète, où l’endettement ne parvient pas à relancer des économies en stagnation.
    L’Afrique est la cible de nombreuses épidémies qui frappent particulièrement la main d’oeuvre. Le commerce est handicapé par le manque de voies d’eau navigables et de ports aux eaux profondes. La dépendance du continent vis-à-vis des revenus issus des matières premières rend la moindre baisse des cours de ces produits intolérable.

    AMELIORER LA TRANSPARENCE    L’aide est par ailleurs souvent distribuée au compte-gouttes et sans conditions, ce qui crée dans de nombreux Etats un sentiment d’extrême dépendance.
    Le Malawi, par exemple, croule aujourd’hui sous une dette de 2,9 milliards de dollars, équivalant à 154% de son produit intérieur brut (PIB).
    Au-delà de ces dettes, les dirigeants africains dénoncent les intérêts exorbitants instaurés par les créanciers.
    "A ce rythme, l’Afrique croulera encore sous les dettes dans deux cents ans. On n’en voit pas le bout", déplore Abdoulaye Wade, président sénégalais et coordonnateur de la dette pour l’Union africaine, dans un entretien publié lundi par le quotidien Libération.
    A l’inverse de ce qui a pu se passer en Europe au XIXe siècle lors de la Révolution industrielle, la dette ne permet pas à l’économie africaine de rencontrer la croissance. Et la population du continent - dont près de la moitié vit avec moins d’un dollar par jour - ne profite pas des fruits des emprunts passés, qui pèsent au contraire lourdement sur les systèmes de communication, d’éducation, de santé.
    Des arguments repris par les défenseurs de l’annulation de la dette. "L’allègement de la dette a eu un effet direct sur l’amélioration du système de santé et sur l’éducation primaire en Tanzanie et en Ouganda", affirme John Stremlau.
    Cependant, certains analystes précisent qu’une annulation complète de la dette ne serait efficace que si elle était liée à des progrès démocratiques et une gouvernance plus transparente.
    "L’Afrique doit vraiment faire preuve d’un engagement en faveur de la démocratie et répondre davantage de ses actes. Sinon, nous crierons encore à l’annulation de la dette dans des années", estime l’analyste politique Sipho Seepe.

    Lefaso.net   mardi 5 juillet 2005.

    11 Juin 2005

    Le G8 annonce une annulation "historique" de la dette des pays pauvres    A un mois du sommet du G8 à  Gleneagles, les ministres des Finances des pays riches ont annoncé l'effacement immédiat de la dette multilatérale de 18 pays pauvres, pour un montant de 40 milliards de dollars, en soulignant la portée historique de leur geste, samedi à  Londres.

    "Je peux confirmer que les ministres des Finances du G8 se sont mis d'accord sur une annulation de 100% de la dette des pays pauvres très endettés" à  l'égard des grandes institutions financières internationales, a déclaré le ministre britannique des Finances, Gordon Brown, qui présidait la réunion.

    Les ministres du G8 se sont félicités de cet accord, qu'ils négociaient depuis une première réunion à  Londres début février et dont le Royaume-Uni, qui préside cette année le G8, avait fait sa priorité.

    "C'est un résultat d'une portée historique", a estimé le secrétaire américain au Trésor, John Snow. Il s'agit d'"un grand succès, a dit le ministre français Thierry Breton.

    L'accord prévoit que 18 pays bénéficient immédiatement d'une annulation de leur dette envers le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), qui s'élève à  40 milliards de dollars.

    Ces 18 pays sont le Bénin, la Bolivie, le Burkina Faso, l'Ethiopie, le Ghana, le Guyana, le Honduras, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Nicaragua, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie.

    Dans les 12 à  18 prochains mois, neuf autres pays bénéficieront d'une mesure similaire, pour 11 milliards de dollars. Et 11 pays supplémentaires pourront bénéficier d'une annulation de 100% de leur dette, pour un montant de 4 milliards de dollars, une fois qu'ils auront rempli les critères nécessaires.

    Au total, l'annulation de la dette pourra donc s'élever jusqu'à  55 milliards de dollars, dont 6 dus au FMI, 44 à  la Banque mondiale et 5 à  la BAD.

    Cet accord intervient quatre jours après une visite du Premier ministre britannique Tony Blair à  Washington, dont les discussions avec le président américain George W. Bush ont, semble-t-il, pesé lourd dans la balance.

    La proposition américano-britannique ébauchée mardi à  la Maison Blanche, soutenue par le Canada, a servi de fondement aux négociations de ces derniers jours, la France et l'Allemagne plaidant pour que l'annulation de la dette préserve les moyens d'actions de la Banque mondiale et de la BAD, chaque dollar de dette effacé devant être remplacé à  leurs yeux.

    Au final, l'accord prévoit que les pays riches compenseront la perte des remboursements des pays pauvres envers ces deux institutions. Le FMI devra quant à  lui faire face avec ses propres ressources et, en cas de difficulté, les pays donateurs apporteront leur aide financière.

    Au cours des trois prochaines années, le service de la dette des 18 pays envers le FMI, la Banque mondiale et la BAD aurait atteint 3,6 milliards de dollars, a précisé le Trésor britannique, donnant une idée de ce que devront débourser les pays riches au titre de la compensation.

    Les organisations non gouvernementales (ONG) se sont félicitées de l'annonce, tout en appelant cependant à  la vigilance quant à  la mise en oeuvre de l'accord.

    Les chanteurs irlandais Bono et Bob Geldof, figures de proue de la lutte contre la pauvreté en Afrique, ont salué l'accord.

    "Pour la première fois dans leur vie, 280 millions d'Africains se réveilleront demain sans devoir (...) le moindre penny de ce fardeau de la dette qui les handicape, ainsi que leurs pays, depuis si longtemps", a déclaré Bob Geldof, l'organisateur des concerts du "Live 8" le 2 juillet.

    Cependant, aucun engagement n'a été pris à  l'égard du doublement de l'aide publique au développement, de 50 à  100 milliards de dollars par an, autre mesure phare du "Plan Marshall" pour l'Afrique de Gordon Brown, via la création d'une Facilité financière internationale (IFF).

    De même, la proposition franco-allemande de taxation des billets d'avion a été peu discutée, mais "fait encore partie du programme de travail du G8", selon le ministre allemand des Finances, Hans Eichel.

    Sur le plan économique, les ministres des Finances du G8 se sont par ailleurs inquiétés des prix "durablement élevés" de l'énergie qui "freinent" une croissance mondiale déjà  soumise à  des "déséquilibres persistants".

    http://www.radiofrance.fr/

    10 Juin 2005

    L'urgence s'impose !   La situation alimentaire dans le Sahel est actuellement précaire. Malgré les efforts du gouvernement et des bonnes volontés pour favoriser une sécurité alimentaire dans cette région, le constat est là, amer qu'il faut agir d'urgence en faveur des populations pour freiner la famine qui s'installe avec son lot de déplacements et de misère des communautés villageoises. 

    Le préfet par intérim de Dori, Zakaria Paré le reconnaît "Ça ne va pas, la situation alimentaire est précaire". Les populations refusant de voir venir leur fin, migrent vers d'autres pôles dans l'espoir d'avoir de quoi nourrir leur progéniture. Selon l'adjudant Mahamady Kargougou de la gendarmerie de Dori, des villages se sont déplacés pour échapper à la famine. L'homme explique que s'étant rendu à Touka-Aguilanabè, un village de la région pour y remettre une convocation, il s'est entendu dire par le délégué du village voisin que les populations deTouka se sont déplacées à cause de la famine. M. Kargougou atténue l'ampleur de la famine à Dori par rapport à Gorom-Gorom : "A Dori, ça va un peu grâce au ravitaillement de Ouagadougou mais, en profondeur vers Gorom-Gorom, la situation est catastrophique." Et son collègue de service d'étayer ses propos en ces termes interrogateurs, "'y a-t-il une autre forme de manifestation de la famine à part le fait qu'il n'y a pas à manger ?"

    Pour atténuer le calvaire du déficit céréalier constaté suite  à l'invasion acridienne et à la faible pluviométrie de l'année dernière, le gouvernement a mis à la disposition des populations des vivres à des prix sociaux. M. Paré, le préfet par intérim a expliqué qu'il y a eu deux opérations de vente à cet effet. "Durant la 1ere opération le sac de 100 kg coûtait  5 500 F et à la 2e opération, il coûtait 10 000 F CFA". Ce coût, appelé social, n'est cependant pas à la portée du citoyen de Dori d'où une association de certains demandeurs pour acheter le sac et se le distribuer. 

    De l'affaire "des fonctionnaires privilégiés"    Le préfet  par intérim de Dori se prononçant sur le cas des fonctionnaires qui auraient été privilégiés au profit des plus pauvres a affirmé qu'à la première opération, les  fonctionnaires ont eu accès aux vivres. Mais, à la deuxième opération "aucun fonctionnaire n'a été servi" selon lui. Mieux, "il n'y a pas eu de vente au détail" . M. Paré reconnaît les bienfaits de la vente à prix sociaux. Cette opération terminée, le haut-commissariat, qui a déjà reçu les 300 tonnes de céréales offertes par Alizéta Gando, procédera à la distribution gratuite de ces vivres aux populations.

    Du côté des populations, la famine est perceptible dans les habitudes et comportements. Kady Namogo, une habitante de Dori reconnaît que des familles sont obligées de quémander pour avoir à manger et sur un ton d'humour teinté de parenté à plaisanterie d'affirmer : "Ici, les Peulhs n'aiment pas l'agriculture c'est  plutôt les Mossis qui cultivent". Parole d'Evangile. 

    Si rien n'est fait...    La solidarité, pour venir en aide aux populations sinistrées, observée dès les débuts faiblit. C'est pourquoi, le préfet par intérim Zakaria Paré remerciant les bonnes volontés et le gouvernement appelle à davantage de contribution pour faire reculer la famine des "rives" de "derrière la mare" (Dori signifie ainsi). "Si rien n'est fait d'ici les premières récoltes pour venir en aide aux populations, ce sera dur pendant la période de soudure" clame M. Paré. Dori qui compte 78 villages constate des mouvements de populations avec les animaux fuyant la faim.  Le préfet espère que des âmes sensibles rebeloteront dans l'octroi des vivres aux populations afin d'atténuer l'impact de la famine sur les populations du Sahel. L'urgence s'impose en vue de sauver des familles en déliquescence. 

    Sidwaya 10/06/2005

    27 Mai 2005

    Décès du Général Sangoulé Lamizana    Le général Sangoulé Lamizana est décédé hier jeudi 26 mai 2005 à 19h27 dans sa 89è année. Ancien chef d’Etat, le Général Lamizana, tout jeune militaire avait occupé le fauteuil présidentiel laissé par Maurice Yaméogo, suite à une grogne sociale généralisée, le 3 janvier 1966.
    Le regretté a quitté ce monde à la Clinique Notre Dame de la Paix qui est la propriété de Jean Baptiste Ouédraogo, un autre ancien chef d’Etat. Il faut rappeler que le Général a été renversé par Saye Zerbo le 25 novembre 1980.
    L’une des dernières grandes sorties officielles du Général Sangoulé Lamizana fut la célébration de la première Journée nationale de pardon le 30 mars 2001 au stade du 4 août en compagnie de Blaise Compoaré et des autres anciens chefs d’Etat, Saye Zerbo et Jean Baptiste Ouédraogo. Les Editions "Le Pays" présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu.

    Biographie du Général Sangoulé Lamizana    Le Général Sangoulé Lamizana est né en 1916 à Dianra dans la province du Sourou au Burkina Faso. Recruté dans l’armée française en 1936, il fait ses premiers pas dans le métier des armes au Mali puis au Sénégal.
    Caporal en 1939, il est nommé ensuite sergent en 1940 puis adjudant en 1946. Sous-lieutenant en 1949, il fait deux séjours consécutifs en Indochine - plus de deux ans en tout - où il gagne les galons de lieutenant, il y reste jusqu’à la fin de la guerre, puis débarque ensuite en Afrique du Nord pour deux ans de campagne.
    Affecté comme chef adjoint du cabinet militaire du gouverneur de la Côte d’Ivoire en 1956, il devient capitaine en 1957. Il effectue un second séjour en Algérie de 1959 à 1961.
    Lors de la proclamation de l’indépendance de la Haute-Volta, il est rappelé par les autorités de son pays pour créer l’armée nationale voltaïque. Il est nommé chef de bataillon le 1er novembre 1961, et le même jour chef d’état-major de l’armée voltaïque. Lieutenant-colonel en 1964, il finira sa carrière dans l’armée comme général de corps d’armée. Devenu
    Devenu chef de l’État le 3 janvier 1966, il a présidé aux destinées de la Haute- Volta jusqu’au 25 novembre 1980.
    Le général Sangoulé Lamizana est chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire en 1959, titulaire de la croix de guerre et de la croix de la valeur militaire. Il est également titulaire de nombreuses autres décorations nationales et étrangères. Le général Sangoulé Lamizana était marié et père de sept enfants.

    http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=7475

    13 Mai 2005

    Spiruline    Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, dans un centre de lutte contre la malnutrition infantile. Des femmes viennent ici, parfois de loin, à pied, pour tenter de sauver leur enfant.

    Plus de la moitié des enfants africains souffrent de carences alimentaires. Ici, au centre, on leur administre une poudre verte, 100% naturelle, produite sur place. Une micro-algue, la spiruline, réputée pour ses vertus énergétiques exceptionnelles. Sa teneur en protéines est de 60 à 70%. Deux fois plus que pour le soja et encore beaucoup plus que pour le riz.

    Redécouverte dans les années 70 par des chercheurs européens qui s’intéressaient à la malnutrition, cette algue est produite et exploitée dans des fermes rudimentaires, mais autonomes. La chaîne de production est simple : une fois récoltée, il suffit d’étaler la spiruline en fins vermicelles et de la faire sécher au soleil.

    Outil de développement, la culture de la spiruline génère quelques embauches, des rentrées d’argent. Un investissement modeste pour une croissance exponentielle. Sur place, les bénéfices de la vente de la spiruline contribuent à financer l’orphelinat des religieuses de Lumbila. Bien que modestes, les projets de culture de spiruline commencent à intéresser des pays comme le Mali, le Sénégal, Madagascar, le Togo et le Bénin.

    http://www.arte-tv.com/fr/histoire-societe/arte-reportage/cette-semaine/cette-semaine/867010.html

    11 Mai 2005

    Le Burkina perd deux places    Premier en 2002 et 2003 sur les 8 pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, le Burkina Faso, avec un taux de croissance de 4,1 % en 2004 a perdu 2 places. 

    4,6 % de taux de croissance en 2002 pour un taux d'inflation de 2,3 %. 8 % de taux de croissance en 2003, pour un taux d'inflation de 2,0 %. Ces chiffres avaient permis au Burkina Faso en 2002 et en 2003, d'occuper la première place des pays de l'UEMOA en termes de performance économique. Mais en 2004, la situation a été toute autre. Avec un taux de croissance de 4,1 % et un taux d'inflation de -0,4 %, le Burkina Faso est classé troisième ex aequo avec le Niger sur les 8 pays de l'Union. Cette contre-performance, selon les spécialistes, est essentiellement due à la baisse de la production céréalière. Pour l'année écoulée en effet, la croissance du secteur primaire a été évaluée à -2,8 %. Et cela, "en raison, d'une part, des conditions climatiques moins favorables, caractérisées par un début tardif et un arrêt précoce des pluies et d'autre part, des invasions de criquets dans la région septentrionale du pays". La conséquence d'une telle situation a été la baisse de la production céréalière de 14,5 %. Avec 570 000 tonnes, la production du coton a connu une progression de 17,1 %. La valeur ajoutée de l'élevage et de la pêche a progressé de 4,8 %.

    Sidwaya 11/05/2005

    06 Mai 2005

    L'ambassadeur allemand en fin de mission    Le Premier ministre, Paramanga Ernest Yonli a reçu en audience, l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne au Burkina Faso le 3 mai 2005. M. Von Schweinitz Mark en fin de mission au pays des Hommes intègres est allé dire au revoir au chef du gouvernement burkinabè. 

    Après deux ans de service au Burkina Faso, le diplomate allemand Von Schweinitz Mark rentre au bercail. Il a rencontré mardi dernier le chef du gouvernement burkinabè pour échanger sur l'état de la Coopération germano-burkinabè et lui adresser ses remerciements.
    Von Schweinitz Mark a apprécié l'état de la coopération. "La coopération entre nos deux pays marche bien et j'espère que cela va se poursuivre de cette manière", a-t-il déclaré.
    L'Allemagne qui intervient au Burkina Faso dans les secteurs de l'agriculture, de l'eau et de la décentralisation attend le mois de septembre pour faire, comme chaque deux ans, le bilan de la coopération.
    L'ambassadeur allemand qui s'apprête à quitter le Burkina Faso garde de ce pays les souvenirs d'un peuple aimable, courageux, travailleur malgré le peu de moyens dont il dispose. Il a émis le vœu de voir les autorités burkinabè effectuer des visites dans d'autres pays européens comme vient de le faire le Premier ministre, Paramanga Ernest Yonli. Le chef du gouvernement vient en effet d'effectuer une visite en France. 

    Sidwaya 06/05/2005

    03  Mai 2005

    Togo: la CEDEAO condamne l'attaque du centre culturel allemand à Lomé    Les pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO) ont condamné vendredi l'incendie criminel ayant visé le centre culturel allemand à Lomé, la capitale togolaise, a indiqué un communiqué de l'organisation rendu public à Abuja (Nigeria). La CEDEAO "condamne fermement cet acte d'anarchie et d'hostilité contre un partenaire amical et actif du Togo et de la CEDEAO", dit le communiqué signé par les quinze Etats membres de l'organisation. De graves troubles ont éclaté mardi au Togo à l'annonce de la victoire de Faure Gnassingbé à l'élection présidentielle du 24 avril. Des assaillants armés non identifiés ont quasiment détruit dans la nuit de jeudi à vendredi le centre culturel allemand de Lomé, l'Institut Goethe. Les partisans du président élu, Faure Gnassingbé, critiquent la prise de position de l'Allemagne dont l'ambassade à Lomé a offert l'asile au ministre togolais de l'Intérieur, François Esso Boko, limogé vendredi. Le ministre avait été limogé après avoir demandé publiquement la suspension de l'élection présidentielle. Les partisans de l'opposition de leur côté manifestent leur colère contre la CEDEAO et les pays d'Afrique de l'ouest, observateurs de l'élection, qui ont déclaré n'avoir remarqué aucune "anomalie" dans ce scrutin.

    http://www.izf.net/izf/Actualite/RDP/togo.htm

    30 Avril 2005

    Togo: L'Institut Goethe dévasté    Dans la nuit de jeudi à vendredi, des jeunes munis de carabines et des grenades comme des militaires ont attaqué et incendié l'Institut Goethe à Lomé. On estime les dégats à une somme de 300.000 Euro ce qui correspond à plus de 196.000.000 FCFA.  (Avec cette somme et en plus les subventions par notre ministère, une ONG allemande aurait pu financer  quinze écoles primaires, dix collèges avec  soixante logements au total et douze forages dans ce pays défavorisé.)

    Le Ministère des Affaires Etrangères de la RFA a protesté contre cette aggression et a demandé à tous les Allemands résidants au Togo de quitter immédiatement ce pays.

    L'ASAO a envoyé un émail à un député togolais, qui dernièrement nous a écrit pour avoir des soutiens de développement pour son pays, lui priant de tout faire pour empêcher une guerre civile comme c'est le cas en Côtes d'Ivoire, une guerre qui ne connaît que des perdants parce que c'est surtout la population défavorisée qui en souffre le plus.

    26 Avril 2005

    L'enseignement bilingue gagne du terrain    Les infrastructures scolaires dans le cadre du bilinguisme, viennent de s'agrandir avec l'inauguration de 15 complexes scolaires construits dans 9 régions du Burkina Faso. La cérémonie d'inauguration a eu lieu à Nomgana (Oubritenga), jeudi 21 mars 2005, en présence du ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Mathieu Ouédraogo. 

    Quinze complexes scolaires, dix centres d'alphabétisation, neuf espaces d'éveil éducatif sur fonds de production documentaire, telles sont entre autres, les réalisations issues du partenariat MEBA-OSEO-Ambassade royale des Pays-Bas et mises à la disposition de l'enseignement bilingue dans 9 régions du Burkina. Les 15 complexes scolaires ont coûté 920 507 520 francs CFA, les 10 centres d'alphabétisation, 36 852 000 francs, les 9 espaces d'éveil éducatif, 33 995 205 francs, les documents, 310 075 francs CFA.
    Par ailleurs, 1 225 enseignants et 417 encadreurs pédagogiques ont été formés. Au vu de ses réalisations, les intervenants à la tribune ont salué et exhorté à ce que les efforts se poursuivent en vue d'intégrer davantage l'éducation bilingue au MEBA. Du président départemental de l'APE de Loumbila au ministre de l'Education de base et de l'Alphabétisation en passant par le représentant de l'OSEO au Burkina Faso, le chef de département international de l'OSEO / Zürich et la représentante de l'ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, remerciements et avantages de l'enseignement bilingue ont été leur credo.
    "L'éducation bilingue est l'option du futur puisqu'elle a des avantages comparatifs énormes sur le double plan pédagogique et économique"
    , selon le ministre Mathieu R. Ouédraogo. Le ministre explique ces avantages par le fait qu'en commençant l'apprentissage dans une langue que l'enfant maîtrise, il arrive à boucler le programme du primaire en 5 ans au lieu de 6 ans avec un taux de réussite qui tourne autour de 95 %. Economiquement, une année de salaire, le coût d'une salle de classe et les frais de fournitures d'une année sont épargnés à divers niveaux (respectivement enseignants, MEBA, partenaires techniques et financiers, parents d'élèves). 

    "Le nouveau curriculum de l'école burkinabè" 

    Depuis son expérimentation en 1994, l'enseignement bilingue prend du galon d'année en année et suscite l'adhésion des communautés de base. Actuellement selon le ministre Ouédraogo, l'éducation bilingue est en train de gagner de l'audience à travers ses 110 écoles bilingues dont 75 de l'Etat, 32 de l'Eglise catholique et 3 du privé non confessionnelles dans toutes les 13 régions du Burkina.
    Il a affirmé que la majorité des Ecoles bilingues publiques (EPB) se trouve être des écoles classiques transformées sur la demande des communautés. A ce jour, selon lui, 500 demandes de transformation, acheminées par les communautés au MEBA, attendent d'être examinées.
    Au vu de cette performance, le ministre a, au nom du gouvernement burkinabè, exprimé sa gratitude à l'OSEO, à l'ambassade royale des Pays-Bas pour leur soutien financier et technique. Mathieu R. Ouédraogo a réitéré aux partenaires, l'engagement du MEBA à "poursuivre et à intensifier son appui à la promotion de cette innovation majeure qui est une alternative heureuse à notre système éducatif". Mme Renet Van Der Walls, représentante de l'ambassadeur des Pays-Bas, a abondé dans le même sens en avouant que l'enseignement bilingue est un préalable pour le développement du système éducatif au Burkina. Elle a révélé que l'utilisation de la langue locale permet aux parents de s'impliquer davantage dans l'éducation des enfants.
    Elle a mentionné au passage que l'expérience du Burkina est suivi avec beaucoup d'intérêt dans les pays de la sous-région. La réalisation de ces infrastructures scolaires a été rendue possible grâce à une synergie d'action créée par le représentant de l'OSEO au Burkina, Paul Taryam Ilboudo avec le MEBA et l'ambassade royale des Pays-Bas, selon les dires de Zoltan Doka, chef du département international de l'OSEO à Zürich. Tout en s'engageant à poursuivre et à intensifier leur accompagnement en direction du Burkina, M. Doka souhaiterait que le processus de transfert progressif de l'éducation bilingue au MEBA soit accéléré. Paul T. Ilboudo reconnaît que leur préoccupation première est de faire reculer les frontières de l'analphabétisme et de la sous-scolarisation. Idrissa Tall, directeur de l'école bilingue fulfuldé-français de Nomgana révèle que le système bilingue permet d'enseigner deux langues progressivement à l'enfant en jouant au fil des ans sur l'accroissement du taux du français. Enseignant le fulfuldé et le français, Idrissa Tall a affirmé qu'une centaine d'élèves fulfuldé suivent les cours à l'école qui est à sa 6e année. Le taux de succès l'année dernière a été de 100 %. "Les connaissances enseignées en français sont traduites en langues nationales (mooré, fulfuldé, dioula, lyélé, dagara, gulmancéma, nuni) et dispensées aux enfants dès leurs premières années. Progressivement, le français prend le pas sur la langue nationale", a expliqué Idrissa Tall. 

    Sidwaya 25/04/2005

    19 Avril 2005

    Des criquets pèlerins au Kénédougou    Des criquets pèlerins ont été signalés la semaine dernière dans la province du Kénédougou. En provenance du Mali voisin, les criquets pèlerins ont fait leur apparition à Koloko, à Djigouéra. Ils se sont déplacés dans le Houet et ont été aperçus dans la zone de Samandéni, à une quarantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso. Les criquets pèlerins ont causé moins de dégâts selon un spécialiste de la région et des traitements sont en cours pour les chasser de la zone. Heureusement que ces criquets pèlerins apparaissent dans le Kénédougou et le Houet en saison sèche au moment où les travaux champêtres sont terminés. Les inquiétudes existent néanmoins quant aux cultures de contre-saison. 

    Sidwaya 19/04/2005

    16 Avril 2005

    Déficit alimentaire    Tan-Aliz offre 2 700 tonnes de céréale 

    La présidente directrice générale de la société Tan-Aliz, Mme Alizèta Ouédraogo vole au secours des 10 provinces en situation de déficit céréalier. Elle a offert gratuitement 2 700 tonnes de céréale pour les régions du Sahel, du Nord, du Centre-Nord et de l'Est, mercredi 13 avril 2005 à Ouagadougou. 

    "Dans le souci d'aider ceux qui n'en ont pas, j'apporte une contribution de 2 700 tonnes, soit 27 000 sacs de céréale aux provinces déficitaires". C'est ainsi que la présidente directrice générale de la société Tan-Aliz justifie son acte. En présence des gouverneurs des régions du Sahel, du Nord, du Centre-Nord et de l'Est, Mme Alizèta Ouédraogo, plus connue sous le nom d'Alizèta Gando, a affirmé qu'elle offre gratuitement ces 2 700 tonnes de céréale pour les provinces déficitaires du Burkina Faso. Mme Ouédraogo a dit avoir fait appel aux gouverneurs afin qu'avec leur soutien, chaque personne ait sa part. M. Victor Emmanuel Kam tout en remerciant la donatrice pour cet élan de solidarité qu'elle a eu en faveur des populations défavorisées, a révélé que son gouvernorat élaborera un plan de distribution avec la SONAGESS avant de passer à la phase pratique. Le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, Ibrahima Kaboré a, au nom des gouverneurs, de son ministère et du gouvernement exprimé sa reconnaissance et sa gratitude à Mme Alizèta Gando. Il a plaidé pour que les bénéficiaires fassent preuve de probité et de patriotisme afin que ces céréales parviennent aux destinataires sans distinction d'ethnies ou de partis politiques. Quant à la donatrice, elle a saisi l'occasion pour lancer un appel aux opérateurs économiques afin qu'ils se joignent au mouvement de solidarité au profit des zones déficitaires. Mme Alizèta s'est déclaré disposée tant que ses moyens les lui permettront à rééditer son geste en juillet ou en août 2005. "Je le ferai sans hésiter", a-t-elle conclu. 

    Provinces

    Quantité en tonne

    Nombre de sacs de 100 kg

    Sanmatenga (Kaya)

    78,03

    780

    Lorum (Titao)

    247,06

    2 471

    Namentenga (Boulsa)

    237,87

    2 379

    Gnagna (Bogandé)

    101,88

    1 019

    Oudalan (Gorom-Gorom

    289

    2 890

    Soum (Djibo)

    490,97

    4 910

    Seno (Dori)

    395,9

    3 959

    Yatenga (Ouahigouya)

    490

    4 900

    Bam (Kongoussi)

    210

    2 100

    Yagha (Seba)

    159,6

    1 596

    Sidwaya 14/04/2005

    Nous avons des nouvelles que la famine est très grave dans le Sahel et nous espérons que les vivres y sont envoyés le plus vite possible pour soutenir la population nécessiteuse.

    15 Avril 2005

    Examens    Les examens du Certificat d'études primaires (CEP), le Brevet d'étude du premier cycle (BEPC) et le baccalauréat auront lieu respectivement le 8
    juin, le 16 juin et le 16 juillet prochains.
    CEP : 8 juin ; BEPC : 16 juin, BAC : 1er juillet    
        Nous souhaitons à tous les participants de bons résutats.

    05 Avril 2005

    Afrique de l'ouest: appel de fonds de 190 millions de dollars de l'ONU    Les Nations unies ont lancé mercredi à Dakar un appel de fonds de 190 millions de dollars pour faire face aux crises humanitaires en Afrique de l'ouest pour l'année 2005. "L'appel consolidé pour l'Afrique de l'ouest se chiffre à 190 millions de dollars", a déclaré le directeur adjoint du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA), Joel Boutroue. Cet appel vise aussi à "alerter les bailleurs sur le besoin de financement de cet appel", a-t-il ajouté, en présence de représentants de 12 autres agences des Nations unies et ONG. Selon ses initiateurs, cet appel de fonds a été pour le moment couvert à hauteur de 50 millions de dollars, soit 29%. Il est destiné à faire face aux besoins résultant des crises humanitaires qui affectent l'Afrique de l'ouest dont "l'environnement de sécurité humaine va se détériorer en 2005" du fait notamment des conflits et de l'invasion acridienne. "Les pays concernés par cet appel sont ceux de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO, 15 Etats) et la Mauritanie", a précisé un responsable de l'OCHA. Le montant de cet appel initialement fixé à 150 millions de dollars, a ensuite été porté à 190 millions de dollars après l'invasion acridienne qui a touché neuf pays du Sahel, dont trois confrontés à des risques de famine (Mauritanie, le Mali et le Niger). "L'Afrique de l'ouest est un peu oubliée dans les réponses des donateurs", a indiqué Joel Boutroue, en comparaison avec la mobilisation massive de fonds en faveur des pays asiatiques touchés par le Tsunami. Outre l'OCHA, douze agences de l'ONU et des acteurs humanitaires participent à cet appel: Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), Programme alimentaire mondial (PAM), Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Croix-Rouge, l'Organisation internationale des migrations (OIM), le Fonds des Nations unies pour les activités de population (FNUAP), Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Gorée Institute et le Centre de recherches Europe-Afrique (CREAF).
    http://www.izf.net/izf/Actualite/RDP/burkina.htm   30 mars 2005

    29 Mars 2005

    L'ambassade d'Allemagne rencontre ses anciens étudiants    L'Ambassade d'Allemagne a organisé mardi 22 mars 2005, à Ouagadougou, une rencontre avec les anciens boursiers burkinabè en Allemagne. Ce fut l'occasion pour l'ambassadeur de parler de la coopération entre son pays et le Burkina Faso.
    Pour la troisième fois consécutive, l'Ambassade d'Allemagne a organisé sa rencontre annuelle avec les anciens étudiants burkinabè en Allemagne. Le but de la rencontre selon l'ambassadeur d'Allemagne, M. Ulrich Von Schweinitz, est non seulement de rester en contact avec les anciens étudiants mais aussi de les encourager à contribuer au développement du Burkina Faso.

    Cette fois-ci, la rencontre a été élargie aux représentants des secteurs privés qui entretiennent des liens avec l'Allemagne et sont parfois même des anciens boursiers ou stagiaires de ce pays. En effet, M. Souleymane Sow, chef de l'entreprise Microsow et M. Augustin Salambéré, directeur technique du Centre de conception et de construction en mécanique générale  ont été invités à donner des communications sur leurs entreprises afin de stimuler les étudiants ou stagiaires désirant créer les leurs. Aussi, la Maison de l'entreprise du Burkina et la fondation politique Hanns Seidel (fondation allemande) ont donné des explications aux anciens étudiants intéressés par l'entreprenariat et des formations.

    La fondation politique Hanns Seidel a son siège au Bénin.    Elle n'a pas le droit de faire la politique, sa mission est d'œuvrer à la culture de la démocratie dans les pays en voie de démocratisation. Elle offre également des bourses mais aussi des programmes de soutien aux entreprises. Le ministre de l'Economie et du Développement Seydou Bouda, représentant son homologue Moumouni Fabré, s'est dit satisfait d'une telle rencontre et a souhaité qu'elle soit pérenne. M. Bouda a aussi apprécié la contribution de l'Allemagne à la lutte contre la pauvreté au Burkina. 

    Aide au développement    Dans le domaine de la coopération, le Burkina Faso est selon l'ambassadeur d'Allemagne, l'un des partenaires prioritaires de son pays. Ainsi, le volume total des prestations fournies dans le cadre de l'aide bilatérale a atteint en 2004, plus de 442,77 milliards de F CFA. En plus, l'Allemagne finance actuellement environ 23% de toutes les prestations de l'Union européenne. En 2004, environ 60 Burkinabè ont étudié ou suivi une spécialisation en Allemagne avec une bourse allemande. Pour l'année 2005, l'ambassade envisage le même chiffre de bourses. Les anciens boursiers ont demandé le soutien de l'ambassade pour non seulement la création de leur entreprise mais aussi l'obtention des stages de recyclage. "L'Allemagne va vous accompagner dans le développement du Burkina, mais c'est vous qui êtes les premiers responsables du développement de votre pays" a conclu l'ambassadeur Ulrich Von Schweinitz. 
    Sidwaya 29/03/2005

    25 Mars 2005

    Message  du président de la CMBF à la communauté chrétienne  

    Chers  frères et sœurs ,  

    La Communauté chrétienne du Burkina Faso qui observe depuis le 13 février 2005 d'intenses moments de recueillement à travers le carême, célèbrera la fête de Pâques le 27 avril 2005  prochain. A cette occasion nous formulons des vœux de paix, de santé et de prospérité pour l'ensemble des croyants en général et des Chrétiens en particulier.

    Nous invitons l'ensemble des croyants à méditer sur le fait historique suivant : "Aux premières années de la révélation, vers les années 573 après Jésus Christ, les premiers musulmans, pour fuir la persécution des ennemis de l'Islam  de La Mecque, ont, sur instruction du Saint prophète Mohammed Rassouloulahi (PSL), émigré en Abyssinie, empire du roi Chrétien Négus. A la demande des poursuivants de leur livrer les musulmans, le roi après avoir écouté ces derniers lui raconter les raisons de leur fuite, leur a dit : je ne vous livrerai pas à vos ennemis car ce que votre prophète vous a envoyé et ce que notre prophète nous a envoyé proviennent d'une même source de lumière. Et ce qui sépare votre religion de la nôtre ne dépasse pas ce trait (qu'il traça sur le sol avec sa canne)".

    Aussi nous devons méditer sur le sens profond de ce fait historique pour préserver l'alliance qui a toujours existé entre les croyants afin de barrer la route à toute forme de persécution au nom de la religion.  

    Que Dieu couve le Burkina de sa miséricorde.  

    Le Président de la CMBF
    El Hadj Oumarou KANAZOE
                                                        

    Sidwaya 25/03/2005

    21 Mars 2005

    Des enseignants formés en éducation environnementale    Il s'est tenu du 7 au 8 mars 2005 à Banfora, un atelier de formation en éducation environnementale à l'intention d'une quinzaine d'enseignants de la région des Cascades. Organisé par le projet "1 école 1 bosquet" du MEBA, cet atelier avait pour objectif, le renforcement de la capacité des participants par rapport à la réalisation des jardins polyvalents. 

    La tenue de cet atelier s'inscrit dans le cadre du renforcement des capacités du personnel enseignant des douze Circonscriptions d'éducation de base (CEB) que compte la direction régionale de l'Enseignement de base des Cascades.
    Au cours de cette formation qui a été assurée conjointement par le directeur provincial de l'Environnement et du Cadre de vie de la Comoé, Moctar Sanogo et Camille Conombo de la DGEB.
    Il s'agissait de faire montrer aux participants les avantages liés à l'éducation environnementale qui devraient être dispensés aux apprenants dès leur bas âge, afin de développer en eux des comportements responsables pour la sauvegarde et l'amélioration de leur environnement.
    Ainsi, durant 48 heures, ces enseignants se sont d'abord familiarisés avec des concepts tels que :
    - l'éducation environnementale,
    - les axes d'intervention de l'éducation environnementale
    - les actions pratiques de gestion durable de l'environnement et des ressources naturelles.
    Enfin, l'accent a été mis de façon théorique et pratique sur les techniques de réalisation d'une pépinière.
    Au cours de la cérémonie qui a sanctionné la fin des travaux de cet atelier, le DREBA des Cascades, Sanlé Sory a félicité les facilitateurs et les participants pour les résultats atteints à la lumière du rapport synthèse des travaux. Du reste, il a invité chaque bénéficiaire à faire partager les acquis de cet atelier au niveau de sa CEB et à s'investir pleinement sur le terrain. 
    Sidwaya 21/03/2005

    18 Mars 2005

    Projets 2005    Aujourd’hui nous avons reçu l’accord de notre ministère pour le développement nous accordant la somme de  290.702.100 FCFA (=  443.820 Euro) pour les projets prévus en 2005.
    Jusqu’à présent, nous avions financé la construction des bâtiments de classes par nos fonds propres. Dès maintenant, nous construirons également les logements
    pour les enseignants et les bâtiments administratifs pour les collèges. Nous avons déjà téléphoné à nos entreprises pour pouvoir terminer la plus grande partie des projets avant la saison des pluies.
    Dans notre programme, nous avions prévu une école primaire à Belgou. Puisque l’Etat y réalise une école dans le cadre du
    programme PDDEB, nous avons tout de suite choisi Somassi. Le responsable de ce village nous a immédiatement averti que l’Etat y réalise aussi une école.
    Fin février, nous avons  écrit à Fofara, Kénédougou, département de Kayan qui avait demandé une école primaire
    pour leur dire que nous y réaliserons le projet souhaité par la population.
    En octobre
    dernier, une partie de notre délégation s’était rendu à Fofara où la population avait déjà aménagé et équipé une vieille mosquée pour  scolariser une classe. Notre vice-président, un enseignant qui voulut visiter cette classe, l’a tout de suite quittée à cause de la chaleur insupportable qui y régnait.
    Après notre avertissement d’y financer une école primaire,  la population  a ramassé en peu de temps 70% des agrégats nécessaires. Notre ministère nous a permis de construire l’école primaire à Fofara au lieu de Belgou comme c’était prévu dans notre programme.
    Si la population des différents villages fait tous les efforts, les enfants pourront être scolarisés dans les nouvelles écoles primaires et aussi dans les nouveaux collèges à la rentrée scolaire prochaine.
    Tous nos projets en 2005

    15 Mars 2005 

    Coton africain en difficulté  (par Ablassé Ouédraogo)    En vigueur depuis le 1er janvier 1995, l'Accord Textiles-Vêtements (ATV) a pris fin le 1er janvier 2005, et avec lui les quotas d'importation qu'il permettait. L'ATV, qui avait remplacé l'Accord Multifibre (AMF) sur les textiles et les vêtements, en place entre 1974 et 1994, disparaît ainsi et cède la place au régime général de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), comme cadre de régulation du commerce international des textiles et des produits dérivés.  

    Au moment où cette libéralisation des exportations dans le domaine des textiles et des vêtements s'installe, il est judicieux de s'interroger sur le devenir de la chaîne de valeurs coton, textile et habillement de façon globale, et plus particulièrement en Afrique. Sur ce continent, le défi majeur pour les gouvernants et les populations demeure, plus que jamais, la lutte contre la pauvreté et la réalisation du développement durable pour tous. Cela suppose un effort accru pour créer de la richesse et soutenir une croissance économique accélérée et partagée. La fin des accès préférentiels, des pays ne maîtrisant pas l'ensemble de la chaîne de production et de commercialisation sur le marché des économies importatrices de produits textiles, risque de voir l'avantage comparatif de ces pays anéanti, par la concurrence. Le démantèlement du système de quotas favorise principalement les pays comme la Chine et l'Inde, qui disposent à la fois de la matière première, d'une force de travail qualifié et bon marché, et surtout d'une capacité productive industrielle puissante et structurée. Selon les estimations de la Banque mondiale, la Chine réaliserait près de 50% des exportations mondiales en 2010. Elle est déjà, et cela en moins de 10 ans, le premier exportateur mondial d'habillement avec 28% du marché mondial contre 19% en 1995. En effet, l'extraordinaire compétitivité de la Chine, dans ce secteur crucial pour de nombreux pays en développement, fait craindre un déferlement tous azimuts des produits fabriqués en Chine, devenue membre de l'OMC au cours de la quatrième Conférence ministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) organisée du 9 au 14 novembre 2001 à Doha, au Qatar. L'ensemble de la filière textile risque ainsi d'expérimenter progressivement et de manière accélérée une domination des principaux marchés par les producteurs chinois. Cela se fera au détriment des pays qui bénéficiaient, hier encore, de préférences commerciales principalement par le biais des contingents tarifaires.

     La peur de la concurrence chinoise dans les produits textiles est perceptible. Des appellations telles que «rouleau compresseur chinois», «invasion chinoise» font déjà envisager l'éventualité d'une «autre et vraie» négociation sur le textile par certains des cent quarante huit Etats membres de l'OMC, tous attachés à l'ouverture des marchés mondiaux dans le cadre d'un commerce libre, loyal et équitable. Il s'agit d'éviter une concurrence accrue entre les pays du Sud, qui risque de se faire à leur détriment. Cette nouvelle donne complique davantage les négociations commerciales multilatérales en cours à Genève, dans le cadre du Programme de Doha pour le Développement, dont l'ambition initiale était de compléter un accord global par des négociations sectorielles, permettant d'aller plus en profondeur dans la libéralisation des échanges des produits agricoles et manufacturés, tout en prenant en compte la dimension du développement. De plus, personne ne peut prévoir avec certitude aujourd'hui, la durée du cycle de négociations de Doha, dont la conclusion avait été programmée à Doha par les Etats membres de l'OMC, pour le 1er janvier 2005. Il est clair que les négociateurs de l'OMC sont partis pour jouer des prolongations dont la longueur, difficile à prédire, sera proportionnelle à l'ampleur des pertes que subiront les pays en développement y compris les pays producteurs de coton en Afrique, notamment ceux d'Afrique de l'Ouest et du Centre, à  savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad, pays parmi les plus pauvres de notre planète, et auteurs de l'initiative en faveur du coton en débat à l'OMC depuis le mois d'avril 2003. Les réunions sur le coton se succèdent à un rythme soutenu depuis bientôt deux ans, sans qu'aucune réponse tangible, pouvant apporter un tant soit peu de soulagement aux frustrations et aux souffrances de plus de dix millions de paysans producteurs de coton africains en particulier, n'ait été trouvée. Pire, le coton continue de mal se vendre au risque de compromettre sérieusement l'existence des «cotonculteurs » et d'entraîner la disparition rapide de l'ensemble de la filière de production et de commercialisation du coton et ses produits dérivés en Afrique. Aussi, les producteurs n'auront-ils pas d'autres options que de se détourner de ce produit pour cultiver d'autres denrées, s'ils veulent continuer à vivre. Certes, comme l'a souligné, le Président Blaise Compaoré, du Burkina Faso, en portant le cas à l'OMC, l'essentiel était de provoquer le débat politique sur l'inégalité créée par les importantes subventions versées par les pays développés à leurs fermiers au détriment des agriculteurs des pays pauvres. Le sujet est devenu emblématique pour l'OMC, qui est ainsi mise au défi de résoudre un cas d'école de commerce non équitable, que ses règles sont censées éliminer. Mais dans la réalité, le sort des acteurs de la filière coton dépasse le débat politique, tant la dégradation de leurs conditions de vie devient insupportable. D'année en année, les difficultés, que doivent affronter les producteurs de coton africains, deviennent insurmontables, tant celles-ci se multiplient comme pour étouffer la filière coton dont l'importance, pour des pays comme le Burkina Faso, laisse perplexe. En effet, dans ce pays, le coton appelé, «l'or blanc», représente 60% des recettes d'exportation. La production n'a pas cessé d'augmenter, en passant de 154, 852 tonnes pour la campagne 1995-1996 à 483, 390 tonnes en 2003-2004 et à 563 000 tonnes en 2004-2005. Le tiers de la population burkinabè, soient quelques quatre millions, vit directement ou indirectement de cette filière. Malgré cette augmentation de la production, en dépit des conditions climatiques difficiles et toujours incertaines, qui aurait dû s'accompagner d'une amélioration sensible des revenus des acteurs de la filière cotonnière, ceux-ci ont enregistré en 2004, un manque à gagner, estimé à 106 millions d'euros (70 milliards Francs CFA). Fortement pénalisée par les subventions annuelles, de 4 milliards de dollars US, versées par l'administration américaine à ses 25, 000 fermiers producteurs de coton et par l'Union européenne aux 10 000 producteurs en Espagne et 90 000 en Grèce, la productivité des «cotonculteurs» africains est affectée par l'effondrement des cours mondiaux du coton qui n'arrêtent pas de dégringoler. Ainsi, après la baisse de la valeur du cours mondial de 50% entre 1997 et 2002, celle-ci a enregistré en 2004 une chute de 30% par rapport à 2003, et l'accentuation de cette tendance a ramené le prix du kilogramme de coton aujourd'hui à moins de 500 Francs CFA (environ 0,76 euro) contre 950 francs CFA (environ 1,45 euro) en 2003. Les malheurs des pays africains producteurs de coton se trouvent exacerbés par le coût excessif des intrants importés des pays du Nord (90 dollars US la tonne en Europe contre 550 dollars US la tonne rendue en Afrique de l'Ouest), la hausse des cours du pétrole et du coût de l'énergie, ainsi que le renchérissement du franc CFA arrimé à l 'euro, par rapport au dollar américain. La survie de la filière cotonnière africaine est devenue un enjeu, et l'urgence dans la mise en place d'une solution au problème des subventions sur le coton est plus que jamais pressante. Malheureusement dans l'optique des négociations commerciales de l'OMC, les Africains producteurs «d'or blanc» se sont inscrits dans le cadre des négociations agricoles du programme de Doha, en réclamant un calendrier de réduction accélérée des subventions sur le coton et leur élimination à une date fixe, et une indemnité financière pour compenser les pertes de revenus des pays les moins avancés. Ces deux doléances, présentées sans stratégie de négociation par les représentants africains à Cancun en septembre 2003, ont alimenté les débats de la Cinquième Conférence ministérielle de l'OMC, sans donner de résultat. L'échec de Cancun est imputable à l'ensemble des Etats membres de l'OMC, qui ont décidé de négocier l'élargissement de la libéralisation des échanges sur des thèmes très nombreux, très complexes et tous, aussi importants pour les uns que pour les autres. Cette complexité de la situation a été accentuée d'un côté par le principe cardinal qui gouverne l'OMC, à savoir la recherche du consensus dans la prise de décisions et de l'autre le concept de l'engagement unique qui régit les négociations du cycle de Doha. Le consensus doit être obtenu au niveau thématique et global  pour qu'il y ait accord. Cela démontre bien que le chemin devant aboutir à la conclusion du cycle de Doha sera encore long, plein d'embûches et très coûteux pour les pays en développement, et tout spécialement pour les producteurs africains de coton. Ce n'est pas la mise en place à Genève le 19 novembre 2004 du sous-comité du coton, conformément à la « Décision de juillet », (July Package) adoptée le 1er août 2004 par le Conseil Général de l'OMC, pour relancer les négociations du cycle de Doha, qui nous convaincra du contraire. En effet, ce sous-comité est appelé à faire périodiquement des rapports à la session extraordinaire du Comité de l'agriculture, qui à son tour doit faire un rapport au Comité des Négociations Commerciales (CNC), lequel soumet son rapport au Conseil Général, qui en fera de même à la prochaine Conférence ministérielle de l'OMC, prévue à Hongkong, en décembre 2005. Et chaque maillon de la chaîne a besoin de l'onction du fameux consensus, ce qui n'est jamais gagné d'avance et va rallonger le temps pour la recherche de solutions aux difficultés des «cotonculteurs» africains. Ceci est tellement vrai que l'expérience a montré que lorsqu'on ne veut pas résoudre immédiatement un problème, le meilleur schéma est d'établir un comité, ensuite un sous-comité et au besoin des sous sous-comités. Au bout du compte, cela permet de gagner du temps et d'user les protagonistes. Par ailleurs, traiter la question du coton en deux volets, «développement » et « accès aux marchés», ne facilitera guère la recherche d'une solution rapide à ce problème, étant donné que les deux aspects demeurent indissociables. Pourtant, les membres de l'OMC se sont mis d'accord sur le fait que « le coton sera traité de manière ambitieuse, rapide, et spécifique dans le cadre des négociations sur l'agriculture», sujet des plus délicats, s'il en est un. Et les faits démontrent que la rapidité fera défaut. Ainsi, après les retards enregistrés par les négociations en cours à cause des élections à la Commission de l'Union européenne et aux Etats-Unis avec les changements que l'on sait, faut-il attendre que le nouveau Directeur Général de l'OMC, qui sera élu au début de l'été, prenne fonction le 1er septembre 2005, avant que le processus ne se mette réellement en mouvement. Pourtant les Africains disposent encore de deux autres options, qui sont toutes les deux fortement complémentaires aux longues négociations en cours, pour sauver et revigorer l'ensemble de la filière cotonnière.

    •           Emboîter le pas au Brésil qui est en train de réussir son pari, et se présenter devant l'Organe de règlement des différends avec une plainte en bonne et due forme contre les pays qui étouffent la filière cotonnière en abusant des subventions. Cette procédure dure seulement douze mois, s'il n'y a pas d'appel, et quatorze mois en cas d'appel, comme c'était jusqu'à très récemment le cas du Brésil contre les Etats-Unis. Le plaignant a remporté la première manche, et la condamnation des Etats-Unis a été confirmée à l'OMC, le jeudi 3 mars 2005. Si cette option est prise, les Africains qui craignent de ne pas avoir toute l'expertise nécessaire pour affronter l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique, peuvent bénéficier de l'appui du Centre Consultatif sur la Législation de l'OMC, dont la mise en place a été décidée à Seattle lors de la troisième Conférence ministérielle de l'OMC. C'est leur droit, et en temps que membre, les pays africains doivent l'exercer collectivement au lieu de continuer à subir des pressions éparses.

    •           L'autre option est celle de la transformation locale du coton, notamment au niveau sous-régional. Tout le monde est convaincu que c'est la voie royale pour sauver la filière du coton, et réaliser le développement durable en créant des emplois, des revenus, de l'innovation, et surtout de la croissance partagée. Une étude de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et du Centre du Développement des Entreprises (CDE) atteste que la transformation locale de 25% de production totale dans la zone de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), créera 50 000 emplois d'ici l'an 2010, et fera passer la part du coton dans le PIB de 7,5 à 25 %. Ce qui constitue une énorme contribution à la lutte contre la pauvreté dans ces pays, qui actuellement ne consomment seulement que 5% de leurs productions totales, les 95% étant exportés à l'état brut. Pour ce faire, le renforcement des capacités productives des pays africains devient une urgence, si l'on veut réduire leur dépendance par rapport aux produits de base et surtout faciliter leur insertion dans cette  économie mondialisée. Dans cette optique, un produit comme le coton ne doit plus être considéré comme une variable d'ajustement en Afrique, et les préférences ne peuvent plus concerner uniquement le commerce, mais aussi les capacités productives. L'Afrique doit accroître la compétitivité de ses produits au niveau sectoriel afin d'accéder aux marchés régionaux et internationaux. Cela ne peut que soutenir une accélération de l'intégration régionale et sectorielle en Afrique. Dans cette perspective, une institution spécialisée des Nations unies comme l'Organisation des Nations unies pour le Développement Industriel (ONUDI), en partenariat renforcé avec le secteur privé, les autres agences de développement et les institutions régionales et internationales de financement du développement, répondrait pleinement à son mandat, si elle faisait de l'initiative du renforcement des capacités productives de l' Afrique, le cadre général de l'effort d'industrialisation du Continent. L'initiative, rappelons-le, est un programme d'ensemble, adopté par la troisième Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine, le 7 juillet 2004 à Addis Abéba, comme une composante du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD). Elle vise à développer les chaînes de valeurs, comme celle du coton, du textile et de l'habillement, à partir des potentialités et des compétences des partenaires organisés pour promouvoir la capacité productive en priorité aux niveaux national, sous-régional et sectoriel. Comme le NEPAD le prône, il est temps que les Africains acceptent de se prendre véritablement en charge, en produisant en qualité et en quantité suffisante pour leur propre marché, puis pour affronter la compétition sur les marchés internationaux. Le moment est venu de tourner la page sur la période où le rôle de l' Afrique se limite à servir de réservoir de matières premières et de marché facile pour les autres. Un partenariat revisité au service d'une mondialisation à visage humain, et une réduction de la dépendance des pays en développement vis-à-vis des matières premières non transformées, pourraient voir le jour au niveau d'une conférence mondiale dépassant le cadre de l'OMC. En attendant l'éventualité de ce forum global de «vérité» sur le textile et ses produits dérivés, les pays africains devraient s'organiser collectivement pour disposer d'une étude avec des données précises, qui porterait entre autres sur :

    •           les conséquences du démantèlement des quotas sur les économies les moins avancées avec un accent plus particulier sur les pertes et transferts d'emplois;

    •           la focalisation de la valeur ajoutée dans la chaîne de valeur coton/textile/habillement;

    •           les conditions de travail des travailleurs et des enfants dans l'ensemble de la filière;

    •           les effets de la concentration du parc mondial des machines pour les fibres non tissées au Pakistan, et ceux de la concentration des équipements de filature en Chine;

    •           l'abandon de la fabrication du bas de gamme dans les pays riches;

    •           la «responsabilité sociale» de la Chine et des autres pays compétitifs sur les économies vulnérables;

    •           la sous-évaluation de la monnaie chinoise;

    •           l'incontournable renforcement des capacités productives en Afrique en partenariat avec les nouveaux pays émergents dans la production textile. Ainsi munis d'arguments structurés et de propositions de solutions concrètes et acceptables à tous, les pays africains seront à même de mieux défendre leurs intérêts dans l'arène du commerce mondial. Un commerce plus équitable sera alors possible et les «cotonculteurs» africains récolteront le juste fruit de leurs efforts. L'Afrique apprécie à sa juste valeur la volonté politique et les efforts de solidarité déployés par la communauté internationale, et notamment l'Organisation Mondiale du Commerce pour réduire sa marginalisation et accélérer son intégration dans la mondialisation. Mais somme toute, il reste que l' Afrique doit encore prendre toute sa place dans le monde, et l'ultime voie qui lui est ouverte, est la création et le renforcement de ses capacités de productions et de négociations
    Sidwaya 15/03/2005
    Ablassé OUEDRAOGO
    Ancien Directe
    ur général adjoint de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

    14 Mars 2005

    D'après le journal allemand, "Die Welt", Tony Blair s'est exprimé contre les subventions agricoles dans les pays riches au profit d'un développement en Afrique.
     

    13 Mars 2005

    Le coton ivoirien va massivement au Burkina et au Mali où il est mieux rémunéré (par Christophe KOFFI)
    Le coton ivoirien part massivement pour le Mali et le Burkina où il est mieux rémunéré, profitant de l'absence de structure étatique dans le nord de la Côte d'Ivoire, contrôlé par la rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis le coup d'Etat raté de septembre 2002 contre le régime du président Laurent Gbagbo. Plus de la moitié du coton ivoirien, produit essentiellement dans l'extrême nord du pays, aurait été vendue en 2004 au Mali et au Burkina, selon des professionnels de la filière. Quelque 220.000 tonnes de coton graine sur 400.000, représentant 55% de la production ivoirienne, auraient ainsi été exportées dans ces pays, eux-mêmes producteurs importants, puisque le Mali est le premier producteur en Afrique subsaharienne et deuxième derrière l'Egypte en Afrique. Les prix d'achat au Mali et au Burkina sont au moins 20% supérieurs à ceux pratiqués en Côte d'Ivoire par les coopératives, des pratiques vivement dénoncées par ces professionnels, estimant que cela "met à mal toute la filière coton". La campagne précédente, avant la crise militaro-politique en cours depuis 2002, s'était soldée par une production de 400.000 tones, a expliqué Nicolas Kouadio N'Guetta, un responsable de l'Intercoton, une structure gérante de la filière ivoirienne. Pour ce professionnel, "la différence entre les deux campagnes s'est retrouvée dans les pays voisins", les productions étant constantes ces dernières années. "La filière cotonnière se porte très mal depuis le déclenchement de la crise" en septembre 2002, déplore M. N'Guetta, très pessimiste sur les prévisions pour la campagne qui vient de débuter, faisant état "d'une situation désastreuse" pour les mêmes raisons. Parmi ces professionnels du coton réunis ces derniers jours à Abidjan, le président de l'URECOS-CI, Keletigui Bamba, une coopérative regroupant des coopératives de la zone des savanes (nord), explique ce phénomène par "l'attractivité" des prix d'achat proposés. "Le coton est acheté (en Côte d'Ivoire) entre 160 et 180 FCFA (0,24 et 0,27 euro) alors qu'au Burkina et au Mali, il est à 210 FCFA (0,32 euro). Que voulez-vous! Dans un marché dit libéralisé, on vend là où on tire le maximum de bénéfice", a-t-il affirmé. Un autre spécialiste relève qu'avec la quasi-absence de l'Etat en zone rebelle, où aucune banque ne fonctionne depuis deux ans et demi, une "nouvelle race" de commerciaux est apparue: les pisteurs qui contribuent à détourner le marché. Ces pisteurs parcourent la région pour acheter les récoltes et les acheminer au Mali et au Burkina, au lieu de les envoyer vers le sud et Abidjan pour son exportation. "Le coton est pris en otage par cette situation de belligérance", s'insurge le responsable de l'Intercoton. Un autre professionnel note que ces "exportations" permettent à "certaines autorités" de la zone rebelle de s'enrichir en prélevant des "taxes". Les acteurs de la filière ont donc plaidé pour un retour à la paix dans le pays, propice à la mise en place d'un plan de relance de la culture cotonnière de 2005 à 2006. Ce plan d'un coût de 8 milliards de FCFA (12,2 millions d'euros), devrait permettre, si un règlement politique intervient, de réactiver les circuits habituels, de reconstruire la station de recherche détruite de Bouaké, la deuxième ville de Côte d'Ivoire et fief de la rébellion, tout en finançant l'achat des intrants agricoles pour élever les rendements. Il devrait aussi permettre d'entretenir les pistes, dégradées par la guerre, permettant d'accéder aux plantations. La filière coton en Côte d'Ivoire emploie 200.000 producteurs et fait vivre indirectement deux millions personnes dans un pays comptant 17 millions d'habitants.

    Source:  http://www.izf.net/izf/Actualite/RDP/burkina.htm 08/03/2005

    09 Mars 2005

    Tour du Faso  Cette année, le nombre d’équipes passe de 16 à 18 mais Bobo ne sera pas de la fête, par contre, Gaoua sera à l’honneur. La présentation des équipes est prévue pour le mardi 25 octobre. Il y aura 11 étapes. La première étape Kokologho-Boromo sera pour le mercredi 26 octobre. La boucle sera bouclée le dimanche 2 novembre avec la dernière étape Saponé-Ouagadougou 92 km à laquelle il ajoute un circuit fermé de 4,5 km à boucler 12 fois à l’intérieur de Ouaga.

    Ce sera donc un tour de 1449,5 km dont 39,200 km de piste. Pâ sera un départ d’étape mais le tour va découvrir Gaoua, Bouroum-Bouroum, Petit Balé, Manga et Saponé. Ce sera un retour à Tenkodogo. Il y aura 3 bivouacs. C’est un Tour conçu en étoile autour de Ouagadougou. Il ne franchira pas cette année les frontières nationales même si en 2004, la sortie sur Sikasso a connu un immense succès et même si les Maliens en redemandent encore.

    19 Février 2005

    Projets 2005    Entre le 21 et le 24 janvier, M. Sanou s’était rendu dans le Nord pour voir si la population a assez ramassé pour pouvoir commencer avec la construction des projets.A sa grande surprise,  il a dû constater que dans le programme du PDEB, l’Etat a déjà commencé à construire une école à Belgou. A cause de cela, nous n’y ferons rien et nous avons déjà choisi un autre village,  Somassi, Kourwéogo, département de Sougoubila, où nous réaliserons une école primaire au lieu de Belgou.

    01 Février 2005

    Projets 2005   A partir du 15 janvier, notre représentant s'est rendu dans les villages où en 2005, nous réaliserons des projets pour voir si la population a ramassé assez d'agrégats.
    Dans l'Ouest du pays, on a assez ramassez et les travaux peuvent bientôt débuter  dans les villages suivants: Dandé, Banzon, Kouka, Broum Broum, Bamogodougou und Banakoro.
    Dans le Nord du pays, seulement Guibaré et Ara ont ramassé suffisamment de matériel pour pouvoir commencer.
    Puisque notre ministère pour le développement ne nous a pas encore accordé les subventions demandées, nous pouvons seulement commencer avec les bâtiments de classes.

     

    25 Décembre 2004

    Noël : Message de la communauté musulmane à la communauté chrétienne

    vendredi 24 décembre 2004.  

    Chers frères,

    La célébration de la fête de Noël par la communauté chrétienne m’offre l’agréable occasion de souhaiter aux fidèles chrétiens en particulier et à l’ensemble des croyants en général, au nom de la communauté musulmane et au mien propre, une très bonne et heureuse fête, dans la paix, la quiétude et la joie.

    Nous prions Allah le tout-puissant, clément et miséricordieux de consolider davantage la coexistence pacifique qui existe entre les différentes confessions religieuses et souhaitons qu’ensemble nous unissons nos prières à Dieu pour perpétuer ce climat de paix social et la stabilité que connaît notre pays, toute chose propice à la pratique religieuse.

    En effet, au-delà des différences d’ordre culturel, toutes les religions monothéistes prônent la fraternité, l’amour et la solidarité du prochain. Ainsi, ce qui nous rapproche et nous uni est plus important que ce qui constitue nos différences.

    "Confère Coran sourate Araignée, verset 46"

    Dieu dit : "Et ne disputez que de la plus belle manière avec les gens du livre (juifs et chrétiens) sauf ceux d’entre eux qui prévariquent. Et dites, nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous (le Coran) et descendre vers vous (la Thora et l’Evangile) tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même et c’est à lui que nous nous soumettons".

    Toujours dans son immense miséricorde et son profond amour, Dieu nous a unis autour de son nom. Travaillons à renforcer cette union. Les croyants en Dieu sont des frères.

    Le président de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF)

    23 Novembre 2004

    Lutte contre la faim 

    Lancement des opérations d'aide alimentaire

    Les opérations d'aide alimentaire d'urgence aux  populations sinistrées de la campagne agricole 2004-2005 ont débuté le vendredi 19 novembre 2004 à Dori (Séno).On estime à 7 000 tonnes soit une valeur d'un milliard 162 millions de FCFA, l'aide alimentaire que le gouvernement mettra à la disposition des populations sinistrées de la campagne agricole 2004_2005.

    Pour cette opération lancée à Dori le 19 novembre dernier, au total 500 tonnes de céréales ont été distribuées gratuitement aux populations les plus sinistrées. Elles sont estimées à 291 562 personnes. Les 6 500 autres tonnes seront vendues à des prix sociaux en raison de 50 F le kilogramme (5 000 F/sac de 100 kg). Les bénéficiaires ont été identifiés à l'issue d'une enquête réalisée dans les trois provinces les plus touchées par l'invasion acridienne. Ce sont : le Séno, l'Oudalan et le Soum.

    La situation alimentaire désastreuse que traverse en ce moment la région du Sahel est due à un cumul de facteurs défavorables contre l'installation tardive des pluies, les cultures ont connu une évolution difficile à cause de la sécheresse. Cela a été aggravé par l'invasion de criquets pèlerins dans le mois de septembre. 

    Permettre un accès facile aux vivres 

    Selon le secrétaire général du ministère en charge de l'Agriculture, Ibrahim Kaboré qui a présidé la cérémonie de lancement de l'opération d'aide d'urgence, cette action de solidarité à l'endroit des populations du Sahel vise plusieurs objectifs : stabiliser les populations en améliorant la disponibilité et l'accessibilité et l'accessibilité aux vivres, réduire la tendance à la hausse des prix.

    Les mauvaises récoltes ont entraîné une hausse considérable du prix des céréales. Cela a occasionné du même coup un mouvement de population vers les zones les moins touchées par les mauvaises récoltes.

    Pour le représentant des bénéficiaires du département de Nassoumbou, cette aide alimentaire est la bienvenue : "quand les criquets pèlerins sont arrivés à Nassoumbou, on dirait de la fumée. Ils n'ont rien laissé, rien n'est resté dans les champs. Ceux qui ont récolté dans la nuit ont eu la chance d'avoir à peu près 5 à 6 boîtes de mil. C'est pourquoi je remercie vraiment le gouvernement d'avoir penser aux  paysans qui ont vécu cette situation douloureuse. Ça peut quand même soulager un peu les populations. Mais la meilleure solution est qu'on puisse acheter les céréales à moindre coût s'il y en a. Si on arrive a gagné le sac  à 5 000 F, c'est accessible car actuellement dans mon village, le sac de mil vaut 15 000 F"

    Au regard de cette situation alimentaire précaire dans la région du Sahel, Ibrahim Kaboré à "invité l'ensemble des acteurs impliqués dans la présente opération à faire preuve de probité et de patriotisme afin que cette aide du gouvernement parvienne effectivement aux populations cibles". 

    Sidwaya 23/11/2004

    08 Novembre 2004

    Projets 2005    Pour les projets en 2005, nous avons maintenant envoyé la demande de subventions à notre ministère pour le développement. Pour l’année prochaine, nous envisageons le financement de sept écoles primaires, de cinq collèges, la normalisation d’une école primaire et l’agrandissement de deux collèges mais pour le moment, nous ne pouvons rien promettre parce qu’il faut attendre l’accord par notre ministère.  

    Les projets prévus dans notre demande seront:

    1. Ecole primaire à Arra, Soum, département d’Aribinda
    2. Ecole primaire à Dampéla, Soum, département d’Aribinda
    3. Ecole primaire à Belgou, Soum, département d’Aribinda
    4. Ecole primaire à Vara, Sissili, département de Boura
    5. Ecole primaire à Bamogodougou, Houet, département de Faramana
    6. Ecole primaire à Banakoro, Kénédougou, département de Koloko,
    7. Ecole primaire à Koulidio, Sissili, département de Silly et
    8. Normalisation de l’école primaire à Arbadébéré, Soum, département d’Aribinda avec seulement un logement.

    A part d’Arbadébéré, nous avons toujours prévu la construction de deux logements.

    Pour les collèges, nous avons prévu:

    1. Collège à Guibaré, Bam
    2. Collège à Gogo, Zoundwéogo
    3. Collège à Yondé, Koulpélogo
    4. Collège à Banzon, Kénédougou
    5. Collège à Dandé, Houet
    6. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Broum Broum, Poni et
    7. un bâtiment à quatre classes à Kouka, Banwa.

     A part des positions 6. et 7., nous avons prévu des bâtiments à quatre classes, un bâtiment administratif et trois logements.

     Même si nous devons encore attendre l’accord de notre ministère, nous demandons aux populations des différents villages ou départements de faire tous les efforts pour ramasser les agrégats nécessaires. Début janvier, notre représentant, M. Sanou se rendra sur les chantiers pour vérifier la quantité ramassée. Du moment qu’il n’y aura pas assez de matériel, nous n’y réaliserons pas le projet prévu par nous et souhaité par la population.

     Si un village ou un département n’a pas assez ramassé, nous choisirons pour une école primaire Somassi, Kourwéogo, département de Sougoubila ou Fofara, Kénédougou, département de Kayan ou pour un collège Siby, Balé.

     Nous demandons à la population de Somassi, Fofara et de Siby de ramasser aussi les agrégats nécessaires. Même si les autres villages auront assez de matériel, nous promettons à ces trois villages d’y construire les projets en 2006 et la population aura déjà tous les agrégats.   

    27 Septembre 2004

    Du 16  jusqu'au 29 octobre, une délégation de douze  membres de l'ASAO dont le président et le vice-président  séjournera au Burkina Faso pour y visiter et inaugurer des projets.

    Pendant le séjour, le groupe se rendra à Soro, Toéni, Lanfiéra (Sourou), Koundougou, Faramana, Kouakrouma, Tien, Koro, Yéguéresso (Houet), Seye, N'Dorola, Silorola, Kayan, Djigouéra (Kénédougou), Banfora, Sidéradougou et Boussanra (Comoé).

    Résumé du voyage

    20 Septembre 2004

    Croix fédérale du Mérite pour Charly Simonis    Depuis plus de 20 ans, Charly Simonis s’occupe de la pauvreté en Afrique. Pour s’informer, il a traversé plusieurs pays du continent noir. En 1989, il est arrivé pour la première fois au Burkina Faso parce qu’à cette époque-là, un ami y était ambassadeur allemand. Charly Simonis a traversé le pays et était enchanté par la cordialité et l’accueil chaleureux des Burkinabè.  

    Depuis ce séjour, il a financé différents petits projets. En 1991, il a crée l’Association Solidarité Afrique de l’Ouest (A.S.A.O.) pour avoir plus de moyens et était toujours à la recherche de sponsors qu’il trouvait à travers son métier. 

    En 1995, l’A.S.A.O. a reçu des subventions par le ministère pour la coopération économique et le développement. Ainsi on a pu réaliser des projets plus coûteux. Dans les années suivantes, les subventions pour l’A.S.A.O. ont augmenté et aussi les argents des sponsors:  des écoles, des collèges et des lycées dans les environs de Hillesheim ont fait des projets, tous les deux ans, Loogh, un petit village a organisé une grande fête, depuis quelques années, un restaurant de Hillesheim organise des activités sportives au bénéfice de l’ONG. Au début de ses activités, Charly Simonis se rendait plus ou moins seul au Burkina Faso. Depuis des années, il est accompagné par une délégation nombreuse dont beaucoup de jeunes gens.  

    Considérant le grand nombre d’analphabètes (80% de la population), la construction d’écoles primaires était le grand but. Depuis le soutien par le ministère pour le développement, l’ASAO finance aussi la construction de collèges pour développer le pays.   

    En 2001, Charly Simonis a reçu la distinction «Chevalier de l’Ordre national», l’association  «l’Ordre du Mérite» et  «l’Ordre des Palmes académiques». 

    Le 3 septembre, Charly Simonis a reçu «l’Ordre fédéral du Mérite» à Trèves. Comme en 2001, M. Simonis a souligné dans son discours de remerciement qu’il accepte cette décoration au nom de tous ceux qui soutiennent  ses efforts pour aider la population d’un des plus pauvres pays du monde.

    18 Septembre 2004

    Criquets : la situation est "très sérieuse" dans le nord du Burkina   

    La situation dans le nord du Burkina Faso, où des essaims importants de criquets pèlerins ont été localisés, est "très sérieuse", a affirmé vendredi un responsable de la lutte anti-acridienne dans ce pays jusqu'à présent relativement épargné par ce péril qui affecte les pays voisins.
    La situation est très sérieuse : les dégâts en cours d'évaluation auront des incidences sur les productions céréalière et pastorale locales", a affirmé à l'AFP Hamidou Ouédraogo, responsable de la surveillance phytosanitaire et d'intervention.
    Les criquets pèlerins ont déjà infesté 20.282 hectares de terre dont 2.278 hectares de champs de céréales dans le nord du Burkina Faso, selon cette source.
    Dans cette région, l'une des plus déshéritée du pays, les zones les plus touchées par le péril acridien sont localisées dans les provinces du Soum et de l'Oudalan, où l'invasion est venue du Mali et du Niger voisins.
    "Les larves d'acridiens estimées à 60 individus au mètre carré ont causé des dégâts sur les tiges, les épis de mil et le pâturage", a expliqué M. Ouédraogo.
    Il a précisé qu'au 15 septembre, seulement 30% des superficies infestées, soit 6.112 hectares ont été traités avec des pesticides par des équipes terrestres, le Burkina ne disposant pas encore d'avions pour ces types d'opérations.
    Les opérations de prospection et de traitement sont rendues difficiles en raison de la dispersion des foyers des criquets, alors que les stocks de pesticides sont "limités", tandis que la collaboration des paysans fait souvent défaut, a aussi déploré M. Ouédraogo.
    La dernière invasion acridienne au Burkina remonte à 1986 où plus de 230.000 hectares de terre avaient été ravagés par les criquets.

    AFP 18 septembre 2004

    26 Août 2004

    L'OMS craint une épidémie de polio en Afrique    La poliomyélite s'étend en Afrique, menaçant de provoquer une épidémie majeure dans la région et de faire reculer la lutte pour éradiquer la maladie dans le monde, a mis en garde l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mardi.
    "Les épidémiologistes de l'Initiative mondiale pour l'éradication de la polio ont confirmé aujourd'hui le retour de l'infection en Guinée et au Mali, ainsi que trois nouveaux cas dans la région du Darfour au Soudan", souligne l'OMS dans un communiqué.
    La recrudescence des cas de polio pourrait se transformer en épidémie majeure en Afrique centrale et occidentale alors que débute la "haute saison" de la maladie en septembre. Elle pourrait ainsi laisser des milliers d'enfants africains paralysés à vie, souligne l'agence des Nations unies.
    "La polio a franchi la barrière que nous avons mis en place (...) pour tenter de contenir le virus aussi près que possible de son épicentre au Nigeria", a souligné à la presse Bruce Aylward, qui coordonne la campagne anti-polio de l'OMS. La maladie est désormais présente dans une dizaine de pays africains, alors qu'elle était cantonnée à seulement deux pays du continent au début de l'an dernier.
    Cette propagation "réaffirme le besoin d'augmenter en urgence le niveau d'immunisation de la population dans la région", souligne l'organisation. "Les nouveaux cas portent à douze le nombre des pays débarrassés de la polio qui ont été réinfectés par la maladie depuis janvier 2003."
    La polio affecte habituellement les enfants de moins de cinq ans via la consommation d'eau contaminée. Elle attaque le système nerveux central, provoquant paralysie, atrophie musculaire, déformations et, dans certains cas, la mort.
    Le virus de la polio est désormais endémique dans seulement six pays (Nigeria, Inde, Pakistan, Niger, Afghanistan et Egypte) contre plus de 125 lorsque l'Initiative mondiale pour l'éradication de la polio a été lancée en 1988.
    Au 24 août, les autorités sanitaires ont signalé 602 cas dans le monde, dont 476 au Nigeria, 34 en Inde, 23 au Pakistan, 19 au Niger, trois en Afghanistan et un en Egypte. En dehors de ces six pays, 12 cas ont été recensés au Tchad, neuf en Côte d'Ivoire, six au Burkina Faso, six au Bénin, cinq au Soudan, trois en Centrafrique, deux au Mali et un respectivement en Guinée, au Cameroun et au Botswana.
    L'OMS espérait éradiquer la polio d'ici le 1er janvier 2005 après une campagne mondiale de vaccination de 15 ans mais s'est heurtée à la résistance du Kano, un Etat du nord du Nigeria à majorité musulmane, qui a suspendu les vaccinations contre la maladie entre août 2003 et juillet 2004.
    L'Initiative coordonne une nouvelle campagne de vaccination qui vise à toucher plus de 74 millions d'enfants de moins de cinq ans. Mais les troubles en Côte d'Ivoire et dans la région du Darfour, dans l'ouest du Soudan, rendra "particulièrement difficile" l'immunisation de chaque enfant cette année, souligne l'OMS. L'agence onusienne souligne que la campagne de vaccination arrive à court de crédits et qu'elle aura besoin de 12,4 millions d'euros en septembre et de 28,8 millions d'euros un mois plus tard pour tenir son calendrier.

    www.lefaso.net

    20 Juillet 2004

    Charly Simonis, le président-fondateur de l'A.S.A.O fête aujourd'hui ses 60 ans. Tous les amis, les membres de l'association et aussi les sponsors lui souhaitent bon anniversaire et longévité pour qu'il puisse continuer ses efforts au bénéfice de la population défavorisée du Burkina Faso.

    29 Juin 2004

    OGM : l'Amérique cultive la... dépendance, pas l'autosuffisance

     L'Observateur Paalga (Ouagadougou)
     

    Au Burkina, l'affaire fait grand bruit depuis que la Société des fibres textiles (SOFITEX) a organisé du 9 au 11 juillet 2003 à Bobo-Dioulasso un atelier international sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM) avec un accent particulier sur le coton BT, entendez biotechnologique, qui fait l'objet de recherches expérimentales à Farakoba.

    Un an après, on est passé à la vitesse supérieure avec la récente conférence ministérielle internationale sur les sciences et technologies agricoles en Afrique, qui a clos ses travaux mercredi dernier à Ouaga 2000. Sans que le débat, que disons-nous la polémique sur ses "petites bêtes" ne s'estompe. Le sera-t-elle jamais ? On peut en douter tant ces fameux OGM suscitent souvent un sentiment ambivalent : ils fascinent et ils font peur à la fois. Mais de quoi s'agit-il au fait ? Pour l'essentiel, on retiendra que les progrès de la science, "qui ont fait de nous des dieux avant que nous ne méritions d'être des hommes" selon la formule de Jean Rostand, le bond prodigieux du savoir disons-nous a permis de doter une espèce de caractéristiques qu'elle ne possède pas naturellement, en s'affranchissant de la barrière du genre et de l'espèce. C'est cet élément muni de ce nouveau gène acquis par le biais de la trangenèse qu'on appelle OGM. Une technique qui permet, à titre illustratif, aux melons de mûrir moins vite, aux fraises de ne plus pourrir, aux tomates de mieux se conserver, etc.

    Surtout, la transformation génétique des plantes améliore les conditions de culture parce qu'elle développe des mécanismes de tolérance ou de résistance et, par voie de conséquence, d'augmenter les rendements. Voilà tout l'enjeu de ces OGM pour un continent comme l'Afrique et un pays à l'image du Burkina Faso où l'autosuffisance alimentaire est encore loin d'être une réalité. Selon les spécialistes, le continent noir, pour satisfaire les besoins en nourriture de sa population à l'horizon 2005, doit multiplier sa production actuelle par 10 voire par 12 fois. Pour autant cette course à la productivité et à la production ne doit pas occulter les risques inhérents à ce genre de manipulations, qui peuvent s'avérer des expérimentations hasardeuses. Car "modifier un organisme revient à modifier un élément de tout l'équilibre écologique", assure le Pr Jean Didier Zongo, enseignant de génétique et amélioration des plantes à l'université de Ouagadougou, qui relève notamment les effets dangereux des "désherbants totaux", qui présenteraient des dangers pour les agriculteurs.

    En fait, les spécialistes ne s'accordent pas sur les effets nocifs de ces OGM sur l'homme, l'animal et la nature et c'est pourquoi tous, partisans acharnés ou adversaires irréductibles de ces technologies agricoles prônent le principe de précaution. Il s'agit en fait d'adopter la démarche du caméléon qui, avant d'avancer, s'assure toujours que le sol ne se dérobe pas sous ses pieds. Après tout, ne dit-on pas que prudence est mère de sûreté. En vérité, au-delà des préoccupations bassement alimentaires, si on ose dire, du premier paysan du Burkina qui n'entend pas se laisser "intimider" par le "terrorisme intellectuel" des anti-OGM, les motivations des autorités burkinabè sont aussi et peut-être surtout politico-diplomatiques cependant que celles américaines sont d'abord et avant tout économiques. Tout semble procéder d'un deal au sommet, qui consiste pour Blaise à se rapprocher de l'Oncle Sam après de longues années de brouille au sujet du Liberia, de la Libye, de la Sierra Leone et même de l'Irak, qui avait valu à Washington un violent réquisitoire du président du Faso depuis la même salle de conférences de Ouaga 2000, là où les retrouvailles ont été scellées la semaine dernière.

    Pour ainsi dire, Ouaga se voit absoudre de tous les péchés dont on l'accablait, les premiers responsables burkinabè redeviennent fréquentables, en échange de quoi Mosento et Syngenta, les deux firmes américaines spécialisées dans les biotechnologies, prennent pied dans nos champs. Pour les Américains, qui ne font jamais rien pour rien, qui ne font pas dans l'humanitaire, c'est d'abord un business. Ni plus ni moins, et cela en droite ligne de leur politique "trade not aid". C'est ce qu'on pourrait appeler la diplomatie des OGM, à l'occasion de laquelle Salif Diallo, le ministre d'Etat chargé de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, a porté sa casquette officieuse des affaires étrangères. Et ça commence à de nouveau porter des fruits diplomatiquement modifiés. En effet, et ainsi que nous l'avons révélé dans "Une lettre pour Laye" de vendredi dernier, les académies militaires américaines, qui étaient fermées depuis une vingtaine d'années à nos officiers, devraient à nouveau recevoir des stragiaires burkinabè. De plus, le Burkina devrait bientôt bénéficier du traitement préférentiel accordé à certains pays africains dans le cadre de l'AGOA, l'African Growth and Opportunity Act. Cela dit, non seulement le new deal américano-burkinabè ne participe pas d'un accès subit de philanthropie, mais en plus il ne règle pas tous les problèmes quand ce ne sont pas des solutions cosmétiques qu'il apporte. D'abord au sujet du coton BT. Quelque 500 parasites attaquent, il est vrai, le cotonnier en Afrique au Sud du Sahara, et les OGM peuvent constituer une solution aux problèmes de la lutte phytosanitaire. Toute chose qui augmenterait les rendements et la production dans la mesure où les pertes dues aux insectes représentent une part importante des récoltes. Mais à quoi cela va-t-il servir si les Etats-Unis continuent de plomber les cours mondiaux de l'or blanc par les subventions multiformes qui sont accordées aux producteurs du cotton belt ?

    Certes le coût de production à l'hectare devrait s'en trouver réduit avec les OGM, le paysan devant utiliser moins d'insecticides (1 ou 2 traitements au lieu de 6 actuellement), mais si en plus de nous fourguer leurs biotechnologies les USA pouvaient mettre fin à cette injustice criarde en violation flagrante des règles de l'OMC que constituent les subventions, ils nous rendraient davantage service. Ensuite, pour ce qui est des cultures vivrières, on se demande bien si c'est notre autosuffisance que les "bienfaiteurs" américains recherchent, tant leurs OGM vont cultiver la... dépendance vis-à-vis des firmes yankees, car il faudra toujours retourner vers elles pour avoir les semences. A moins qu'ils nous inventent le ka buudu des OGM, ce qui n'arrangerait pas leurs affaires. Où se trouve donc le gain dans ces conditions ? That's the question.

     Publié sur le web le 28 Juin 2004

    17 mai 2004

    Burkina Faso: la méningite a tué plus de 800 personnes depuis janvier    OUAGADOUGOU, 17 mai (AFP) - 12h11 - Une épidémie de méningite cérébro-spinale a tué 816 personnes au Burkina Faso sur 4.558 cas recensés à travers le pays, du 1er janvier au 14 mai, selon un nouveau bilan annoncé lundi à Ouagadougou par le ministère burkinabè de la Santé.
    Un précédent bilan officiel établi en mars faisait état de 403 décès pour 2.060 cas notifiés dans le pays.
    L'épidémie touche particulièrement deux des 55 districts sanitaires que compte le pays, notamment ceux de Diébougou et de Nanoro (ouest) qui ont déjà franchi le seuil épidémiologique", selon le ministère de la Santé.
    Un dispositif permanent de surveillance a été mis sur pied dans les zones les plus touchées où des campagnes de vaccination ont été déjà menées pour juguler le fléau", a assuré le ministre burkinabè de la Santé, Alain Yoda.
    Plus de 1.200 centres de santé disposent des médicaments en vue d'une prise en charge gratuite des malades", a précisé M. Yoda.
    La méningite cérébro-spinale est une maladie contagieuse endémique au Burkina Faso et se manifeste par une montée brutale de fièvre, des violents maux de tête, des vomissements et une raideur du cou.
    En 2003, l'épidémie de méningite avait fait au total 1.104 morts sur 7.415 décès, a indiqué M. Yoda.

     

    16 Avril 2004

    Reverdir le Sahel    Depuis plus de un an, une action menée au Sahel montre qu'il est possible d'inverser la désertification et de permettre aux populations locales de redevenir autonomes. En effet, si en 30 ans le Sahel a progressé d'une surface supérieure à la France, aujourd'hui, grâce à l'inventivité d'un homme, J. Gasc, et à la mobilisation des clubs Rotary, il commence à reverdir.
    Le constat d'origine est simple : pour stopper la désertification, il faut planter des arbres, or le sol n'est fertile qu'à partir de 1,50 m de profondeur et l'arrosage traditionnel est inefficace. Face à cette difficulté, J. Gasc a mis au point le système IRRIGASC, lequel permet d'irriguer l'arbre efficacement et de faire se développer ses racines en profondeur.
    Simplissime, le procédé est constitué d'une gaine en polypropylène entièrement biodégradable, de 1,20 m de longueur (fabriquée à Dakar). Remplie de sable et percée de plusieurs trous sur un côté, la gaine est placé dans le sol avec ses trous orientés vers le jeune plant. Les orifices permettent une irrigation progressive et l'eau s'enfonçant progressivement dans le sol, les racines la suivent naturellement pour parvenir à une profondeur de 1,50 m en moins de 18 mois. A partir de ce moment, l’arrosage de l’arbuste, qui se limitait à un litre d’eau trois fois par semaine, n'est plus nécessaire.
    L'opération "Reverdir le Sahel" privilégie l'arboriculture avec la plantation de citronniers, mandariniers... et surtout manguiers, qui dès 4 ans, fourniront chacun jusqu’à 400 kg de fruits par an ! La rigueur, le financement et le suivi de l'opération sont assurés par les Clubs Rotary, sous l’égide du Club de Vendôme et en partenariat avec le Club de Dakar. L’objectif est d'atteindre 1 000 000 d’arbres plantés d'ici 2007 et 10 000 familles autonomes. Simultanément, la transformation d'une partie de la production est mise en place avec la déshydratation, pour proposer également des mangues sèches.
    Actuellement plus de 100 000 arbres sont déjà plantés, permettant à plus de 1000 familles de subvenir à leur besoins. Entre chaque arbre, la transformation du sol s'opère, la pluie revient et les familles font leur "potager", tandis que des écoles sont installées.
    Chaque arbre planté coûte 2 euros, soit un investissement dérisoire pour reverdir le désert et redonner de la dignité à des milliers de familles. Chacun peut apporter sa contribution à cette opération, en finançant la plantation d'un ou plusieurs plants. Pour cela il suffit d'envoyer un chèque à l'ordre du Rotary-Club de Vendôme / Opération Sahel - BP94 - 41106 Vendôme Cedex ou en téléphonant au numéro vert 0 800 040 899 (appel gratuit).
    A noter également, le salon « C’est notre terre, défendons-là » organisé à Château-Renault (Indre et Loire) les 8 et 9 mai prochain, dont tous les bénéfices serviront directement à l’opération "Reverdir le Sahel". Outre des conférences de qualité, dont celle de J. Gasc sur l'opération Reverdir le Sahel, les stands accueilleront des professionnels de l’environnement, de la solidarité, de l’artisanat, des produits naturels ou encore des médecines alternatives.
     

    (Source: http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=1680)

    09 Avril 2004

    L'OMS a désormais les moyens de maîtriser l'épidémie de méningite au Burkina    GENEVE, 8 avr (AFP) - 13h22 - L'Organisation mondiale de la santé a désormais les moyens de maîtriser l'épidémie de méningite qui a fait des centaines de morts au Burkina-Faso, a indiqué jeudi l'OMS.
    Grâce à un nouveau vaccin mis au point par le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline et à un appel de fonds qui a permis de recueillir 8,5 millions d'euros, une campagne de vaccination commencera au Burkina Faso dans les prochains jours, a annoncé l'OMS dans un communiqué.
    "Nous disposons enfin des instruments voulus pour contenir les petites flambées de ce type avant qu'elles ne paralysent toute une région", a déclaré le Dr Michael J. Ryan, Coordonnateur du réseau Alerte et action au niveau mondial à l'OMS.
    Au terme de négociations avec l'OMS, le laboratoire a fixé le prix du vaccin à un euro la dose, quatre fois moins que le prix du marché.
    La méningite cérébro-spinale a tué 403 personnes au Burkina Faso sur 2.060 cas recensés à travers le pays du 1er janvier au 7 mars, selon les autorités locales. A la même période, en 2003, elle avait fait 626 morts pour 4.248 cas notifiés.
    La méningite frappe l'Afrique subsaharienne chaque année, déclenchant parfois des flambées qui touchent 100.000 personnes ou plus. La situation s'est encore aggravée quand une nouvelle souche du virus, la W135, a fait son apparition en Afrique, pour laquelle il n'existait jusqu'alors aucun vaccin d'un prix abordable.
    "C'est grâce à la collaboration des organisations humanitaires, de l'industrie, des organisations internationales, des instructeurs des personnels de laboratoire et des particuliers, et à la somme de leurs efforts qu'une immense tragédie a peut-être été évitée en Afrique", a souligné le Dr Ryan.
    L'OMS rappelle cependant que des fonds supplémentaires sont nécessaires pour l'achat de matériel d'injection et de fournitures et pour le financement d'autres aspects des campagnes de vaccination à venir.

    Reprise des trains de voyageurs entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso    ABIDJAN, 7 avr (AFP) - 15h40 - Le trafic ferroviaire de voyageurs entre la Côte d'Ivoire et le Burkina voisin a repris le 1er avril pour la première fois depuis son interruption en septembre 2002, à la suite d'une rébellion armée contre le président ivoirien Laurent Gbagbo, a-t-on appris mercredi auprès de la société exploitant la ligne.
    La Sitarail (Société internationale de transport africain par rail) avait repris en septembre dernier ses convois ferroviaires entre Abidjan et le Burkina mais se limitait jusqu'alors aux marchandises pour le transport à l'international, a indiqué une porte-parole de la société.
    Seule un tronçon de la ligne, entre Abidjan et Dimbokro (centre), était ouvert aux voyageurs depuis le 10 juillet dernier.
    La frontière entre les deux pays avait été fermée aux premiers jours de l'insurrection et rouverte le 10 septembre 2003 après plusieurs reports et de difficiles négociations entre Abidjan et Ouagadougou.
    La Côte d'Ivoire a fréquemment accusé le Burkina d'avoir soutenu la rébellion, qui contrôle toujours la moitié nord du pays, tandis que les autorités burkinabè dénonçaient des "exactions" commises, selon elles, sur ses nombreux ressortissants par les forces ivoiriennes.
    La Sitarail est une filiale du groupe français Bolloré qui détient 67% des parts et gère les 1.150 km de rail séparant Abidjan et Ouagadougou. Le reste des actions est détenu à hauteur de 15% chacun par le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, et 3% par le personnel.
    Ce train représente le principal débouché maritime pour certains pays enclavés comme le Niger, le Mali et le Burkina Faso, mais également le moyen de transport le moins coûteux pour les industriels ivoiriens exportant vers l'hinterland.

    02 Avril 2004

    Burkina-France : éffacement de la dette garantie par la COFACE

     

    10 Mars 2004

    Le président burkinabè défend les exportations africaines de coton    BERLIN, 10 mars (AFP) - 16h21 - Le président burkinabè Blaise Compaoré rencontrera jeudi à Brême (nord de l'Allemagne) des dirigeants d'entreprises spécialisées dans la commercialisation du coton, premier produit d'exportation de ce pays d'Afrique sahélienne, a indiqué mercredi un responsable de la présidence.
    Ces rencontres s'inscrivent dans le cadre de la première visite en Allemagne du président Compaoré depuis son arrivée au pouvoir il y a 17 ans, a précisé mercredi à l'AFP le directeur de la Communication et des Relations publiques de la présidence du Barkina Faso.
    Il s'exprimait à l'occasion de la rencontre à Berlin entre Blaise Compaoré et le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer. Les deux hommes devaient évoquer les relations bilatérales et les questions internationales, en particulier les relations Union européenne-Afrique et les conflits sur ce continent, selon la même source.
    A Berlin, M. Compaoré s'est aussi entretenu avec le président de la République, Johannes Rau, et le président de la chambre des députés (Bundestag), Wolfgang Thierse.
    Après avoir achevé la "partie politique" de son voyage en Allemagne entamé mardi, le président Compaoré abordera jeudi à Brême la "partie économique" de ce déplacement, a précisé le directeur de la Communication de la présidence.
    Il se rendra notamment à la bourse du coton de Brême, avant de rencontrer des chefs d'entreprise à la Chambre de commerce de cette ville. Sa visite en Allemagne s'achèvera samedi.
    Le coton représente 60% des recettes du Burkina Faso et fait vivre environ quatre millions de personnes dans ce pays très pauvre de près de 11 millions d'habitants.
    Le Burkina Faso fait partie des quatre pays africains qui ont tenté au sommet de l'Oorganisation mondiale du commerce (OMC) en septembre dernier à Cancun (Mexique), d'obtenir l'élimination des subventions accordées par plusieurs pays occidentaux, notamment mes Etats-Unis, à leurs producteurs de coton.

    08 Mars 2004

    Du 9 au 13 mars 2004, le président du Faso, Blaise Compaoré effectuera une visite officielle en République fédérale d'Allemagne sur invitation du président fédéral Johannes Rau. Des contacts et des entretiens qu'il aura avec les autorités allemandes, il sera beaucoup question de consolidation et de renforcement des relations de coopération germano-burkinabè, relations établies depuis 1960.

    19 Décembre 2003

    Sous condition que le ministère allemand (BMZ)  paie la subvention demandée
    nous voulons réaliser les projets suivants
    :

    1)        Collège à Lanfièra, bâtiment administratif, 4 logements, forage (BMZ)                       69.948 Euro        45.882.390 FCFA

    2)        Collège à Toéni, bâtiment administratif, 4 logements, forage (BMZ)                           63.048 Euro         41.356.335 FCFA

    3)        Collège à Faranama, bâtiment administratif, 4 logements, forage (BMZ)                   69.948 Euro          45.882.390 FCFA

    4)        Collège à Dialgay, bâtiment administratif, 5 logements, forage (BMZ)                                   75.648 Euro          49.621.305 FCFA

    5)        Collège à Yéguéresso  (BMZ)                                                                                           27.488 Euro        18.030.753 FCFA

    6)        Collège àSidéradougou  (BMZ)                                                                                        23.200 Euro        15.218.040 FCFA

    7)        Ecole primaire à Tien, 2 logements (BMZ)                                                                      31.978 Euro        20.975.969 FCFA

    8)        Ecole primaire à Wéré, 2 logements (BMZ)                                                                    31.978 Euro        20.975.969 FCFA

    9)        Ecole primaire à Kokoroba, 2 logements, forage  (BMZ)                                              40.078 Euro        26.289.164 FCFA

    10)    Ecole primaire à Meno-Diantio, 2 logements, forage (BMZ)                                           38.878 Euro        25.502.024 FCFA

    11)    Ecole primaire à Soro, 2 logements, forage (BMZ)                                                          38.878 Euro        25.502.024 FCFA

    12)    Ecole primaire à Somdé, 2 logements (BMZ)                                                                   31.978 Euro        20.975.969 FCFA

    13)    Contrôle des projets (BMZ)                                                                                                    5.002 Euro         3. 281.062 FCFA
    Somme totale avec les subventions demandées (BMZ)                                                  548.054 Euro    359.496.021 FCFA

    Si la population aura ramassé assez de matériel jusqu’ au 15 janvier 2004 nous voulons commencer avec la construction des classes - avec les autres projets après l'accord définitif des subventions.

     

    23 Novembre 2003

    Une ONG allemande victime de braquage    Une forte délégation de l'ONG allemande "Association solidarité Afrique de l'Ouest (ASAO)'' en visite de réalisations d'infrastructures scolaires, a été l'objet d'un braquage le 16 octobre dernier dans la province de la Gnagna. Plus de mille euros et près de 500 000 CFA emportés par les malfrats. La délégation allemande forte de 10 membres et le représentant de l'ASAO au Burkina, M. Anselme Sanou, sont aussi rentrés les poches vides à Ouagadougou. L'opération de braquage s'est déroulée en pleine brousse aux environs de 10h30 peu après Bilanga. La gendarmerie de Pouytenga a été informée par la délégation complètement affaiblie psychologiquement par ce drame qui relève d'un scénario de film du western. Les malfrats dont 3 étaient postés sur la route et les autres cachés dans les herbes, étaient en possession d'armes automatiques et bien masqués afin d'échapper à toute identification.

    Certains membres de la délégation ont juré de ne plus jamais mettre les pieds au Burkina, tandis que pour d'autres, il n'est plus jamais question d'intervenir dans la province de la Gnagna et ce sentiment est partagé par tout le monde. Au titre de l'année 2003, l'ASAO a investi 271 906 908 F CFA au Burkina pour la réalisation de 15 projets de construction d'écoles primaires, de CEG, d'ouvrages hydrauliques, d'achat de fournitures scolaires etc. Presque chaque année, c'est à peu près le même montant qui est consacré au Burkina. A l'avenir, il serait indiqué pour les provinces visitées d'assurer la sécurité de pareils bienfaiteurs, sinon en plus de la Gnagna c'est tout le pays, qui ne pourrait plus bénéficier de l'aide de l'ASAO.

    Sidgomdé (Sidwaya 20/11/2003)

    Rectification: Le braquage a eu lieu le 30 octobre. Les bandits n'avaient pas d'armes automatiques mais des fusils de chasse.

    Le 22 novembre, un ami burkinabè nous a envoyé un émail: "J'ai communiqué le message (la note verbale de l'ambassade allemande) à la gendarmerie de Koupéla. Le commandant de brigade m'a dit que quatre malfrats ont été appréhendés à Bilanga et 3  autres à Pouytenga. On poursuit les investigations pour savoir si les trois  qui vous ont arrêtés font partie. Il est fort probable qu'ils en fassent  partie."

    12 Octobre 2003

    Du 18 octobre jusqu'au premier novembre, une délégation de dix 10 personnes de l'ASAO séjournera au Burkina Faso pour y visiter et inaugurer des projets.

    Pendant le séjour, le groupe se rendra à Bourzanga, Gassékindé, Arbadébéré, Bossey, Baskoudré, Bagré, Kakagraboguin, Tenkodogo, Tensobentenga, Kidibin, Nakaba, Baskouré, Bondoudoum, Wobzoughin, Donsin, Bilanga, Nagnongou, Nohoungo, Bollé et Paspanga.

    Résumé du voyage

    08 Octobre 2003

    Une douzaine de militaires et civils avec à leur tête deux officiers de l’armée ont été arrêtés pour atteinte à la sûreté de l’Etat, a déclaré mardi à Ouagadougou, le commissaire du gouvernement, Abdoulaye Barry au cours d’un point de presse.
    Il a précisé que c’est depuis le 1er octobre que la gendarmerie nationale est en train de mener une enquête et a procédé à l’arrestation de plus d’une dizaine de militaires et civils ayant tous participé à la réalisation d’un certain nombre d’actes pouvant porter atteinte à la sûreté de l’Etat. M. Barry a indiqué qu’à l’étape actuelle de l’enquête, il ressort que deux officiers de l’armée burkinabé, le capitaine Luther Diapagri Wali actuellement en détachement au ministère du Commerce et le capitaine Boulédié Bayoulou à l’intendance militaire à Bobo Dioulasso.
    Ces deux officiers, a-t-il souligné semblent être les cerveaux du coup d’Etat car, à partir d’eux beaucoup d’actions ont été menées tendant à recruter d’autres militaires en vue de commettre des activités " subversives ". Il a rappelé que parmi les conjurés figurent des sergents, des caporaux, des adjudants.
    Le commissaire du gouvernement a indiqué que le projet a été mûri depuis 2000-2001 et est resté en veilleuse compte tenu du fait que les intéressés disent attendre les moyens avant d’exécuter leur plan. " C’est en septembre 2003 que finalement ils ont commencé à réactiver le projet et commencé à le mettre en oeuvre par le recrutement de militaires à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, à Ouahigouya et à Kaya notamment ", a-t-il précisé.
    Les 10 sous officiers et hommes du rang, note-t-on, sont tous d’anciens membres du régiment de sécurité présidentielle (RSP). Le seul civil qui fait partie des conjurés est le pasteur Pascal Israël Paré dont l’église a organisé en septembre dernier une semaine de " Prière pour la paix au Burkina " ayant regroupé des chrétiens venus de la sous région et d’Europe.
    Selon les observateurs, l’opération serait financée par un pays étranger et que d’importantes sommes d’argent auraient été retrouvées au domicile des conjurés de même que des armes. Selon les résultats des premiers interrogatoires, le capitaine Wali aurait justifié son acte par le fait qu’il est brimé dans la mesure où il a été mis fin à sa carrière militaire en le détachant comme fonctionnaire au ministère du commerce. L’enquête, de l’avis du commissaire du gouvernement suit son cours et il n’est pas exclu que la gendarmerie procède à d’autres arrestations.

    26 Avril 2003

    Entre le 15 et le 22 avril, le vice-président de l’ASAO s’est rendu dans le sud-ouest du Burkina pour y visiter les nouveaux projets à Pala, Koundougou, Mou/Toussiana et à Silorola. Partout il a pu constater que la population participe bien aux travaux.

    A Silorola où les maçons ont commencé une semaine plus tôt, on avait déjà fabriqué beaucoup de briques et creusé pour les fondations  mais la population aussi bien que les maçons attendent impatiemment l’entreprise pour le forage.

    Dans les autres villages, les bâtiments de classes étaient en gros œuvre. A Pala, on mettait déjà les poudres en fer pour le toit. Un logement ou à Koundougou le bâtiment administratif avaient déjà une hauteur de plus d’un mètre.

    15 Janvier 2003

    En 2002, 240 personnes ou entreprises ont donné 126.781 € (83.152.884 FCFA) à notre ONG. En plus, différents villages et institutions scolaires ont rapporté 10.000 € (6.559.957 FCFA).

    Notre ministère pour le développement, le BMZ,  nous a écrit que l'ASAO peut commencer les projets prévus en 2003 avec ses propres fonds. A partir du 15 janvier, nous voulons commencer avec la construction des bâtiments de classes pour que les élèves puissent être scolarisés dès la rentrée scolaire. Manque d'eau dans 4 villages, il nous faut y faire les forages avant la construction.

    Notre représentant, SANOU Anselm visite pour le moment les différents villages pour voir si la population a ramassé assez d'agrégats pour tout le projet.

    05 Septembre 2002

    Du 28/09 au 11/10, une délégation de l'ASAO se rendra au Burkina Faso pour y visiter et inaugurer les projets mais aussi pour y signer les accords pour les projets pour l'année prochaine. 

    Pendant la première semaine, le groupe sera dans la région de Bobo à Mou, Diébougou, Dankoblé, Bouroum-Bouroum, Banfora, Kélia I, Mu, Pala, Koundougou, Bobo Dioulasso, Yéguéresso, Dafinso, Kékélesso et Satiri. La deuxième semaine, la délégation se rendra dans la région de Koupéla à Nohoungo, Baskouré, Bilanga et Nagnangou.  

    Résumé du voyage 

    11 Août 2002

    Le 20 et 21 juillet, Loogh, une petite commune de 75 habitants dans l’ouest de l’Allemagne a fêté sa dixième fête. Comme les années précédentes, le revenu de cette fête est pour l’ASAO. Toute la population a aidé et organisé ce grand week-end qui à cause de ses attractions est devenu un aimant qui attire les gens de toute la région. Après la fête, Loogh a donné € 5.250 à l’ASAO. Avec les subventions du ministère pour le développement, l’ASAO peut construire avec cette somme une école à trois classes.  

    05 Juin 2002

    Nagséné

    L'ASAO est très content de pouvoir annoncer deux nouvelles positives qui sont à louer à cause de la grande solidarité entre les ressortissants et leur village:

    1. Avec le soutien de l'Association des Ressortissants et Amis du village de Nagséné (ARAN), la population commence avec la construction du troisième logement. 

    2. Les étudiants ressortissants de Yako pour la section de sociologie feront prochainement des projets dans la région: sensibilisation sur le Sida,  reboisement et des actions pour l'avenir de la jeunesse. 

    29 Mai 2002

     Un moustique OGM pour stopper l'avancée du paludisme ?    Le paludisme tue entre un et trois millions de personnes à travers le monde chaque année et, comme beaucoup d'autres maladies véhiculées par des insectes, il gagne du terrain dans de nombreuses régions où les moustiques
    deviennent résistants aux pesticides. Des chercheurs de la Case Western University (Ohio), en collaboration avec leurs homologues allemands, sont parvenus à modifier génétiquement des moustiques dans le but d'intervenir
    dans le cycle de vie du Plasmodium, le parasite à l'origine du paludisme. Celui-ci se développe dans l'intestin de l'insecte, puis s'échappe à travers la paroi pour entrer dans la glande salivaire du moustique, d'où il peut être transmis à de nouvelles personnes. Le gène modifié du moustique provoque la sécrétion d'une protéine qui couvre la paroi et bloque le passage du Plasmodium. Les moustiques ne semblent pas être affectés par cette modification de leur génome et poursuivent un cycle de vie normale. Trois essais menés sur des souris indiquent que la capacité des moustiques à propager le paludisme est fortement réduite, sinon éliminée. 

    28 Mai 2002

    Les secteurs publics et privés du Burkina Faso ont commencé mardi une grève nationale de 48 heures pour réclamer une augmentation de 25% de leur salaire pour répondre à la chute de leur pouvoir d'achat.

    22 Mai 2002

    Législatives au Burkina Faso    Cinquante-sept (57) sièges au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) contre cinquante-quatre (54) à ses rivaux toutes tendances confondues : c'est grosso modo les chiffres phares du scrutin du 5 mai
    dernier. Quand on sait que dans la législature finissante les vis-à-vis du CDP n'avaient que sept (7) misérables sièges contre cent quatre (104) au parti majoritaire, on mesure le bond quantitatif (et qualitatif au regard
    des nouvelles têtes qui feront leur entrée dans le palais de verre) opéré par l'ADF/RDA, le PDP/PS, la CFD, le PAI, le PAREN, etc., pris dans leur ensemble.

    28 Janvier 2002

    Le 2 janvier, le Ministère allemand pour la Coopération Economique et pour le Développement a accordé les subventions demandées pour des projets de développement de  l'ASAO au Burkina Faso d'un montant de € 243.627,- (159.808.836 FCFA). Ainsi l'ASAO peut construire les projets prévus: quatre écoles primaires, trois collèges, trois bâtiments administratifs, dix-neuf logements et deux forages en 2002.

    Depuis des semaines, la population des villages concernés a ramassé tous les agrégats nécessaires pour la construction et depuis quelques jours, les entreprises ont commencé leurs travaux.