Lettre circulaire à tous nos amis africains

 

 

Nous remercions tous les 17 villages que nous avons visités lors de notre voyage du 28 septembre au 12 octobre 2002 pour leur grande hospitalité dont nous avons été l’objet. Tous les membres de notre délégation étaient très contents de l’accueil chaleureux et de la bonne organisation de notre séjour.

 

Nous remercions également tous nos amis africains qui se sont engagés pour réaliser les différents projets surtout Anselm Sanou qui nous donne des conseils excellents, qui a le grand but d’aider et de développer son pays. Nous sommes aussi très heureux que les Directions Régionales et Provinciales de l’Enseignement aient tout de suite envoyé des enseignants dans nos écoles et nos collèges en fin de réalisation.

Nous remercions aussi tous les entrepreneurs, tâcherons et ouvriers pour leur travail. Un grand merci enfin à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont ramassé le sable, le gravier et les cailloux sauvages nécessaires et donné des coups de main pour la réalisation de nos projets.

 

  1. Les villages de Nagnangou (département de Bilanga province de la Gnagna), Nohoungo (département de Koupéla province du Kouritenga) et Mou (département de Dissin province du Yoba) ainsi que le département de Bilanga, n’ont pas ramassé assez d’agrégats ou assez contribué à la construction de leur projet. Pour cela, l’ASAO, a dû payer plus cher pour ces projets: raison pour laquelle nous n’avons pas pu financer l’éclairage à base solaire prévu à Nohoungo et à Mou. Nous n’étions pas contents et nous avons exprimé notre déception à la population.

 

Nous sommes prêts à soutenir un projet seulement si la population s’engage aussi. Pour la réalisation d’un projet, nous apportons l’aide financière et la population les agrégats nécessaires ainsi que la main d’œuvre non qualifiée pendant la construction. Ainsi c’est le projet de toute la population du village pour développer sa région, son pays, pour créer un meilleur avenir pour ses enfants.

 

A partir de maintenant, nous n’accepterons de réaliser un projet que si la population ramasse suffisamment d’agrégats pour tous les bâtiments le 15 janvier au plus tard. En cas de non respect de cet engagement, l’ASAO se verra obligée de se tourner vers un autre village plus soucieux de son développement.

 

  1. Vu les efforts immenses faits par nos membres, nos sponsors et par notre ministère pour aider votre pays, nous exigeons un bon entretien des bâtiments et des meubles par la population, les enseignants et les élèves. Malheureusement, lors de nos différents voyages, nous avons constaté que l’entretien n’était pas souvent assez. Par exemple des boulons manquaient sur des tables-bancs qui, de ce fait, ne pouvaient plus servir. Pourtant on pourrait les réparer avec peu de moyens. Si vous ne trouvez pas les boulons nécessaires dans votre région, adressez-vous à ASBS à Ouagadougou, tél.: 83 12 89.

 

Nous avons aussi vu que des forages ne servaient plus à la population parce que les pompes étaient tombées en panne. Par manque d’épargne, le village ne pouvait pas payer la réparation de la pompe: ainsi la population n’avait plus d’eau potable qui est très importante pour la santé des enfants: l’eau pure et saine d’un forage diminue le taux de mortalité des enfants. C’est pourquoi nous exigeons dans les villages où nous avons financé la réalisation du forage ou la réparation de la pompe, une épargne annuelle de 100.000 FCFA pour une réparation éventuelle de la pompe. Cette somme qui correspond souvent au prix d’un poulet par famille, sera versée dans un compte d’épargne. Elle pourra aussi être payée à partir de la cotisation des parents d’élèves.

 

Les villages qui ont reçu l’éclairage à base solaire pour une classe doivent épargner en plus une somme annuelle de 50.000 FCFA pour l’achat éventuel d’une nouvelle batterie car celle-ci s’use après deux ou trois ans d’utilisation. Sans cela il n’y aura plus d’éclairage et les enfants ne pourront plus faire leurs devoirs la nuit à l’école ou préparer leurs examens. Les adultes qui y suivent des cours d’alphabétisation seront de même pénalisés. En cas de difficultés avec l’éclairage ou en cas de panne, nous vous prions de vous mettre en contact avec M. SOW (Micro Sow, 09 BP 1084 Ouagadougou, Tél. : 36 63 22 ou 20 62 97). Nous joignons à la présente les « Consignes Importantes » de Micro Sow pour le bon entretien de l’installation solaire et nous vous prions de les respecter pour pouvoir en profiter le plus.

 

  1. Claudia Simonis, la fille du président et son ami Jens Blech qui séjournent au Burkina Faso depuis le début de cette année, visiteront différents villages liés avec notre Association en janvier et en février 2003. Nous serions très reconnaissants si la population les accueille comme nous. Nous prions également la population de leur montrer le livret de caisse d’épargne avec l’épargne demandées. Début janvier, ils se rendront à Tambaga pour discuter avec les responsables de l’avenir du Centre Social pour les femmes et de l’internat. Pour un fonctionnement de ces projets, il faut trouver ensemble une meilleure solution parce qu’à notre avis, un bâtiment qui ne sert pas la population n’a pas de valeur.

 

A partir d’octobre jusqu’en décembre, M. SOW Souleymane de l’entreprise Micro Sow installera de l’éclairage dans des écoles et collèges que nous avons financés cette année. En plus des installations, nous avons prié M. Sow de contrôler pour nous les livrets de caisse d’épargne dans les villages voisins et de nous envoyer un rapport là-dessus.

 

  1. Quoique nous connaissons très bien le problème de la chaleur, nous ne finançons pas de plafonds dans les classes et dans les logements parce que nous avons souvent remarqué qu’ils étaient détruits par les termites. Au lieu de cela, nous payons un grillage de 50 x 50 mètres qui est à installé autour des classes pour y planter des arbres qui, après quelques années donneront de l’ombre autour des classes et  créeront ainsi un microclimat plus agréable. Nous prions les enseignants d’instruire les élèves dans la plantation et dans l’entretien des arbres et nous attendons que chaque élève plante et entretienne son arbre pour créer le meilleur microclimat et pour lutter contre la désertification. Dans le cadre d’un jardin scolaire, des légumes ou des arachides peuvent être produits entre les arbres et profiteraient à tous les élèves. Mais ce grillage n’est pas destiné à  protéger le jardin d’un individu.

 

  1. Chaque année, nous réalisons entre 15 et 20 projets dans votre pays défavorisé et beaucoup de villages et de groupements villageois nous envoient des demandes très volumineuses pour les aider. A notre grand regret, nous n’entendons plus rien du village après la réalisation du projet. Dans notre dernière lettre circulaire, nous avions annoncé que « l’ASAO veut distribuer de la vitamine A aux élèves des écoles et des collèges construits par elle pour contribuer à la lutte contre la cécité. Pour pouvoir procurer le vitamine A, il nous faut absolument envoyer le nombre d’élèves des établissements». Jusqu’à aujourd’hui, nous attendons une réponse.

 

D’autre part, notre ministère, nos membres et nos sponsors veulent toujours savoir combien d’élèves, garçons et filles sont scolarisés par classe, passent dans une classe supérieure ou passent au collège ou au lycée. Nous sommes aussi très intéressés à apprendre ce que font les autres qui ne réussissent pas si bien. A cause de cela, nous prions les directeurs de nous envoyer une lettre une fois par an pour nous en informer.

 

Nous souhaitons aussi être renseignés chaque année sur le fonctionnement des installations solaires que nous finançons.

 

 

Heureusement, il faut constater que la plupart de nos projets fonctionnent très bien. Nous en sommes bien reconnaissants et cela nous encourage à continuer à entreprendre d’autres projets dans votre pays que nous aimons beaucoup et dont l’hospitalité chaleureuse de la population nous enchante toujours.

 

Notre dernier voyage nous a d’abord mené à Mou où suite à la demande d’un fils du village, le Dr. Somda, nous avons financé avec les subventions de notre ministère la normalisation de l’école de trois classes, deux logements et un forage. Des musiciens nous y ont souhaité la bienvenue. Après une nuit de pluie, il y a eu la rencontre avec la population.

 

Après une courte visite au Haut commissariat et au centre ophtalmologique de Diébougou, nous nous sommes rendus à Dankoblé où nous avons financé une école à trois classes, deux logements et un forage. A cause d’un grand détour dû à l’état de la route, nous avons eu un retard de deux heures. Mais toute la population nous a attendus impatiemment et la cérémonie a tout de suite commencé. La population a fêté toute la nuit et le lendemain nous avons eu l’occasion de visiter l’habitation traditionnelle dagara. A notre grand regret, l’éclairage ne marchait pas et la population n’avait pas épargné la somme prévue pour une éventuelle réparation. On s’est mis d’accord, que M. Sow contrôlera l’installation et aussi le carnet d’épargne sur lequel la population voulait verser la somme demandée jusqu’au 15 octobre 2002.

 

De Dankoblé, nous sommes partis pour Bouroum-Bouroum pour y visiter le CEG que nous y avons construit en 2000 .Il s’agit d’un collège avec un bâtiment administratif, cinq logements et un forage. En comparaison avec notre dernière visite en 2000, le voyage était absolument reposant à cause de la route goudronnée. L’après-midi, il y avait la fête au collège: les élèves nous attendaient déjà à l’entrée, des feuilles de papier à la main sur lesquelles on pouvait lire « merci » et « bienvenu ». C’était un accueil très impressionnant, ils chantaient accompagnés de différents instruments. Ils ont aussi joué un sketch pour nous montrer leur gratitude. La population, également très nombreuse, faisait de la musique et dansait. Mais là aussi, nous avons constaté que l’épargne pour le forage et l’éclairage n’existait pas. On nous a promis de verser la somme jusqu’au 12 octobre 2002. Nous avons passé le soir avec le couple très aimable de la mission protestante, notre domicile pour cette nuit.

 

Le lendemain, nous sommes partis tôt le matin pour BanforaSœur Véronique nous attendait. Sœur Véronique que a plupart du groupe connaît depuis des années, s’occupe du Foyer Sainte Monique. Un repas copieux accompagné de boissons fraîches nous a fait oublier la fatigue du voyage. Neuf membres de notre délégation sont restés à Banfora pour y visiter la ville, surtout son marché et pour s’informer sur le Foyer Sainte Monique qui héberge des filles pendant l’année scolaire.

 

Le reste s’est rendu à Kélia I où nous avons financé une école avec deux logements et un forage en 2001. Toute la population nous attendait. Elle a dansé et fêté toute la nuit. Le lendemain les élèves ont récité des poèmes et ont très bien chanté. Les jeunes et les adultes quant à eux ont bien dansé. Notre surprise était grande lorsque le maître nous a confirmé qu’il avait dans sa classe 44 filles et 25 garçons depuis l’année dernière. La population profite de l’éclairage solaire et suit des cours d’alphabétisation. Autour de l’école et des logements, les élèves ont planté beaucoup d’arbres et les ont bien soignés. Nous avons l’impression que le directeur a déjà beaucoup changé dans ce village et que la population est très contente de lui.

 

Le lendemain nous sommes partis pour Mou I, un village voisin de Kélia I qui a demandé la construction d’une école. La population nous attendait sur le site prévu où nous avons vu qu’elle a déjà commencé à ramasser les agrégats. Elle nous a accueillis chaleureusement. En 2003, nous voulons y financer une école à trois classes, deux logements et un forage.

 

Ensuite nous sommes allés à Pala, dans la banlieue de Bobo Dioulasso. Depuis 1981, il y a une école à trois classes dont chacune est fréquentée par 60 élèves. Seulement 28% des enfants en âge d’être scolarisés vont à l’école et seulement une normalisation peut augmenter le taux de scolarisation. Notre entretien avec les représentants du village a été interrompu par une forte pluie. En 2003, nous voulons y construire un bâtiment à trois classes et faire réparer la pompe tombée en panne. Fin novembre, SANOU Anselm nous a écrit que la population a déjà ramassé tous les agrégats nécessaires.

 

Le soir, nous sommes arrivés à Koundougou où nous avons retrouvé le reste de notre groupe. Monsieur le préfet qui nous connaît depuis des années nous a souhaité la bienvenue et nous a hébergés à la préfecture. Le lendemain, il nous a emmenés sur le site prévu pour le collège, un bâtiment administratif et quatre logements qui seront construits l’année prochaine. Une foule nombreuse composée d’écoliers et d’adultes nous y attendait déjà. Après des présentations des élèves et différents discours, traduit par TIORO Raphaël d’une façon très impressionnante, la population nous a renouvelé son grand désir d’avoir un collège. Elle nous a fait une démonstration de mobilisation en arrivant avec plusieurs charrettes chargées d’agrégats.

 

Après la visite du chantier, le chef de Seyé nous a invités à visiter son village où nous financerons en 2003 un bâtiment à trois classes et un forage. A cause du mauvais état de la piste, notre taxi-brousse a dû retourner et seule la 4x4 qui pouvait continuer jusqu’au village a pu y accéder. La population a été très accueillante et s’est très bien occupée du reste du groupe.

 

Après une petite escale à Bobo, le groupe s’est retrouvé à Yéguéresso pour la grande inauguration du collège avec un bâtiment administratif, quatre logements et un forage. Jusque tard dans la nuit, la population a préparé sa grande cérémonie qui devait avoir lieu le lendemain matin. Le Secrétaire Général du Ministère des Enseignements Secondaires, Supérieur et de la Recherche Scientifique, l’archevêque de Bobo et le représentant de l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne étaient présents. Les honorables et les invités étaient nombreux. Toute la population était là. Mais grand était aussi le nombre des gens que nous connaissons depuis des années comme les gens et les danseurs de Koro et Sœur Véronique de Banfora. Le Secrétaire Général a tenu le grand discours, inauguré le collège, nommé le Directeur et donné le nom de « Sogoda Bernadette Sanou » au collège. Tous les discours étaient traduits par le gentil interprète que nous avons rencontré à Koundougou. 

 

Retardés par une panne de voiture, nous sommes arrivés à Dafinso après le coucher du soleil. Une grande foule nous attendait au bord de la route .Les jeunes danseurs de la soirée de notre dernier passage nous ont accompagné jusqu’à l’école. Nous étions contents de revoir les amis du village qui nous avaient présenté un accueil chaleureux, il y a deux ans. Le lendemain, il y avait une rencontre avec les responsables qui demandaient la construction d’un collège parce que les collèges les plus proches sont à 15 kilomètres et plus. Mais sans autorisation, l’ASAO ne peut rien faire.

 

Après cet entretien, nous sommes partis pour une petite visite à Kékélesso où nous avions financé une école à trois classes, trois logements et un forage. Les écoliers nous attendaient au bord de la route et nous ont accompagnés à l’école. Notre surprise était grande lorsque nous avons découvert un deuxième bâtiment à trois classes construit l’année dernière. Mais manque de logement supplémentaire, le quatrième enseignant n’est pas arrivé. Puisque l’ASAO a déjà envisagé beaucoup de projets coûteux pour l’année prochaine, elle ne peut plus financer la construction d’un autre logement. Après la rencontre avec les responsables, nous avons visité les locaux et étions très contents de la plantation et de l’entretien des arbres dans le domaine scolaire qui est très rocheux. Comme récompense pour ces efforts, nous voulons payer l’installation d’un éclairage solaire pour une classe.

 

L’après-midi, nous sommes arrivés à Satiri où, nous avions financé un collège avec un bâtiment administratif, cinq logements et un forage. L’année dernière, les élèves ont été scolarisés. Après le coucher du soleil, la cérémonie a commencé sur une place illuminée dans le village. Après les différents discours et présentations, Madame le Préfet nous a invités à manger à la préfecture. Avant le repas, nous avons pu suivre les nouvelles à la télévision nationale avec un reportage sur l’inauguration du CEG de Yéguéresso. Vers dix heures du soir, nous sommes invités à une danse de masques, une présentation extraordinaire et exceptionnelle qui a duré jusqu’à minuit.

 

Le lendemain, nous nous sommes rendus à Koro où nous avions normalisé l’école primaire, il y a deux ans. Nous avons assisté à différents cours et ensuite visité les locaux. Pour nous, il n’y avait pas assez d’arbres dans le grillage et nous espérons que cela va changer l’année prochaine. Il y avait une deuxième déception: depuis l’inauguration en 2000, la population n’a plus épargné la somme demandée. D’autre part, notre déception fut rapidement apaisée par le fait que la population avait beaucoup travaillé pour la construction du collège à Yéguéresso et qu’on avait déjà commencé à construire le troisième logement – ce qui coûte beaucoup plus cher que l’épargne demandée. Nous espérons qu’après la réalisation du logement, l’épargne sera constituée. Ensuite nous avons visité le village historique.

 

De Koro, nous sommes partis à Ouagadougou pour y passer la nuit dans la famille SANOU et pour nous rendre le lendemain dans le centre du pays. Notre première étape a été Nohoungo. A cause des pluies, notre taxi-brousse ne pouvait plus continuer et nous avons décidé de continuer à pied. En route, une 4x4 s’est arrêtée. Il s’agissait de Monsieur le Haut-Commissaire et du Préfet. Ils sont descendus de leur véhicule, nous ont souhaité la bienvenue et nous ont accompagnés à pied – pour nous un accueil exceptionnel. Nous aurions pu chanter ensemble: « Un kilomètre à pied, ça use les souliers, un kilomètre à pied, ça noue des amitiés… ».

 

Les responsables de Nohoungo et des villages voisins nous ont salué et invité à un repas. Trois membres de notre groupe sont restés à Nohoungo pour y inaugurer le nouveau bâtiment à trois classes et pour visiter les villages voisins. Mais au milieu de la cérémonie, Mme Krieger qui avait pris la parole pour l’ASAO, est tombée malade. Le personnel du CSPS et toute la population se sont très bien occupés d’elle mais on n’a malheureusement plus pu visiter Bollé et Paspanga.

 

Les autres membres ont continué vers Baskouré où nous avons financé un collège avec un bâtiment administratif et quatre logements. Après une nuit tranquille qui était très reposante pour nous, nous avons rencontré les responsables du village, le préfet, la population et les écoliers. Le Haut-Commissaire que nous avions rencontré sur notre chemin à Nohoungo est aussi venu et nous a offert un cadeau.

 

Après la petite cérémonie, nous sommes allés à Bilanga où nous avons également financé un collège. A notre regret, les travaux n’étaient pas encore terminés et à la réception chez le chef du village, nous avons tenu à exprimer notre déception.

 

A Nagnangou où nous avons financé une école avec deux logements, la même déception comme à Bilanga. A la rencontre avec le chef du village et la population, le chef nous a promis d’apporter les agrégats nécessaires pour pouvoir terminer leur projet dans les plus brefs délais.

 

A notre retour, nous avons attendu les autres qui étaient restés à Nohoungo. Après une heure de retard, ils sont arrivés, leurs bagages et les cadeaux chargés sur une charrette tirée par un âne – un aspect très intéressant pour les Blancs qui ne connaissent presque plus l’âne.

 

Retournés à Ouagadougou, nous avons rencontré les délégations qui ont signé avec nous les contrats pour les projets en 2003. Le soir, avant notre départ, la famille Sanou a préparé un bon repas et beaucoup de nos amis africains sont venus pour nous souhaiter un bon retour. Notre président, M. Simonis, a eu une surprise pour notre représentant, M. Sanou et sa famille: comme récompense pour son travail qui prend beaucoup de temps, SANOU Anselm et sa famille sont invités à passer leurs vacances chez nous en Allemagne.

 

L’année prochaine, nous viendrons entre le 18/10 et le 31/10. Pour le moment, il n’y a pas encore de programme fixe mais si le temps et la route le permettent, nous voudrions bien nous rendre dans les villages suivants : Bourzanga, Arbadébéré, Bossey, Gorom-Gorom, Baskoudré, Tenkodogo, Bagré, Kakagraboguin, Tensobentenga, Baskouré, Nakamba, Wobzoughin, Donsin, Nohoungo, Bollé et Paspanga. Nous voulons visiter nos nouveaux projets mais aussi bien nous rendre dans les villages où nos projets ont été réalisés depuis longtemps pour y voir le progrès des plantations et le bon entretien des bâtiments. Nous serions très contents d’assister à de petites cérémonies sans trop de discours, organisées par les écoles et les élèves dont les chants et les danses nous impressionnent toujours.

 

Même si nous sommes nombreux, nous prions les villages où nous irons de ne pas trop se déranger. Nous emporterons tout ce qu’il faut jusqu'à la lampe à gaz pour le soir. Une classe libre ou un logement non encore habité nous suffit pour notre séjour. Nous voulons discuter avec la population pour nous imprégner de leurs problèmes. Sanou Anselm louera certainement un taxi-brousse pour notre voyage.

 

Nous espérons vous revoir et nous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2003,  une bonne santé, le bonheur, la prospérité, une bonne récolte et aux élèves une bonne réussite.

       

                 Charly Simonis                                                                  Götz Krieger

                    (Président)                                                                                     (Vice-président)

        Chevalier de l’Ordre National