Lettre
circulaire à tous nos amis africains
Nous remercions tous les villages que nous avons visités lors de notre voyage du 1 au 13 octobre 2000 pour la grande hospitalité dont nous avons été l’objet. Tous les membres de notre délégation étaient très contents de l’accueil chaleureux ; quoique nous étions très nombreux, jusqu’à 12 personnes, on avait très bien organisé notre séjour.
Nous remercions également tous nos amis
africains qui se sont engagés pour réaliser les différents projets surtout
Anselm Sanou qui nous donne des conseils excellents, qui a le grand but
d’aider et de développer son pays.
Un grand merci aussi à toutes les femmes
et à tous les hommes qui ont ramassé le sable , le gravier et les cailloux
sauvages nécessaires et donné des coups de main pour la réalisation de nos
projets. Nous sommes aussi très heureux que les Directions Provinciales de
l’Enseignement de Base aient tout de suite envoyé des enseignants dans nos écoles
terminées.
a) l’Entreprise Générale de Construction (E.G.C.) de Sanou Zéphirim, de Bobo Dioulasso,
b) le Shop-Bâtiment (B.E.C.S.) de Bouba B. Sayaogo, Ouagadougou et
c) Nana Marcel, tâcheron au secteur 28 à Ouagadougou
aussi bien que les coopérants de ces entreprises pour leur excellent travail.
En 2001, sous condition que notre ministère accorde la subvention demandée,
nous
voulons réaliser
les projets suivants d’un montant de 197,5 Mio. de FCFA :
1. la construction d’une école primaire avec trois classes, un magasin, un bureau, l’éclairage pour une classe, une petite cuisine scolaire, des latrines scolaires, deux logements, dont chacun avec toilette et cuisine, un forage avec abreuvoir et un grillage pour la protection des arbres (50m x 50m) à :
a) Kélia I (Province du Houet, Département de Toussiana)
b) Dankoblé (province de Poni, Département de Diébougou)
c) Moanéga (Province de Oubritenga, Département d’Absouya)
d) Nagséné (Province du Passoré, Département de Yako)
e) Gaskinde (province du Soum, Département du Soum)
Pour ces projets, notre Association achète également vingt-cinq tables-bancs, un bureau et une chaise par classe et deux armoires par école
Nous
demandons à la population des villages ci-dessus nommés de rassembler dès à
présent les agrégats nécessaires
pour les constructions. M. Sanou Anselm visitera ces
villages dès le début de janvier pour voir s’il y a assez d’agrégats. Au
cas où il n’y en aurait pas suffisamment , nous serions malheureusement obligés
de transférer ledit projet à un autre village plus motivé et plus travailleur.
Les populations de Kélia I, Dankoblé,
Moanéga, Nagséné et Gaskindé doivent s’engager à épargner dès
maintenant l’argent nécessaire pour la construction du troisième logement
qui doit être construit dans quatre ans parce que l’ASAO n’en construit
plus que deux.
Si le ministère allemand accorde les
subventions, nous
devons tout de suite commencer avec la construction des écoles et du collège
pour qu’au moins une classe soit terminée avant la rentrée scolaire
d’octobre 2001 afin que les élèves puissent y accéder . Les autres bâtiments
devraient être achevés le 31 décembre 2001 au plus tard.
Vous
voudrez bien nous comprendre si nous poussons assez fortement les actions . Tous
nos projets qui sont subventionnés par notre ministère doivent être terminés
et mis en fonction avant la fin de l’année. Pour pouvoir bénéficier
d’autres subventions l’année suivante, nous devons d’abord faire un
rapport sur nos projets réalisés et sur leur fonctionnement. En cas de non-réussite,
nous risquons une diminution des subventions aux dépens d’autres villages.
En 2001, notre Association ne pourra pas
réaliser d’autres projets parce que nos moyens financiers seront plus qu’épuisés.
Les villages de Mu (Département
de Dissin), Tapoko (Département de Toussiana), Tougmetenga (Département de
Tensobentenga), Yegeresso (Département de Bobo Dioulasso) et Baskuré (Province
du Kourittenga) ne nous ont pas envoyé les autorisations des autorités dont
nous avons absolument besoin pour pouvoir demander des subventions à notre
ministère. Puisque le statut de notre Association mais aussi les directives du
ministère exigent de créer de nouvelles écoles pour diminuer l’analphabétisme,
il nous est impossible de rénover une vielle école comme on l’a demandé à
Tongmene (Département de Tangaye). Nous construisons uniquement des logements
si nous avons construit le collège ou l’école.
Nous
réalisons seulement des projets si:
· nous avons l’autorisation des autorités pour la construction d’une école ou d’un collège et si l’état burkinabé donne l’accord d’envoyer des enseignants,
· les villages donnent gratuitement le terrain,
· la population rassemble des pierres et du sable,
· pendant la construction, au moins 5 personnes aident gratuitement l’entreprise ou le tâcheron ,
· la population qui profite d’un forage constitue un fonds de réserve de 100.000 CFA par an pour pouvoir payer les réparations de la pompe et nous rend compte des dépenses,
· la population plante beaucoup d’arbres (sauf l’eucalyptus) autour de tous nos projets et les entretient bien.
S’il y a déjà un forage proche de l’école prévue, nous sommes prêts
à financer un autre forage à condition que celui-ci soit à une distance
d’au moins un kilomètre pour aider les femmes qui doivent parcourir de longs
trajets pour aller chercher de l’eau.
Pour pouvoir demander une subvention à notre ministère, il nous faut les renseignements suivants:
· Est-ce qu’il y a déjà une permission de l’Etat pour réaliser le projet?
· Y-a-t-il une association locale qui s’occupera de la construction et qui la surveillera? Quels sont les projets que cette association a déjà réalisés? Quel est son nom et combien de membres a-t-elle?
· Le nom et l’adresse d’une personne qui sera responsable de la construction qui surveillera et qui sera capable de motiver la population à aider et à soutenir ce projet.
· Quel est le pourcentage des enfants qui sont scolarisés?
· Quelle est la distance à l’école prochaine?
·
Combien d’habitants habitent dans la région?
Nous voudrions bien qu’il y ait plus de
filles scolarisées dans nos écoles et qu’on donne des cours de planning
familial parce qu’il est impossible de construire des écoles pour tant
d’enfants. En plus, nous voyons un autre grand problème: comment nourrir
suffisamment une population qui
grandit si rapidement.
D’après
notre statut, nous ne pouvons construire qu’un seul grand projet par village.
C’est Anselm Sanou, notre représentant au Burkina Faso qui s’occupe de nos
projets, qui ordonne, qui commande
et qui paie toutes les factures
directement de notre compte. Pour les futurs projets, il faut s’adresser à
Anselm Sanou - nous réalisons nos projets seulement avec son accord.
Pour
pouvoir contrôler, nous réalisons nous même nos projets . Nous ne donnons pas
d’ argent à des associations. Nous
ne finançons pas de projets dont le fonctionnement et l’entretient ne seront
pas assurés après la réalisation ( par exemple une maison des Jeunes )
Nous insistons que les associations qui
demandent les projets et les associations des parents d’élèves veillent à
ce que:
· tous les bâtiments aussi bien que les meubles soient soignés et bien entretenus,
· pour l’entretien de la pompe et pour l’achat d’un nouvel accumulateur, une somme de 100.000 FCFA doit être payée annuellement par les usagers du forage. Cette somme est à verser dans un livret de caisse d’épargne avec deux signataires . Chaque année, lorsque les fournitures pour les filles seront enlevées, ce livret devra être montré au représentant de l’ASAO avec les factures en cas de dépenses pour la pompe,
· chaque écolier plante et entretienne un arbre par an (sauf l’eucalyptus). L’ASAO paie le grillage pour la protection de la plantation,
·
la population scolarise autant de filles que de
garçons et que les élèves soient enseignés sur la grande lutte contre la désertification
et les problèmes de la croissance de la population.
Si dans un village la population ne
collecte pas la somme de 100.000
FCFA par an pour l’entretien du forage ou si les élèves ne plantent pas
d’arbres, ce dernier ne recevra plus
de fournitures de la part de l’ASAO – ce que nous regretterions beaucoup.
En 2000, nous avons pu réaliser
les projets suivants d’un montant de 192 Mio. de FCFA au Burkina Faso:
1. la construction d’un collège avec un bâtiment administratif, une cuisine, des latrines scolaires, cinq logements, dont chacun avec toilette et cuisine, un forage avec abreuvoir et un grillage pour la protection des arbres (50m x 50m) à Broum-Broum, Province de Poni, 51,8 Mio. de FCFA
2.
la construction
d’une école primaire avec magasin, une cuisine et des latrines scolaires,
deux logements, dont chacun avec
toilette et cuisine, un forage avec abreuvoir et un grillage à Koro, Province
du Houet,
25 Mio. de FCFA
3.
la construction
d’une école primaire avec magasin, une cuisine et des latrines scolaires,
deux logements, dont chacun avec
toilette et cuisine, un forage avec abreuvoir et un grillage à Dafinso,
Province du Houet,
25 Mio. de FCFA
4.
la construction
d’une école primaire avec magasin, une cuisine et des latrines scolaires,
deux logements, dont chacun avec
toilette et cuisine, un forage avec abreuvoir et un grillage à Towogdou,
Province de la Gnagna, Département de Bilanga,
26 Mio. de FCFA
5.
la construction
d’une école primaire avec magasin, une cuisine et des latrines scolaires,
deux logements, dont chacun avec
toilette et cuisine, un forage avec abreuvoir et un grillage à Donsin, Province
du Kouritenga, Département de Goughin,
26 Mio.deFCFA
6.
la construction de
quatre classes avec magasin et cinquante-cinq table-bancs pour le collège Marie
Reine à Tenkodogo, Province du Boulgou,
14,4 Mio. de FCFA
7.
la construction
d’un logement et des latrines scolaires et vingt-cinq table-bancs à
Bayentouodi, Province de la Tapoa, Département de Tambaga,
4,3 Mio. de FCFA
8.
la construction
d’un logement et des latrines scolaires à Padanfouani, Province de la Tapoa,
Département de Tambaga,
3,6 Mio. de FCFA
9.
la construction
d’un logement et des latrines scolaires à Samboaga, Province de Sammatenga, Département
de Ziga,
3,6 Mio. de FCFA
10.
l’achat de lampes
solaires et le financement d’une formation de 25 hommes et 25 femmes sur la
planification familiale à Nohoungo, Province du Kouritenga, subvention pour
l’internat à Tambaga, Province de la Tapoa,
1,3 Mio. de FCFA
11.
les fournitures
scolaires pour les filles des écoles,
5 Mio. de FCFA
12.
un grillage pour la
protection des arbres (50m x 50m) à Kirsi, Province du Passoré.
0,7 Mio. de FCFA
13.
réparations à Bondoudoum,
Province du Kouritenga, Département de Gaughin, avec abreuvoir et grillage
3,3 Mio. de FCFA
14.
soutien financier de Managré
Nooma des Orphélins (A.M.P.O.)
1 Mio. de FCFA
15.
médicaments
pour le CSPS de Niésséga, Département de Gourcy
1 Mio. de FCFA
Nous serons très reconnaissants si le CSPS
de Niésséga nous envoyait un rapport sur le fonctionnement de la pharmacie
villageoise.
M. Lompo Bernard nous a affirmé de se rendre à Tambaga pour nous envoyer un rapport sur l’internat et le Centre Social. En dépit de multiples demandes de notre part, l’Association pour le Développement Intègre du Département de Tambaga (ADIDT) ne nous a rien fait parvenir pour nous tenir au courant.
En dépit des remarques dans notre dernière
lettre circulaire, l’ancien directeur de l’école à Kidibin (Province du
Kouritenga), M. Palé Sié (actuellement
en service à la DPBA du Poni), n’
a pas encore remis la lampe solaire que notre Association a acheté pour la
formation des adultes à Kidibin. Puisque cette lampe n’est pas un cadeau
personnel, nous prions les administrations ( Police , DPBA etc…) de bien
vouloir nous aider à retrouver la lampe et à l’envoyer à Kidibin ou à M.
Sanou Anselm.
Heureusement, il faut constater que la plupart de nos projets fonctionnent très bien. Nous en sommes bien reconnaissants et cela nous encourage de continuer à entreprendre d’autres projets dans votre pays que nous aimons beaucoup et dont l’hospitalité chaleureuse de la population nous enchante toujours.
Une délégation de notre association
a l’intention de venir au Burkina Faso du 1 au 14 octobre 2001. Nous
avons dû choisir cette date parce qu’il y a parmi nous des enseignants et des
élèves qui ne peuvent s’absenter que pendant les vacances scolaires.
Même si nous serons nombreux, nous prions
les villages où nous irons de ne pas trop se déranger. Nous emporterons tout
ce qu’il faut jusqu'à la lampe à gaz pour le soir. Une
classe libre ou un logement non encore habité nous suffit pour notre séjour.
Nous voulons discuter avec la population pour nous imprégner de leurs problèmes.
Sanou Anselm louera certainement un taxi-brousse pour notre voyage.
Pour le moment, nous n’avons pas encore
de programme fixe, celui-ci dépendra des pluies et de la situation des routes.
Nous voulons visiter nos nouveaux projets mais aussi bien nous rendre dans les
villages où nos projets ont été réalisés depuis longtemps pour y voir le
progrès des plantations et le bon entretien des bâtiments. A part d’une
seule grande inauguration qu’on pourrait organiser avec la participation de
l’ambassadeur allemand, nous serions très contents d’assister à de petites
cérémonies sans trop de discours, organisées par les écoles et les élèves
dont les chants et les danses nous impressionnent toujours. C’est M. Sanou
Anselm qui tracera notre trajet.
Nous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2001, une bonne santé, bonheur et prospérité et aux élèves une bonne réussite
Simonis Charly