Lettre circulaire à tous nos amis africains 

 

Chers amis,

 

Nous remercions tous les  villages que nous avons visités lors de notre voyage du 18 au 31 octobre 2003 pour la grande hospitalité dont nous avons été l’objet. Tous les membres de notre délégation étaient très contents de l’accueil chaleureux et de la bonne organisation de notre séjour.

 

Nous remercions également tous nos amis africains qui se sont engagés pour réaliser les différents projets surtout Anselm Sanou qui nous donne des conseils excellents, qui a le grand but d’aider et de développer son pays. Nous sommes aussi très heureux que les Directions Régionales et Provinciales de l’Enseignement aient immédiatement envoyé des enseignants dans nos écoles et nos collèges en fin de réalisation.

 

Nous remercions également tous nos membres et nos sponsors ainsi que notre ministère pour le développement sans oublier l’Ambassade allemande qui nous soutiennent depuis des années dans nos efforts pour développer le Burkina Faso. Par ces soutiens, nous avons pu augmenter nos projets au profit de beaucoup de villages.

 

Nous remercions aussi tous les entrepreneurs, tâcherons (Nana Marcel, Ouagadougou, Tél.: 65 40 03 et Sanou Zéphirim, Bobo Dioulasso, Tél.: 24 18 52) et ouvriers pour leur travail. Un grand merci enfin à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont ramassé le sable, le gravier et les cailloux sauvages nécessaires et donné des coups de main pour la réalisation de nos projets.

 

  1. Vu les efforts immenses faits par nos membres, nos sponsors et par notre ministère pour aider votre pays, nous exigeons un bon entretien des bâtiments et des meubles par la population, les enseignants et les élèves. Malheureusement, lors de nos différents voyages, nous avons constaté que l’entretien n’était pas souvent assez. Par exemple des boulons manquaient sur des tables-bancs qui, de ce fait, ne pouvaient plus servir. Pourtant on pourrait les réparer avec peu de moyens. Si vous ne trouvez pas les boulons nécessaires dans votre région, adressez-vous à Soudure O. Dramane à Bobo Dioulasso, tél. : 63 10 34 ou à Trans-Métal à Ouagadougou, Tél.: 22 78 93 .

 

Nous avons aussi vu que des forages ne servaient plus à la population parce que les pompes étaient tombées en panne. Par manque d’épargne, le village ne pouvait pas payer la réparation de la pompe: ainsi la population n’avait plus d’eau potable qui est très importante pour la santé des enfants: l’eau pure et saine d’un forage diminue le taux de mortalité des enfants. C’est pourquoi nous exigeons dans les villages où nous avons financé la réalisation du forage ou la réparation de la pompe, une épargne annuelle de 100.000 FCFA pour une réparation éventuelle de la pompe. Cette somme qui correspond souvent au prix d’un poulet par famille, sera versée dans un compte d’épargne. Elle pourra aussi être payée à partir de la cotisation des parents d’élèves. En cas de panne de la pompe, nous vous prions de contacter directement Sahel Hydro, 09 BP 606, Ouagadougou 09, Tél.: 36 45 21.

 

Les villages qui ont reçu l’éclairage à base solaire pour une classe doivent épargner en plus une somme annuelle de 50.000 FCFA pour l’achat éventuel d’une nouvelle batterie car celle-ci s’use après deux ou trois ans d’utilisation. Sans cela il n’y aura plus d’éclairage et les enfants ne pourront plus faire leurs devoirs la nuit à l’école ou préparer leurs examens. Les adultes qui y suivent des cours d’alphabétisation seront de même pénalisés. En cas de difficultés avec l’éclairage ou en cas de panne, nous vous prions de vous mettre en contact avec M. SOW (Micro Sow, 09 BP 1084 Ouagadougou, Tél. : 35 63 22 ou 20 62 97). Nous joignons à la présente les « Consignes Importantes » de Micro Sow pour le bon entretien de l’installation solaire et nous vous prions de les respecter pour pouvoir en profiter le plus.

 

  1. Quoique nous connaissons très bien le problème de la chaleur, nous ne finançons pas de plafonds dans les classes et dans les logements parce que nous avons souvent remarqué qu’ils étaient détruits par les termites. Au lieu de cela, nous payons un grillage de 50 x 50 mètres qui est à installé autour des classes pour y planter des arbres qui, après quelques années donneront de l’ombre autour des classes et  créeront ainsi un microclimat plus agréable. Nous prions les enseignants d’instruire les élèves dans la plantation et dans l’entretien des arbres et nous attendons que chaque élève plante et entretienne son arbre pour créer le meilleur microclimat et pour lutter contre la désertification. Dans le cadre d’un jardin scolaire, des légumes ou des arachides peuvent être produits entre les arbres et profiteraient à tous les élèves. Mais ce grillage n’est pas destiné à  protéger le jardin d’un individu.

 

  1. Pendant nos voyages, on nous présente souvent des doléances que nous trouvons aussi primordiales. Mais, il faudrait nous comprendre: notre but est de construire le plus d’écoles primaires et de collèges pour donner un enseignement à un grand nombre d’enfants. Notre ministère nous soutient à 75 % dans ces efforts. Si nous voulons financer un autre projet, nous n’aurons plus ces subventions et nous devrons payer ce projet à 100 % par nos fonds propres et cela nous empêcherait de construire une école primaire dans un village.
    Puisque nous voyons un grand problème dans l’accroissement de la population, nous souhaitons également qu’on donne des cours de planning familial aux élèves des collèges et à la population.

 

Notre dernière visite

 

Après la grande réception au sein de la famille Sanou, notre dernier voyage nous a d’abord mené à Bourzanga où nous avons financé un bâtiment à trois classes. La population aussi bien que les élèves nous ont souhaité la bienvenue. Quelques élèves ont présenté une petite pièce de théâtre qui nous a beaucoup plu. A Bourzanga, il y a des cours bilingues et nous sommes très curieux sur les résultats scolaires des élèves.

 

Après la visite de Bourzanga, nous nous sommes rendus à Gassékindé où, en 2001, nous avions construit une école primaire. En y arrivant, nous étions étonnés de voir que personne ne nous attendait: l’instituteur était à l’hôpital avec son fils malade et à cause de cela, il avait oublié d’informer la population de notre arrivée. Le délégué du village qui a été prévenu nous a souhaité la bienvenue et nous a invités à un repas que nous n’avons pas pu prendre par manque de temps. Puis nous sommes allés à Djibo où le préfet nous a accueillis au nom du Haut-Commissaire empêché.

 

Après un rafraîchissement chez le préfet de Aribinda, Amadou Maiga nous a montré le chemin de son village natal Arbadébéré où nous sommes arrivés après le coucher du soleil. La population nous attendait déjà depuis des heures. Nous y avons passé la nuit – heureusement il n’y avait pas de pluie parce qu’à cause de la saison de pluie qui était heureusement très forte cette année, on ne pouvait pas y transporter les tôles pour les nouveaux bâtiments.

 

Après le petit déjeuner, la cérémonie a commencé. On dansait beaucoup, il y avait différents discours, toute la population nous montrait leur joie d’avoir une école, d’avoir accès au développement. 216 élèves ont été recrutés et puisque les classes ne sont pas encore terminées, ils sont enseignés dans des hangars provisoires. A cause du grand nombre d’enfants inscrits, l’inspecteur a tout de suite envoyé trois enseignants et nous avons promis à la population de normaliser leur école en 2005 sous condition d’avoir l’autorisation.

 

Ensuite nous nous sommes rendus à Bossey. Notre arrivée a été retardée à cause de l’accès très difficile de ce village, une raison qui explique également le retard des travaux: le camion ne pouvait pas apporter le matériel pour la construction. En plus, nous avons dû constater que la population n’avait pas assez ramassé les agrégats. Après la nuit dans le nouveau CSPS, la population est revenue pour nous montrer leur gratitude. Quant à nous, nous avons appelé à la population de faire tous les efforts pour ramasser les agrégats nécessaires. Entre temps, nous avons appris que les travaux avancent bien. Comme à Arbadébéré, les élèves sont enseignés sous un hangar.

 

Après Bossey, nous sommes partis pour Gorom-Gorom où nous avons passé la nuit. Le soir, nous avons pu suivre un concert de «la Caravane du Sahel » et le lendemain matin, avant de visiter le grand marché, nous avons fait un tour touristique à chameau.

 

En route, nous avons visité la plus grande des sept mosquées de Bani et le soir, nous sommes arrivés à Baskoudré où nous avons financé la normalisation d’une école primaire. Le lendemain, tous les élèves et la population sont arrivés. Nous avons pu constater que la population a planté beaucoup d’arbres pour donner un meilleur microclimat et nous avons promis de procurer une clôture pour les protéger. Après la distribution des cadeaux, nous nous sommes mis en route pour Bagré.

 

A notre arrivée à Bagré, des écoliers nous ont souhaité la bienvenue avec leurs chants, devant le collège, différents groupes dansaient. Puisque les bâtiments n’étaient pas encore terminés, les ouvriers aussi bien que la population ont travaillé pendant toute la nuit pour finir la peinture pour la grande inauguration qui a eu lieu le lendemain matin en présence de l’ambassadeur allemand. Pendant la cérémonie, il y avait des chants, des danses et des discours. Après les cadeaux et la coupure du ruban, nous avons été invité à un repas qui avait au menu du poisson provenant du grand barrage de Bagré.

 

Puis nous sommes allés à Tenkodogo où en 2000, nous avions financé quatre classes pour le collège Marie Reine pour des filles.  Le collège Marie Reine a aussi un internat qui est devenu trop petit et on nous a demandé de financer un nouvel internat. Puisque nous voulons construire le plus d’écoles primaires et de collèges dans les provinces les plus défavorisées, nous avons envoyé cette demande à l’ONG luxembourgeoise « Chrétiens pour le Sahel » et à notre grand regret, nous avons reçu une réponse négative, il y a une semaine. Rita Krieger, la femme du vice-président, qui était tombée malade y est restée avec Monika Freisberg pour  récupérer. 

 

Le reste du groupe a continué pour Kakagraboguin où il devait passer la nuit avant l’inauguration de l’école primaire. Mais en route, une tempête nous a surpris et à cause du mauvais état du tronçon, nous avons préféré continuer jusqu’à Bissiga. Arrivés, nous avons vu les dégâts énormes provoqués par la tempête: des arbres étaient tombés au milieu du marché et ont blessé plusieurs personnes. Peu après, le préfet de Bissiga est arrivé. Il était en route pour Kakagraboguin et avait fait demi-tour. En peu de temps, un bon repas et un endroit pour passer la nuit nous ont été préparés.

 

Le lendemain matin, trois personnes de notre groupe, dont le président, sont allés à mobylettes à Kakagraboguin pour y inaugurer l’école primaire en présence du Haut-Commissaire qu’on avait déjà rencontré à Bagré.

 

Le reste s’est rendu un jour plus tôt à Dagantenga où l’ASAO avait financé une école primaire avec des logements et un forage. Tout le village et tous les élèves sont venus pour nous saluer. Après la distribution des cadeaux dont un ballon de football, deux équipes de filles ont fait un match sous la chaleur africaine. Après cette présentation sportive, nous sommes retournés à Tenkodogo où nous avons rencontré le reste du groupe pour continuer vers Tensobentenga.

 

En 1997, nous y avions financé un collège avec huit classes. Peu après notre arrivée, il commençait à pleuvoir – une pluie qui a duré presque toute la nuit et qui a interrompu notre entretien avec ceux qui étaient venus nous saluer. Le lendemain matin nous avons visité le collège et parlé avec les professeurs et les élèves. Nous serions plus contents si on pourrait doubler les classes parce qu’à notre avis, les élèves auraient une meilleure chance dans une classe plus petite car il existe encore des classes vides.

 

Ensuite nous nous sommes rendus à Dialgaye où la population nous a demandé la construction d’un collège. A la mission catholique où la rencontre a eu lieu, nous avons discuté avec les responsables dont le préfet, de ce projet et de nos conditions de coopération. Après cette discussion, nous avons visité Kidibin où en 1996, nous avions financé une école primaire. A cette époque, l’ASAO n’avait pas encore les subventions du ministère allemand pour le développement. Après un repas excellent,  nous sommes allés à Nakaba en 1996, nous avions normalisé l’école primaire. Comme à Kidibin, l’accueil a été très cordial, la population aussi bien que les élèves nous montraient leur gratitude.

 

Après ces courtes visites, nous sommes arrivés à Baskouré où on avait prévu une grande inauguration du collège construit en 2002. Tout le monde était encore occupé avec les derniers préparatifs pour la grande journée et nous avons passé une nuit agréable.

Le lendemain matin, tous les invités sont arrivés: quatre ministres du gouvernement burkinabè dont le ministre des Enseignements Secondaires, Supérieur et de la Recherche Scientifique qui a tenu le grand discours pour l’inauguration, l’archevêque de  Koupéla, deux chefs coutumiers, des députés, des Hauts-Commissaires, des Préfets, les autorités de la Province, la population, les élèves et aussi les écoliers de Baskouré.  Nous étions très contents de retrouver des délégations des villages très éloignés où nous avions réalisés des projets. Entre les différents discours, on présentait des danses et des chants intéressants.

 

Après la coupure du ruban et le grand repas au petit séminaire de Baskouré, nous avons continué notre programme et sommes allés à Wobzoughin où en 1999, nous avions financé une école primaire qui est maintenant bien entourée de beaucoup d’arbres. Une forte tempête a détruit les abords scolaires dont nous voulons financer la reconstruction. A cause d’un grand retard, nous n’avons pas pu visiter Bondoudoum et nous nous sommes tout de suite rendus à Donsin qui avait reçu  une école primaire « par hasard »: une dame qui ne connaissait pas nos conditions voulait seulement les argents pour cette école et nous avait donné la demande de construction avec toutes les autorisations. Lorsque la population a été informée, elle a tout fait pour avoir son école. A notre arrivée, les élèves nous ont souhaité la bienvenue avec leurs chants et danses. Le lendemain matin toute la population est arrivée et nous avons pu assister aux différentes présentations de danse. Le directeur de Bondoudoum était aussi là et nous avons pu lui donner les cadeaux pour son école.

 

De Donsin, nous sommes partis pour Nagnongou. Le sentier pour y aller était difficile et quelquefois le chauffeur et son aide ont dû se servir de la machette pour pouvoir continuer. Arrivés, la population et les élèves nous ont souhaité la bienvenue. Le directeur avait bien décoré la salle avec des fruits de la région et devant l’école, avec des pierres, les élèves avaient formé un grand cœur dans lequel était écrit « ASAO ».  

 

Ensuite nous sommes allés à Bilanga où les professeurs, les élèves et les responsables nous attendaient déjà. Après des chants et des mots de bienvenue, nous avons tout préparé pour la nuit et nous nous sommes rendus à un repas d’accueil au sein de  la résidence de Madame le Préfet, qui malheureusement,  pour des raisons de santé n’était pas présente. Un groupe de musiciens avec une chanteuse accompagnait cette soirée agréable entre amis.

Le lendemain matin, nous sommes retournés au collège pour échanger des cadeaux et notre président a aussi offert un cadeau à la meilleure élève de l’établissement.

 

Puis nous sommes partis vers Koupéla pour la dernière étape de notre visite. Mais à dix kilomètres de Bilanga,  juste après un barrage, il y eut la plus grande surprise de tous nos voyages; en témoigne cet article du journal SIDWAYA:

 

Une ONG allemande victime de braquage

Une forte délégation de l'ONG allemande "Association Solidarité Afrique de l'Ouest (ASAO)'' en visite de réalisations d'infrastructures scolaires, a été l'objet d'un braquage le 30 octobre dernier dans la province de la Gnagna. Plus de mille euros emportés par les malfrats. La délégation allemande forte de 10 membres et le représentant de l'ASAO au Burkina, M. Anselme Sanou, sont aussi rentrés les poches vides à Ouagadougou. L'opération de braquage s'est déroulée en pleine brousse aux environs de 10h peu après Bilanga. La gendarmerie de Pouytenga a été informée par la délégation complètement affaiblie psychologiquement par ce drame qui relève d'un scénario de film du western. Les malfrats dont 3 étaient postés sur la route et les autres cachés dans les herbes, étaient en possession d'armes et bien masqués afin d'échapper à toute identification. Sidgomdé (Sidwaya 20/11/2003)

Le choc de cet incident était énorme et puisque personne ne nous pouvait assurer la sécurité pour le dernier jour, nous avons interrompu notre programme et sommes retournés à Ouagadougou. A cause de cela, nous n’avons plus pu visiter Nohoungo, Bollé et Paspanga, les villages qui sont le berceau des activités de l’ASAO.

Juste arrivés à la capitale, les premières délégations sont venues nous présenter leurs sentiments et cela continuait jusqu’à notre départ. Le lendemain et le dernier jour de notre séjour, nous avons rencontré les responsables des différents villages qui demandent de nouveaux projets.

Nous avons aussi eu un entretien avec des ressortissants et l’Abbé Bruno Soubeiga de Tambaga. Depuis l’année dernière, la mission catholique s’occupe du Centre social pour les femmes. Pour faire démarrer ce centre, nous avons donné 2 Mio. de FCFA et nous voulons le soutenir avec 1 Mio FCFA par an. Nous voudrions également soutenir l’internat (un mur autour des dortoirs des filles, des réparations etc.) mais jusqu’à présent, nous n’avons malheureusement pas eu de réponse du nouveau comité de gestion. 

 

Depuis quelques années, nous soutenons aussi le Foyer Sainte Monique à Banfora - un internat pour filles. Nous sommes contents d’avoir trouvé des « parrains » qui soutiennent financièrement les filles dans le besoin.  Grâce à ces soutiens, elles peuvent continuer leurs études. Comme d’autres amis burkinabè, Sœur Véronique, la fondatrice du foyer, est venue nous souhaiter un bon retour avant notre départ.

 

Cette année, nous viendrons dans votre pays entre le 18/10 et le 31/10. Pour le moment, il n’y a pas encore de programme fixe mais si le temps et la route le permettent, nous voudrions bien nous rendre dans les villages suivants: Yéguéresso, Pala, Koundougou, Toéni, Soro, Kokoroba, Lanfiéra, Seye, Faramana, Silorola, N`Dorola, Kayan, Wéré, Mou/Toussiana, Banfora et Sidéradougou. Nous voulons visiter nos nouveaux projets mais aussi bien nous rendre dans les villages où nos projets ont été réalisés depuis longtemps pour y voir le progrès des plantations et le bon entretien des bâtiments. Nous serions très contents d’assister à de petites cérémonies sans trop de discours, organisées par les écoles et les élèves dont les chants et les danses nous impressionnent toujours.

 

Même si nous sommes nombreux, nous prions les villages où nous irons de ne pas trop se déranger. Nous emporterons tout ce qu’il faut jusqu'à la lampe à gaz pour passer la nuit. Une classe libre ou un logement non encore habité nous suffit pour notre séjour. Nous voulons discuter avec la population pour nous imprégner de leurs problèmes. Sanou Anselm louera certainement un taxi-brousse pour notre voyage.

 

Nous espérons vous revoir et nous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2004,  une bonne santé, bonheur, prospérité, une bonne récolte et aux élèves une bonne réussite.

       

                 Charly Simonis                                                                         Götz Krieger

       Chevalier de l’Ordre National                                                           (Vice-président)

                    (Président)