Chers amis,

 

Nous remercions tous les  villages que nous avons visités lors de notre voyage du 16 au 29 octobre 2004 pour la grande hospitalité dont nous avons été l’objet. Tous les membres de notre délégation étaient très contents de l’accueil chaleureux et de la bonne organisation de notre séjour.

 

Nous remercions également tous nos amis africains qui se sont engagés pour réaliser les différents projets surtout Anselm Sanou qui nous donne des conseils excellents, qui a le grand but d’aider et de développer son pays. Nous sommes aussi très heureux que les Directions Régionales et Provinciales de l’Enseignement aient immédiatement envoyé des enseignants dans nos écoles et nos collèges en fin de réalisation.

 

Nous remercions également tous nos membres et nos sponsors ainsi que notre ministère pour le développement sans oublier l’Ambassade allemande qui tous nous soutiennent depuis des années dans nos efforts pour développer le Burkina Faso. Par ces soutiens, nous avons pu augmenter nos projets au profit de beaucoup de villages.

 

Nous remercions aussi tous les entrepreneurs, tâcherons (Nana Marcel, Ouagadougou, Tél.: 76 65 40 03 et Sanou Zéphirim, Bobo Dioulasso, Tél.: 70 24 18 52) et ouvriers pour leur travail. Un grand merci enfin à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont ramassé le sable, le gravier et les cailloux sauvages nécessaires et donné des coups de main pour la réalisation de nos projets.

 

Notre dernier voyage

 

Après la grande réception au sein de la famille Sanou, notre dernier voyage nous a d’abord mené à Nagséné où en 2001, nous avions financé une école primaire. La population aussi bien que les élèves nous ont souhaité la bienvenue. On nous a aussi présenté une petite exposition du cours d’alphabétisation pour adultes. Pour pouvoir terminé le troisième logement avant la prochaine rentrée scolaire, la population doit faire tous les efforts. Quant à la plantation d’arbres, nous étions assez déçus et nous souhaiterions que la population aussi bien que les élèves font plus d’efforts. Pour cela, il faut implanter complètement tout le grillage pour abriter les nouveaux plants.

 

Après la courte visite, nous avons repris la route pour Soro où nous sommes arrivés après le coucher du soleil. Heureusement des forestiers nous attendaient sur la route et nous montraient le chemin pour y aller.  La population nous attendait déjà impatiemment et des chasseurs du Mali nous saluaient avec leurs coups de fusil. Le lendemain, il y avait une cérémonie agréable organisée par toute la population avec la participation des écoliers. Ce qui nous impressionnait beaucoup, c’était la démonstration des vieux  qui nous montraient leurs différentes activités.

 

Vers midi, nous sommes arrivés à Toéni où nous avons financé un collège. Nous étions déçus parce que pendant la construction on avait coupé beaucoup d’arbres et arbustes pour avoir une vue sur tout le chantier. A la cérémonie, la population et aussi les élèves nous ont montré leur gratitude pour leur nouveau projet. Jusqu’à présent, nous n’avons malheureusement pas encore reçu de lettre nous indiquant le nombre d’élèves scolarisé et de professeurs affectés au collège. 

 

Après un rafraîchissement à Tougan, nous sommes arrivés à Lanfiéra. Une grande foule nous attendait déjà pour la grande cérémonie ouvert par le chef du village, le petit-fils de Karamokoba Sanogo qui fut fusillé en 1896 par des Blancs pour pouvoir conquérir toute la région. Après la cérémonie, nous avions l’occasion de visiter le département de Lanfiéra et le lendemain matin, avant notre départ, nous nous sommes rendus à la vieille mosquée et nous avons visité la maison de Karamokoba Sanogo. De Lanfiéra, nous attendons aussi une lettre pour nous préciser le nombre d’élèves scolarisés, les professeurs affectés, si le quatrième logement est maintenant terminé et si les serrures des portes sont réparées.

 

En route pour Koundougou, nous avions différents entretiens, à Sanaba avec les représentants de Badala et de Gomini-Tenga et aussi à Kouka où l’année prochaine, nous financerons un bâtiment à quatre classes. Avant d’arriver à Koundougou, des CRS nous ont arrêtés. A partir d’ici jusqu’au dernier jour de notre voyage, quatre CRS nous accompagnaient et étaient responsables de notre sécurité. Pour plusieurs membres de notre délégation, c’était étrange de voyager « sous des armes ».

 

Le lendemain, nous avions deux inaugurations, le matin à Koundougou et l’après-midi à Faramana. Nombreux étaient les invités à ces cérémonies et il y avait même une délégation officielle du Mali que nous avons revus deux jours après. A  Koundougou, on nous avait parlé d’un projet pour le forage et on nous avait expliqué qu’une entreprise voudrait faire un forage au sein du collège si on donnerait 900.000 FCFA. Nous sommes d’accord de payer directement cette somme à l’entreprise dès que le forage sera fait. Jusqu’à présent, nous n’avons pas de précisions.

 

La cérémonie à Faramana fut interrompue par on orage. Un groupe de musiciens avec des balafons nous a beaucoup réjouis et nous étions contents de les revoir plusieurs fois au cours de notre séjour dans cette région.  Pendant les deux inaugurations, on nous avait toujours parlé du financement d’un collège à Dandé. Après notre retour du Burkina Faso, nous avons décidé d’y construire un CEG. C’est avec une grande joie que nous avons vu la plantation d’arbres autour du forage. Nous espérons que les arbres sont bien entretenus et que d’autres arbres seront bientôt plantés autour du bâtiment de classes et des logements pour donner un meilleur microclimat.

 

Le lendemain matin, un groupe avec le président s’est rendu à Kokoroba pour y inaugurer l’école primaire. La population l’a salué chaleureusement avec beaucoup de présentations de musique et de danse et les membres du groupe en étaient très contents. Nous voudrions bien savoir si est forage et l’abreuvoir sont maintenant faits. En route pour Kayan, ils ont visité Bamodougou et Dandé où nous réaliserons des projets en 2005.

 

Le deuxième groupe est allé à Kouakrouma où en 1997,  l’ASAO avait financé une école primaire.  L’accueil y venait aussi de tout cœur et on présentait une danse de masques. Malheureusement l’éclairage et la pompe du forage ne marchaient plus. Avant notre retour en Allemagne, nous avons parlé avec les deux entreprises et nous voudrions savoir si tout est maintenant réparé. Depuis notre première visite, on y avait plus planté d’arbres. Nous serions contents si la population et les élèves feraient des efforts avant la prochaine saison des pluies.  En route pour Kayan, ils ont visité Fofara où toute la population était réunie pour parler de la construction d’une école primaire. Le village a déjà scolarisé une classe qui est dans l’ancienne mosquée. Nous avons prévu ce projet pour 2006. Du moment qu’un autre village qui est prévu pour cette année n’a pas assez ramassé, nous réaliserons le projet à Fofara. A cause de cela, nous avons déjà prié la population de ramasser les agrégats. D’autre part, il nous faut absolument une copie de l’autorisation de construire.

 

L’après-midi, les deux groupes se sont revus à Kayan où le soir, il y avait une impressionnante présentation de masques. Le lendemain matin, c’était l’inauguration de collège. Beaucoup d’invités et toute la population étaient présents. Après les différents discours et des présentations de groupes musicales avec de la danse, il y avait la coupure du ruban. A notre grande surprise, le maçon avait produit le signe de notre ONG sur le mur du bâtiment administratif.

 

L’après-midi, un groupe s’est rendu à Wèrè tandis que les autres allaient à Seye pour y inaugurer les écoles primaires. Dans les villages, c’étaient des fêtes avec la participation de toute la population qui nous montrait leur gratitude. Mais puisque nous devions retourner à Kayan pour y passer la nuit, nous ne pouvions pas fêter plus longtemps avec eux. Nous voudrions aussi savoir si le grillage à Wèrè est maintenant mis autour du bâtiment de classes et si la population a commencé à planter des arbres dans cette enceinte.

 

Le soir, nous nous sommes retrouvés devant une buvette dans le centre de Kayan. Le frère du président a fait chanter les enfants qui nous ont tous entourés. C’était une ambiance bien agréable. Plus tard, il y avait encore de la musique et des danses présentées par le groupe de Fofara qui depuis un certain temps nous accompagnait toujours.

 

Le 24 octobre, nous sommes partis pour N’Dorola où en 2003, nous avions normalisé l’école primaire. Le chemin pour y aller était très difficile surtout pour le taxi-brousse. Y arrivés, une foule nombreuse, tous les écoliers et beaucoup d’invités nous attendaient déjà et la cérémonie commençait. Comme déjà dans d’autres villages que nous avions visités, il y avait aussi la télévision burkinabè. Pendant toute la cérémonie, la population aussi bien que les élèves étaient exposés au soleil. A cause de cela, nous demandons de planter beaucoup d’arbres autour des bâtiments et dans la cour. Malheureusement nous avons aussi dû constater que le mobilier des premières classes était en mauvais état et nous trouvons que les enseignants aussi bien que les parents d’élèves doivent tout faire pour bien entretenir le mobilier.

 

Après la cérémonie, notre délégation a formé deux groupes qui se sont revus après deux jours. Le premier groupe avec le président et notre représentant est resté à N’Dorola. Le lendemain, ils sont partis pour Tien. Auparavant le groupe a fait une petite visite à Banzon où la population désire avoir un CEG. Le préfet qui ne s’attendait pas à notre visite a tout de suite fait appeler les responsables et l’entretien était très fructueux. En 2005, nous y réaliserons le collège souhaité par la population.  

 

A Tien, la population attendait déjà impatiemment la délégation, les élèves chantaient les adultes dansaient et faisaient de la musique. Le groupe se sentait comme dans une famille mais à cause du programme surchargé, il ne pouvait pas fêter pendant toute la nuit comme les Burkinabè. Ce que le groupe a beaucoup regretté, c’est comme à Toéni, on avait coupé beaucoup d’arbres et arbustes pour avoir une vue sur tout le terrain. Ensemble avec le directeur et les parents d’élèves, on a planté les premiers arbres et nous espérons qu’ils soient bien entretenus et que d’autres plantations suivent.

 

Accompagné par l’inspecteur, le groupe s’est ensuite rendu à Kélia I où en 2001,  l’ASAO avait financé une école primaire. Heureusement on voyageait en 4x4 sinon on n’aurait pas pu y arriver. Avec des chants, les élèves nous souhaitaient la bienvenue. On y avait aussi planté des arbres mais à notre opinion, les nouveaux plants sont trop petits et risquent de périr. Nous voudrions également savoir si l’éclairage qui à notre arrivée était en panne est maintenant réparé.

 

Ensuite nous sommes allés à Mou pour inaugurer l’école primaire. On y attendait déjà notre délégation, même la télévision était présente. La cérémonie était très intéressante mais une pluie très forte l’a interrompue. Nous avons tout de suite remarqué que la population a déjà ramassé les agrégats nécessaires pour le troisième logement. Malheureusement on n’avait pas encore planté d’arbres et la nouvelle pompe était tombée en panne. Nous ne comprenons pas du tout pourquoi on ne s’est pas tout de suite adressé à l’entreprise pour la faire réparer – les numéros de téléphone des différentes entreprises sont toujours dans notre lettre circulaire pour éviter que la garantie dépasse et pour faire réparer ce qui ne marche plus. Du moment que la garantie est dépassée, il faut payer de l’argent !!

 

Le soir, nous avons rencontré l’autre groupe à Banfora.

 

Le deuxième groupe avec le vice-président est parti de N’Dorola pour Silorola où l’ASAO avait aussi normalisé l’école primaire. Là il y avait aussi une petite cérémonie parce que la grande cérémonie était  à N’Dorola. Après la visite des locaux, on a décidé de faire un match de football « l’Allemagne » contre « le Burkina ». L’équipe mixte des Blancs qui souffrait beaucoup de la chaleur recevait un soutien par les deux CRS. Après le dernier coup de sifflet, tous les participants étaient contents avec le résultat : égalité.

 

Le lendemain, nous sommes allés à Djigouéra où en 1999, nous avions financé un CEG. Le mobilier était bien entretenu. Depuis presqu’un an, le collège a une salle éclairée et on a bien profité de cet éclairage : les élèves ont pu préparé leurs examens et le résultat était beaucoup mieux que l’année précédente. Le vice-président a aussi eu un entretien avec les représentants de Banakoro qui désirent une école primaire. Cette année, L’ASAO y réalisera le projet souhaité.

 

Le soir, nous sommes arrivés au Foyer Sainte Monique à Banfora.  Pour le lendemain, notre programme avait prévu une inauguration à Sidéradougou et une visite à Boussanra. Mais puisque plusieurs membres de notre délégation étaient malades et souffraient du programme surchargé – pas un jour sans inauguration et sans voyage sous cette chaleur,  le vice-président leur a accordé un jour de repos pour pouvoir récupérer.  Après une réception chez le Haut-Commissaire à Banfora, le vice-président a continué tout seul.

 

A Sidéradougou, l’ASAO avait financé un bâtiment à quatre classes pour le CEG qui était déjà ouvert et hébergé provisoirement dans de vieux bâtiments plus ou moins délabré. La cérémonie était bien organisée, c’étaient surtout les élèves qui ont fait les présentations. La population était déçue parce qu’il n’y avait qu’un seul Blanc de l’ASAO et qu’on avait annoncé une délégation nombreuse mais elle a très bien compris le problème des membres.

 

Après l’échange des cadeaux et un rafraîchissement, le vice-président est allé à Boussanra où en 1999, notre ONG avait financé une école primaire. La population et les élèves attendaient déjà « les visiteurs » et comme auparavant à Sidéradougou, c’était la même déception parce que seulement un Blanc est arrivé. Après de petits mots de bienvenue, on présentait un programme de musique et de danse. Le vice-président était content de l’entretien et aussi des petits arbres récemment plantés et même sans grillage bien protégés. Comme à notre première visite en 2000, le ciel s’est couvert et il a commencé à pleuvoir. Après le repas, nous avons demandé la route qui était plutôt une petite rivière.

 

Le soir, tous les membres se sont retrouvés au Foyer Sainte Monique à Banfora. Ce foyer que Sœur Véronique a créé est un internat pour filles où au moment de notre visite y logeaient 52 filles. Grâce à cette institution, les filles peuvent continuer leurs études au collège ou au lycée. En plus, Sœur Véronique offre une formation à des filles qui ne peuvent pas continuer leurs études. Depuis quelques années, l’ASAO soutien ce foyer. En 2003, nous y avions terminé une classe pour la formation et en 2004, nous avons financé un autre bâtiment. Nous sommes aussi contents d’avoir trouvé des « parrains » qui soutiennent financièrement les filles dans le besoin.

 

Après le repas, les filles de l’internat ont présenté un programme très varié : des chants, des danses, une présentation des collections et deux petites pièces de théâtre dans lesquelles elles ont loué les différentes activités de l’ASAO (construction d’établissements scolaires et parrainages). C’était une soirée très agréable.

 

Le lendemain, après la visite de tout le foyer, nous sommes allés à Bobo Dioulasso pour y visiter la mosquée et le marché.

 

L’après-midi, le président, notre représentant et une partie de notre délégation se sont rendus à Pala où nous avons financé la normalisation de l’école primaire. Là aussi, ils étaient attendus par une foule nombreuse. Les écoliers et la population présentaient des chants, de la musique et des danses. Le groupe était surpris de la bonne plantation d’arbres quoique le grillage ne fût pas encore installé. Nous voudrions savoir si le grillage est maintenant installé. Sinon, nous vous prions de contacter SANOU Zéphirim pour le faire.

 

Le reste de la délégation est allé à Koro où en 2000, nous avions normalisé l’école primaire. Les responsables, tous les enseignants et les élèves nous attendaient et nous ont souhaité la bienvenue. Après une boisson d’accueil, nous avons visité les bâtiments. Nous étions très déçus du mauvais état du mobilier, entre 70% et 80% des tables-bancs achetés par nous il y a quatre ans étaient plus ou moins fichus. Les responsables nous ont promis de les réparer et nous serions contents si cela serait déjà fait. Depuis notre dernière visite, on n’a pas planté d’arbres, le nouveau bâtiment de classes est toujours exposé au soleil tandis que les vieux bâtiments sont bien à l’ombre. Même dans l’enceinte du grillage, il n’y avait pas de nouveaux arbres – nous avions financé le grillage pour abriter les plants. Nous demandons aux responsables de faire tous les efforts pour changer cette situation. Après un rafraîchissement, les membres ont visité le vieux village de Koro qui leur a beaucoup plu.

 

Avant le coucher du soleil, les deux groupes se sont retrouvés à Yéguéresso où en 2002, nous avions financé un collège. En 2004, nous voulions agrandir le CEG de quatre classes mais puisqu’on ne nous a pas envoyé l’autorisation, nous avons dû refuser. De toute façon, nous l’attendons toujours. A notre grande surprise, il y avait plus de tables-bancs que ce que nous avions acheté. A cause du grand nombre d’élèves, l’association des parents d’élèves avait encore acheté 25 tables-bancs. Depuis notre dernière visite, on n’a plus planté d’arbres et le grillage ne servait à plus rien parce qu’il y avait même plusieurs entrées ouvertes et dans l’enceinte du grillage étaient des chèvres. L’éclairage à base solaire ne marchait pas bien et au début, nous avons dû constater que dans la salle, il n’y avait pas d’ampoules qui ont été mises une heure après.  Un éclairage ne sert à rien si on enlève les ampoules.  Nous regrettons aussi que seulement un des quatre logements est habité. Cela nous a coûté beaucoup d’argent et nous avons donné le conseil de les louer pour avoir un peu plus d’argent pour le collège. Après la visite des locaux, nous avons eu des entretiens avec différents villages pour y réaliser des projets.

 

Le lendemain matin, notre sécurité a pris congé et nous avons continué seuls.

 

A cause d’un changement, le président, notre représentant Anselm Sanou et d’autres membres sont allés à Tassé  pour y visiter le chantier. On y avait déjà scolarisé une classe qui est hébergé dans un hangar provisoire. Les tables et les sièges sont faits en banco. Nous serions reconnaissants si vous pourriez nous écrire si le mobilier est maintenant fourni et si le forage marche bien.

 

Suite au changement, le deuxième groupe avec le vice-président avait prévu la visite à Siby et à Bonghin. Ils sont partis de bonne heure mais peu de temps après, il y avait déjà le premier retard : à cause de la mauvaise route, nous avons eu un pneu crevé. Le deuxième retard nous attendait à Houndé à cause du Tour du Faso. Même si nous étions pressés, l’arrivée des cyclistes était un moment impressionnant mais malheureusement pour beaucoup de cyclistes assez douloureux à cause d’une grande chute juste devant nous.

 

Arrivés à Boromo, les membres de la délégation ont préféré se rafraîchir tandis que le vice-président continuait pour le « petit entretien » à Siby qui désire avoir un collège. Mais là quelle surprise : toute la population attendait, les écoliers formaient une haie pour saluer le reste de la délégation. On avait prévu toute une cérémonie qui à cause du programme de l’ASAO fut raccourcie. On présentait beaucoup de masques, des danses et des chants. La réalisation de ce projet est prévue pour 2006 mais si un autre département ne ramasse pas assez d’agrégats pour son collège, nous réaliserons le projet à Siby en 2005.

 

Après le retour à Boromo, Madame le Haut-Commissaire nous a prié à un petit rafraîchissement. A cette occasion, nous avons pu la féliciter pour sa nomination comme Gouverneur.

 

Puis nous avons continué pour Bonghin mais en route, il y avait le troisième retard parce que le moteur chauffait trop. Puisque nous n’avions pas de numéro de téléphone d’un responsable, il ne nous était pas possible d’avertir le village de notre grand retard. Là aussi, la population nous attendait impatiemment depuis des heures – ils veulent avoir une école primaire. On se sentait bien à l’aise dans le village, les présentations étaient impressionnantes et on aurait bien voulu y rester plus longtemps mais à cause d’une invitation pour le soir chez l’ambassadeur allemand, ce n’était pas possible. A notre départ, on nous a montré le lieu prévu pour l’école mais à notre avis, c’est trop près de l’autre école et nous préférerions un endroit qui devrait être dans les environs où la population nous a accueillis.

 

Tard le soir, sains et saufs mais fatigués, nous sommes arrivés à Ouagadougou où le reste de notre délégation nous attendait déjà. Le lendemain, avant notre départ, beaucoup d’amis burkinabè sont venus pour nous souhaiter un bon retour et la famille Sanou a préparé un excellent repas d’au revoir. Après toutes ces impressions, le départ était difficile pour nous mais nous savons que nous retournerons.

 

Cette année, nous viendrons dans votre pays entre le 22/10 et le 05/11. Pour le moment, il n’y a pas encore de programme fixe. Nous voulons visiter une partie de nos nouveaux projets mais aussi bien nous rendre dans les villages où nos projets ont été réalisés depuis longtemps pour y voir le progrès des plantations et le bon entretien des bâtiments. Nous serions très contents d’assister à de petites cérémonies sans trop de discours, organisées par les écoles et les élèves dont les chants et les danses nous impressionnent toujours.

 

Même si nous sommes nombreux, nous prions les villages où nous irons de ne pas trop se déranger. Nous emporterons tout ce qu’il faut jusqu’à la lampe à gaz pour passer la nuit. Une classe libre ou un logement non encore habité nous suffit pour notre séjour. Nous voulons discuter avec la population pour nous imprégner de leurs problèmes. Sanou Anselm louera certainement un taxi-brousse pour notre voyage.

 

Nous espérons vous revoir et nous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2005,  une bonne santé, bonheur, prospérité, une bonne récolte, aux élèves une bonne réussite et comme nous le soulignons toujours dans nos discours une vie dans la paix sans aucune catastrophe.

                                                                                 

                Charly Simonis                                                                           Götz Krieger

       Chevalier de l’Ordre National                                                           (Vice-Président)

                  (Président)

 

Remarques importantes

 

1.       Entretien et réserves

     

Vu les efforts immenses faits par nos membres, nos sponsors et par notre ministère pour aider votre pays, nous exigeons un bon entretien des bâtiments et des meubles par la population, les enseignants et les élèves. Malheureusement, lors de nos différents voyages, nous avons constaté que l’entretien n’était pas souvent assez. Par exemple des boulons manquaient sur des tables-bancs qui, de ce fait, ne pouvaient plus servir. Pourtant on pourrait les réparer avec peu de moyens et de toute façon, cela demande du temps mais c’est moins cher que l’achat de nouveaux table-bancs. Si vous ne trouvez pas les boulons nécessaires dans votre région, adressez-vous à Soudure O. Dramane à Bobo Dioulasso, tél. : 76 63 10 34 ou à Trans-Métal à Ouagadougou, Tél.: 70 22 78 93.  

Nous avons aussi vu que des forages ne servaient plus à la population parce que les pompes étaient tombées en panne. Par manque d’épargne, le village ne pouvait pas payer la réparation de la pompe: ainsi la population n’avait plus d’eau potable qui est très importante pour la santé des enfants: l’eau pure et saine d’un forage diminue le taux de mortalité des enfants. C’est pourquoi nous exigeons dans les villages où nous avons financé un forage ou la réparation d’une pompe une épargne annuelle de 100.000 FCFA pour la réparation éventuelle de la pompe. Cette somme qui correspond souvent au prix d’un poulet par famille, est à verser dans un compte d’épargne. Elle pourra aussi être payée à partir de la cotisation des parents d’élèves. En cas de panne de la pompe, nous vous prions de contacter immédiatement et directement Sahel Hydro, 09 BP 606, Ouagadougou 09, Tél.: 76 61 71 31

Les villages qui ont reçu l’éclairage à base solaire pour une classe doivent épargner en plus une somme annuelle de 50.000 FCFA pour l’achat éventuel d’une nouvelle batterie car celle-ci s’use après deux ou trois ans d’utilisation. Sans cela il n’y aura plus d’éclairage et les enfants ne pourront plus faire leurs devoirs la nuit à l’école ou préparer leurs examens. Les adultes qui y suivent des cours d’alphabétisation seront de même pénalisés. En cas de difficultés avec l’éclairage ou en cas de panne, nous vous prions de vous mettre tout de suite en contact avec M. SOW (Micro Sow, 09 BP 1084 Ouagadougou, Tél. : 50 35 63 22 ou 70 20 62 97). Nous joignons à notre lettre circulaire les « Consignes Importantes » de Micro Sow pour le bon entretien de l’installation solaire et nous vous prions de les respecter pour pouvoir en profiter le plus.

 

2.       Plantation d’arbres

 

Quoique nous connaissons très bien le problème de la chaleur, nous ne finançons pas de plafonds dans les classes et dans les logements parce que nous avons souvent remarqué qu’ils étaient détruits par les termites. Au lieu de cela, nous payons un grillage de 50 x 50 mètres qui est à installer autour des classes pour y planter des arbres (outre que l’eucalyptus) qui, après quelques années donneront de l’ombre autour des classes et  créeront ainsi un microclimat plus agréable. En plus, les arbres font pénétrer l’eau dans le sol ce qui est important pour la nappe phréatique dans votre pays. 

Pour lutter contre la désertification au Burkina Faso, nous prions les enseignants d’instruire les élèves dans la plantation et dans l’entretien des arbres et nous attendons que chaque élève plante et entretienne son arbre pour créer un meilleur microclimat. Dans plusieurs villages, on nous avait donné des excuses pour ne pas avoir planté: les termites et la mauvaise pluviométrie en 2004. Malheureusement, nous n’y avons jamais trouvé de traces de plantations d’arbres et nous savons très bien qu’il faut planter les nouveaux plants avant la saison des pluies et en 2003, il y avait une bonne pluviométrie mais même cette année-là, on avait rien fait.  

Dans le cadre d’un jardin scolaire, des légumes ou des arachides peuvent être produits entre les arbres au bénéfice des élèves mais le grillage payé par nous n’est pas destiné à  protéger le jardin d’un individu qui vendra sa récolte au marché. 

En 2004, l’Africaine Wangari Maathai a reçu le prix Nobel de la Paix en outre à cause de ses actions pour le reboisement dans son pays. Grâce à l’action de son mouvement contre la déforestation, facteur de sécheresse et de pauvreté pour les populations locales, plus de 30 millions d’arbres ont été plantés au Kenya. Pourquoi ne pas imiter cette bonne initiative au Burkina Faso?

 

3.       Programme pour 2005

 

Pour 2005, nous avons prévu les projets suivants:

Ecole primaire à Arra, Soum, département d’Aribinda

Ecole primaire à Dampéla, Soum, département d’Aribinda

Ecole primaire à Belgou, Soum, département d’Aribinda

Ecole primaire à Vara, Sissili, département de Boura

Ecole primaire à Bamogodougou, Houet, département de Faramana

Ecole primaire à Banakoro, Kénédougou, département de Koloko,

Ecole primaire à Koulidio, Sissili, département de Silly et

Normalisation de l’école primaire à Arbadébéré, Soum, département d’Aribinda avec seulement un logement.

             A part d’Arbadébéré, nous avons toujours prévu la construction de deux logements.  

             Comme collèges, nous avons prévu:

Collège à Guibaré, Bam

Collège à Gogo, Zoundwéogo

Collège à Yondé, Koulpélogo

Collège à Banzon, Kénédougou

Collège à Dandé, Houet

Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Broum Broum, Poni et

Un bâtiment à quatre classes à Kouka, Banwa.

 

Pendant nos différents voyages, nous avons dû constater que les collèges n’ont qu’un directeur et deux professeurs. Jusqu’à présent, nous avons toujours financé quatre logements pour les collèges dont un était toujours libre. A partir de cette année, nous ne finançons que trois logements – la population du département doit s’organiser pour construire le quatrième en cas de besoin. Avec l’argent épargné, l’ASAO peut réaliser plus de projets. 

Pour les écoles primaires aussi bien que pour les collèges, nous payons seulement le mobilier pour deux classes. Si la population a bien entretenu le mobilier, planté beaucoup d’arbres et économisé les réserves demandées, l’ASAO décidera de payer le reste du mobilier sinon la population devra le payer.

 

4.       Sécurité

 

Depuis un certain temps, nous suivons régulièrement les nouvelles au Burkina Faso et nous sommes très soucieux du développement du banditisme dans certaines régions de votre pays. Nous sommes soucieux parce qu’à notre avis, un développement n’est pas possible si des bandits attaquent la population sur les routes et dans les villages et lui prennent son argent gagné.  Nous demandons à toutes les autorités burkinabè de faire tous les efforts nécessaires pour lutter contre ce fléau. 

Puisque nous avons aussi une certaine responsabilité d’une part envers ceux qui travaillent sur les chantiers ou ceux qui visitent les locaux comme par exemple nos entrepreneurs et notre représentant et d’autre part aussi envers les enseignants qui y seront envoyés, nous avons décidé d’éviter les provinces où de redoutables bandes armées sèment la panique et attaquent tout le monde. Nous savons très bien que ce sont souvent les provinces les plus démunies qui sont touchées et qu’il faudrait absolument y réaliser des projets de développement pour pouvoir aider la population. Du moment que le problème de banditisme n’y existera plus - et pour cela nous suivons toutes les nouvelles du Burkina Faso - nous voulons y réaliser des projets pour lutter contre l’analphabétisme pour développer ces régions.

 

5.       Doléances

 

Pendant nos voyages, on nous présente souvent des doléances que nous trouvons aussi primordiales. Mais, il faudrait nous comprendre: notre but est de construire le plus d’écoles primaires et de collèges pour donner un enseignement à un grand nombre d’enfants. Notre ministère nous soutient à 75 % dans ces efforts. Si nous voulons financer un autre projet, nous n’aurons plus ces subventions et nous devrons payer ce projet à 100 % par nos fonds propres et cela nous empêcherait de construire une école primaire dans un village. Puisque nous voyons un grand problème dans l’accroissement de la population, nous souhaitons également qu’on donne des cours de planning familial aux élèves des collèges et à la population.

 

6.       Evaluation

 

A partir d’octobre 2006, notre vice-président sera au Burkina Faso pour un an. Au nom de notre Ministère pour le développement aussi bien que de notre association il doit réaliser une évaluation des projets réalisés par l’ASAO avec les subventions du ministère. Cette évaluation comprend l’entretien des bâtiments et des accessoires, la plantation d’arbres, les réserves annuelles, le résultat des examens, la réussite des élèves et nous voulons aussi savoir ce que font les élèves qui ont terminé l’école primaire ou le collège. Nous avons déjà décidé de récompenser les établissements scolaires qui ont les meilleurs résultats.