Lettre circulaire à tous nos amis africains

 

 

 

Chers amis,

 

Nous remercions tous les  villages que nous avons visités lors de notre voyage du 22 octobre au 05 novembre 2005 pour la grande hospitalité dont nous avons été l’objet. Tous les membres de notre délégation étaient très contents de l’accueil chaleureux et de la bonne organisation de notre séjour.

 

 Nous remercions également tous nos amis africains qui se sont engagés pour réaliser les différents projets surtout Anselm Sanou qui nous donne des conseils excellents, qui a le grand but d’aider et de développer son pays. Nous sommes aussi très heureux que les Directions Régionales et Provinciales de l’Enseignement aient immédiatement envoyé des enseignants dans nos écoles et nos collèges en fin de réalisation.

 

Nous remercions aussi tous nos membres et nos sponsors ainsi que notre ministère pour le développement sans oublier l’Ambassade allemande qui tous nous soutiennent depuis des années dans nos efforts pour développer le Burkina Faso. Par ces soutiens, nous avons pu augmenter nos projets au profit de beaucoup de villages.

 

Nous remercions aussi tous les entrepreneurs, tâcherons et ouvriers pour leur travail. Un grand merci enfin à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont ramassé le sable, le gravier et les cailloux sauvages nécessaires et donné des coups de main pour la réalisation de nos projets.

 

Cette année, nous envoyons notre «lettre circulaire» aux présidents de l’APE parce que pendant nos différents voyages, nous avons de temps en temps dû constater que la population n’avait rien appris de nos lettres. Nous prions les présidents de faire parvenir nos nouvelles à toute la population.

 

Notre dernier voyage

 

 

Après la grande réception au sein de la famille Sanou, notre dernier voyage nous a d’abord menés à Nohoungo où nous avons visité le CSPS et la maternité financés par nous en 1995. A la maternité, il y avait quatre nouveaux nés dont des jumeaux. A côté du CSPS, il y a maintenant un forage, le seul forage qui fonctionne dans le village, les deux autres sont tombés en panne et manque de réserves financières ne sont pas réparés. L’éclairage de la maternité ne marche pas et quoique nous envoyons chaque année dans notre lettre circulaire l’adresse de l’entreprise qui installe et répare les éclairages, on s’adresse à d’autres entreprises qui ne s’y connaissent pas tellement. Malheureusement, nous n’avons pas pu visiter le deuxième bâtiment à trois classes parce que les enseignants n’étaient pas au courant de notre arrivée. Deux des logements financés par nous ne sont pas habités. Ensuite nous nous sommes rendus à Bollé et à Paspanga où nous avions des entretiens avec les chefs, les anciens amis de notre président. Ces trois villages sont le berceau des activités de l’ASAO.  A Paspanga, l’éclairage ne marchait plus, dans la batterie, il n’y avait plus d’eau distillée. Depuis trois mois, la pompe ne marche plus et il n’y a pas de réserves financières.

 

Le lendemain, nous sommes partis pour Baskouré où en 2002, nous avions financé un collège qui est tellement fréquenté que  nous construirons encore quatre classes en 2006. A la dernière rentrée scolaire, on a déjà scolarisé deux classes de sixième qui sont hébergées dans le petit séminaire jusqu’à la terminaison du nouveau bâtiment. Quant à la plantation d’arbres, nous étions assez déçus et nous souhaiterions que la population aussi bien que les élèves font plus d’efforts. Pour cela, il faut fermer le grillage qui nous a coûté cher pour abriter les nouveaux plants.

 

Après un rafraîchissement, nous sommes allés à Bondoudoum où nous avons construit une école primaire en 1997. La fréquentation de cette école est assez faible, d’autre part les élèves ont une meilleure chance dans de petites classes qui ont une moyenne entre 20 et 25 élèves. Ce qui nous a beaucoup plu, c’était la plantation d’arbres autour du bâtiment – presque 200 arbres poussaient et étaient bien entretenus. A côté, il y avait encore un jardin potager. Nous serions très contents si dans d’autres villages, on ferait les mêmes efforts pour lutter contre la désertification. Comme récompense pour ces activités, nous payerons l’éclairage à base solaire pour une classe. Ainsi les élèves peuvent préparer leurs examens, les enseignants leurs cours et dans cette salle, on pourrait offrir des cours d’alphabétisation pour les adultes.

 

L’après-midi, nous sommes allés à Dagantenga où en 1998, nous avions normalisé l’école primaire. Dans le village, personne n’était au courant de notre arrivée annoncée par nous quelques mois plus tôt mais en peu  de temps, nous étions entourés de la population et des élèves. Nous étions très contents de la plantation d’arbres dans la cour et autour des classes et de la réserve dans le carnet d’épargne.

 

 Après un rafraîchissement, nous sommes partis pour Dialgay pour y passer la nuit.  Le lendemain matin, le président et M. Sanou ont fait une petite visite à Kidibin où ils ont constaté que dans beaucoup de tables-bancs manquaient les boulons. Après leur retour, nous nous sommes retrouvés dans une salle du collège avec les notables de toute la région. Au début et aussi à la fin de la cérémonie, il y avait une prière chrétienne et musulmane. Une prière qui nous a très émus parce que dans d’autres parties du monde, il y a des guerres entre ces religions et ici la prière conciliait les gens des différentes religions et des différentes couleurs. Le collège construit en 2004 avait déjà trois classes dont deux sixièmes. En cas de besoin, nous sommes prêts à financer l’agrandissement du collège sous condition d’avoir l’autorisation.

 

Après l’échange des cadeaux et un rafraîchissement, nous sommes partis pour Garango où nous avions d’abord un entretien avec les responsables dont le Secrétaire Général du MESSRS qui nous avaient envoyé la demande de la construction d’un collège. Après cet entretien, nous nous sommes rendus sur le lieu prévu pour le collège où une foule nombreuse, des élèves aussi bien que des adultes, nous attendaient déjà. Après des discours et des présentations de danse, nous avons donné l’accord pour la construction d’un bâtiment à quatre classes à Tangaré. Après notre retour, nous avons pris contact avec le comité de jumelage «Ladenburg – Garango» qui nous a déjà versé une partie de l’argent pour la construction.

 

L’après-midi, nous sommes partis pour Youndé. A Tenkodogo, un policier, un jeune ressortissant de Youndé, nous a joints pour nous accompagner pendant deux jours. Puisqu’il n’y avait plus de place à l’intérieur de la 4x4, il s’est assis sur nos bagages ce qui n’était pas tellement agréable à cause de la piste. Après le coucher du soleil, nous sommes arrivés à Youndé. Personne ne nous attendait, les ouvriers qui étaient encore sur le chantier se plaignaient de la population qui n’aidait pas - la cause du retard énorme des travaux qui auraient dû être terminés deux mois avant notre arrivée. Le soir, le directeur du collège, quelques ressortissants et responsables du village sont venus discuter avec nous des problèmes du village. Le matin, il y avait une rencontre avec la population devant la préfecture et nous nous sommes plaints de l’attitude de la population qui ne fait rien pour donner un meilleur avenir à leurs enfants, les enfants qui plus tard aideront certainement leurs parents nécessiteux.

 

Après un repas chez le préfet, nous sommes partis à Yargatenga qui souhaite avoir un collège. Nous avons discuté avec les responsables et visité le lieu prévu pour le CEG. En 2006, nous y construirons un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif et trois logements. La population doit trouver une solution avec la douane pour pouvoir utiliser son forage. Ensuite nous sommes allés à Bittou pour discuter avec les responsables de la construction d’un bâtiment à quatre classes qui est aussi prévue en 2006. Avant de nous quitter, notre policier nous montrait encore un petit garage parce que nous avions un pneu crevé.

 

A cause de ce retard imprévu, nous sommes arrivés à Bagré longtemps après le coucher du soleil. Tous les élèves, la population et des danseurs nous y attendaient impatiemment pour pouvoir nous saluer. Avant le repas, il y avait une discussion avec les responsables qui à cause de la bonne fréquentation souhaitent un deuxième bâtiment à quatre classes. L’ASAO est prêt à le financer sous condition d’avoir l’autorisation mais a aussi souligné que la population doit faire plus d’efforts qu’en 2003 pour pouvoir terminer le bâtiment souhaité en peu de temps.

 

Le matin, après l’échange des cadeaux, nous avons pris la route pour Gogo pour y inaugurer le collège construit en 2005. Le Secrétaire Général que nous avions rencontré à Garango tenait un discours remarquable sur l’éducation et sur le devoir des parents pendant la scolarité de leurs enfants,  le nouvel ambassadeur allemand prononçait sa première allocution en brousse. Après la coupure du ruban, le préfet invitait tous à un repas copieux.

 

Puis nous sommes partis pour Tiébélé pour une visite touristique. Vu les braquages fréquents sur l’axe Ouaga – Pô, le trajet était très tendu, nous nous sommes arrêtés plusieurs fois pour observer avec des jumelles d’une distance sûre un car et un poids lourd qui étaient garé au bord de la route. A Tiébélé, un guide nous a montré la Cour Royale et très bien explique les signes sur l’extérieur des logements. Nous avons logé à l’auberge de Petit Matthieu, un jeune Français qui réside depuis longtemps au Burkina Faso.

 

Le lendemain, nous avons plus ou moins longé la frontière sud pour arriver à Boura qui désire avoir un collège. Dans un grand hangar, il y avait l’entretien avec les responsables et Mme le Préfet. Après cette rencontre, nous nous sommes rendus sur le lieu prévu et là notre surprise était grande lorsque nous avons pu voir un bâtiment à quatre classes en construction, une salle était presque terminée. Après notre retour en Allemagne, nous avons envoyé un rapport sur nos futurs projets à notre ministère pour le développement. Le responsable du ministère nous a tout de suite téléphoné pour nous dire que le ministère ne finance pas les subventions à Boura. Sans les subventions (75%), il ne nous est pas possible de soutenir Boura parce que dans ce cas, nous devrions supprimer trois autres projets. Nous espérons que les amis français de Boura  soutiendront ce village pour terminer le collège.

 

Ensuite nous sommes allés à Vara où nous avons financé une école primaire. La cérémonie avait un caractère de fête en famille. Puisqu’il y a deux ethnies différentes, tous les discours étaient traduits dans les deux langues, chaque ethnie présentait sa danse et sa musique et nous montrait sa gratitude pour avoir une école dans leur village qui pendant la saison des pluies est inaccessible et nous étions peut-être les premiers Blancs dans ce village. Les élèves des deux premières classes se présentaient tout fiers.

Le lendemain, en route pour Bouroum Bouroum, nous avons fait une petite visite à Bozo pour discuter avec le directeur de la normalisation de cette école où deux classes sont enseignées sous des hangars. Après cette visite, nous sommes allés à Mou. On n’y savait rien de notre arrivée. Il y avait des arbres mais pas autour des classes et on doit réparer la porte d’entrée du grillage.  

 

Puis nous avons continué et sommes arrivés à Loukoura qui désire avoir un CEG. Une foule innombrable, des centaines d’élèves et d’adultes, nous attendait sur la place  ombragée et nous saluait avec ses chants et danses. Après un rafraîchissement et l’échange de cadeaux, nous avons visité le lieu prévu pour le collège et ce fut la grande surprise pour nous : la population avait déjà ramassé la plupart des agrégats nécessaires pour la construction. Vu ces efforts, nous avons dit de ramasser le reste et nous avons promis d’y construire le collège en 2006.

 

Après 40 kilomètres, nous sommes arrivés à Bouroum Bouroum et là une autre surprise: comme déjà dans d’autres villages, personne était au courant de notre arrivée annoncée en mai. En peu de temps, le nouveau directeur du collège, construit en 2000 et agrandi en 2005, a fait venir les responsables des parents d’élèves et les professeurs avec lesquels nous discutions longtemps le soir. Les dernières années, il y avait beaucoup de difficultés entre les enseignants et l’APE d’une part et d’autre part la direction. L’éclairage ne marchait plus, les fils et les interrupteurs installés par notre entreprise mais aussi les ampoules qui coûtaient cher n’y étaient plus. Pour nous, les Blancs, il est difficile de comprendre tout cela: nous dépensons beaucoup d’argent (plus de 700.000 FCFA) pour aider les enseignants à préparer leurs cours et à corriger les copies sans parler des élèves qui pourraient préparer leurs examens et qui auraient ainsi une meilleure chance et quelques années après cette dépense énorme, on voit ce résultat choquant. Est-ce qu’on n’aurait pas dû dépenser cette somme énorme en Allemagne?? Dans ce cas-là, on serait sûr que cette dépense fonctionne encore après des années.

 

Après le petit déjeuner, nous sommes partis pour Tiankoura qui veut aussi avoir un collège. Après l’entretien avec les responsables, nous avons vu une grande quantité d’agrégats déjà ramassés sur le lieu prévu. Nous avons demandé à la population de ramasser le reste et en cas qu’un village ne ramasse pas assez de matériel, nous construirons le collège en 2006, de toute façon la  réalisation du projet souhaité par le village est déjà promise pour 2007. Puis nous avons visité Dankoblé. Le nouveau directeur ne savait rien de notre arrivée. L’éclairage fonctionnait mais il y avait une nouvelle batterie plus petite. Près de la plaque solaire, il y avait des tôles extrêmement abîmées – on avait l’impression que quelqu’un voulait s’emparer de la plaque. La population doit tout de suite réparer le toit sinon une tempête risque d’enlever tout le toit et dans ce cas, les dégâts dépasseront largement les moyens financiers de la population.

De Dankoblé, nous sommes partis pour Meno-Diantio. D’abord il y avait de bonnes pistes mais à partir de Kabourou, ce n’étaient que de petits sentiers pas praticables pour des voitures. Y arrivés, nous nous sommes d’abord reposés. Le soir, nous avons suivi les chants et les prières dans le temple protestant. Le lendemain, il y avait une cérémonie. La foule était énorme, tous les élèves étaient présents et nous ont réjoui avec leurs poèmes, chants et danses.

 

Après l’échange des cadeaux et un rafraîchissement, nous sommes partis à Fara pour y rencontrer les Sœurs et l’inspecteur qui souhaitent avoir une école primaire. En 2006, nous voulons y construire un bâtiment à trois classes. Les Sœurs cherchent une solution avec les prêtres pour pouvoir utiliser leur forage.

 

Puis nous avons continué notre route vers Kouli-Dio où en 2005, nous avons financé une école primaire. Le soir, il y avait une rencontre avec la population et les responsables du projet, les nouveaux élèves nous souhaitaient la bienvenue avec leurs chants. Le directeur qui y était depuis peu de temps avait déjà  planté beaucoup d’arbres. Le lendemain de bonne heure arrivaient les masques et les danseurs des deux villages Kouli et Dio. Nous aurions bien voulu rester mais notre programme rempli nous empêchait.

 

Le 13 novembre, nous avons trouvé l’article suivant sur internet:

 

« Burkina-Allemagne    L’ONG allemande ASAO donne 2 complexes scolaires

 

Les populations de Meno-Dantio et de Koulidio ont reçu 2 complexes scolaires de l’ONG Allemande Association pour la solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO). 

 

L’ASAO a procédé à une visite de constructions de 2 complexes scolaires, fruit de la coopération entre celle-ci et l’Association pour la conservation et la mise en valeur de Gabio (ACMVG), les lundi et mardi derniers. D’une valeur de 45 millions de F CFA, les 2 complexes scolaires comprennent chacun une école primaire publique à 3 classes entourée d’une grille, une cantine, des latrines pour enfants, 2 cantines et un forage. Ces projets réalisés à Meno-Dantio et à Koulidio, département de Silly (province de la Sissili) sont de nouvelles écoles dont l’ouverture est très récente : Meno-Dantio en 2004 et Koulidio en 2005. La partie bénéficiaire devait assurer les agrégats et la main d’œuvre non qualifiée. Ces 2 complexes scolaires viennent renforcer le système de scolarisation dans la zone d’intervention de l’AMVG dirigée par Benow Batiew. C’est avec une entière satisfaction que la délégation de l’ASAO conduite par son président, M. Charly Simonis et le représentant de l’ASAO au Burkina M. Anselm Sanou, a visité les 2 complexes scolaires le 31 octobre et 1er novembre derniers. Prenant, le premier, la parole, le président de l’ACMVG a, au nom des populations bénéficiaires, adressé ses vifs remerciements à l’ASAO dont la contribution financière a permis la concrétisation du projet de 2 complexes scolaires à Meno-Dantio et à Kouli-Dio.

 

Les effectifs actuels de 77 écoliers pour l’école de Meno-Dantio et 92 écoliers pour celle de Koulidio (dont le recrutement se poursuit) témoignent d’un besoin réel de scolarisation dans la zone d’intervention de l’ACMVG, a-t-il ajouté. Pour le premier responsable de l’ACMVG, la vision de l’ASAO en matière d’éducation environnementale et de lutte contre la désertification est conforme à celle de l’ACMVG qui fait de la réhabilitation des forêts villageoises, son cheval de bataille. «C’est pourquoi des arbres ont été déjà plantés sur les différents sites du domaine scolaire cependant que les écoles étaient en chantier de construction» a-t-il poursuivi. Les saisons prochaines verront l’extension des bosquets scolaires en essences locales comme le Parkia biglobosa (Néré), le Mangifera indica (manguiers) par les écoliers eux-mêmes. Clôturant leur séjour dans la province de la Sissili par l’étape de Koulidio, M. Götz Krieger, vice-président de l’ASAO a au nom de la délégation, félicité les populations bénéficiaires qui s’intéressent à l’éducation de leurs enfants. Il s’est surtout réjoui de l’inscription dominante ses filles à Kouli-Dio (56 filles sur un effectif provisoire de 92 écoliers) en classe de CP1

 

Il a invité les populations à apporter leur soutien à l’école pour la réussite de leurs enfants et surtout à bien entretenir les locaux. Des réjouissances populaires, sorties de masques et autres danses, qui se sont déroulées tout le long de la journée, traduisent bien la joie des populations de Kouli-Dio et des villages voisins bénéficiaires de ce joyau.

 

Pour mémoire, rappelons que l’ASAO est une ONG allemande qui intervient du Burkina depuis 1990. Ces réalisations couvrent l’ensemble du pays et ses fonds proviennent à 75 %, du gouvernement fédéral et 25 %, des cotisations de ses membres. De 1990 à 2005, c’est au total 2.536.118.677 F CFA dans les projets de construction d’écoles primaires, de collèges d’enseignement général, de logements pour les enseignants, de forages, de CSPS...

 

Le bilan de ces 15 ans de partenariat avec les BNG et associations Burkinabé donnant : 26 CEG, 55 écoles primaires publiques, 199 logements d’enseignants du primaire  ou du secondaire, 50 forages, 21 bâtiments administratifs affectés aux établissements d’enseignement, 1 centre social pour les femmes avec internat et 1 CSPS avec 2 logements.

L’ASAO promet de renforcer sa coopération avec les ONG et associations burkinabè en matière d’éducation, les années à venir.»                                                     

Sidwaya le 13/11/2005

 

Puis nous avons pris la route en direction de Ouagadougou. A Bazoulé, on nous attendait déjà: les responsables avec Mme l’inspectrice à la tête et presque 500 élèves avec des drapeaux à la main nous saluaient. Bazoulé souhaite une nouvelle école primaire parce que l’école existante sera bientôt redonnée à l’église catholique.  Nous avons prévu ce projet en 2007 mais nous avons demandé à la population de ramasser tous les agrégats nécessaires et en cas qu’un autre village ne fait pas assez d’efforts, nous construirons l’école en 2006. Après l’entretien, les responsables nous ont montré les crocodiles sacrés.

 

De Bazoulé, nous avons pris la piste vers Tassé où en 2004, nous avons  réalisé une école primaire. Même après un an, on avait l’impression d’arriver sur un chantier: les débris du hangar étaient toujours dans la cour, une salle était rempli de papiers des sacs de ciment. Nous avons expliqué à ceux qui sont arrivés qu’il faut tout faire pour donner un meilleur avenir à leurs enfants, les enfants qui plus tard aideront certainement leurs parents nécessiteux. Pour améliorer les conditions à l’école, il faut absolument tout nettoyer et planter beaucoup d’arbres.

 

Le lendemain matin nous sommes partis pour Guibaré. En route, nous avions un pneu crevé qui fut réparé au bord du grand axe. Peu après midi, nous sommes arrivés à notre destination et voilà une nouvelle surprise: La grande inauguration était terminée, les invités dont le Ministre de l’Enseignement secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et le Ministre des Affaires étrangères avaient déjà quitté le lieu de la cérémonie. Dans notre lettre de mai annonçant notre arrivée, nous avions prévu l’inauguration vers 15 heures mais même avant notre départ pour le Burkina, on avait fait un nouveau programme sans nous avertir, sans prévenir les sponsors qui ont réalisé ce collège. Après un repas et des boissons chez le préfet, nous avons visité le collège et y remarqué notre deuxième pneu crevé ce jour-là – c’était notre «journée noire». Le soir, nous avons longtemps discuté avec les deux jeunes enseignants qui y font une sorte de service civil.

 

Le lendemain matin, après l’échange des cadeaux, nous avons pris congé et sommes partis à une visite imprévue à Kirsi où en 1998, nous avons financé un collège. Devant le collège, on avait planté beaucoup d’arbres qui poussaient bien et on pouvait voir que l’on les avait plantés, il y a des années. Les tables-bancs doivent être réparés et on doit absolument réparer les fissures des murs et aussi les trous dans le sol pour empêcher des dégâts plus grands. Pendant la dernière saison des pluies, les abords des élèves se sont écroulés et les parents d’élèves doivent faire les efforts pour les reconstruire le plus vite.

 

La route nous a ensuite conduits à Somdé où nous avons financé une école primaire un an plus tôt. Avant la cérémonie, nous avions assez de temps pour nous reposer. Le programme très rempli et suite à cela la fatigue causaient de petits malaises parmi quelques membres de notre petit groupe. Le Haut-commissaire, le Secrétaire Général du Gouverneur, le préfet et l’inspectrice aussi bien que la population et les élèves étaient présents à la cérémonie, les discours étaient courts pour donner plus de temps aux danses après la cérémonie mais avant il y avait la distribution des cadeaux. Le soir, nous avons eu des entretiens avec les responsables de Romissi et de Somdamesson qui demandent aussi des écoles primaires dans leurs villages. Pour le moment, nous ne pouvons rien faire parce que sur notre liste d’attente, il y a des villages plus grands et qui ont une plus grande distance à l’école la plus proche.

 

Le lendemain matin, nous sommes partis pour Baskoudré où nous avions normalisé l’école primaire en 2003. Le chef du village, de nombreux habitants et les élèves nous attendaient déjà impatiemment. Une  cérémonie avec de petits discours, des chants et des danses suivait. Après l’échange des cadeaux et un rafraîchissement, nous sommes partis pour Samboaga, notre dernière station pendant notre «Tour du Faso 2005». Comme aussi dans d’autres villages, personne n’était au courant de notre arrivée. Nous avons brièvement visité les classes dans lesquelles on trouvait beaucoup de tables-bancs désaffectés.

 

L’après-midi, avant le coucher du soleil, nous avons regagné le domicile de notre représentant, M. Sanou Anselm à Ouagadougou. Nous étions fatigués d’autre part aussi contents de ne pas avoir rencontré des coupeurs de route pendant notre «Tour du Faso» qui nous a conduits dans 36 villages dans douze provinces et qui comprenait 2.250 km dans 13 jours. Le soir, l’ambassadeur allemand nous a invités chez lui à une bonne bière fraîche pour parler de notre séjour.

Le lendemain, avant notre départ, beaucoup d’amis burkinabè sont venus pour nous souhaiter un bon retour et la famille Sanou a préparé un excellent repas d’au revoir. Après toutes ces impressions, le départ était difficile pour nous mais nous savons que nous retournerons.

 

Cette année, nous viendrons dans votre pays entre le 07 et le 21 octobre. Pour le moment, il n’y a pas encore de programme fixe. Nous voulons visiter une partie de nos nouveaux projets mais aussi bien nous rendre dans les villages où nos projets ont été réalisés depuis longtemps pour y voir le progrès des plantations et le bon entretien des bâtiments. Nous serions très contents d’assister à de petites cérémonies sans trop de discours, organisées par les écoles et les élèves dont les chants et les danses nous impressionnent toujours.

 

Même si nous sommes nombreux, nous prions les villages où nous irons de ne pas trop se déranger. Nous emporterons tout ce qu’il faut jusqu’à la lampe pour passer la nuit. Une classe libre ou un logement non encore habité nous suffit pour notre séjour. Nous voulons discuter avec la population pour nous imprégner de leurs problèmes. En cas d’un groupe nombreux, Sanou Anselm louera certainement un taxi-brousse pour notre voyage.

 

Nous espérons vous revoir et nous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2006,  une bonne santé, bonheur, prospérité, une bonne récolte, aux élèves une bonne réussite et comme nous le soulignons toujours dans nos discours une vie dans la paix sans aucune catastrophe.

                        

 

 

                 Charly Simonis                                                                         Götz Krieger

       Chevalier de l’Ordre National                                                           (Vice-Président)

                    (Président)

 

 

Nos projets en 2006

 

  1. Ecole primaire à Niamadougou, Houet, département de Bobo-Dioulasso, un bâtiment à trois classes, un logement, deux cuisines, des abords, un grillage et un forage
  2. Ecole primaire à Sonsogona, Houet, département de Bobo-Dioulasso, un bâtiment à trois classes, un logement, deux cuisines, des abords, un grillage
  3. Ecole primaire à Fara, Balé, département de Fara, un bâtiment à trois classes, un grillage, une cuisine et des abords
  4. Ecole primaire à Dogoma, Houet, département de Padéma, un bâtiment à trois classes, une cuisine, des abords, un grillage et un forage
  5. Ecole primaire à Soumorodougou, Houet, département de Koundougou, un bâtiment à trois classes, une cuisine, des abords et un grillage
  6. Ecole primaire à Kibé, Houet, département de Fo, un bâtiment à trois classes, des abords, une cuisine, un grillage et un forage
  7. Normalisation de l’école primaire à Tiarako, Houet, département de Satiri, un bâtiment à trois classes
  8. Normalisation de l’école primaire à Bozo, Sissili, département de Boura, un bâtiment à trois classes.
  9. Collège à Yargatenga, Koulpélogo, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois logements, des abords, quatre cuisines et un grillage
  10. Collège à  Pensa, Sanmatenga, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois logements, des abords, quatre cuisines et un grillage
  11. Collège à Loukoura, Bougouriba, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois  logements, des abords, quatre cuisines, un forage et un grillage
  12. Collège à Di, Sourou, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois  logements, des abords, quatre cuisines, un forage et un grillage
  13. Collège à Siby, Balé, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, trois logements, des abords, quatre cuisines, un forage et un grillage
  14. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Baskouré, Kourittenga
  15. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Bittou, Boulgou
  16. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Garango, Boulgou avec une cuisine, un grillage et des abords
  17. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Yéguéresso, Houet
  18. un bâtiment à quatre classes pour le collège à Padéma, Houet

 

En plus, nous payerons aussi un forage à Banakoro, Kénédougou, département de Koloko, un forage à Koulidio, Sissili, département de Silly, un forage à Tien, département de Bobo et un tuyau d’eau à Banzon, Kénédougou.

 

Si un village ou un département n’a pas assez ramassé ou n’aide pas pendant la construction, nous choisirons pour une école primaire,  Bazoulé, Kardiogo, département de Tanghin-Dassouri ou pour un collège Tiankoura, Bougouriba.

 

Les villages qui ne sont pas prévus pour 2006 resteront sur notre liste d’attente pour les prochaines années.