Lettre circulaire 2006

Chers amis,
Nous remercions tous les villages que nous avons visités lors de notre voyage du 07 au 21 octobre 2006 pour la grande hospitalité dont nous avons été l’objet. Tous les membres de notre délégation étaient très contents de l’accueil chaleureux et de la bonne organisation de notre séjour.
Nous remercions également tous nos amis africains qui se sont engagés pour réaliser les différents projets surtout Anselm Sanou qui nous donne des conseils excellents, qui a le grand but d’aider et de développer son pays. Nous sommes aussi très heureux que les Directions Régionales et Provinciales de l’Enseignement aient immédiatement envoyé des enseignants dans nos écoles et nos collèges en fin de réalisation.
Nous remercions aussi tous nos membres et nos sponsors ainsi que notre ministère pour le développement sans oublier l’Ambassade allemande qui tous nous soutiennent depuis des années dans nos efforts pour développer le Burkina Faso. Par ces soutiens, nous avons pu augmenter nos projets au profit de beaucoup de villages.
Nous remercions aussi tous les entrepreneurs, tâcherons et ouvriers pour leur travail. Un grand merci enfin à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont ramassé le sable, le gravier et les cailloux sauvages nécessaires et donné des coups de main pour la réalisation de nos projets.
Comme déjà l’année dernière, nous envoyons notre «lettre circulaire» aux présidents de l’APE parce que pendant nos différents voyages, nous avons de temps en temps dû constater que la population n’avait rien appris de nos lettres. Nous prions les présidents de faire parvenir nos nouvelles à toute la population.
Notre dernier voyage
Puisque nous étions très nombreux cette année, nous avions prévu deux groupes – le plus grand avec le président, M. Simonis Charly, et notre représentant, M. Sanou Anselm, en taxi-brousse et le deuxième en 4 x 4 du vice-président qui avait effectué le voyage d’Allemagne au Burkina Faso à bord de sa voiture et qui était arrivé début septembre.
Lorsqu’en mai, nous avions préparé le programme pour notre visite, nous n’avions pas pu prévoir que la saison des pluies battait le plein en octobre. Des pistes dégradées et des averses énormes provoquaient souvent un grand retard dans notre programme, il y avait aussi des villages que nous ne pouvions pas visiter et manque de réseau, il ne nous était pas possible de les avertir.
Le voyage en taxi-brousse
Après la
grande réception au sein de la famille Sanou, le groupe s’est d’abord rendu à
Siby pour y inaugurer le nouveau CEG. Une foule nombreuse, des adultes
aussi bien que beaucoup d’enfants, nous attendait déjà. Des masques
impressionnants dansaient mais malheureusement une pluie mettait fin à cette
cérémonie. Le 17 octobre, nous avons trouvé l’article suivant sur Lefasonet :
La commune de Siby, à 13 km au nord de Boromo, et ses environs disposent désormais d’un collège d’enseignement général à quatre classes. Il a été inauguré le 8 octobre 2006 en présence des ressortissants de la localité et des partenaires.
Le Collège d’enseignement général (CEG) de Siby qui comprend 4 salles de classes, 3 logements, un bâtiment administratif, 50 table-bancs, des latrines et un forage a coûté avec l’équipement la bagatelle somme de 42 millions de F CFA. Il a été construit sur initiative des populations qui ont mobilisé comme investissement humain 6 millions de F CFA.
Les 36 millions
sont pris en charge à 75 % par le ministère allemand de la Coopération et du
Développement et 25 % par l’Association solidarité Afrique de l’Ouest. La
cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence du premier vice-président de
l’Assemblée nationale Marc Oubkiri, du général Kouamé Lougué, du député Arsène
Bongnessan Yé, du secrétaire général du ministère de la Défense, Mahamadou
Barry, des directeurs régionaux de l’Enseignement de base et de
l’Alphabétisation, et des Enseignements secondaire supérieur et de la Recherche
scientifique de la Boucle du Mouhoun.
Les maires de Oury , Poura, Bana et de Bagassi étaient également de la partie. Les parents d’élèves qui attendaient impatiemment ce collège n’ont pas marchandé le déplacement. Le président du comité de suivi des travaux de construction, Mouley Vénombié Tiémounou, satisfait de la qualité des infrastructures réalisées, a remercié les amis allemands et la population ayant contribué à l’édification du joyau. Le vice-président de l’Association solidarité Afrique de l’Ouest, Krieger Gotz s’est réjoui de la volonté des fils et des filles de cette commune d’avoir un collège pour lutter contre l’ignorance.
Il a également prodigué des conseils aux bénéficiaires sur l’entretien des bâtiments, des accessoires, du forage. Aux élèves, Krieger Gotz leur a recommandé de planter et d’entretenir des arbres autres que l’eucalyptus dans l’enceinte de l’établissement. « Le développement n’est pas possible si le taux d’accroissement est aussi haut et que la désertification bat son plein. Le développement n’est pas possible si la moitié de la population est exclue, nous attendons de nos amis burkinabé qu’ils envoient beaucoup de filles à l’école et que les enfants soient éduqués en matière de planning familial », a-t-il poursuivi.
Le maire de la commune rurale de Siby, Sémana Ganou ayant exécuté des pas de danse pour traduire toute sa joie, a surtout au nom de ses administrés rendu hommages aux amis de Siby sans lesquels l’établissement n’aura pas vu le jour.
Le maire dira que le cauchemar des parents d’élèves prend fin avec l’acquisition de ce collège quand on sait que la commune totalise 9 écoles primaires avec des effectifs pléthoriques ; les élèves qui accèdent au cycle secondaire étaient obligés de poursuivre leurs études secondaires à Boromo ou à Oury où d’ailleurs ils rencontrent d’énormes difficultés d’hébergement et de restauration.
Monsieur Ganou a aussi demandé à la partie allemande de les appuyer sur d’autres chantiers notamment la construction d’une école primaire à Kalembouly, la réalisation d’un centre multimédia et son équipement au profit de sa commune. Tout comme le maire, le premier-vice président de l’Assemblée nationale, Marc Oubkiri Yao a rassuré les donateurs d’un bon usage du CEG. Pour la présente rentrée scolaire, le nouveau collège sera fonctionnel avec 50 élèves en 6ème.
La seule fausse note constatée est que l’administration régionale, provinciale, départementale et le ministère de tutelle n’ont pas pris part à la cérémonie pour dit-on vice de forme dans l’invitation qu’auraient adressée les responsables régionales de l’Enseignement secondaire au ministre de tutelle.
Rasmané Zongo (rasmane-zongo@yahoo.fr) AIB/Boromo Sidwaya
Le soir, nous
étions invités par le Se
crétaire Général du Ministère de la Défense dans sa
maison à Ouly – une soirée très agréable avec de la musique traditionnelle. Nous
avons beaucoup regretté de devoir partir de bonne heure à cause de la mauvaise
piste et de notre programme rempli.
Le lendemain, nous nous sommes rendus à Fara pour y inaugurer l’école primaire catholique. 60 élèves de la première promotion dont 35 filles nous ont salué avec leurs chants d’accueil. Les Sœurs et les parents d’élèves ont exprimé la joie d’avoir cette école qui scolarisera chaque année les élèves.
Après la cérémonie et le rafraîchissement, nous sommes partis vers Bozo où nous sommes arrivés avant le coucher du soleil. Beaucoup d’enfants nous y attendaient impatiemment et nous ont accueillis chaleureusement. A Bozo, nous avons normalisé l’école primaire où il y a maintenant déjà 6 classes avec 366 élèves. Avant la réalisation, deux classes étaient enseignées sous des hangars. Tout le groupe était enchanté par les chants et les danses des élèves pendant la cérémonie qui a eu lieu le lendemain matin.
Vers 11 heures, nous sommes partis pour Bene-Tow-Tew pour parler du projet souhaité par la population. A cause de la mauvaise piste, seulement le président et le représentant s’y sont rendus à mobylette et les autres attendaient leur retour. En 2007, nous y financerons un bâtiment à trois classes.
Au cours de l’après-midi, nous sommes arrivés à Bouroum-Bouroum. Dans notre lettre circulaire de l’année dernière, nous avions écrit le texte suivant:
« L’éclairage
ne marchait plus, les fils et les interrupteurs installés par notre entreprise
mais aussi les ampoules qui coûtaient cher n’y étaient plus. Pour nous, les
Blancs, il est difficile de comprendre tout cela: nous dépensons beaucoup
d’argent (plus de 700.000 FCFA) pour aider les enseignants à préparer leurs
cours et à corriger les copies sans parler des élèves qui pourraient préparer
leurs examens et qui auraient ainsi une meilleure chance et quelques années
après cette dépense énorme, on voit ce résultat choquant. Est-ce qu’on n’aurait
pas dû dépenser cette somme énorme en Allemagne?? Dans ce cas-là, on serait sûr
que cette dépense fonctionne encore après des années.»
Un an après, rien n’avait changé et notre déception et colère étaient grandes
parce que tout était comme douze mois auparavant. Nous exigeons immédiatement
la réparation de notre installation dans la classe par une entreprise. En mars,
le vice-président viendra pour tout vérifier. Comme vous pouvez le
constater dans «Remarques importantes», cet évènement nous empêche de financer
d’autres éclairages à base solaire – ce que nous regrettons beaucoup parce que
manque de préparations les soirs, les élèves auront moins de chances à leurs
examens.
Le soir, nous
sommes arrivés à Loukoura/Iolonioro où nous avons financé un CEG. Le
lendemain, une foule nombreuse nous accueillait chaleureusement et les enfants
nous accompagnaient jusqu’au collège qui est situé dans un joli entourage
d’arbres qu’on n’a heureusement pas coupés avant la construction. 91 élèves dont
malheureusement seulement 20 filles sont scolarisés dans la 6e – dans
nos discours, nous exigeons qu’on scolarise autant de filles que de
garçons pour pouvoir développer le Burkina. 
A cause de la saison des pluies, nous avons fait un grand détour pour nous rendre à Tiarako, dans le département de Satiri. Puisque les nuages devenaient de plus en plus noirs, nous nous sommes réfugiés le soir dans une classe à Yéguéresso. Le lendemain, les élèves étaient très étonnés de voir autant de Blancs qui avaient occupés leur salle. Vers 11 heures, nous sommes arrivés à Tiarako où l’autre groupe avec le vice-président avait déjà commencé l’inauguration de la normalisation de l’école. Puisque notre arrivée était prévue pour le soir auparavant, tout le monde s’était inquiété – en plus, il n’y avait pas de réseau pour les avertir de notre changement. Nous y pouvions admirer les danses des masques.
Vers 13 heures, nous sommes partis pour Kékélesso où 261 enfants sont scolarisés. Nous étions contents de la plantation d’arbres mais d’autre part déçus du mauvais état des table-bancs.
Le soir, nous
sommes arrivés à Dafinso où l’on nous attendait deux jours plus tôt parce
que notre lettre avec un changement du programme n’était pas arrivée. A
cause du
mauvais temps, nous avons décidé d’y passer la nuit. En peu de temps, les
responsables arrivaient et puis nous pouvions admirer les danses artistiques des
jeunes du village. On serait très contents si les table-bancs seraient réparés
et des arbres plantés.
Le lendemain, nous nous sommes rendus à Soumorodougou pour inaugurer la nouvelle école qui accueille 80 élèves dans la première classe. A notre grande surprise, on y avait déjà planté beaucoup d’arbres. La cérémonie intéressante fut interrompue par une averse énorme et les acteurs et visiteurs se sont réfugiés chez eux.
L’après-midi,
nous avons fait une petite visite à Koundougou où nous avions financé un
CEG. 336 élèves dont 126 en 6e y sont enseignés. Le grand souhait de
la population et de la direction est un agrandissement du collège pour pouvoir
scolariser deux classes parallèles mais il nous faut d’abord l’autorisation
administrative. 
Après cette courte visite, nous sommes arrivés à Dandé pour y rencontrer l’autre groupe et inaugurer ensemble le collège construit en 2005. La population préparait les locaux pour la cérémonie. Le soir, nous étions invités à une danse de masques.
Très tôt le matin, on apportait les chaises et le matériel pour la cérémonie et quelques filles lavaient nos linges au forage. 138 élèves sont dans les deux premières classes.
Tout le monde était enchanté par la cérémonie qui exceptionnellement ne fut pas raccourcie par une averse. D’autre part, nous avons dû constater que la population et les élèves n’ont pas planté d’ arbres. Pour recevoir le reste des table-bancs, il faut absolument faire de grands efforts avant la prochaine saison des pluies.
Puis nous avons visité Bamagodougou où 116 élèves sont en CP 2. Les arbres fraîchement plantés ètaient encore très petits et doivent être régulièrement arrosés. Il faut aussi réparer la clôture. Manque d’entretien, l’éclairage du CEG à Faramana ne marche plus.
Le lendemain, le président et le représentant se sont rendus à Kouakrouma où en 1997, nous avions financé la construction d’une école primaire. Il y a deux ans, nous avons payé 218.600 FCFA pour remettre l’éclairage enlevé dans la salle et 700.000 FCFA pour remplacer la pompe. Jusqu’à présent, la population n’a pas épargné un seul FCFA pour la réparation éventuelle de la pompe et de l’éclairage, on avait de nouveau enlevé l’éclairage et installé dans un logement et presque tous les table-bancs étaient en très mauvais état. Les arbres plantés ont péri parce qu’on ne les avait pas arrosés – le forage est juste à côté!! Considérant toutes nos dépenses, notre colère était immense !!!
A N’Dorola
où en 2003, nous avions normalisé l’école primaire, la batterie de l’éclairage
était enlevée et on n’avait pas assez planté pour avoir assez d’ombre. Il ne
nous était pas possible de vérifier les réserves demandées. Après le
rafraîchissement, nous sommes partis vers Silorola. A cause de la
mauvaise piste, ce voyage a duré 3 heures. Personne ne nous y attendait, notre
lettre annonçant la visite n’était pas arrivée. Le lendemain, nous avons visité
l’école normalisée par nous en 2003. Les salles étaient bien décorées et les
table-bancs bien entretenus. L’éclairage et le forage financés par nous ne
marchaient plus et on n’avait pas créé de réserves financières pour les
réparations. 
Vers dix heures, nous sommes partis vers Banzon. La piste était en mauvais état et heureusement l’autre groupe avec la 4 x 4 est arrivé et nous a accompagnés.
Arrivés à Banzon, la population, les élèves et des chasseurs nous saluaient au collège construit en 2005. La cérémonie était très bien et nous a plu. Après les déceptions des derniers jours, nous avons tout de suite remarqué qu’on avait planté beaucoup d’arbres. La deuxième surprise pour nous: 115 filles et 75 garçons sont scolarisés au CEG. Ici nous n’avions pas besoin de souligner qu’il faut scolariser autant de filles que de garçons. Même le soir, la population est venue pour nous montrer leur gratitude.
Le lendemain,
nous sommes a
llés à Sonsogona. Comme déjà les autres jours, nous sommes
arrivés avec un grand retard dû au mauvais état de la piste. La cérémonie était
terminée et on l’a répétée pour nous avec une deuxième coupure du ruban.
Après une visite touristique de la ville de Bobo, nous sommes arrivés au Foyer Sainte Monique à Banfora où nous avons rencontré l’autre groupe et où nous nous sommes reposés pour un jour. Nous avons visité le marché et pris un bain rafraîchissant aux cascades. Le deuxième soir, le groupe musical de Tengréla nous a enchantés avec sa musique. Les filles du foyer ont toutes participé aux différentes danses.
L’avant-dernier jour de notre « Tour du Faso » nous a mené à Niamadougou pour y inaugurer l’école primaire. Pendant la cérémonie, deux élèves nous ont enchantés avec leurs chants que nous n’avons malheureusement pas compris. Pour passer la nuit, nous nous sommes rendus à Yéguéresso où nous avons agrandi le CEG et où depuis début septembre habite notre vice-président qui à notre arrivée était encore en route. Les professeurs et les responsables du village sont arrivés pour un entretien avec nous. Le lendemain, nous sommes retournés à Ouagadougou sains et saufs mais assez fatigués par le programme chargé.
Le lendemain, avant notre départ, beaucoup d’amis burkinabè sont venus pour nous souhaiter un bon retour et la famille Sanou a préparé un excellent repas d’au revoir. Après toutes ces impressions, le départ était difficile pour nous mais nous savons que nous retournerons.


Le voyage à bord de la 4 x 4
Après l’inauguration à Siby, nous nous sommes rendus dans le Sourou à Lanfiéra. Tous les élèves, les enseignants et les responsables nous attendaient au CEG construit en 2004. Les filles de la première promotion chantaient un chant d’accueil. Après de différents petits discours, nous avons visité le collège et puis nous avons salué le chef du village. Après un rafraîchissement, nous avons continué notre itinéraire vers Di.
Six kilomètres
avant le village, le comité d’accueil nous attendait et nous accompagnait
jusqu’au collège qui n’était pas encore terminé. Le lendemain, nous nous sommes
levés de bonne heure pour faire une excursion au bord du Sourou. Avec une
pirogue, nous sommes allés sur une petite île que nous avons visitée. Beaucoup
de petits enfants se sont enfouis lorsqu’ils nous ont vus. Grand était le nombre
des gens de Di qui arrivaient pour la cérémonie après laquelle, le cuisinier
nous a préparé les poissons que les pêcheurs de l’île nous avaient donnés. 

Pour nous rendre à Toéni, nous avons dû faire un détour. En route, nous nous sommes arrêtés à Kware Tocksel où une foule nombreuse nous a montré le site prévu pour l’école primaire qui sera construite en 2007. A Toéni, les élèves, la population et les chasseurs étaient déjà au CEG financé en 2004. Le vice-président et aussi le directeur ont demandé à la population d’envoyer les enfants aux écoles et au collège pour leur donner un meilleur avenir.
Ensuite 4 gendarmes nous ont accompagnés à Soro où une grande foule attendait depuis des heures l’arrivée des Blancs. La population a fêté jusque tard la nuit. Le lendemain, tout le monde s’est retrouvé à l’école et après des discours et des chants, nous avons visité les salles. Dans une classe, il y avait 124 et dans la deuxième 50 élèves.
En route pour Satiri, nous avons brièvement visité Kéra qui souhaite avoir une normalisation. On y a déjà quatre salles de classe et la cinquième classe est dans un magazine dans le village. A Satiri, le maire, les responsables du village, le directeur du CEG et un autre groupe allemand nous attendaient depuis des heures. A cause du retard, nous ne pouvions plus visiter le collège construit en 2001 et après un rafraîchissement, nous avons continué avec les autres Allemands vers Tiarako où toute la population nous attendait depuis longtemps. Le deuxième groupe qui devait aussi arriver s’était arrêté à Yéguéresso pour y passer la nuit et il n’y avait pas de moyens pour communiquer entre nous. La nuit, il y avait une pluie torrentielle qui fit écrouler les abords pas encore terminés. Le lendemain, on commençait la cérémonie sans l’autre groupe qui arrivait juste pour pouvoir admirer les jolis masques.
Vers
13 heures, nous avons continué vers Padéma où nous avons agrandi le CEG.
L’autre groupe ne pouvait pas s’ y rendre. Y arrivés, la fatigue dû au trajet
difficile était grande. Le lendemain, deux membres de notre groupe allaient à
Dogoma pour y inaugurer l’école primaire tandis que les deux autres
assistaient à la cérémonie à Padéma. Tous les deux groupes étaient fascinés de
ces fêtes pleines de charme et pleines de gratitude envers l’ASAO. A cause du
programme, ils ont dû quitter trop tôt les villages, ils auraient bien aimé y
rester plus longtemps.
Vers le soir, nous avons essayé de continuer vers Kouka et Diontala mais l’état de la piste nous empêchait d’y arriver à temps et tard la nuit, nous sommes retournés à Dandé pour retrouver l’autre groupe. Après l’inauguration du CEG à Dandé, nous sommes partis à Kibé et en route, nous avons brièvement visité Kokoroba où les élèves nous accueillaient avec un chant. A Kibé, il y avait une cérémonie très agréable pendant laquelle la population nous montrait sa satisfaction pour le projet souhaité, une école primaire qui a été ouverte en octobre.
Avant le coucher
du soleil, nous sommes arrivés à Bamogodougou où l’autre groupe avait
affiché le drape
au allemand pour nous montrer la localité. Le lendemain, nous
sommes partis à Fofara – pas loin de Faramana mais la pluie nous forçait
à un grand détour via Kayan - pour inaugurer l’école primaire. A quelques
kilomètres de Fofara, rien n’allait plus – la 4 x 4 s’est embourbée. Dans un
autre village, le vice-président a trouvé un homme qui l’y a emmené. Le préfet,
le maire de Kayan, toute la population aussi bien que tous les élèves
attendaient depuis longtemps la délégation qui fut emmenée un après l’autre par
mobylette et chaque foi, les tirs des chasseurs ont annoncé leur arrivée. Cette
journée restera gravé dans la mémoire – il n’y avait jamais une inauguration où
les Blancs étaient aussi sales, pleins de boue comme ce jour-là. Tard la nuit,
un tracteur envoyé par le maire de Kayan, nous libéra et nous avons pu continuer
vers Kayan pour y passer la nuit.
Le lendemain, nous nous sommes rendus à Djigouéra pour une petite visite du CEG construit en 1999. Après l’accueil chaleureux, nous sommes allés à Sérekéni-Koana où toute la population nous attendait. En 2007, nous y financerons une école primaire et les enfants seront enfin dans des classes. Banakoro, le prochain village prévu sur notre programme, était à quelques kilomètres de Koana mais il n’y avait pas d’accès direct. A cause du grand détour, nous sommes arrivés tard dans la nuit à Koloko pour passer la nuit dans un hôtel. L’inauguration de l’école à Banakoro eut lieu le 28 octobre, après le départ de la délégation.
Le lendemain matin, nous avons visité Kangala où en 2007, un CEG sera construit. La population a déjà ramasser beaucoup d’agrégats. Puis nous sommes allés à Banfora pour retrouver l’autre groupe au Foyer Sainte Monique. Le lendemain, nous avons visité Sidéradougou où en 2004, nous avions financé un bâtiment à quatre classes pour le CEG. Ensuite nous sommes allés à Moussobadougou pour visiter l’école construite en 1998. A notre grande surprise, on y avait enlevé la pompe et on a transformé le forage en puit sans se rendre compte que l’eau n’a plus la même qualité comme auparavant. Le soir, nous avons retrouvé l’autre groupe qui s’était reposé.
L’avant dernier
jour de notre voyage nous a conduit à Mou. 120 enfants dont environ 40%
de filles fréquentent maintenant l’école construite en 2003. Le village qui nous
a envoyé une demande de normalisation est sur notre liste d’attente. Nous
regrettons que la population et les élèves n’ont pas planté beaucoup d’arbres.
Après le repas, nous sommes partis pour Kélia I où 140 élèves dont plus
que la moitié des filles sont scolarisés à l’école construite en 2001. Là aussi,
on a planté très peu d’arbres, le grillage et les portes des abords sont en
mauvais état. Après un rafraîchissement, nous sommes allés à Yéguéresso
où habite notre vice-président depuis septembre. 
En rentrant vers Ouagadougou, nous avons visité Koti qui aura un CEG en 2007 et Kounamo qui aura la même année une école primaire. Tard la nuit et très fatigués par tout le trajet, nous nous sommes retrouvés chez la famille Sanou où l’autre groupe nous attendait déjà.
Le 11 décembre, M. Krieger Götz, qui est notre vice-président depuis dix ans et qui séjourne pour plusieurs mois au Burkina a été invité à la nouvelle présidence à Ouagadougou pour une décoration. Le Ministre de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation lui a remis la médaille « Chevalier de l’Ordre national ».
A notre prochaine visite – la date n’est pas encore fixée - nous espérons vous revoir et nous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2007, une bonne santé, bonheur, prospérité, une bonne récolte, aux élèves une bonne réussite et comme nous le soulignons toujours dans nos discours une vie dans la paix sans aucune catastrophe.
Nos projets en 2007
Sous condition que le ministère allemand paie la subvention demandée et que la population aura ramassé les agrégats
1. Ecole primaire à Bazoulé, Kadiogo, département de Tanghin-Dassuri, un bâtiment à trois classes, une cuisine scolaire, des latrines scolaires, un grillage, 50 table-bancs,
2. Ecole primaire à Tandatenga, Kouritenga, département de Yargo, un bâtiment à trois classes, une cuisine scolaire, des latrines scolaires, un grillage, deux logements, 50 table-bancs,
3. Ecole primaire à Kwaré-Tocksel, Sourou, département de Toéni, un bâtiment à trois classes, une cuisine scolaire, des latrines scolaires, un grillage, deux logements, 50 table-bancs,
4. Ecole primaire à Komgnessé, Ganzourgou, département de Zam, un bâtiment à trois classes, une cuisine scolaire, des latrines scolaires, un grillage, deux logements, 50 table-bancs,
5. Ecole primaire à Marabagasso, Houet, département de Peni, un bâtiment à trois classes, une cuisine scolaire, des latrines scolaires, un grillage, deux logements, 50 table-bancs,
6. Ecole primaire à Béné-Dof-Tew, Ioba, département de Koper, un bâtiment à trois classes, une cuisine scolaire, des latrines scolaires, un grillage, deux logements, 50 table-bancs,
7. Normalisation de l’école à Sampogrétinga, Bazéga, département de Doulougou, un bâtiment à trois classes, deux logements, 50 table-bancs, , une cuisine scolaire ? latrines, ? un grillage ?
8. Normalisation de l’école à Béka, Boulgou, département de Zabré, un bâtiment à trois classes, deux logements, 50 table-bancs, une cuisine scolaire ?, latrines scolaires ? un grillage ?
9. Normalisation de l`école à Bah, Houet, département de Lena, un bâtiment à trois classes, deux logements, 50 table-bancs,
10. Ecole primaire à Kounamo, Sissili, département de Silly, un bâtiment à trois classes, un logement, 50 table-bancs,
11. Normalisation de l`école à Diontala, Banwa, département de Kouka, un bâtiment à trois classes, 50 table-bancs,
12. Normalisation de l`école à Wérou, Houet, département de Satiri, un bâtiment à trois classes, 50 table-bancs,
13. Normalisation de l`école à Kadoumba, Houet, département de Satiri, un bâtiment à trois classes, 50 table-bancs,
14. Normalisation de l`école à Tio, Sanguié, département de Tenado, un bâtiment à trois classes, 50 table-bancs,
15. Ecole primaire à Sérékéni - Kouana, Kénédougou, département de Djigouéra, un bâtiment à trois classes, 50 table-bancs,
16. Ecole primaire à Sinfara, Kénédougou, département de Banzon, un bâtiment à trois classes, 50 table-bancs,
17. Ecole primaire à Seezon/Doria, Kénédougou, département de Banzon, un bâtiment à trois classes, 50 table-bancs,
18. Normalisation de l`école à Sifarasso, Kénédougou, département de Koloko, un bâtiment à trois classes, 50 table-bancs,
19. Un bâtiment à trois classes pour le collège à Dialgay, Kouritenga, 50 table-bancs,
20. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Bagré, Boulgou, 50 table-bancs,
21. Un bâtiment à quatre classes pour le collège à Kouka, Banwa, 50 table-bancs,
22. Collège à Koti, Tuy, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, une cuisine scolaire, des latrines scolaires, un grillage, 3 logements, 50 table-bancs,
23. Collège à Kangala, Kénédougou, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, une cuisine scolaire, des latrines scolaires, un grillage, 3 logements, 50 table-bancs, forage,
24. Collège à Salogo, Ganzourgou, un bâtiment à quatre classes, un bâtiment administratif, une cuisine scolaire, des latrines scolaires, un grillage, 3 logements, 50 table-bancs,
25. Chaque fois 50 table-bancs pour les collèges à Banzon, Dandé, Guibaré, Gogo et Yondé, si l’on a planté beaucoup d’arbres autour les bâtiments,
26. Un forage à Banzon, Kénédougou, et un forage à Fofora, Kénédougou, Département de Kayan,
27. Fourniture pour les filles dans les écoles primaires 6 Mil. FCFA,
28. Foyer Sainte Monique à Banfora, Internat pour des filles en détresse 8 Mil. FCFA,
29. AMPO Orphelinat à Ouagadougou 3 Mil. FCFA.
– un investissement de plus que 500 Millions de FCFA pour 2007 –
Si un village ou un département n’a pas assez ramassé ou n’aide pas pendant la construction, nous choisirons pour une école primaire Lanfiéra, Houet, département de Fo.
Les villages qui ne sont pas prévus pour 2007 resteront sur notre liste d’attente pour les prochaines années. Nous essayons de les classer d`après une priorité : nombre d`habitants, éloignement jusqu`à l`école la plus proche / au collège le plus proche etc.