Lettre circulaire

Chers amis,
Nous remercions tous les villages que nous avons visités lors de notre voyage du 06 au 20 octobre 2007 pour la grande hospitalité dont nous avons été l’objet. Tous les membres de notre délégation étaient très contents de l’accueil chaleureux et de la bonne organisation de notre séjour.
Nous remercions également tous nos amis africains qui se sont engagés pour réaliser les différents projets surtout Anselm Sanou qui nous donne des conseils excellents, qui a le grand but d’aider et de développer son pays. Nous sommes aussi très heureux que les Directions Régionales et Provinciales de l’Enseignement aient immédiatement envoyé des enseignants dans nos écoles et nos collèges en fin de réalisation.
Nous remercions aussi tous nos membres et nos sponsors ainsi que notre ministère pour le développement sans oublier l’Ambassade allemande qui tous nous soutiennent depuis des années dans nos efforts pour développer le Burkina Faso. Par ces soutiens, nous avons pu augmenter nos projets au profit de beaucoup de villages.
Nous remercions aussi tous les entrepreneurs, tâcherons et ouvriers pour leur travail. Un grand merci enfin à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont ramassé le sable, le gravier et les cailloux sauvages nécessaires et donné des coups de main pour la réalisation de nos projets.
A l’instar de l’année dernière, nous envoyons notre «lettre circulaire» aux présidents de l’APE parce que pendant nos différents voyages, nous avons quelque fois constaté que la population n’avait rien appris de nos lettres. Nous prions les présidents APE de transmettre nos informations à toute la population.
Notre dernier voyage
Puisque nous étions très nombreux cette année, nous avions formé deux groupes – le plus grand avec le président, M. Simonis Charly, et notre représentant, M. Sanou Anselm, en taxi-brousse et le deuxième en 4 x 4. avec le vice-président. Chaque soir, les deux groupes se retrouvaient dans un village.
En route pour Salogo, nous nous sommes d’abord arrêtés à Rapadama (Ganzourgou) où une foule nombreuse, formée d’adultes et aussi d’élèves, nous attendait. Nous y avions un long entretien avec les responsables du village qui nous avaient envoyé une demande de construction d’une deuxième école primaire. En 2008, nous y réaliserons un bâtiment à trois classes et un logement.

Après un rafraîchissement offert par la population de Rapadama, nous sommes partis pour Salogo (Ganzourgou) où nous avons construit un collège. Avant le village, une délégation nous attendait déjà pour exprimer sa gratitude pour ce joyau qui aidera certainement à développer la commune.
Puis nous nous sommes rendus à la cour royale du Naaba qui nous attendait ensemble avec le Haut-commissaire de la province, le Directeur Régional, Madame le Maire de la commune, le préfet et la population de Salogo.
Après un accueil chaleureux, nous nous sommes rendus sur le site du collège où nous avons procédé à la remise des clés du collège à Madame le maire et procédé à la visite des locaux.
Aux 63 élèves postulant en classe de 6e, Mme le maire a apporté des encouragements et les a soutenus en leur donnant des fournitures scolaires.
Après la cérémonie, toute la délégation était invitée chez le Naaba. Trois membres dont le vice-président ont dû retourner avec M. Sanou à Ouagadougou pour aller chercher leurs bagages qui étaient restés en Europe.
Le lendemain, un groupe s’est rendu à Nédogo (Ganzourgou) pour discuter avec les responsables de la réalisation d’un collège en 2008 (quatre classes, un bâtiment administratif et trois logements) et puis à Koankin (Ganzourgou) où nous construirons un bâtiment à trois classes et un logement.
Le représentant et le vice-président sont allés à
Komgnessé (Ganzourgou)
où l’on avait commencé avec la construction d’une école primaire
et de deux logements au début de l’année 2007. Manque de participation de la
population, les bâtiments n’étaient pas encore terminés. Une seule personne, un
vieux, était sur le chantier pour aider
les
maçons, les jeunes ne faisaient rien pour donner un meilleur avenir à leurs
enfants. Puisque le vieux ne pouvait pas bien cultiver son champ à cause du
retard des travaux, le vice-président lui donna de l’argent pour pouvoir
s’acheter des vivres. Considérant tous les efforts faits par l’ASAO pour aider
et développer les villages, nous sommes très déçus d’une telle attitude d’une
majorité d’un village qui refuse la coopération, qui vraisemblablement refuse
aussi un changement dans son village !!!
Au cours de l’après-midi, les deux groupes se sont retrouvés pour se rendre ensemble à Nohoungo (Kouritenga). A différentes reprises, les passagers ont dû quitter le taxi-brousse pour traverser des ravins mais nous sommes arrivés dans le village sans problèmes. Après avoir déchargé les véhicules, les jeunes de notre délégation ont joué au foot avec quelques enfants. Le soir, nous avions notre première pluie.
Le lendemain, nous avons visité l’école primaire normalisée en 2002 et le CSPS avec la maternité construits en 1995/96. Juste avant notre arrivée, deux femmes ont accouché et nous leur avons donné de petits cadeaux. Entre la maternité et le CSPS, il y a maintenant un petit bosquet qui crée un meilleur microclimat. Le CSPS et la maternité sont bien fréquentés. Puisque les enseignants préfèrent habiter à Koupéla, il y a deux logements qui ne sont pas occupés. Nous avons dit au directeur de les offrir au personnel du CSPS.
A notre départ, nous avons vu que le porte-bagages du taxi-brousse était cassé et on s’est arrêté à Koupéla pour le réparer. Après cette pause imprévue, nous nous sommes rendus à Nakaba (Kouritenga), le village natal de l’ambassadeur burkinabè en Allemagne où en 1996, nous avions normalisé l’école primaire. 345 élèves sont enseignés, les logements sont tous occupés et le forage marche. Après un accueil chaleureux par les élèves aussi bien que par les adultes, nous sommes partis pour Dialgaye (Kouritenga) parce que Tandatenga (Kouritenga), notre but prévu sur notre programme n’était pas accessible pour notre véhicule et en plus, les nuages qui s’approchaient annonçaient une forte pluie. Malheureusement, nous ne pouvions pas contacter le village qui nous attendait.
Le groupe en 4x4 est allé à
Baskouré (Kouritenga)
où l’ASAO a construit un CEG en 2002 et agrandi d’un bâtiment à quatre classes
en 2006. Notre visite était annoncée en mai mais personne ne nous attendait. A
notre dernière visite en 2005, nous avons déjà remarqué que le grillage était en
mauvais état et que très peu d’arbres étaient plantés dans cette enceinte.
Depuis ce temps, on n’avait rien fait : le grillage n’était pas réparé et on
n’avait pas planté d’arbres pour lutter contre la désertification. A notre avis,
les établissements scolaires devraient tout faire pour conserver la nature pour
les futures générations qui veulent y vivre. Mais souvent, on cherche des
excuses. L’éclairage ne marchait plus. Le collège devrait tout faire pour la
réparer pour donner la possibilité aux élèves pour préparer leurs examens car
avec un éclairage, il y a de meilleurs résultats !!! Dans une classe, nous avons
pu voir beaucoup de table-bancs délabrés.
A cause de tout cela,
nous ne paierons pas les 50 table-bancs que nous octroyons normalement deux ans
après la construction.
Nous espérons voir un change
ment
à Baskouré.
Une délégation nombreuse de Bick-Baskouré (Kouritenga) nous attendait au collège pour discuter de leur projet souhaité. En 2008, nous y réaliserons trois classes.
Puis nous sommes allés à
Bondoudoum (Kouritenga)
où en 1997, nous avions financé une école primaire, trois
logements, un forage et une salle éclairée. Au début, les parents ne voulaient
pas envoyer leurs enfants à l’école mais maintenant il y a 148 élèves qui nous
attendaient impatiemment avec leurs parents à l’ombre du grand bosquet planté
par le village – les arbres sont plus hauts que les classes.
Les élèves chantaient et dansaient et nous aurions bien voulu y rester plus longtemps mais notre programme ne le permettait pas. Tous les table-bancs étaient réparés, l’éclairage marchait et puisque le forage ne donnait pas assez d’eau, nous avons promis d’envoyer une entreprise pour vérifier la pompe.
Notre prochain village Wobzoughin (Kouritenga) est comme Bondoudoum : de grands arbres entourent l’école construite en 1999, l’éclairage marche encore mais il y a quelques ampoules cassées. Le forage ne donne plus d’eau mais le village a déjà contacté Plan International qui payera un autre forage. Les 160 enfants qui vont maintenant à l’école nous attendaient avec leurs parents. Leurs danses nous ont aussi beaucoup enchantés.
Nous serions très contents si on trouvait dans tous les villages
des enseignants aussi engagés comme à Wobzoughin et à Bondoudoum qui savent
motiver les élèves mais aussi les adultes.

Comme déjà mentionné plus haut, nous nous sommes rendus à
Dialgaye (Kouritenga)
pour y passer la nuit au lieu d’aller à Tandatenga. Personne
n’était au courant de notre arrivée qui était prévue un jour plus tard mais le
gardien du collège nous a ouvert deux classes. Le lendemain matin, quelques
membres se sont rendus à la messe. Le curé qui les a tout de suite reconnus, a
parlé de L’ASAO et de l’importance de l’enseignement
pour développer un pays.
Le matin, le groupe en 4x4 s’est rendu à
Tandatenga (Kouritenga)
accompagné par un policier. Le maire et le préfet nous attendaient déjà mais la
population manquait encore pour pouvoir commencer la cérémonie. Manque de
coopération de la part de la population, les trois classes et les deux logements
n’étaient pas encore terminés. L’ASAO aussi bien que le maire ont exprimé leur
mécontentement concernant la passivité des villageois qui cherchaient toutes
sortes d’excuses au lieu de participer aux travaux.
D’après notre opinion,
le village ne peut jamais changer sa situation et donner un meilleur avenir aux
enfants en attendant à l’ombre les bras croisés.
L’inscription de 36 garçons et de 43 filles dans la première classe nous a
réconfortés mais il faut absolument les laisser
continuer
dans leurs études.
Ensuite, le groupe est parti pour Donsin (Kouritenga) où, en 2000, nous avons construit une école primaire avec deux logements et un forage. 68 garçons et 70 filles qui sont maintenant scolarisés nous attendaient avec les responsables et les parents. Quelques garçons battaient le tam-tam et les élèves dansaient – ce qui nous a beaucoup enchantés. Le bâtiment, le mobilier et le forage étaient bien entretenus et nous sommes partis très contents de cette visite.
Seulement trois personnes dont le président et le représentant se sont rendus à Kidibin (Kouritenga) pour une petite visite. En 1996, l’ASAO y avait financé une école primaire, trois logements et un forage. Le village avait récemment rénové les classes, le mobilier et le forage étaient en bon état. 169 élèves sont scolarisés.
Le groupe en taxi-brousse a visité
Tensobentenga
(Kouritenga)
où en 1997/98, nous avons financé un CEG avec un bâtiment administratif, cinq
logements, une salle éclairée et un forage. Le groupe était très déçu parce qu’à
part de la direction, personne du village ne les attendait. L’éclairage ne
marchait que pendant la journée parce que la batterie était en panne. Ainsi les
élèves n’ont pas la possibilité de préparer les examens le soir – ce qui
changerait certainement le mauvais taux de réussite dans ce collège. L’ASAO
serait très content si on y plantait beaucoup d’arbres comme dans les villages
cités au-dessus.

L’après-midi, tout le monde s’est retrouvé à Dialgaye (Kouritenga) où en 2004, nous avons réalisé un CEG avec quatre logements, un forage et une salle éclairée. En 2007, nous avons ajouté encore trois classes. Tous les élèves, les responsables de la commune et les parents nous attendaient. Au début de la cérémonie, il y a eu des prières pour les chrétiens et les musulmans puis des danses et aussi des discours. Après la cérémonie, on a dansé jusque tard dans la nuit. Nous serions contents si on plantait encore des arbres pour avoir un bosquet sur le terrain du collège.
Le groupe avec le taxi-brousse s’est rendu à
Tenkodogo (Boulgou)
pour y visiter le collège Marie Reine agrandi par l’ASAO en
2000. Puisque notre lettre annonçant notre visite n’est jamais arrivée, personne
ne nous attendait mais en peu de temps, les sœurs nous ont préparé un
rafraîchissement. Trois jeunes Allemands qui nous ont accompagnés et qui
voulaient retourner au bout de la première semaine à Ouagadougou où ils font
leur service civil nous ont quittés à cause du palu d’un entre eux.

Après avoir congédié les jeunes, nous sommes partis pour
Yondé (Koulpelogo)
où en 2005, nous avons financé un CEG avec un bâtiment administratif et trois
logements. A cause de l’insécurité dans cette région, la gendarmerie nous
accompagnés pendant plusieurs jours. A Yondé, les élèves nous ont bien souhaités
la bienvenue. Le lendemain, il y a eu une grande cérémonie. Au début, les élèves
ont chanté des chansons de bienvenue, suivi de danses et de différents discours.
Puisque le collège qui est ouvert depuis 3 années a déjà quatre classes,
nous
réaliserons en 2008 encore un bâtiment à quatre classes mais nous attendons une
meilleure participation de la population pour pouvoir terminer ce projet le plus
vite possible.
Après un rafraîchissement, nous sommes allés à Yargatenga (Koulpelogo) pour inaugurer le collège construit en 2006. Une grande foule qui nous attendait déjà nous a montré sa gratitude pour ce joyau et nous a accompagnés jusqu’au CEG. Dans les petits discours, on parlait de l’importance de l’enseignement et de l’ASAO qui apporte partout dans le pays son aide. Les danses et les chants ont beaucoup impressionnés. Après la distribution des cadeaux et un rafraîchissement, nous avons passé une soirée agréable avec les responsables du village.
Le lendemain, le groupe en taxi-brousse s’est rendu à Bittou (Boulgou) où en 2006, nous avons agrandi le collège en ajoutant 4 classes. Une très petite dèlégation nous attendait au collège, pas d’élèves et pas d’enfants. Le nouveau bâtiment n’était pas encore nettoyé. Dans une salle, il y avait beaucoup de table-bancs délabrés. Entrés dans une autre salle, nous avons eu l’impression d’être dans une écurie parce qu’il s’y trouvait un âne. Un an après la terminaison, on ne se servait pas encore de ce bâtiment qui coûtait plus de 16.000.000 FCFA. Dans l’enceinte du grillage, on ne voyait pas d’arbres plantés. Tout le groupe était furieux. Tant que le lycée n’a pas réparé les table-bancs et planté beaucoup d’arbres, l’ASAO ne livrera pas le reste des table-bancs.
L’autre groupe s’est rendu à
Garango-Tangaré
(Boulgou)
pour inaugurer le collège construit en 2006. A l’entrée de la
ville, une délégation avec le gouverneur du Sahel qui est originaire de Garango
et le maire nous attendait et nous ont accompagnés au CEG où il y avait déjà une
foule nombreuse qui montrait sa gratitude. Des chants, des danses et des
discours étaient sur le programme mais aussi une pièce de théâtre dans laquelle
un vieux interdit à ses enfants d’aller à l’école. Des années après, une
infirmière, la fille de son meilleur ami qui a passé le BEPC et suivi une
formation, le soigne et maintenant il regrette de ne pas avoir envoyé ses
enfants à l’école. Dans son discours, le vice-président a expliqué que le comité
de jumelage de Ladenburg avait payé la somme nécessaire pour la construction à
l’ASAO. Dans la deuxième année, le collège avait déjà trois cla
sses,
deux sixièmes avec 116 élèves chaque classe et une cinquième avec 95 enfants. La
grande surprise pour le groupe, 60% des élèves sont des filles. Puisque l’année
prochaine, il n’y aura pas assez de place, l’ASAO financera un autre bâtiment à
quatre classes.
L’après-midi, les deux groupes se sont retrouvés au CEG à
Bagré (Boulgou),
construit en 2003 et agrandi en 2007 pour une petite cérémonie
avec les élèves, les parents et les responsables de la commune. Après des danses
et des petits discours, il y avait un rafraîchissement extraordinaire : un
ressortissant qui est cuisinier dans un grand hôtel à Ouagadougou avait préparé
un grand repas comme on en trouve rarement en brousse et le tout très bien
décoré, sur les tables, il y avait d
es
nappes et des serviettes.
Le lendemain, nous sommes allés à Béka (Boulgou) pour inaugurer la normalisation de l’école primaire. Beaucoup de monde nous attendait. Les filles ont présenté des danses et des chants qui nous ont enchantés vraiment et heureusement, il n’y avait pas trop de discours. Après un rafraîchissement, nous avons continué pour Tiébélé (Nahouri) pour une visite touristique.
De Tiébélé, nous sommes partis vers
Gogo (Zoundwéogo)
où en 2005, nous avons réalisé un CEG, un bâtiment administratif et trois
logements. Arrivés, il y avait encore des cours et nous avons tout de suite
visité les classes mais quelle surprise:au lieu de trois classes, on avait 7
classes dont 4 sixièmes avec en somme 300 élèves. Manque de classes, on cherché
des locaux dans le village pour enseigner mais il n’y en avait pas assez. Une
classe est même dans un logement et plusieurs enseignants ont dû se partager les
autres logements. Puisqu’une autre ONG a commencé à construire deux classes,
nous ajouterons en 2008 un bâtiment à trois classes. D’autre part, les élèves
doivent planter encore beaucoup d’arbres parce que les autres plants étaient
trop petits lorsqu’on les a plantés et ont péri.
Le lendemain, nous
sommes partis vers
Sampogretinga (Bazéga)
où en 1994, nous avons financé une école primaire, trois logements et un forage.
En 2007, nous avons ajouté trois classes et deux logements pour normaliser cette
école. Une grande foule nous attendait et l’après-midi, il y avait une cérémonie
impressionnante en présence du Haut-Commissaire avec des danses et des chants
des élèves et d’autres groupes. Toute la population et aussi beaucoup de
ressortissants sont arrivés pour assister à cette inauguration et pour nous
montrer leur joie pour ce joyau.
Le lendemain nous sommes partis vers l’Ouest. A la sortie de
Ouagadougou, le vice-président a constaté que la 4X4 n’accélérait plus comme
d’habitude et le groupe a fait demi-tour pour se rendre dans un garage.
Craignant de perdre trop de temps, nous avons contacté le taxi-brousse et
presque toute l’équipe de la 4X4 y est montée pour continuer. Dans un autre
garage, la 4X4 a pu être réparée et une heure après, nous avons continué. Peu de
temps après, nous avons reçu un coup de téléphone de M. Sanou nous disant que le
taxi-brousse avait un pneu crevé. Après même pas 100 Km, les deux groupes se so
nt
rencontrés, M. Sanou et deux membres ont joint la 4X4 pour se rendre à
Kounamo (Sissili)
où en 2007, nous avons financé une école primaire et un logement.
Le maire de la commune nous attendait au goudron pour nous accompagner dans le village où tout le monde nous attendait depuis longtemps à cause de notre retard. Dans la première classe, 94 enfants dont 42 filles sont inscrits, même les Peulhs ont envoyé 7 enfants. Pendant la cérémonie, les chants et les danses des jeunes nous plaisaient beaucoup, les discours n’étaient pas trop longs.
Après une collation, nous sommes partis vers Koti (Tuy) où en 2007, nous avons financé un CEG avec un bâtiment administratif et trois logements. Pendant la construction, le vice-président y est plusieurs fois passé et a pu voir que grâce à la participation active et nombreuse de la population, les travaux ont bien progressés. Après quatre mois tous les bâtiments ont été terminés – la population a tout fait pour avoir son collège, pour avoir terminé le chantier longtemps avant le début des travaux champêtres. Nous serions très contents si tous les villages faisaient comme eux – sans les propres efforts, il n’y a jamais de changement.
Le lendemain matin, le groupe en 4X4 s’est rendu à
Siby
et
Kalembouly (Balé).
En visitant les salles de classe du CEG, nous avons dit toute
notre satisfaction quant au fonctionnement et la protection des arbres plantés
par les élèves. On notait la présence du maire de la commune de Siby, Séména
Ganou,
du directeur du collège, Abdramane Sawadogo, de conseillers municipaux et des
parents d’élèves. En cette année scolaire, le CEG de Siby totalise plus de 300
élèves.
Par la suite, nous nous sommes rendus dans le village de Kalembouly où nous construirons en 2008 une école primaire et un logement.
Après cette visite, nous sommes allés à Tio (Sanguié) pour retrouver
l’autre groupe et inaugurer avec eux la normalisation de l’école primaire
effectuée en 2007. Tout le village et tous les élèves étaient déjà réunis et
attendaient le début de la cérémonie. Pour passer le temps, les différents
groupes montraient déjà leurs danses qui nous plaisaient beaucoup. A la fin de
l’inauguration, les meilleurs élèves mais aussi des enseignants ont reçu des
prix. Le soir, nous avons encore longtemps discuté avec les villageois et les
ensei
gnants.
Le lendemain, nous sommes partis pour Bazoulé (Kadiogo). Lorsque les deux groupes sont arrivés vers midi, les enfants avec de petits drapeaux et les différents acteurs ont quitté le site de l’école primaire construit en 2007. La représentante du Meba et le Haut-Commissaire de la province nous ont expliqué qu’on les avait invités à l’inauguration pour la matinée et qu’ils ont beaucoup regretté de ne pas avoir pu faire cette inauguration avec les bayeurs de fonds. D’autre part, nous avions prévu et annoncé notre arrivée et l’inauguration à partir de 12 heures. A cause de notre programme rempli, nous ne pouvons plus changer pendant notre séjour. Après le départ des invités, nous avons d’abord pris le rafraîchissement et ensuite nous nous sommes rendus à l’école où tous les groupes se sont retrouvés. Pour nous, on a fait une deuxième inauguration sans discours – à part de celui du vice-président de l’ASAO – mais avec beaucoup de danses souvent très artistiques.
Après les présentations, nous avons visité les caïmans de Bazoulé et sont ensuite retournés à Ouagadougou sains et saufs mais très fatigués.
Pour changer la situation déplorable dans les villages et lutter contre la pauvreté, il faut sensibiliser et instruire la population. A partir de cette année, nous avons décidé de payer un animateur qui visitera les villages pour instruire et sensibiliser les adultes aussi bien que les élèves à travers des vidéos et des discussions.
En 2007, nous avons réalisé 18 écoles primaires, 6 collèges, 3 bâtiments administratifs, 31 logements pour les enseignants et 3 forages d’un montant de 505.000.000 FCFA.
Avant notre départ, nous avions déjà envoyé notre demande de subventions au ministère allemand pour le développement et notre programme pour 2008 était déjà fixé. Pendant notre séjour, nous avons dû constater qu’il faut changer ce programme et agrandir des collèges comme à Gogo, Garango, Yondé et aussi Banzon pour pouvoir y continuer avec l’enseignement sinon l’année prochaine, on devrait y refuser beaucoup d’enfants. En 2008, nous financerons 21 écoles primaires, 11 collèges, 4 bâtiments administratifs et 29 logements d’un montant de 602.000.000 FCFA. Sur les pages suivantes, vous voyez tous nos projets réalisés dans votre pays - ceux prévus en 2008 sont imprimés en caractères gras.
Chers amis, vous voyez que nous, l’ASAO, faisons tout pour vous aider et nous exigeons également le même engagement de votre part – ensemble nous réussirons.
A notre prochaine visite – la date n’est pas encore fixée - nous espérons vous revoir et nous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2008, une bonne santé, une bonne pluviométrie, pas de catastrophes, bonheur, prospérité, une bonne récolte, aux élèves une bonne réussite et comme nous le soulignons toujours dans nos discours une vie dans la paix.
Charly Simonis Götz Krieger
Chevalier de l’Ordre National Chevalier de l’Ordre National
(Président) (Vice-Président)
Depuis des années, nous soutenons à Banfora le Foyer Sainte Monique créé par la Sœur Véronique. Des filles ont la possibilité d’y loger pour continuer leurs études.
Grâce à différents sponsors, Sœur Véronique a pu construire une maison d’hôtes :
La maison est de type familial dans laquelle on dispose de cinq chambres dont deux avec un lit à deux places, deux avec deux lits à une place et une petite chambre avec un lit. Toutes les chambres sont ventilées, il y a deux douches et un wc tout à l’intérieur, plus un grand salon qui peut servir aussi de salle à manger. Un petit jardin est aménagé à la devanture et tout autour, il y a de l’espace pour prendre un bain de soleil.

Les chambres sont louées à 3500 francs par nuit, petit déjeuner compris. Pour le moment, on ne sert pas les repas de midi ni du soir, mais la maison d’hôtes n’est pas loin de la ville avec de petits maquis où on peut bien manger.
Le Foyer souhaite accueillir des personnes qui veulent bénéficier d’un certain calme tout en ayant leur autonomie pendant leur séjour et qui ne veulent pas traîner trop tard en ville la nuit, pas au-delà de 23 heures.
Soeur Véronique PEMOU
BP 78
BANFORA-BURKINA FASO
TEL DOM +22620910763
TEL CELLULAIRE +22670293500