Lettre circulaire 2008

Chers amis,
Nous remercions tous les villages que nous avons visités lors de notre voyage du 04 au 26 octobre 2008 pour la grande hospitalité dont nous avons été l’objet. Tous les membres de notre délégation étaient très contents de l’accueil chaleureux et de la bonne organisation de notre séjour.
Nous remercions également tous nos amis africains qui se sont engagés pour réaliser les différents projets surtout Anselm Sanou qui nous donne des conseils excellents, qui a le grand but d’aider et de développer son pays. Nous sommes aussi très heureux que les Directions Régionales et Provinciales de l’Enseignement aient immédiatement envoyé des enseignants dans nos écoles et nos collèges en fin de réalisation.
Nous remercions aussi tous nos membres et nos sponsors ainsi que notre ministère pour le développement sans oublier l’Ambassade allemande qui tous nous soutiennent depuis des années dans nos efforts pour développer le Burkina Faso. Par ces soutiens, nous avons pu augmenter nos projets au profit de beaucoup de villages.
Nous remercions aussi tous les entrepreneurs, tâcherons et ouvriers pour leur travail. Un grand merci enfin à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont ramassé le sable, le gravier et les cailloux sauvages nécessaires et donné des coups de main pour la réalisation de nos projets.
A l’instar de l’année dernière, nous envoyons notre «lettre circulaire» aux présidents de l’APE parce que pendant nos différents voyages, nous avons quelque fois constaté que la population n’avait rien appris de nos lettres. Nous prions les présidents APE de transmettre nos informations à toute la population.
Notre dernier voyage
Puisque nous sommes nombreux pendant les deux premières semaines, nous formons
deux groupes – le plus grand avec le président, M. Simonis Charly, et notre
représentant, M. Sanou Anselm, et le deuxième avec le vice-président. Presque
chaque soir, les deux groupes se retrouvent dans un village.

Le premier jour nous conduit dans la commune de Siby où nous visitons d’abord le CEG construit en 2006. Depuis la rentrée dernière, le collège accueille trois classes de sixième. Après un rafraîchissement chez le maire de Siby, nous nous rendons à Kalembouly pour y inaugurer l’école primaire en présence de Madame le Haut-Commissaire et de toute la population. Nous pouvons admirer les masques impressionnants aussi bien que les danses traditionnelles. Le soir, les jeunes de notre groupe vont à la discothèque du village tandis que les autres discutent encore longtemps avec les responsables du village.
Le 6 octobre, les deux groupes se séparent pour quelques jours. Le groupe du
président visite d’abord Ouahabou où en 2009, nous voulons
construire un CEG qui est déjà ouvert depuis la rentrée. La première promotion
est abritée provisoirement dans un bâtiment et compte une cinquantaine d’élèves.
Après l’entretien avec les responsables où le président souligne
l’importance d
e
la participation active de la population qui jusque là était encore
insuffisante, le groupe visite la vieille mosquée en banco.
Après deux heures de route, une délégation de Bah nous attend au bord de la Nationale pour nous accompagner dans leur village. Sur une piste, nous traversons une grande forêt et même avant d’arriver dans le village, le nombre des gens qui nous attendent pour nous accompagner s’accroît constamment. Toute la population nous accueille à l’école que nous avons normalisée en 2007. Des passages de la cérémonie seront diffusés dans les nouvelles à la télé. Comme à Kalembouly, nous admirons les différentes danses des masques, un spectacle extraordinaire surtout pour les nouveaux de notre groupe.
L’autre groupe avec le vice-président, sa femme et trois amis français s’
arrêtent d’abord à Yéguéresso -le village où le vice-président habite
pendant ses séjours prolongés au Burkina – pour prendre un rafraîchissement dans
la buvette centrale où l’on peut régulièrement rencontrer le «Sanou Blanc»
pendant son séjour. Puis nous traversons Bobo-Dioulasso pour prendre une
mauvaise piste qui nous conduit à Léguéma. Cette année, nous y avons
construit une école B qui n’est pas encore tout à fait terminée mais on y avait
déjà planté beaucoup d’arbres dans l’enceinte du grillage. Le nouveau directeur
a inscrit 72 élèves en CP1. Nous le connaissons depuis 8 ans parce qu’il
dirigeait longtemps l’école de Kékélesso également construite par l’ASAO. Même
s’il n’y a pas d’inauguration, la population est très nombreuse. Les enfants
nous fascinent avec leurs danses acrobatiques. Après un rafraîchissement, nous
retournons à Yéguéresso pour y passer la nuit dans le logement du vice-président
qui sert avec le repas du vin mousseux et du rouge.

Le 7 octobre, le grand groupe se rend d’abord à Bobo pour emmener la sécurité pour les deux véhicules. Ensuite nous allons à Sala dans la commune de Satiri où cette année, nous avons normalisé l’école primaire. Comme dans les autres villages, toute la population nous attend. Les discours pendant la cérémonie sont courts, suivis par des danses de différents groupes. Nous étions très contents de voir beaucoup d’arbres plantés et bien entretenus. Après la cérémonie, on nous sert un repas avec beaucoup de différentes salades.
En partant vers Kadoumba, nous visitons le CEG de Satiri qui a plus que 130 élèves dans sa nouvelle sixième. Puisque le collège n’a pas encore le droit d’ouvrir deux sixièmes, la direction a dû refuser beaucoup d’élèves. Pour améliorer cette situation, nous voulons ajouter en 2009 quatre classes au collège.
Après une boisson offerte par le maire, nous allons à Kadoumba où nous
avons normalisé l’école l’année dernière qui accueille actuellement 324 enfan
ts
dans 5 classes. La population nous attend et un groupe de femmes nous souhaite
la bienvenue. La cérémonie est aussi impressionnante et le soir, on nous
présente la danse des masques.
L’autre groupe quitte Yéguéresso tôt le matin pour se rendre à Wérou dans la commune de Satiri où l’année dernière, nous avons normalisé l’école primaire. L’inauguration officielle a déjà été faite en novembre 2007 en présence de notre représentant Anselm Sanou et la fête organisée a pour but de remercier l’ASAO. L’accueil est très chaleureux. Nous voyons là, pour la première fois, un balafon courbe, porté en bandoulière comme un accordéon. Les enseignants sont très sympathiques et enthousiastes, en particulier les 2 institutrices qui ont préparé un succulent déjeuner et ne se plaignent pas malgré les effectifs de leurs classes (plus de 100 élèves).
La deuxième destination de la journée est Kéra, au bord du goudron. Mais il faut parcourir en sens inverse la piste menant à Wérou, ce qui demande à Götz beaucoup de concentration et d’habileté. Pendant la cérémonie, les remerciements sont émouvants : 8 filles entonnent un chant dédié à l’ASAO, une magnifique nappe tissée portant l’inscription « Amitié Kéra-ASAO » est offerte. Après l’annonce d’une séance d’information sur l’excision qui aura lieu à l’issue de la cérémonie, le préfet en profite pour rappeler à la population que chacun est en devoir de signaler toute séance d’excision dont il aurait connaissance, sous peine de se rendre coupable de non assistance à personne en danger. La fin de la soirée se déroule au bar voisin dans une atmosphère plus détendue et même chaleureuse.
Le 8 octobre, le grand groupe se rend à Diontala où l’ASAO a normalisé l’école primaire. La population nous attend et nous montre leur gratitude. Nous admirons les différentes danses des masques. Pendant la cérémonie l’autre groupe qui est en route pour Kouka et que nous n’avons plus vu depuis deux jours nous joint.
Après le repas, nous partons pour Lanfiéra dans la
commune de Fo où nous avons financé une école primaire et un logement. En route,
nous nous arrêtons à Soumorodougou pour admirer le grand nombre d’arbres plantés
en 2006 qui sont déjà plus haut que les classes. Vers 16 heures, nous arrivons à
Lanfiéra. Tout le village nous attend pour inaugurer l’école. La cérémonie nous
plaît beaucoup mais en visitant l’école nous avons l’impression d’être sur un
chantier – depuis la fin des travaux au début de cette année, on
n’a pas nettoyé
le terrain. On y a planté des arbres mais ils sont encore très petits et doivent
être régulièrement arrosés. Ensemble avec les élèves, nous mettons des pierres
autour des plants pour les protéger. Nous passons une soirée agréable dans le
village et les jeunes de notre groupe assistent encore à une danse de masques
tard la nuit. Nous financerons encore un forage à Lanfiera mais auparavant, il
faut nettoyer le chantier.
A cause de la saison des pluies, l’autre groupe ne peut pas se rendre à Solenzo et le vice-président en profite pour visiter avec le maire et le préfet Silmilmossi, un village dans la commune de Bondoukuy où la classe de CP2 (43 filles et 47 garçons) est enseignée dans un hangar en banco. Les autres visitent pendant ce temps le chef-lieu de la commune.
Puis nous partons pour Kouka. Au péage à Bobo, on nous dit que les autres nous
avancent. En traversant Diontala, nous nous y arrêtons et arrivons à
l’inauguration que l’autre groupe a déjà commencée. Nous y restons avant de
continuer vers Kouka. En 2005 et l’année dernière, nous y avons ajouté
deux bâtiments à 4 classes. En 2006, la population attendait en vain l’arrivée
d’un groupe de l’ASAO qui à cause des mauvaises pistes ne pouvait pas venir.
Cette année, on n’avait pas reçu la lettre annonçant notre visite mais en peu de
temps, les responsables de la commune arrivent, également les musiciens et les
masques qui nous enchantent beaucoup. Le groupe n’est pas content de l’entretien
du premier bâtiment et la mauvaise plantation. Pour rece
voir
le reste du mobilier, il faut absolument faire d’énormes efforts.
Le 9 octobre le groupe du président se rend à Béna dans la commune de Faramana. Le chef du village et toute la population nous attendent. La cérémonie se déroule dans une atmosphère de calme et de discipline – on n’a pas besoin de fouets ou de bâtons pour retenir les gens. Le chef nous remercie pour avoir réalisé son grand rêve: une école pour y enseigner les enfants de son village. Puisqu’il n’y a pas de forage dans ce village, nous y financerons un.
Après un rafraîchissement, nous quittons le village pour aller à Faramana où nous avons ajouté un bâtiment à quatre classes au CEG construit en 2004. Peu après l’autre groupe arrive aussi. L’après-midi, nous rencontrons la population sur une place dans le centre. Les petits discours sont traduits en dioula. Vers la fin de la cérémonie, le président qui avait en vain essayé d’aller à Fofara nous rejoint et on nous invite à une danse de masque.
Après avoir quitté Kouka, l’autre groupe s’arrête d’abord à Koundougou pour visiter le CEG construit en 2003. Nous y rencontrons les responsables, la direction, les enseignants et l’APE pour discuter avec eux. Jusqu’à présent, on n’a malheureusement pas fait de grands efforts pour planter des arbres pour créer un meilleur microclimat et pour lutter contre la désertification. Dans la nouvelle sixième, il y a 120 élèves et la direction a dû refuser d’autres demandes. Comme à Satiri, nous voulons ajouter quatre classes pour pouvoir former deux sixièmes.
Puis nous allons pour une petite visite à Soumorodougou où en 2006, nous avons construit une école primaire. De loin, on voit déjà les arbres que le directeur avait plantés la même année avec les élèves. Les arbres sont maintenant plus hauts que les classes. La population nous attend comme si nous venons pour une inauguration. On nous montre la grande joie et la gratitude pour avoir reçu ce joyau.
Après le deuxième rafraîchissement pour ce jour, nous continuons pour retrouver les autres à Faramana. Le soir, le président nous raconte qu’il a aussi visité Kouakrouma. Il était très content de la bonne plantation d’arbres et il a félicité la population pour cela mais pour diminuer les dégâts provoqués par les eaux dans la saison des pluies, il faut encore planter beaucoup d’autres arbres et grâce à ces arbres, le village aura dans quelques années moins d’inondations et moins de cases détruites par l’eau.
Le 10 octobre, quatre jeunes qui jusque-là étaient avec le président, nous
quittent pour passer quelques jours à Banfora avant de retourner en Allemagne.
Après avoir pris congé, le groupe du président s’arrête d’abord à Dandé
pour visiter le CEG construit en 2005. Depuis l’inauguration qui a eu lieu en
octobre 2006, on a planté e
t entretenu beaucoup d’arbres. La sixième a plus que
120 élèves et on a refusé une quarantaine. En 2009, nous voulons ajouter quatre
classes pour pouvoir former deux sixièmes. Grâce à une sensibilisation, les cas
de grossesses se sont remarquablement réduites: en 2006/07 4 cas et après la
sensibilisation en 2007/08 1 cas.
Après quelques courses à Bobo, nous prenons une mauvaise piste pour nous rendre dans la commune de Banzon. En route pour Sinfara, notre 4x4 s’embourbe mais les jeunes qui nous attendaient à Banzon pour nous montrer le chemin, poussent notre voiture et nous pouvons continuer la route. Dans le village tout le monde nous attend pour inaugurer avec nous l’école construite en 2007. 3 classes avec plus de 200 élèves sont maintenant enseignées. Après le rafraîchissement, nous retournons à Banzon pour y passer la nuit.
L’autre groupe quitte aussi Faramana vers la commune de Banzon. Nous regagnons Bobo, achetant de succulentes bananes et du bon pain croustillant au passage, puis nous empruntons la piste qui mène à Banzon. Après la saison des pluies, ces 50 km sont éprouvants mais la beauté du paysage compense les secousses: champs de bananiers, magnifiques villages cachés dans la verdure, pêche au filet dans le déversoir d’un barrage. Soudain… des singes traversent la piste devant nous et nous pouvons les observer quelques instants courir dans la brousse.

Malgré les 2 heures de retard, l’accueil à Seezon est incroyable. La foule est nombreuse. Beaucoup d’adultes et d’enfants ont des costumes confectionnés pour l’occasion dans le même tissu. Les intermèdes musicaux sont assurés par un petit groupe de 7 musiciens et les danses sont gracieuses. Dans ce village, la première école a été construite en banco par les habitants eux mêmes en 2003. Aujourd’hui, il y a 212 élèves et les remerciements à l’ASAO pour la nouvelle construction sont chaleureux: chant dédié à l’ASAO, mot d’amitié du représentant des sages du village, cadeaux symboliques (un bélier, deux régimes de bananes, une lourde sculpture représentant une tête de buffle, animal représentant la force, et symbolisant la force de l’ASAO).
Voyant le ciel s’assombrir, nous «demandons la route» afin de monter les tentes avant la nuit et la pluie. A l’arrivée au collège de Banzon, c’est presque une déception de voir de loin une foule qui nous attend, car nous aspirons au calme. Mais ce sont seulement les élèves du collège qui ont attendu fort tard pour nous applaudir avant de rentrer chez eux, et c’est avec beaucoup d’émotion que nous passons entre les deux rangées de collégiens. L’endroit retrouve rapidement le calme, l’orage menace, et nous restons tard à prendre le frais et observer les éclairs.
Le 11 octobre, des collégiennes de Banzon lavent nos vêtements qui à cause des différentes pistes ont pris une couleur rouge. Le président se rend à Nianwéré pour y inaugurer l’école construite cette année. L’état burkinabè a aussi ajouté une classe. 182 élèves sont dans les quatre classes. Les élèves nous accueillent avec un chant qui nous plaît beaucoup. Les discours sont courts et la population montre sa gratitude à travers des chants et des danses. Dans l’enceinte du grillage, il y a peu d’arbres et on doit encore faire beaucoup d’efforts.

Le vice-président s’entretient avec les responsables de l’école B de Banzon où l’ASAO a ajouté 2 classes. 510 élèves sont dans les 6 classes. L’inauguration est prévue pour l’après-midi au CEG que nous avons agrandi de 4 classes. En présence de tous les élèves du CEG, des parents d’élèves du CEG et de l’école B, des enseignants et des responsables de Banzon se déroule la cérémonie. Au début, une trentaine de filles chante un chant d’accueil, les discours sont courts et les différents groupes dansent et chantent.
Au cours de la cérémonie, le «Théâtre Sanyon» de Bobo Dioulasso présente la pièce «Cri de femmes» pour sensibiliser la population contre la pratique de l’excision. C’est l’ONG allemande (I)NTACT qui a payé 20 présentations de cette pièce de théâtre en dioula dans les villages du Houet et du Kénédougou où nous avons construit un CEG ou normalisé une école primaire. En plus, (I)NTACT a aussi payé une formation pour les professeurs de SVT et les directeurs des écoles normalisées. Les Burkinabè nous traduisent l’essentiel de la pièce. Nous sommes très touchés surtout de la femme qui parle de ses douleurs et des problèmes causés par l’excision. A la fin de la présentation, les spectateurs participent aussi : ils essayent de persuader les acteurs qui tiennent à la pratique de l’excision. Nous avons déjà pris contact avec (I)NTACT pour continuer avec ce programme en 2009.

Le 12 octobre, les deux groupes partent pour Orodara où nous avons ajouté quatre classes au Lycée Provincial. Le groupe du président n’y vient que pour saluer parce qu’ils continuent vers la commune de Samogohiri pour des entretiens. A Orodara, nous retrouvons Matthias, Ingo et Sœur Elise qui sont venus de Banfora et vont repartir avec Rita et Susanne.
La cérémonie est très solennelle : tous les élèves du lycée, en uniforme, sont
assis en demi- cercle sur des tables-bancs et écoutent dans le plus grand
silence les allocutions. L’animation musicale est excellente et les cadeaux
somptueux. La visite des locaux nous fait découvrir de grandes inscriptions de
bienvenue en allemand et un élève fait son discours Sen allemand.
Malheureuse
ment, on n’a pas planté beaucoup d’arbres, les élèves aussi bien que
l’APE doivent faire beaucoup d’efforts pour créer un meilleur microclimat.
Le deuxième rendez-vous de la journée est le CEG de Kangala. Nous empruntons la route goudronnée puis obliquons à gauche sur une piste qui s’enfonce dans la verdure. Le véhicule de la direction régionale de l’enseignement secondaire suit. Se joignent au cortège le maire et le préfet, qui font le voyage sur la même mobylette. Sans transition, nous sommes plongés dans un cercle de musiciens (balafons, tam-tams de toutes sortes) qui jouent ensemble sans relâche pendant que femmes et chasseurs dansent et que nous serrons d’innombrables mains. Les prestations des élèves sont émouvantes, en particulier le discours du représentant des élèves et un chant dont les paroles sont « Solidarité africaine, c’est la seule preuve de montrer qu’on vit entre des humains » et que 118 élèves chantent en se donnant la main. La fête est le reflet de la motivation de la population, qui a fourni une aide exceptionnelle aux travaux de construction, permettant ainsi de réaliser en 3 mois et demi 4 classes, 3 logements, 1 cuisine, 5 latrines et l’adduction de l’eau du château d’eau. On nous annonce même une «représentation folklorique» pour la soirée: un spectacle magique, avec des danseurs qui évoluent dans les flammes.
Le 13 octobre, le président et son groupe partent pour Kagnabougou
accompagnés par une jeune Américaine de Peace-Corps qui enseigne au CEG de
Kangala. Tout le village nous attend et nous salue. Les chasseurs tirent des
coups de fusils. Au début de la cérémonie, les élèves de l’école chantent un
chant de bienvenue et comme dans les autres villages de la région les musiciens
avec des balafons et les danseurs montrent leur savoir. 128 enfants sont
enseignés dans trois classes. Et on a bien planté dans l’enceinte du grillage.
Puis nous allons à Koloko où nous avons ajouté quatre classes au CEG. Le
bâtiment n’est pas encore terminé et nous voyons que l’Etat construit encore
deux classes. Pour le moment, le collège a 9 classes, trois sixièmes, trois
cinquièmes, deux quatrièmes et une troisième. Si tout est terminé, on peut
toujours former trois classes. Pour former un meilleur microclimat, il faut
absolument planter beaucoup d’arbres autour des classes.

Le vice-président se rend avec son groupe à Kokouna dans la commune de Koloko où l’ASAO a financé une école primaire et un logement. Le maire et le préfet nous accompagnent. La population, les chasseurs du village et tous les élèves nous accueillent et montrent leur gratitude. 84 élèves dont 50 filles sont dans deux classes et l’année prochaine on inscrira une nouvelle classe.
L’après-midi, nous rencontrons l’autre groupe à Koloko et nous allons ensemble visiter le marché. Le soir, nous rencontrons les responsables et les chefs de service pour une discussion intéressante. Nous passons la nuit dans la salle de réunion de la mairie qui jusqu’à la terminaison des nouvelles classes est occupée par une classe du CEG.
Le 14 octobre, les deux groupes accompagnés par le maire, le préfet, la
directrice provinciale de l’enseignement de base et l’inspecteur vont à
Sifarasso où en 2007, nous avons normalisé l’école primaire et construit un
logement. Tout le village nous attend pour inaugurer le nouveau bâtiment. Entre
les discours, il y a des animations de différents groupes de musique et des
danses. De vieilles femmes montrent les différentes activités. Nous regrettons
beaucoup que l’on n’a pas planté d’arbres – une condition pour recevoir le reste
du mobilier. Dans les vieilles classes, il faut absolument réparer les table-bancs.
Après un rafraîchissement, nous partons pour Loumana où nous ajoutons quatre classes au CEG où pour le moment, la troisième est enseignée dans un logement. Une Américaine de Peace-Corps nous avait envoyé la demande. Le bâtiment n’est pas encore terminé mais les élèves et la population nous attendent comme pour une inauguration. Comme dans les autres villages de cette région, il y a plusieurs groupes de musique qui nous plaisent beaucoup. Le soir, les élèves du collège nous présente des danses et une pièce de théâtre.
Le 15 octobre, nous quittons Loumana pour visiter les Pics de Sindou d’où
nous avons une belle vue
sur la plaine. Vers midi, nous arrivons au Foyer
Sainte Monique à Banfora où nous rencontrons Rita, la femme du
vice-président et Suzanne qui nous avaient quittés à Orodara. Après un repas
très copieux, le groupe se rend aux cascades de Karfiguéla tandis que
notre représentant et le vice-président vont à Tiefora. Dix jours après,
nous trouvons l’article suivant dans le Pays :
TIEFORA- MANGODARA Les capacités d’accueil des CEG augmentées
L’Association
Solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO) a augmenté les capacités d’accueil des CEG
(Collèges d’enseignement général) de Tièfora et de Mangodara en construisant
dans chacune de ces localités quatre salles de classes en plus des locaux déjà
existant. Les nouveaux locaux de Tiéfora ont été réceptionnés le mercredi 15
octobre 2008 et ceux de Mangodara, le lendemain.
Ce
sont quatre salles de classe dont deux équipées en tables bancs (50 tables
chacune) que les habitants de ces deux communes rurales ont reçu de la part de
l’Association Solidarité Afrique de l’Ouest. Leur contribution des communes a
consisté à trouver le terrain pour la construction et à fournir la main d’œuvre.
Pour l’inauguration des locaux, les premiers responsables de l’ASAO que sont le
président Karl Wilhelm Simonis, le vice-président, Götz Krieger, et le
représentant de l’association au Burkina, Anselme Sanou, ont tenu à être
présents. Ils étaient accompagnés par la Direction régionale des Enseignements
secondaires, supérieurs et de la Recherche scientifique dont la mission était
conduite par Sibiri Ouattara. A ce dernier se sont joints les bénéficiaires des
deux CEG pour dire merci à l’ASAO pour son geste qui vient soulager un tant soit
peu les difficultés que connaissent les établissements d’enseignement secondaire
à chaque rentrée scolaire. En effet, ces deux communes fortement peuplées
connaissent des problèmes liés à la forte demande de places pour l’inscription
des enfants au niveau du secondaire. A Tiéfora, le représentant des élèves et le
directeur du CEG ont manqué de mots au cours de la cérémonie pour dire à l’ASAO
que le geste qu’elle vient de poser est un grand pas vers l’érection de leur CEG
en lycée départemental. A Mangodara, c’était le même son de cloche. Parents,
élèves, enseignants et autorités
communales ont perçu, à travers l’action de l’ASAO,
une perche tendue, facilitant la marche vers la transformation de leur CEG en
lycée départemental. Bien que visiblement satisfaits, les acteurs de l’éducation
de ces deux localités n’ont pas manqué de dire aux responsables de l’ASAO qu’ils
attendent toujours beaucoup d’eux : l’érection de ces CEG en lycée
départemental. Pour cela, ils souahaitent que l’ASAO les soutiennent pour
l’équipement des deux autres classes nouvellement construites en mobiliers, la
construction d’autres salles, une cantine scolaire et d’une bibliothèque. Le
président de l’ASAO, pour sa part, pense que cela ne relève pas de l’impossible.
Mais en attendant, il a insisté sur l’entretien des locaux et le reboisement du
domaine scolaire, condition sine qua non de tout autre action de sa structure.
« Pas de zèle de calligraphe qui écrit sur les murs, ni de zèle de rat qui fait
des trous partout dans la classe ». Tels sont les mots qu’il a lancés aux
élèves, principaux bénéficiaires des bâtisses. Karl Wilhem Simonis a aussi
exhorté les parents d’enfants de Tiéfora et de Mangodara à scolariser toutes les
filles en âge d’aller l’école. La construction des salles de classe ne sont pas
les premières actions de l’ASAO dans la région des Cascades et même au Burkina.
De 1988 à 2000, cette association a construit 58 collèges, 32 batiments
administratifs, 101 écoles primaires et 303 logements d’enseignants. A cela, il
faut ajouter 60 forages et 1 CSPS. Pour ce qui est de la région des Cascades, l’ASAO
a construit plusieurs écoles aussi bien dans la Comoé que dans la Léraba parmi
lesquelles celles inaugurées les 15 et 16 octobre derniers, et des logements
pour enseignants.
Le Pays
A Mangodara, il faut planter des arbres pour avoir le reste des table-bancs.
L’autre délégation se rend le 16 octobre avec l’inspecteur à Marabagasso
pour inaugurer l’école primaire construit en 2007. Cette année, l’Etat a ajouté
encore trois salles. Ainsi 261 enfants peuvent être enseignés dans 5 classes.
Toute la population est présente pour nous montrer leur gratitude. Après le
rafraîchissement, nous partons pour retourner à Banfora. En route, nous
constatons que le radiateur du 4x4 perd de l’eau et appelons M. Sanou pour nous
remorquer.
Le soir, les 48 filles du Foyer Sainte Monique présentent un programme très varié et intéressant: de la musique, des chants, une présentation de collection et une pièce de théâtre sur le parrainage des filles par les membres de l’ASAO.
En retournant vers Ouagadougou le 17 octobre, le président et son groupe
visitent l’école primaire de Niamadougou construite et inaugurée en 2006.
De la route, on voit les arbres dans l’enceinte du grillage et qui sont plus
hauts que les classes. Les enseignants, les responsables du village nous
attendent et les élèves nous accueillent avec des chants. Nous sommes très
contents de la plantation, de l’entretien du bâtiment et du mobilier.

De là, nous prenons la Nationale 1 pour nous arrêter à Hérédougou où nous arrivons vers la fin du discours du vice-président. Fin mars 2008, le village a appris qu’il est prévu pourremplacer un autre village où l’on n’a pas ramassé les agrégats. Fin mai, les maçons sont arrivés et un mois et demi plus tard, les trois classes et un logement étaient terminés. La population est très contente de cette réalisation et nous montre sa gratitude à travers des chants et des danses. Après un rafraîchissement, nous continuons la route et arrivons dans la nuit à Ouagadougou. Avant de nous coucher, nous prenons un bon repas dans le restaurant de AMPO, un centre pour des enfants négligés créé par Katrin Rhode, une Allemande que nous connaissons depuis des années.
Le lendemain, le président, le représentant et le vice-président s’entretiennent avec les représentants de différents villages. Pendant ce temps, les autres visitent le Village Artisanal et AMPO et le soir beaucoup de délégations viennent pour le repas d’adieu. La plupart de notre délégation, fatigué du programme rempli mais plein de nouvelles impressions, prend l’avion pour retourner en Allemagne.

Le 19 octobre, un petit groupe, M. Sanou, le vice-président, Yves Vidal qui a déjà participé les deux autres semaines et Jean-Pierre Cresteau qui est arrivé la veille juste avant le départ des autres, se rend dans le Nord.
En route pour Kirsi, nous nous arrêtons d’abord à Ourgou-Manéga pour un
court entretien avec les responsables pour l’agrandissement du CEG prévu en
2009. La population a déjà commencé à ramasser les agrégats et M. Sanou explique
ce qu’il faut encore faire. Puis nous continuons pour Kirsi pour y
inaugurer les nouvelles classes ajoutées au CEG en 2008. Le maire, le préfet, le
directeur régional, tous les élèves, les professeurs et les parents nous
souhaitent la bienvenue. Les discours sont courts et on donne beaucoup de place
aux danses et aux chants. La direction adresse une doléance au Directeur
régional pour transformer le CEG en lycée.

Après le rafraîchissement, nous continuons pour Guibaré pour une visite du CEG construit en 2005 mais personne n’est au courant de notre arrivée. Le maire que nous rencontrons nous souhaite la bienvenue et nous conduit chez les Français du comité de jumelage qui y passent un séjour. Ils nous invitent et nous passons une soirée agréable et intéressante avec eux.
Le 20, nous continuons vers le Nord et nous visitons d’abord l’école catholique
de Bourzanga construite en 2002. Pour le moment, on ajoute encore deux
classes puisque c’est une école bilingue qui n’a que cinq classes. Ensuite nous
allons à Gassekindé pour visiter l’école. L’année dernière, le
vice-président y était et a dû constater qu’un très grand nombre d’élèves avait
abandonné pendant les premières années. En octobre 2007, Madame le préfet et le
directeur ont fait une sensibilisation de porte à porte, une action qui a montré
des effets. On a compris l’importance d’une scolarisation pour donner un
meilleur avenir aux enfants, pour développer son pays mais malheureusement, les
Peulhs n’envoient pas leurs enfants à l’école – dans d’autres régions, ils le
font. Gaskindé envoie maintenant pour la deuxième année les élèves de la
première promotion à notre CEG à Pobé-Mengao, notre prochaine étape où
nous avons financé quatre classes pour pouvoir former deux classes parallèles.

L’après-midi, la cérémonie commence à Pobé-Mengao. La population, les responsables de la commune et du CEG, les élèves du collège aussi bien que ceux de l’école primaire sont là et nous souhaitent la bienvenue. Entre les différents discours, il y a des chants et des danses et aussi une pièce de théâtre très bien joué par les élèves qui parlent de l’importance de la scolarité et qu’il ne faut pas retirer les enfants de l’école pour leur donner un meilleur avenir. A la fin, il y a une plantation d’arbres. Le soir, on discute longtemps avec les responsables.
Le 21 octobre, nous partons vers la commune de Aribinda où nous avons
d’abord un entretien avec le maire puis nous allons ensemble à Dampéla
pour visiter l’école primaire construite en 2005. 85 filles et 101 garçons qui
sont dans deux classes nous attendent avec toute la population. Les musiciens
accompagnent les danseurs et les chants. Pendant la cérémonie, trois élèves font
des récitations. Après la
fête, nous visitons l’école. Dans le grillage, on n’a
pas planté beaucoup d’arbres pour donner un meilleur microclimat et pour lutter
contre la désertification. Si les parents d’élèves aussi bien que les élèves
ne font pas d’efforts pour planter des arbres, l’ASAO ne fournira pas le reste
des tables-bancs pour la rentrée scolaire en octobre 2009.
Après un rafraîchissement, nous nous rendons à Sikiré où nous construisons un CEG. Nous sommes étonnés de voir que les travaux n’avancent pas comme prévu et nous parlons longtemps avec toute la population qui doit participer aux travaux pour avoir un CEG dans leur village. Grâce à ces infrastructures, les élèves peuvent rester dans leur village et il ne faut pas les loger ailleurs, ce qui est souvent un problème. Quinze jours après, nous avons appris que les travaux ont bien continué grâce à la bonne participation de la population.
Tard l’après-midi, nous sommes allés à Oualdéguédé pour vérifier les
agrégats ramassés. Nous sommes très déçus de la quantité qui ne suffit pas du
tout pour la construction d’une école primaire. Nous apprenons aussi que le seul
ressortissant du village, un commandant de la Gendarmerie, veut organiser le
ramassage des agrégats et qu’il a l’argent pour payer le transport. Nous
espérons que si tout va bien dans quelques années, Oualdéguédé aura encore
d’autres ressortissants qui aideront le village. Mais pour cela, il faut tout
faire pour pouvoir construire et également envoyer tous les enfants à l’école
sans le
s
retirer des classes.
Le 22 octobre, nous allons à Arbadébéré où en 2003 nous avons construit une école primaire que nous avons normalisée deux ans plus tard. A la première promotion, il y avait 217 enfants inscrits et depuis il y avait encore 2 autres promotions – ce qui fait actuellement un total de seulement 227 enfants dans 5 classes. En comparaison avec les autres régions, il y a trop d’abandons. Les parents retirent leurs enfants des classes et ne leur donnent pas les mêmes chances comme dans les autres régions. Pour donner un meilleur avenir aux enfants, il faut tout faire pour leur donner une bonne éducation et formation.
A l’école de Bossey construit en 2003 les enseignants attendent ce 22 octobre leurs élèves – trois semaines après la rentrée. A la visite de l’école, nous voyons beaucoup de dégâts: il faut réparer les tables-bancs et les toilettes qui risquent de tomber à la prochaine saison des pluies, un bureau qui coûte cher est détruit. Nous demandons à tous les parents d’élèves et à l’APE de tout faire pour bien entretenir les bâtiments et le mobilier et de tout faire pour envoyer les enfants dans les classes dès la rentrée.
Le lendemain matin, nous nous rendons à Diandio où cette année, nous
voulons construire une école primaire. On a déjà ouvert une classe avec 44
filles et 57 garçons qui sont dans le centre d’alphabétisation. La population
nous attend au site prévu pour la construction. M. Sanou vérifie les agrégats
qui sont insuffisants. Pour pouvoir commencer, la population doit encore faire
beaucoup d’efforts. Dans notre petit discours, nous parlons de la participation
du village pour avoir son école souhaitée.

Après un rafraîchissement, nous demandons la route pour aller à Arra pour y visiter l’école construite en 2005. Sur la liste affichée en CE2, nous voyons qu’il y a 24 filles et 32 garçons. A la première promotion, il y a 3 ans, on avait inscrit 96 élèves en CP1 - au cours de 3 ans, 40 élèves ont abandonné, les parents ne leur ont pas donné la chance d’avoir un meilleur avenir. En CP2, il y a 24 filles et 24 garçons. Pour avoir le reste des tables-bancs, le village doit absolument planter beaucoup d’arbres et bien les entretenir – le forage est dans l’enceinte du grillage.
Ensuite nous visitons le site aurifère à côté de Arra avant d’aller à Sanga où la population nous attend. Cette année, on y a scolarisé 39 filles et 66 garçons qui sont enseignés sous paillote. Mais là aussi, le village n’a pas assez ramassé pour pouvoir commencer avec la construction. Le nouveau directeur doit bien sensibiliser la population pour avoir une nouvelle école.

Le soir, nous avons un long entretien avec le préfet, le maire et l’inspecteur à cause des difficultés rencontrées dans cette commune et nous demandons de tout faire pour sensibiliser la population pour :
· Ramasser les agrégats et participer à la construction,
· Diminuer les abandons, qui en comparaison avec les autres régions sont énormes.
Le 24 octobre, nous allons à Pensa pour inaugurer le CEG construit en 2006. Les élèves du collège, les parents et les responsables de la commune nous souhaitent la bienvenue. Entre es petits discours, on présente des danses et des chants. Après la visite des bâtiments, on plante des arbres. Le soir, nous discutons longtemps avec le maire et d’autres responsables de la commune.
Le lendemain matin, nous partons pour notre dernière station,
Soubeira-Natenga où cette année, nous avons financé la construction d’un CEG
qui est t
erminé mais malheureusement pas encore ouvert. Toute la population
arrive et nous remercie pour ce joyau. Les filles de l’école primaire chantent
un chant de bienvenue et pendant la cérémonie beaucoup de groupes présentent
leurs danses et chants. Autour du collège, on a installé des stands, il y a un
vrai marché pour pouvoir s’approvisionner. Après le rafraîchissement, nous
retournons à Ouagadougou fatigués mais remplis de nouvelles impressions.
Nous remercions le préfet de Baskouré qui nous a écrit qu’on a réparé le grillage du CEG et planté beaucoup d’arbres. C’était la condition pour livrer le reste des tables-bancs. Nous voudrions bien savoir si à Bittou, on a aussi fait des tels efforts.
Depuis quelques années, la Mission catholique à Tambaga s’occupe du Centre Social pour les femmes. Il y a maintenant quelques semaines qu’un Allemand nous a informés sur le bon fonctionnement de ce Centre et nous en sommes très contents de ce développement qui aidera certainement beaucoup les femmes de la commune.
Avant notre départ, nous avions déjà envoyé notre demande de subventions au ministère allemand pour le développement et notre programme pour 2009 était déjà fixé. En 2009, nous financerons 30 écoles primaires, 9 collèges, 4 bâtiments administratifs et 34 logements d’un montant de 767.831.000 FCFA. (projets en 2009)
Chers amis, vous voyez que nous, l’ASAO, faisons tout pour vous aider et nous exigeons également le même engagement de votre part – ensemble nous réussirons.
A notre prochaine visite – la date n’est pas encore fixée - nous espérons vous revoir et nous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2009, une bonne santé, une bonne pluviométrie, pas de catastrophes, bonheur, prospérité, une bonne récolte, aux élèves une bonne réussite et comme nous le soulignons toujours dans nos discours une vie dans la paix.
Charly Simonis Götz Krieger
Chevalier de l’Ordre National Chevalier de l’Ordre National
(Président) (Vice-Président)