Lettre circulaire

Chers amis,
Nous remercions tous les villages que nous avons visités lors de notre voyage du 10 au 24 octobre 2009 pour la grande hospitalité dont nous avons été l’objet. Tous les membres de notre délégation étaient très contents de l’accueil chaleureux et de la bonne organisation de notre séjour.

Nous remercions également tous nos amis africains qui se sont engagés pour réaliser les différents projets surtout Sanou Anselm: Il a une capacité de gestion à qui on peut avoir confiance. Il détient l’argent de notre association et celui du ministère allemand dans notre compte à Ouagadougou. Il règle les factures, rassemble les nouveaux projets et choisit les entreprises avant de construire les ouvrages. Il veille à ce que notre Association ne paie pas des coûts exagérés. Depuis qu’il est notre représentant, il est devenu notre ami, notre véritable frère qui fait tout pour aider son pays défavorisé, pour aider toute la population. C’est avec une très grande joie que nous avons appris que le 9 décembre 2009, le gouvernement burkinabè l’a décoré et l’a nommé Officier de l’Ordre National pour son engagement pour le développement de son pays. Le 11 décembre, il a reçu la décoration Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques. Toutes nos félicitations pour ces décorations méritées.
Nous sommes aussi très heureux que, à part de Sikiré (Soum), les Directions Régionales et Provinciales de l’Enseignement aient immédiatement envoyé des enseignants dans nos écoles et nos collèges en fin de réalisation.
Nous remercions aussi tous nos membres et nos sponsors ainsi que notre ministère pour le développement sans oublier l’Ambassade allemande qui tous nous soutiennent depuis des années dans nos efforts pour développer le Burkina Faso. Par ces soutiens, nous avons pu augmenter nos projets au profit de beaucoup de villages.
Nous remercions aussi tous les entrepreneurs, tâcherons et ouvriers pour leur travail. Un grand merci enfin à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont ramassé le sable, le gravier et les cailloux sauvages nécessaires et donné des coups de main pour la réalisation de nos projets.
Nous envoyons notre «lettre circulaire» aux présidents de l’APE parce que pendant nos différents voyages, nous avons quelque fois constaté que la population n’avait rien appris de nos lettres. Nous prions les présidents APE de transmettre nos informations à toute la population.

Notre dernier voyage
A notre arrivée, 25 délégations nous souhaitent la bienvenue au sein de la famille Sanou. Le lendemain matin, nous partons vers le Centre Est.
A Komgnessé
(Ganzourgou) où en 2007, nous avons construit une école primaire, la
population et deux classes, CP1 et CE1, nous attendaient. Pendant la cérémonie,
le président de l’ASAO a remis un cadeau spécial à un vieux du village qui est
le seul à avoir soutenu et aidé notre entreprise pendant la construction. Nous
regrettons beaucoup que jusqu’à présent, on n’a pas encore planté assez d’arbres
pour lutter contre la désertification. Il y a quelques années , le MEBA avait
lancé le programme «Une école – un bosquet» - Les enseignants et les parents
d’élèves devraient s’inspirer des expériences de ce programme pour réaliser un
bosquet dans ce village sinon, l’ASAO ne livrera
pas le reste des table-bancs.
L’année dernière, nous avons réalisé l’école B à Rapadama (Ganzourgou), notre deuxième station. La population et 63 élèves de la classe CP2 nous ont salués chaleureusement. Autour des classes, on a bien planté des arbres qui, grâce au bon entretien ont bien poussé – 3 enfants s’occupent d’un arbre et l’arrosent régulièrement quoique les deux forages sont assez éloignés, entre 900 m et 1 km. Pendant la cérémonie d’inauguration, un jeune artiste nous a beaucoup émerveillés sans oublier les différentes danses. Comme cadeaux, nous avons reçu une très belle statuette. Pendant la nuit que nous avons à Rapadama, la pluie nous a surpris et nous étions obligés de transporter nos tentes dans des classes.

Le lendemain, nous nous sommes rendus dans la commune de Boudry pour inaugurer le CEG de Nédogo (Ganzourgou) construit en 2008. A l’entrée du village, nous avons vu une grande pancarte qui nous souhaitait la bienvenue. Au fur et à mesure que nous nous approchions du collège, nous rencontrions du monde très reconnaissant pour la réalisation de leur projet. En plus de la population, une centaine d’élèves nous souhaité la bienvenue avec des chants. La cérémonie nous a beaucoup plu ; entre les différents discours, il y avait des chants et des danses. Après la coupure du ruban, les invités ont planté des arbres pour agrandir le bosquet dont les plants sont déjà très hauts. A cause de la forte demande, le CEG a déjà l’autorisation d’ouvrir deux sixièmes, ce qui nous obligera en peu de temps à agrandir cet établissement.

Après un rafraîchissement et une petite sieste, nous nous sommes rendus à Koakin (Ganzourgou) pour inaugurer la normalisation de l’école primaire. Maintenant 154 garçons et 121 filles sont scolarisés dans 6 classes. Au CP1, il y a 80 enfants. La population aussi bien que les élèves sont très contents parce qu’il n’y a plus de classes sous paillote. La danse de jeunes filles nous a beaucoup plu. Après le rafraîchissement, nous sommes retournés à Nédogo pour y passer la nuit.
Le lendemain, après la visite d’une concession, nous sommes partis pour Gounghin (Ganzourgou) afin d’inaugurer l’école construite en 2009. A l’instar de Koakin, la population était contente d’avoir des classes pour les enfants et nous a montré sa gratitude. Il y a maintenant deux classes ; 40 élèves sont au CP2 et 64 au CE2. Dans les classes, on a lu des phrases qui expriment l’importance de la scolarisation comme par exemple : « L’éducation est la clé du développement » ou « Eduquer une fille c’est éduquer une Nation ».
L’après-midi, nous
prîmes une mauvaise piste pour aller à Gandaogo (Ganzourgopu) où en 2009,
nous avons financé l’école primaire B parce qu’il y a trop d’enfants pour une
école. La première classe accueille 57 enfants. Autour du bâtiment, on a planté
de petits arbres qu’il faut bien entretenir et arroser. Beaucoup de monde, des
adultes et des enfants sont venus pour l’inauguration. La fête a duré longtemps
après la cérémonie officielle.

Le 14 octobre, nous quittâmes pour Tansablogo (Ganzourgou) où en 2009, nous avons construit une école primaire. En route, nous nous sommes arrêtés à Tanghin pour voir si la population a déjà ramassé les agrégats pour le CEG prévu en 2010. Quatre jeunes étaient en train de transporter le sable et M. Sanou leur a indiqué les quantités qui manquent. A Salogo, Mme le Maire nous a accueilli à Salogo et nous a accompagnés avec sa délégation à Tansablogo où toute la population nous attendait. Celle-ci est très contente de l’école qui a remplacé la paillote. On a maintenant deux classes ; le CP2 avec 23 élèves dont seulement une fille et le CE2 avec 42 garçons et 20 filles. Il y a lieu de sensibiliser les parents pour qu’ils envoient leurs filles à l’école. Dans notre discours, nous soulignons toujours qu’un développement n’est pas possible si la moitié de la population est exclue. Nous regrettons également que ni les élèves ni les parents n’ont planté des arbres dans l’enceinte du grillage pour réaliser le bosquet scolaire. Si le village ne fait pas d’efforts l’ASAO ne livrera pas le reste des table-bancs.
L’après-midi, un
groupe se rendit au CEG de Salogo (Ganzourgou) construit et
inauguré en 2007. Celui-ci totalise 172 garçons et 74 filles dans 3 classes.
La cinquième compte plus de 100 élèves. Nous étions contents de la bonne
plantation d’arbres. Ensuite nous avons passé la nuit
dans la résidence du Chef.
Jeudi le 15 octobre,
nous nous rendîmes à Nohoungo (Kouritenga) où nous avons financé
un CSPS avec une maternité et normalisé l’école primaire. En dépit du jour de
congé, tous les enseignants et tous les élèves nous accueillirent
chaleureusement. 158 garçons et 127 filles fréquentent maintenant cette école.
Après la visite, nous allâmes au CSPS où en moyenne 17 malades sont soignés par
jour. Aussi la maternité voit la naissance de 160 enfants par an. Le personnel
s’occupe aussi des villages voisins et y vaccine régulièrement les enfants. En
plus, une
sensibilisation
est organisée pour diminuer les cas de grossesses non désirées. Nous sommes très
contents de la bonne plantation d’arbres dont les plants sont plus hauts que les
bâtiments.
Après un rafraîchissement, nous prîmes une mauvaise piste pour Paspanga (Ganzourgou) où en 2009, nous avons normalisé l’école primaire. C’est la première école primaire de l’ASAO réalisée entre 1991 et 1994. Depuis plusieurs années, il y avait des classes sous paillote et la population est maintenant très contente de la réalisation des nouvelles classes. 193 filles et 195 garçons sont dans les six classes. Nous sommes déçus du mauvais état des tables-bancs. L’APE doit absolument les réparer ; ce qui coûte beaucoup moins cher que l’achat de nouveaux tables-bancs. Notre président, M. Simonis est heureux de rencontrer le chef du village en bonne santé – les deux se connaissent depuis 20 ans. Après la cérémonie, nous assistons à un match de football pendant que le Président part à mobylette pour Bollé pour y saluer le chef qui malheureusement ne pouvait pas venir à Paspanga.

Le lendemain, nous nous rendîmes à Bick-Baskouré (Kouritenga) pour y visiter l’école primaire construite en 2008 et officiellement inaugurée en 2009. 34 garçons et 29 filles sont dans la première classe. On prévoit de scolariser chaque année des élèves et on compte sur l’ASAO pour normaliser l’école mais le Président mentionne qu’en 2008, la population n’a pas bien participé aux travaux - un fait qui n’encourage pas notre ONG à réaliser un autre projet dans cette localité. Nous sommes contents des arbres plantés dans l’enceinte du grillage. Avant notre départ, un groupe de jeunes filles nous a surpris avec des danses ravissantes.
Avant notre
destination suivante, nous nous arrêtâmes à Baskouré (Kouritenga)
pour visiter le CEG construit en 2002 et agrandi en 2006. A cause d’une erreur
de notre part, on nous attendait le lendemain. A notre dernière visite, nous
avons dû voir qu’on n’avait pas planté d’arbres. Entre temps, on avait fait des
efforts mais malheureusement les plants ont péri – peut-être à cause d’un manque
de bon entretien. Nous serions contents d’y voir dans quelques années un joli
bosquet.
Après cette grande déception, nous arrivâmes à Kokossin (Kouritenga) où en 2008, nous avons normalisé l’école primaire construite par l’ONG hollandaise Help Burkina en 2003. C’est son président M. Sjef Theunissen qui nous accompagnait cette année, qui prononça le discours de l’ASAO pendant la cérémonie. Après la coupure du ruban, nous visitâmes le nouveau bâtiment. 296 enfants dont plus de 50% de filles sont enseignés dans 5 classes. Il n’ya pas eu de plantation d’arbres. Nous n’en tenons pas rigueur parce que ce village n’a pas bénéficié de grillages de notre part. On pourrait essayer de protéger les plants avec des épines. Après le rafraîchissement, nous avons visité le barrage qui semble t-il comporte des caïmans sacrés. Mais malheureusement nous n’en avons vu qu’un tout petit en fuite. Le lendemain matin, nous avons assisté à un match de football avec la participation de quelques « Blancs » de notre délégation.
Après Kokossin, nous
nous rendîmes à Tensobentenga (Kouritenga) pour y visiter le CEG
construit en 1997/98. Une erreur d’information de notre part a fait qu’ils nous
attendaient le lendemain. Jusqu’à nos jours, sur les 8 classes construites, il
n’y a que 6 qui sont occupées. Pourtant il y a deux sixièmes comptant 116 et
109 élèves, deux cinquièmes avec 83 enfants par classe. Il serait intéressant
qu’il ait 2 quatrièmes et 2 troisièmes afin de donner la chance à un plus grand
nombre d’enfants. Le grillage servant de clôture au « Jardin de l’amitié »
n’existe pratiquement plus ; laissant ainsi le
s
plans à la merci des animaux en divagation. Le bâtiment administratif, n’a plus
de plafond. Celui-ci n’abrite plus la direction depuis des années. C’est une
salle de classe qui sert d’administration.
Puis nous partîmes pour Tandatenga (Kouritenga) où en 2007, nous avons financé une école primaire. En 2007, nous n’étions pas contents parce que la population n’avait pas participé aux travaux. Au recrutement de la première classe, les bâtiments n’étaient pas encore terminés et l’instituteur ne pouvait pas encore habiter dans son logement. Quelle surprise cette année : la verdure autour des classes nous a accueillis. Les arbres sont très grands, bien entretenus, et variés., tout était bien nettoyé. Nous avons tout de suite remarqué que le directeur et son collègue sont très engagés. Ils ont certainement su motiver la population pour qu’elle participe à la plantation de ce bosquet extraordinaire. Les effectifs nous ont également surpris: au CP1, il y a 53 filles contre 42 garçons et au CE1 43 filles contre 38 garçons La cérémonie a été très belle et nous avons regretté le manque de temps pour y séjourner plus longtemps.
Après Tandatenga nous nous sommes rendus au CEG de Dialgaye (Kouritenga) construit en 2004 et où nous avons ajouté 3 classes en 2007. Nous étions étonnés de voir autant de monde (des adultes et aussi des élèves) qui nous attendaient pour la visite. Au cours des différents discours, il est ressorti qu’il y a dans cet établissement 233 filles et 343 garçons pour huit classes. Egalement il a été souligné l’existence d’une forte demande . Aussi, les responsables du CEG se voient dans l’obligation d’ouvrir trois classes de sixièmes. Mais pour le moment, ils n’ont pas encore l’autorisation. En tout état de cause l’ASAO est prête pour aider.
Le lendemain, nous
avons assisté à la messe célébrée par l’abbé Nadembega que nous connaissons
depuis des années et qui nous a contactés pour la construction du CEG à Baskouré.
Puis nous avons pris la direction de Ti (Sissili) où nous sommes arrivés
le soir. En 2008, nous y avons construit une école primaire. Le recrutement est
annuel dans des classes multigrades. Trois enseignants y sont en poste. Les
arbres que nous avons vus venaient d’être plantés. Nous espérons qu’ils seront
bien entretenus. Par ailleurs, nous avons constaté que le grillage a été mal
installé par les maçons. C’est ainsi que les animaux arrivent à y pénétrer par
le bas. Aussi, nous avons chargé les p
arents
d’élèves de mettre de la terre tout au long du grillage afin d’empêcher l’entrée
des animaux en divagation. Lors que nous y sommes repassés deux jours après,
tout était réalisé à notre satisfaction.
Après une agréable cérémonie, nous arrivâmes à Boura (Sissili) pour y passer la nuit dans la maison d’hôtes d’un orphelinat construit par une ONG canadienne. 15 enfants entre dix jours et deux ans dont les mères sont décédées y habitent et sont bien soignés par le personnel. Deux femmes de notre délégation ont passé la journée dans l’orphelinat.
Les autres se rendirent d’abord au CEG dont nous avons financé la finition des quatre classes parce que la population n’avait pas de moyens pour le faire. Dans ces quatre classes nous comptons 198 élèves. Le constat amer que nous avons fait est que l’année dernière, 50 des 71 élèves de la classe de 5ème ont été renvoyés. Cette nouvelle nous a choque énormément, Nous pensons que tout devrait être fait pour avoir de bons résultats afin de donner un meilleur avenir aux futures générations.
Après cette visite, nous nous sommes rendus à Loum (Sissili) pour inaugurer l’école primaire construite en 2009. La population nous a souhaité la bienvenue par des chants et danses très intéressants de jeunes filles. Au cours de la cérémonie, nous avons appris dans l’intervention de l’inspecteur que l’ASAO a financé 25% des écoles primaires de la Circonscription de Boura d’où 1.430 nouvelles places pour des élèves. Nous avons de même noté que les populations ont très peu travaillé lors de la construction de l’école, malgré leur engagement à participer dans le contrat. Aussi, elles ont planté très peu d’arbres dans l’enceinte du grillage. Les effectifs de cette école sont les suivants : CP1 = 20 élèves, CP2 = 29 élèves, CE2 = 27 élèves. Le CP1 et CP2 occupent une même classe multigrade. Notre souhait est que les enseignants de cette école à l’instar de ceux de Tandatenga, sensibilisent les parents d’élèves afin qu’ils plantent beaucoup d’arbres dans le grillage. En cas de refus de plantation d’arbres, l’ASAO ne sera pas en mesure de leur livrer le reste de l’équipement.
A l’issu de la cérémonie et après un rafraîchissement offert par le village, nous partîmes pour Bozo (Sissili) pour visiter l’école normalisée par l’ASAO en 2006. Dans ce village, la population nous attendait pour une petite cérémonie à l’ombre de gros arbres. Les discours furent brefs. Ensuite nous visitâmes les locaux. C’est ainsi que nous nous sommes rendus compte du mauvais état de nombreux tables-bancs. Par conséquent, nous avons sensibilisé les enseignants et les parents d’élèves sur l’importance de la réparation des tables bancs endommagés. Cinq instituteurs et trois institutrices enseignent 348 enfants dans cette école.
De Bozo, nous prîmes
la direction de Hiéla (Sissili) où nous avons construit une école
primaire. C’est un village pas loin de Bozo mais totalement enclavé. A cause
d’un bas-fond, nous avons fait un grand détour qui dura plus d’une heure. Nous
avons eu d’énormes difficultés pour retrouver ce village car M. Sanou connaît
uniquement le chemin direct. Les populations nous ont donc attendus durant
longtemps. Puisque nous voulions retourner à Bozo avant le coucher du soleil
pour y passer la nuit, la cérémonie a été très courte. Dans la cour de l’école,
nous nous sommes rendus compte que la population n’a pas planté assez d’arbres.
Comme à Loum, nous les avons informés que la plantation d’arbres était une des
conditions pour recevoir la deuxiè
me
tranche de l’équipement. Deux classes sont occupées, à savoir le CP1 avec 55
élèves et le CE1 avec 75 élèves. Une fois de retour à
Boura, les deux dames de notre groupe nous ont fait un compte rendu de leur
journée à l’orphelinat.
Le lendemain matin, nous nous rendîmes à Béné-Tow-Tew (Ioba) où nous avons construit une école primaire en 2007. La population nous a accueillis chaleureusement et nous a conduits à l’école où les enfants nous attendaient à l’ombre. Trois instituteurs enseignent 48 filles et 54 garçons dans les classes de CP1, CE1 et CM1. Autour des classes, on a planté beaucoup d’arbres. Après l’arrivée du maire, la cérémonie a commencé avec différents discours et des danses intéressantes. Nous y financerons encore un forage parce que le forage le plus proche est à 1,5 km de l’école.
Après un rafraîchissement, nous partîmes pour Toné (Balé) où cette année, nous avons financé la construction d’un CEG. Nous arrivâmes vers 17 heures au village où la population et le maire de la commune de Fara nous attendaient. Après des mots de bienvenue, on nous conduisit à l’école primaire où nous passerons la nuit. Après le repas, on nous a invités à une soirée très agréable : de la musique et des danses qui nous ont plu énormément et qui nous fait oublier notre fatigue. Le lendemain matin, il y eu la grande inauguration du CEG. Après notre retour, nous avons trouvé l’article suivant sur internet :
mardi 27 octobre 2009
Le village de Toné dans le département de Fara, à quelques encablures de Poura (province des Balés), vient d’être doté d’un collège d’enseignement général (CEG) et de logements pour professeurs. Œuvre de l’ONG allemand, l’Association solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO), la construction de ces infrastructures a coûté 40 millions de FCFA et l’inauguration a eu lieu le mercredi 21 octobre dernier. Finis donc les 19 km pour aller chercher le savoir à Fara !
Savez-vous
que bon nombre d’enfants du village de Toné et environnants, dans la province
des Balés, ont dû limiter leur cursus scolaire à l’école primaire parce qu’ils
n’avaient pas de tuteurs à Fara (la commune rurale qui dispose d’un lycée) ou
qu’ils ne pouvaient pas parcourir les 19 km qui les séparent du collège ?
Eh oui, c’était cela la réalité ; soit vos parents vous payent un vélo et vous bandez vos muscles pour le tronçon, soit vous avez une famille d’accueil ou encore vous avez les moyens de vous offrir une bicoque pour vous prendre en charge. A défaut de tout cela, c’est adieu l’école. Malheureusement, beaucoup de filles et garçons ont dû écourter leur séjour scolaire, car ne pouvant pas remplir ces conditions.
Désormais tout cela est du passé, ce gros village peuplé de Bwaba (bon teint, bonnes balafres) et ses environs disposent d’un CEG. Il est le fruit de la coopération germano-burkinabè puisqu’il a été financé par l’Association solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO), une ONG Allemande dont le but est de construire des infrastructures scolaires au Burkina en vue de soutenir l’Etat dans la lutte contre l’ignorance et l’analphabétisme (voir encadré).
Cette structure, pas très connue jusque-là, mais qui abat un boulot incroyable, a construit à Toné, un CEG de 4 classes + 1 magasin, 4 logements des profs, le tout d’une valeur d’environ 40 millions de FCFA. Il est équipé en tables-bancs, armoires, chaises et bureaux.
Inutile donc de
dire
que la joie des Tonéens était grande, eux qui ont plus que souhaité disposer
d’un collège. Les nouveaux collégiens ont même chanté en chœur lors de
l’inauguration « ASAO !!! Merci ; ASAO, que tu es généreux !!! ».
La même chanson a été reprise par le maire de Fara, Kalifara Zonou, qui a souligné que c’est une infrastructure inespérée et que lui et ses administrés vont en prendre le plus grand soin dans l’usage. Les infrastructures étant acquises, il a souhaité maintenant la mise à disposition des enseignants.
D’ailleurs ce CEG sera dirigé par Rufin Ki, un jeune professeur d’anglais qui donne aussi des cours de français en attendant d’avoir un personnel étoffé. La seule classe de 6e ouverte pour le moment compte 105 élèves dont 43 filles.
Pour le président de l’ASAO, Karl-Wilhelm Simonis, à la tête d’une délégation allemande venue pour une série d’inauguration des réalisations de l’Association, l’ASAO a financé cette année la construction de 9 collèges, 30 écoles primaires et 34 logements pour enseignants. Il a fait remarquer que pour ce qui concerne le CEG de Toné, son financement a été assuré par le ministère allemand de la Coopération et par l’ASAO.
La population de Toné, elle, a assuré l’apport des gravats. Simonis a souhaité que beaucoup de filles aillent à l’école en vue d’apprendre le planning familial. Le parrain de la cérémonie était le député Arsène Bongnessan Yé. Celui-ci a salué le partenariat actif avec les Allemands et a instruit « ses parents » de fréquenter l’école pour faire reculer l’obscurantisme.
Le directeur régional de l’Enseignement supérieur de la Boucle du Mouhoun, Alphonse Keita, lui a demandé à la population de soutenir le personnel enseignant. Un appel qui a été bien entendu par l’Association pour le développement à la base de Toné (ADBT) et son président Loba Kisito Nabié, qui a promis mettre du sien pour la bonne marche du CEG.
Kader Traoré L’Observateur Paalga
--------------------------------------------------
L’après-midi, nous nous sommes rendus à Fara (Balé) pour
inaugurer la normalisation cette année de l’école primaire catholique,
construite en 2006. 144 filles et 108 garçons nous ont attendus avec leurs
parents et bien sûr avec les Sœurs qui dirigent cet établissement. L’école
compte 4 classes, de CP1 à CE2. Les effectifs sont limités à 66 enfants
maximum. Ce qui nous a ravit pendant la cérémonie, ce sont les présentations des
élèves, leurs chants, les danses et aussi les récitations. Ce qui est à
déplorer, c’est qu’il n’existe pratiquement pas d’arbres planté au sein du
grillage. Nous avons insisté sur le fait que sans la plantation d’arbres et la
réparation des tables bancs gâtés, l’ASAO ne livrera pas le reste des
tables-bancs. Après un bon repas chez les Sœurs, nous avons passé la nuit à la
Mission de Fara.

Dans notre programme, on avait prévu pour le jeudi 22 octobre, la visite et l’inauguration de l’école primaire de Fara – secteur 5. Mais la population n’avait pas ramassé assez d’agrégats pour la construction – c’est après le 22 .octobre que la population a fait de grands efforts pour avoir leur école primaire. Ainsi nous sommes allés immédiatement à Mouhoun III (Balé) pour inaugurer l’école primaire construite en 2009. Les deux classes de cette école (CP2 et le CE2 ) qui, avant la construction étaient sous paillote comptent 41 filles et 40 garçons.
Après cette inauguration, nous nous sommes rendus à Ouahabou (Balé) où cette année, nous avons financé la construction d’un CEG. En 2008, on avait déjà scolarisé une sixième. L’établissement compte cette année 60 élèves en cinquième et 186 élèves dans deux sixièmes. Le CEG a obtenu l’autorisation de doubler les classes. L’ASAO a l’intention d’ajouter quatre classes mais pas avant 2011. Après notre retour, nous avons trouvé sur internet l’article suivant sur l’inauguration :
Un nouveau CEG pour Ouahabou
Boromo, 27 Oct. (AIB) – Le jeudi 22 Octobre 2009 restera un jour mémorable pour la population de Ouahabou. Ce village a procédé ce jour à l’inauguration de son tout premier collège d’enseignement général (CEG).
Ouahabou, localité située à 20 Km de Boromo était en fête le jeudi 22 Octobre 2009. En effet, 50 ans après l’ouverture de sa première école primaire, la localité vient d’avoir un établissement d’enseignement secondaire d’où la grande joie de la population.
L’idée de la construction d’un CEG est venue des filles et fils
de la localité qui, conscients du rôle important que joue l’éducation dans le
développement de l’individu et d’un pays, se sont battus pour avoir ce temple du
savoir. Leur projet a eu un écho favorable auprès des partenaires que sont
l’Association solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO) et le ministère
allemand
de la coopération.
Tous les intervenants à la cérémonie d’inauguration ont exprimé leur joie et leur reconnaissance à l’ASAO et au Ministère Allemand de la Coopération pour leur appui financier à la construction du CEG. Le représentant de la délégation de l’ASAO a souhaité que les bénéficiaires entretiennent correctement le bâtiment et il a invité les parents à envoyer leurs filles à l’école. Quant au représentant du ministre, il a remercié les partenaires pour l’aide qui s’inscrit dans les objectifs du gouvernement dans le domaine de l’éducation.
L’infrastructure inaugurée se compose d’un bâtiment de quatre classes, d’un bâtiment administratif et de latrines. Elle a couté environ 26.000.000 F CFA. En plus du CEG, l’ASAO promet la construction d’un logement pour le directeur. L’établissement qui a ouvert ses portes en 2008 compte aujourd’hui un effectif de 246 élèves. Certes, le collège fonctionne, mais on note comme principales difficultés : l’insuffisance d’enseignants, de tables bancs et de matériels de dactylographie.
Pour palier ces
difficultés, le parrain, Sidiki Coulibaly, après avoir offert séance tenante des
fournitures scolaires à l’établissement, a promis la livraison très prochaine de
50 tables bancs. La cérémonie a pris fin par des remises de cadeaux et une
plantation d’arbres dans la cour dudit établissement. L’ouverture du CEG dans la
localité vient un temps soit peu soulager le calvaire des parents qui avaient de
plus en plus du mal à trouver des familles d’accueil pour leur enfants.
MB/
http://www.aib.bf/regionaux/mouhounarch.htm
--------------------------------------------------
Le lendemain matin, nous avons visité la jolie mosquée en banco et sommes ensuite partis pour Silly (Sissili) où nous avons agrandi le CEG qui a maintenant deux sixièmes. A l’instar des autres villages, tout le monde nous attendait. Pendant la cérémonie, les danses de masques nous ont beaucoup impressionnées. De même, nous avons constaté le manque criard d’arbres. Par conséquent, nous avons rappelé à la population que la plantation d’arbres constitue une condition quant à l’octroie de la deuxième tranche de l’équipement et qu’il faut protéger les plants.
Après un
rafraîchissement, nous nous sommes rendus à Koadara (Sanguié) où cette
année, nous avons construit une école primaire qui n’a que la seule classe de
CP2 avec 33 filles et 25 garçons. Après un rafraîchissement, nous avons continué
la route et sommes arrivés dans la nuit à
Ouagadougou. Avant de nous coucher,
nous avons pris un bon repas dans le restaurant de AMPO, un centre pour des enfants
négligés créé par Katrin Rhode, une Allemande que nous connaissons depuis des
années.
Manque de participation de la population, nous ne pouvions pas commencer avec la construction des écoles primaires à Oueffin, Rana et Noatenga. Heureusement on y a fait de grands efforts et les écoles seront prochainement terminés et les élèves seront enfin dans leurs classes.
Le lendemain, le président et le représentant se sont entretenus avec les représentants de différents villages. Pendant ce temps, les autres ont visité le Village Artisanal et AMPO et le soir beaucoup de délégations sont venus pour le repas d’adieu. Fatigués du programme rempli mais plein de nouvelles impressions, nous avons pris l’avion pour retourner en Allemagne. Nous remercions beaucoup les villages visités qui nous ont offert de jolis cadeaux. En comparaison avec les années passées, on remarque dans beaucoup de villages un changement : les parents envoient leurs enfants, filles comme garçons, à l’école pour leur donner un meilleur avenir.
Avant notre départ, nous avions déjà envoyé notre demande de subventions au ministère allemand pour le développement et notre programme pour 2010 était déjà fixé mais pendant notre voyage, nous avons dû apprendre qu’il y a un manque crucial de collèges.
Après le retour, nous avons tout de suite pris contact avec notre ministère pour trouver une solution, pour pouvoir aider avec nos moyens financiers limités. Ensemble nous avons trouvé une solution qui peut être subventionné par eux: si nous ne construisons pas les 7 bâtiments administratifs prévus qui coûtent 50 Millions FCFA, nous pouvons ajouter encore un CEG avec un logement à Tongomayel (Soum) et un CEG avec un logement à Boena (Ganzourgou). Dans tous les bâtiments des classes, nous prévoyons deux bureaux pour la direction avec 24 m2 et 26 m2 (voir le plan ajouté).

En 2010, nous financerons 28 écoles primaires avec 82 classes, 14 collèges avec 56 classes et 35 logements d’un montant de 815.616.934 FCFA. Sur les pages joints, vous voyez tous nos projets réalisés dans votre pays - ceux qui sont prévus en 2010 sont imprimés en caractères gras. Jusqu’à la fin de 2010, nous aurons construit 66 CEG avec 322 classes, 36 bâtiments administratifs, 154 écoles primaires avec 470 classes, 346 logements pour les enseignants, 61 forages, 1 CSPS avec 2 logements, 1 internat et 1 Centre Social pour les femmes.
Depuis longtemps, avant la fin de l’année, nous avons toujours reçu l’argent pour les futurs projets et tous les argents donnés par nos sponsors à partir de janvier étaient pour l’année suivante. En 2009, nous n’avons pas eu assez de moyens pour la réalisation en 2010 à cause de la crise économique en Allemagne. Tout ce que nous obtiendrons les prochains mois, sera encore pour 2010 et ces argents nous manqueront en 2011. Par conséquence, nous devrions malgré nous certainement réduire les projets en 2011.
Chers amis, vous voyez que nous, l’ASAO, faisons tout pour vous aider et nous exigeons également le même engagement de votre part – ensemble nous réussirons.
A notre prochaine visite – la date n’est pas encore fixée - nous espérons vous revoir et nous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2010, une bonne santé, une bonne pluviométrie, pas de catastrophes, bonheur, prospérité, une bonne récolte, aux élèves une bonne réussite et comme nous le soulignons toujours dans nos discours une vie dans la paix.
Charly Simonis Götz Krieger
Chevalier de l’Ordre National Chevalier de l’Ordre National
(Président) (Vice-Président)